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samedi, 12 mai 2012

L'avenir est au hasard *

Un de ces vendredis soir chagrin.

Les certitudes d'hier transformées en énormes doutes d'aujourd'hui.

Les signes du matin interprétés comme les trahisons du soir. Devrais-je dire déceptions pour être plus précise.

Cette attente qui met en suspens tant de choses. Une transition qui se prolonge. La certitude de l'incertitude de demain et des jours à venir.

Et puis le contre coup de ces dernières semaines physiquement éprouvantes avec ce mal mystérieux ramené d'outre Atlantique, soigné aujourd'hui mais qui a tant mis à l'épreuve mon corps pendant près d'un mois. Cette course contre la montre au bureau... des journées doubles pour combler le manque de temps avant de grosses échéances.

Cette énorme envie d'évasion loin. De tout couper. Peut être pour me recentrer sur les chamboulements des dernières semaines. Peut être une fuite bien plus simple que l'attente.

Et s'il fallait voir un signe de plus après l'ordi et le téléphone dont je vous parlais hier... j'ai passé la matinée sans électricité. Une coupure de courant générale dans tout le quartier...

Ce soir, c'est peut être là-haut, sur mes chemins secrets dans la montagne, au pied de mon arbre à lecture que j'aimerais m'allonger dans un duvet les yeux vers les étoiles, pour vider le trop plein. Pour essayer de laisser de côté ces interrogations sans fin. Dont je n'ai de toute façon aucune clé.

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* J'étais incapable de trouver un titre pour ce billet... alors j'ai décidé de m'en remettre aux mots de Brel diffusant sur mes enceintes. A l'instant précis où je cherchais à remplir la case... il prononce "L'avenir est au hasard"... un signe de plus dans cette grande marmite à signes... ces mots correspondent tellement tellement tellement à 1000% à ce vendredi chagrin...

(in Brel - Les Marquises)

jeudi, 10 mai 2012

Signes

Période bizarre. Et à la fois après le mois d'avril dingue que je viens de vivre il aurait été étonnant que les jours à suivre soient "normaux".

Période entre deux. Période d'attente. Période que je suis bien incapable de nommer. Que je vis au jour le jour sans essayer de réfléchir au lendemain.

Parallèlement à tout ça je réalise la concomitance de faits assez marrants et symboliques. Je me retrouve coup sur coup sans téléphone et sans ordinateur. Les deux objets de communication par excellence qui ne me quittent jamais.

Le premier ayant décidé de continuer sa vie seul sur une plage de l'autre côté de l'Atlantique, sous les étoiles et la douceur des alizés. Pas un seul instant je n'ai été en colère de l'avoir égaré, perdu, oublié quelque part ou fait voler une nuit de douce folie. Au contraire. Je suis plutôt heureuse de savoir que j'ai laissé là-bas tout cela. Passer quelques semaines sans moyen de communiquer. J'ai mis beaucoup de temps avant de commander une nouvelle puce... tant j'ai été soulagée et libérée de ce silence choisi. De cette libération momentanée.

Le second (l'ordi) a choisi de me quitter après 6 ans et demi de bons et loyaux services. A croire que j'ai définitivement un souci avec les 7 ans en "couple" ! Cap que je dépasse rarement il faut croire...

Me voilà donc avec un téléphone qui téléphone. Rien d'autre. Pas de photo. Pas de MMS. Libérée de toutes les applications esclavagisantes. Libérée des mails. Libérée de tout le superflus. De cette intrusion permanente d'un smartphone à chaque instant de la journée. Un téléphone qui téléphone donc... Sans envie aucune aucune de reprendre un neuf. Le côté vintage début du siècle ressorti des cartons permet en plus d'ouvrir de grandes réflexions collectives sur l'incroyable temps perdu par ces objets de malheur sur-connectés. Et je suis quasi certaine que la mode en la matière reviendra bientôt !

De l'ordinateur j'espère juste récupérer les photos du mois d'avril non sauvegardées. Et à la fois... ce serait peut être aussi un bon moyen de laisser comme seule trace de ce mois fou les seules images dans ma tête. Là encore pareil. Je me sens soulagée et libérée de ce poids. De ce lien.

