Un de ces vendredis soir chagrin.
Les certitudes d'hier transformées en énormes doutes d'aujourd'hui.
Les signes du matin interprétés comme les trahisons du soir. Devrais-je dire déceptions pour être plus précise.
Cette attente qui met en suspens tant de choses. Une transition qui se prolonge. La certitude de l'incertitude de demain et des jours à venir.
Et puis le contre coup de ces dernières semaines physiquement éprouvantes avec ce mal mystérieux ramené d'outre Atlantique, soigné aujourd'hui mais qui a tant mis à l'épreuve mon corps pendant près d'un mois. Cette course contre la montre au bureau... des journées doubles pour combler le manque de temps avant de grosses échéances.
Cette énorme envie d'évasion loin. De tout couper. Peut être pour me recentrer sur les chamboulements des dernières semaines. Peut être une fuite bien plus simple que l'attente.
Et s'il fallait voir un signe de plus après l'ordi et le téléphone dont je vous parlais hier... j'ai passé la matinée sans électricité. Une coupure de courant générale dans tout le quartier...
Ce soir, c'est peut être là-haut, sur mes chemins secrets dans la montagne, au pied de mon arbre à lecture que j'aimerais m'allonger dans un duvet les yeux vers les étoiles, pour vider le trop plein. Pour essayer de laisser de côté ces interrogations sans fin. Dont je n'ai de toute façon aucune clé.
* J'étais incapable de trouver un titre pour ce billet... alors j'ai décidé de m'en remettre aux mots de Brel diffusant sur mes enceintes. A l'instant précis où je cherchais à remplir la case... il prononce "L'avenir est au hasard"... un signe de plus dans cette grande marmite à signes... ces mots correspondent tellement tellement tellement à 1000% à ce vendredi chagrin...
(in Brel - Les Marquises)












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