Comme une immense envie de revenir aux fondamentaux. Bizarrement.

mercredi, 2 mai 2012

De l'art des confidences

Dehors la tempête gronde. Le grand arbre centenaire craque dans un brouhaha effrayant. La pluie bat à tout rompre. La mer au fond du jardin se déchaine. Et à l'intérieur, dans ce havre de paix et de richesse incroyable, nous refaisons le monde, en regardant et en écoutant les éléments en furie. Une grosse théière en fonte trône sur la table majestueuse. Nous n'avons pas vu un rayon de soleil de la journée. La mer va finir par déborder.

Dans la bibliothèque, je suis installée sous de grosses couvertures remontées jusqu'au menton, assise dans une banquette en velours. Quand ai-je commencé à ouvrir le robinet pour raconter ce mois d'avril dingue ? Avais-je le choix de toute façon d'échapper à l'interrogatoire en règle ? Est-ce l'accumulation de faits qui a permis d'évacuer tout cela ? Moi si discrète et secrète sur ma vie privée généralement. J'ai quatre paires d'yeux ébahis qui me regardent et m'interrogent au fil de mon récit. Nous nous étonnons que Chabrol ou Sautet ne soit pas là pour filmer et capturer cette scène, dans ce lieu, véritable décor de leur cinéma.

Mais quelle folie, esprit malin ou ange gardien a guidé ce mois d'avril ? Avril 2012. Un mois qui restera à jamais gravé comme l'un des mois piliers de ma vie. Où chaque journée m'a réservé rebondissement sur rebondissement. Une chaîne bien huilée commencée il y a un mois, un peu comme une blague finalement. Et que chaque journée a enrichie de nouvelles briques, de nouveaux éléments.
Est-ce également pour cela que je suis si malade depuis mon retour de ce côté de l'Atlantique ? Qu'aucune analyse n'explique pour l'instant cette perte de poids hallucinante qui atteindra bientôt les deux chiffres en 15 jours ? Sûrement. Tout interprète un peu psycho-pathologue se ferait un immense plaisir de trouver les analogies entre le corps et l'esprit. Et que j'ai moi-même bien du mal à essayer de nier.

Le lendemain, la tempête s'est un peu calmée même si le ciel reste menaçant et qu'averse sur averse nous oblige à fermer la fenêtre. Nous prenons le petit déjeuner face à l'océan. Nous nous sommes couchés au petit matin après avoir parlé toute la nuit. De nouvelles confidences. Moins unilatérales cette fois. Je me découvre une amitié nouvelle. Avec toute sa sagesse qui me permet de comprendre les dernières semaines et d'apporter certaines réponses à ce tumulte. Appréhender passé, présent et futur avec la même sérénité.

Avril 2012, autant dire que tu m'auras joué de sacrées surprises ! Merci !

jeudi, 26 avril 2012

premier dernier

J'aime bien au cours d'un voyage regarder après mon retour la première et la dernière photo du séjour. Et chaque fois je me dis que ce serait une bonne idée de billet... que je n'écris finalement jamais.

Alors action.

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Première photo (n°072), au tout petit matin, il fait encore nuit dehors. Après 9 heures de vol à dormir profondément nous atterrissons à plus de 2000 mètres d'altitude. Escale de 5h à l'aéroport de Mexico... Je me dis que c'est quand même idiot d'être à quelques kilomètres d'une des villes les plus mythiques au monde et de ne pas aller y faire un tour. Je suis chargée comme une mule... il faut d'abord trouver des consignes pour se débarrasser de nos fatras... quelques minutes plus tard, après avoir bien bien galéré à retirer de l'argent, c'est chose faite. Et nous voilà partis dans la nuit noire à la découverte expresse de la capitale.

Nous avons 3h30 devant nous. Où aller quand on n'a ni guide, ni aucune connaissance de la ville et de ce qu'il faut y faire (à 5h du matin... qui plus est...). Le quartier historique me semble un choix, si ce n'est peu original, du moins une valeur sûre. Nous traversons les faubourgs de cette gigapole... il y a des centaines de voitures de policiers partout, partout, partout. C'est évidemment ce qui nous interroge le plus... inversement nous ne voyons rien d'autre tant il fait noir ! Inutile donc d'imaginer se faire un tour tout de suite de la ville et des monuments historiques... je demande finalement au chauffeur de nous poser dans un endroit pour prendre un petit dej... en attendant que le jour se lève. Jus de mangue frais... guacamole et tacos. Ça me paraît un bon début de journée. L'endroit est paraît-il mythique et l'on imagine aisément le comptoir qui doit grouiller de monde aux heures de pointe... Nous sommes seuls, la ville est endormie. J'aime tant être en décalage le plus total avec la normalité d'un endroit. Dehors les premières lueurs du jour se lèvent.

On décide de partir marcher dans le quartier. On ne sait ni où l'on est ni où l'on va. C'est justement l'état de flottement dans lequel je suis depuis 48 heures, j'aime cette analogie... j'ai besoin de ça pour remettre quelques neurones en place. Le Mexico grouillant et surpeuplé est pour le coup désert... les premiers étals se mettent en place ça et là, timidement. Les petits marchands de tortillas de maïs ou de blé sortent leurs camionettes. La rue s'anime peu à peu. On vagabonde de ruelles en grandes artères. On rentre ça et là dans des fonds de cour. Mexico se réveille. La lumière rasante est fabuleuse... On erre longtemps en marchant au milieu des rues. Puis il est déjà temps de prendre un taxi pour attraper le 2ème avion.

Moment volé sur un temps mort d'attente. Je suis heureuse de ce sentiment de liberté total et de folie. Je crois que ce matin là décidera de tout le reste du séjour.

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Dernière photo (n°997), avion du retour. Ma voisine ne m'a pas encore renversé sa bouteille de vin dessus... Ce sera le cas quelques minutes après cette photo. Je profite systématiquement de mes nombreuses transatlantiques pour rattraper les films ratés au cinéma. Ce soir-là je saute sur l'occasion quand je vois que The Artist est dans la très large liste de films proposés (le bonheur des playlist Air France !!).

L'apéritif vient d'être servi alors que j'avais déjà entamé ma nuit. Je me suis réveillée en sursaut ne sachant pas si l'on était déjà en vol ou encore sur le tarmac... en regardant à travers le hublot je n'ai pas de réponse... l'avion est tellement silencieux, tellement calme que je n'ai aucune idée. Je suis la spécialiste de ces endormissement pré-décollage... et rate systématiquement les envols ! Je suis déboussolée et demande à ma voisine si l'on est dans les airs ou encore au sol.

Je viens de commander un Schweppes Agrume. Le diner va bientôt être servi... Sur l'écran à côté de moi un tout autre film (Margaret Tatcher) et, même si la photo rend finalement assez mal, je rigole de la coïncidence d'une scène. Sur les deux écrans, au même instant précis un couple s'embrasse. Deux couples. Le temps d'attraper mon appareil pour saisir ce clin d’œil... Je ris intérieurement... car forcémment il n'y a pas de hasard !

mardi, 17 avril 2012

Le voyage providentiel...

J’ai appris que je partais de l’autre côté de l’Atlantique 4 jours avant le départ théorique. Voyage finalement anticipé de 24 heures, lui-même annoncé deux heures avant de courir prendre un train ! Autant dire que tout s’est donc enchaîné de manière extrêmement rapide avant mon envol, entre les papiers d’ambassade à faire en personne à Paris, un double aller-retour vers la capitale, la transmission rapide de certains dossiers, la gestion logistique d’aspects personnels… le tout en trois jours. Et si cela ne suffisait, en parallèle de cette course contre la montre « pratique » ont coïncidé à tout cela une cascade d’événements inimaginables, un enchaînement d’inattendus, de chamboulements dans ma vie privée.

J’ai passé ces trois jours avant mon départ sur une autre planète. J’ai réellement vécu dans un monde parallèle avec l’impression de ne plus être maître de quoique ce soit mais avec, à la fois, pour la première fois de manière aussi explicite toutes les clés, tous les outils en main pour aborder la suite.

Quand je me suis retrouvée propulsée à l’aéroport encore prise dans cet ouragan intérieur, je me suis dit que ce voyage était providentiel et tombait à point nommé. Pour faire le point justement. Pour fuir certaines réflexions et les remettre à plus tard. Je me suis assise à plusieurs reprises pour être sûre de n’avoir pas rêvé les dernières heures, de n’être pas dans une grande illusion.

Je partais dans des conditions psychologiques vraiment éprouvantes.
Je partais la tête et le cœur chamboulés, au bon et au mauvais sens du terme.
Je partais avec 1000 questions et 1000 réponses à analyser.
Je partais perdue comme rarement je l’avais été.
Je partais avec en tête la fuite comme meilleure réponse à tout cela. L’occasion de remettre à plus tard certaines décisions.

Et si je suis peu à même généralement de croire aux signes, je suis contrainte d’avouer que tout dans ce voyage, à partir du moment où il m’a été annoncé, a été une succession de rebondissements dingues. Comme une trame bien huilée. Parfaitement organisée. Comme si quelqu’un avait pris les choses en main pour moi (et c’est finalement un peu le cas), quelqu’un tout là-haut qui se serait penché sur mon cas et l’aurait condensé en un temps très court.

En terre Maya, il est dit que l’année 2012 est la fin d’un grand cycle. Le début d’une nouvelle ère (et non la fin du monde comme on l’entend trop souvent). Jamais je n’aurais imaginé que ce voyage impromptu en ces terres aurait été si raccord avec ces prophéties. Face aux grandes pyramides, j’ai pris toute la mesure du côté irrationnel de tout cela. Ou du moins très très terre à terre une fois que j’ai eu compris que j’avais désormais toutes les clés en main pour avancer sur de nouveaux chemins.

Je suis partie perdue, paumée pleine de questions... je reviens... perdue, paumée, pleine de questions mais aussi le cœur léger… Avec la certitude que certaines choses sont forcément écrites quelque part dans un grand livre.

Et je vous le dis. Tout cela est bien fou !

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dimanche, 15 avril 2012

So typical...

Allez... pour répondre à tous les commentaires en-dessous... quelques vues bien bien typiques d'ici ! Avec des couleurs qui pétillent partout et une douceur tropicale parfaite.

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jeudi, 12 avril 2012

Pas toujours facile...

Le plus dur reste quand même de trouver la bonne position des bras pour pouvoir écrire... Je vous assure j'ai une vie professionnelle pas facile hein... Et c'est peu dire !

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vendredi, 6 avril 2012

Cartes postales

Vous ne me croirez pas si je vous dis que je viens de me faire une journée de 30 heures de boulot... non stop. Pas mécontente donc de trouver un hamac qui passait par là pour me faire une sieste de 30 minutes, bercée par un petit vent entre deux cocotiers... puis une nuit de jour de quelques heures. Évidemment vitale.

Alors au réveil, sans bien savoir ni quel jour ni quelle heure il était (plus de tel et pas de montre) je suis partie flâner un peu autour de mes bureaux avant de me remettre au boulot. Quelques kilomètres de marche les pieds dans l'eau sur la plage.

C'est aussi ça le grand avantage de mon boulot de fou... pouvoir malgré tout profiter et être dans des lieux magiques.

Clic-clac rapides et quelques instantanés pour vous qui allez bientôt vous réveiller de l'autre côté de l'Atlantique.

#1 : les si belles couleurs au coucher du soleil - #2 : les camions incroyables prêts à traverser l'Amérique du Nord au Sud - #3 : les petits marchands de mangues juteuses et bien douces dont je fais des orgies depuis mon arrivée - #4 : un petit vendeur de fruits à la sauvette - #4 : coucher de soleil sur le front de mer qui m'a permis de savoir qu'on était donc le soir tout de suite après ma nuit de sommeil de jour...

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mercredi, 4 avril 2012

Dans la file...

File d'aéroport interminable. Terminal 2E en heure de pointe pour les très longs courriers. Je suis au téléphone depuis plus d'une heure et demie avec ma meilleure amie. Celle qui l'était déjà mais pour qui j'ai désormais une reconnaissance encore plus forte.

Je profite de cette longue attente avant le passage en douane pour continuer la conversation déjà entrecoupée à plusieurs reprises par la récupération de la carte d'embarquement, puis l'enregistrement des bagages, puis une conversation avec la chef d'escale.


Sans entrer dans les détails, nous parlons "homme". A chaque pas vers les douaniers dans le long dédale des barrières je suis de plus en plus véhémente dans mes propos. Je me fais discrète en parlant tout bas et en me tournant vers le vide. Mais mon voisin immédiat dans la queue capte certains mots, certaines phrases. Je le vois sourire à plusieurs reprises, tant mes propos doivent lui être familiers ou en tout cas évocateurs de certains reproches sûrement déjà entendus de la part d'une femme. Je lui rends ses sourires à chacune de ses manifestations tant je me rends compte du comique de la situation, tant les phrases que je prononce sont difficilement écoutables par un homme sans réagir pour se défendre. Nous nous sourions, j'aime ses yeux bleus.

Passage en douane dans des postes de contrôle différents. J’oublie sa présence tant je suis concentrée sur ma valise qui risque d’être compliquée en douane. Je conclue ma conversation que je voulais impérativement avoir avant de m’envoler. J'avale un morceau avant d'embarquer tant j'ai besoin de remplir mon ventre qui n'a pas voulu manger grand chose depuis 48 heures. Et j’aimerais m’endormir pour la nuit sans passer par la case plateau repas du vol.

 
Je monte dans l'avion. Je suis l'une des dernières embarquées. Je m'avance vers mon siège... et telle la meilleure des scènes de comédie romantique je me retrouve face à celui avec qui j'ai échangé les nombreux regards. Nous nous sourions à nouveau. Une chape de gêne me tombe dessus. Il se lève de son siège et me lance un joyeux "eh bien comme on se retrouve ! Vous savez la conversation tout à l’heure…" Je ne sais plus où me mettre et à la fois j’exulte face à ce comique de situation et la complicité immédiate qui en a découlé.

 
Il propose de continuer la conversation (et par la même sûrement de défendre la gente masculine...). Je suis troublée comme rarement. Mortifiée d'avoir pu être entendue. Je balbutie à nouveau "je suis vraiment désolée par mes propos de tout à l'heure". Il sourit "ne le soyez pas, vous voulez vous asseoir ?". Je précise que "mon siège est deux rangées plus loin".

 
Je suis incapable de retenir un grand sourire figé, bêta et niais jusqu’au décollage de l’avion.....

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[Voyage absolument pas prévu, décidé en 4 jours... mais me voilà sous les tropiques loin loin loin... ce qui est plutôt pas mal ces jours-ci...]

mardi, 27 mars 2012

Que du bonheur...

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Dernier long week-end de ski de l'année (à priori). Mon rendez-vous devenu annuel au fil des ans. Ma dose de fous rire en intraveineuse... de délires à la minute... de déconnades sans limite.

Cette année n'a pas dérogé à la règle... et bien plus encore. Je déconseille d'ailleurs vivement à toute personne s'étant brulé les lèvres avec le soleil de rester plus de 3 minutes avec nous... Ca fait maaaaal... quand définitivement il devient impossible de contenir le fou rire. C'est du vécu croyez-moi...c'est douloureux ! Mais ce n'est évidemment pas ce que je retiendrai.

Temps printanier idéal qui m'a permis de skier en tee-shirt manche longue en journée... et d'avoir bien trop chaud avec un simple blouson pour les descentes nocturnes. Soleil au beau fixe... neige un peu difficile pendant la nuit... valant quelques figures libres pas bien contrôlées. Où l'on se dit qu'il vaut mieux que la bosse suivante soit dans le bon sens. Et elles l'ont été. Ouf.

Un passage à l'heure d'été au moment même où il est temps de se réveiller d'un micro-somme. Me valant un réveil bien bien drôle : "Il est 2 heures. Faut se lever ! Ah bordel maintenant il est 3 heures... bon je crois qu'on s'est fait niquer sur ce coup-là !" Tu m'étonnes Jo ! Et même si je bénis le retour des loooooongggguuuueeeeesss soirées en terrasse en plein jour !

Quelques belles rencontres qui donnent évidemment envie d'approfondir les mots et regards échangés...

Et puis... ce bonheur absolu de skier au moment du dernier rayon de soleil qui passe derrière la montagne... du premier qui apparaît quelques heures plus tard de l'autre côté... et de profiter des remontées sous la voûte étoilée pour s'émerveiller devant l'alignement exceptionnel de la Lune, de Jupiter et de Vénus.

Je ne le répéterai jamais assez, la montagne ça me gagne (grave) !

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lundi, 26 mars 2012

Pour une bonne soirée...

Vous aimez les bons mots ? Vous aimez le 1er, 2ème ou 12ème degrés ? Vous aimez sublimer les aliments ? Vous kiffez Norbert ?

Alors... GOOOO... Tous chez LiWyMi pour un live-blogging Top Chef ce soir.

C'est tout de suite et c'est maintenant, chez la bloggueuse la plus drôle à la plume la plus acerbe : LiWyMi

Norbert, la fin des z'haricots... ou pas. On vous attend chez elle :)

mardi, 20 mars 2012

La semaine de 9 jours

Semaine dense.

Deux nuits blanches... ce qui reste peut être la meilleure manière de trouver du temps quand on court après ! En tout cas ça rallonge sacrément la semaine.

Un concert qui se transforme en une nuit de fiesta imprévue et déjantée, comme rarement... qui se prolonge jusqu'au petit matin au moment de partir au bureau. Enchaînement un peu brutal sans passer par la case maison-dodo, surtout avec la quantité d'alcool absorbée. Se souvenir par bribes tout au long de la matinée des détails... et surtout réaliser au cours d'une conversation ce à côté de quoi je suis passée. Qui aurait pu ruiner 11 ans de carrière professionnelle sans accroc. J'en rigole encore 5 jours plus tard. Sans oser imaginer la portée que la concordance de lieu et d'instant aurait pu provoquer.

Le surlendemain, une soirée d'anniversaire qui se prolonge jusqu'au lever du soleil. A danser toute la nuit, dans un cadre si beau, si enchanteur et "riche" de tant de choses, de tant de culture, de tant de rêves, de tant d'Histoires avec un grand H. Avec des gens que j'ai généralement l'habitude de côtoyer dans un tout autre cadre... ou tout simplement de voir dans les médias ou les bouquins. J'adore cet instant où l'on fait la bise à quelqu'un qui se présente de son prénom... pourtant tellement pas nécessaire tant il est connu de tous. Ou quand à l’énoncé d'un prénom je réalise qui j'ai en face de moi, et tous les rêves que cela fait remonter évidemment... Magnifique soirée donc.

Semaine intense. Riche de rencontres, de discussions... et de tant d'autres choses.

Pour les heures de sommeil... comme je dis toujours, je dormirai dans une autre vie... En attendant je me nourris d'infusions de citrons chauds, thym, miel et gingembre... histoire d'enrayer une angine débutante. Ca m'apprendra de faire des folies...

lundi, 12 mars 2012

Se planter...

Eh oh les ptits amis ! Pas un seul d'entre vous pour me dire que mes freesias n'ont strictement rien de freesias ? Pourtant ce n'est pas faute d'avoir eu la chance -à une certaine époque- de m'en faire offrir régulièrement par un amoureux ou d'en profiter chez lui qui ne passe pas un samedi à terre sans s'offrir un petit bouquet ;) Il se reconnaîtra évidemment.

Alors... elles ont l'odeur de freesias, c'est ce qui m'a complétement induite en erreur (à force de les sniffer)... mais c'en ne sont pas. Les pétales ne sont pas "grasses" et surtout, les fleurs ne poussent absolument pas en grappe mais en bouquet !

J'hésite avec une variété de narcisses... mais je doute... Qui reconnait de quoi il s'agit comme fleur ? En tout cas elles me font bien rire avec leur "visage" jaune. Vous ne trouvez pas vous qu'elles donnent l'impression de vous regarder avec deux yeux et une bouche ??

J'avais acheté tous ces bulbes en vrac lors d'un séjour à Amsterdam, dans ce grand marché aux milliers de variétés. Où l'on pioche à l'inspiration en choisissant des couleurs, ou des odeurs, ou des hauteurs. Où l'on se prend à rêver d'immenses plate-bandes à planter... et que l'on redevient sage en se souvenant que l'on a moins de 3m² de balconnets.

Ces fleurs blanches sont les premières à fleurir... de nombreuses autres devraient montrer leur nez d'ici quelques semaines !

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jeudi, 8 mars 2012

En petites étoiles...

*.* Je viens de faire un grand ménage de mes liens. Cela faisait tellement longtemps que ma liste ne correspondait plus à mes lectures. Vous y retrouverez mes coups de cœur des derniers mois. Essentiellement de la douceur et de belles images. Sûrement un peu à l'image de mes propres billets depuis quelques mois. Si vous voulez les découvrir à votre tour, c'est dans la colonne de droite !

*.* En première partie de soirée j'ai regardé mon émission du moment : La Grande Librairie (dont j'ai déjà parlé ici). Et je suis restée hypnotisée par l'une des invités du jour. Anne Sinclair. Sa première prise de parole télévisée depuis la fameuse affaire. Mais ce n'était pas le sujet et qu'importe ce que l'on pense de l'affaire et les conséquences qu'elle aura possiblement sur les élections à venir. Subjuguée par sa beauté, son charme et ses mots. Il est des femmes que l'on a envie d'admirer ne serait-ce que par la vie qu'elles ont eue... et ce qu'elles en ont fait ! Comme elle le disait si bien "Ce que je veux, comme je veux".

*.* Les *$^µ£% pigeons qui s'étaient installés sur mes fenêtres pendant ma longue absence de l'année dernière s'en sont pris aux toutes jeunes pousses de pivoines. Ratiboisées. Étêtées. Depuis, en parade, j'ai installé des CD voletant dans les airs un peu partout pour les effrayer... et cela semble fonctionner. Il y a intérêt... car au prochain coup je les explose à coup de mort au rat !! Et s'ils s'en prennent à mes framboisiers je sors un taser super-sonique inter-galactique.(hmmm... moi qui parlais de douceur quelques étoiles au-dessus...)

*.* Tout à l'heure j'ai commencé un potentiel nouveau long chemin dans ma carrière professionnelle. Je me suis retrouvée dans une grande salle avec 25 personnes, de profils totalement opposés et non complémentaires. Cela fait toujours bizarre de se confronter à des parcours et des milieux si diamétralement éloignés. Et au moment où je doute le plus, j'ai été conforté par la magie de mon boulot, ma situation et  mon milieu sociaux-professionnel. De la chance de ma situation. J'étais de loin la plus jeune de la salle et pourtant celle avec l'un des parcours pros les plus longs.

*.* Ce soir c'est la pleine lune rousse. Au moment de la prendre en photo, la batterie était dead. Je l'ai changée. Je me suis à nouveau penchée dehors, j'ai commencé à avoir froid. Alors je tremblottais... et qui dit pause longue et mains qui bougent dit photos floues. Alors je me suis dit que les pleines lunes au-dessus de mon lit seront tout aussi visuelles pour le billet du soir ! Nighty night todos !

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lundi, 5 mars 2012

Temps retourné

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Plus d'une semaine depuis le dernier billet, mais où est-elle passée ? En tout cas les fleurs du balcon en ont profité pour éclore... et dévoiler ce qu'elles étaient (je ne savais pas encore qui des jonquilles, des jacinthes ou des tulipes seraient les premiers à sortir) ! Finalement ce sont les freesias donc, à l'odeur si chatoyante.

Fin d'un week end à l'envers. Aux heures bizarres. Grosse fête vendredi soir... enchaîné sur une conversation jusqu'au bout de la nuit. De celles où l'on refait le monde tout en parlant de choses graves. Un ciné matinal samedi. Cela faisait au moins 10 ans que je ne m'étais pas refait de séance du matin. J'aime cette sensation de sortir au jour après un long moment dans une salle obscure et d'avoir toute la journée à suivre pour faire mille choses. Que j'ai faites malgré la pluie battante.

Puis j'ai pris la route vers la mer samedi à plus de 20h... Drôle d'heure pour partir en week end. Une nouvelle grosse soirée. Puis un dimanche à la mer. Une centaine de fous rire et de litres d'eau plus tard j'étais de retour à la maison en fin d'après midi et à 18h30 couchée pour la nuit histoire de rattraper le si peu de sommeil des derniers jours.

Réveillée ce matin 12h plus tard. Que j'aime ces nuits à rallonge. Et cette sensation de ne plus savoir si l'on est hier, aujourd'hui ou déjà demain !

 059.JPG038.JPG#En dernière photo, mon schlumbergera (cactus de Noël) qui s'est mis à fleurir aussi ! Du blanc du blanc !

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