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Mot-clé - week end

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dimanche, 29 janvier 2012

Dimanche soir

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Dimanche soir... je me pose enfin dans le canap' après une longue journée de bricolage, peinture, électricité... et je rigole en voyant ma table.

3 théières... 4 mugs.

Une théière de Earl Grey ce matin.

Une théière de Thé à la menthe ce midi.

Une théière de Lapsang Souchon ce soir.

Et je ne compte pas les mugs sûrement posés ça et là sur mon passage dans l'appart...

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jeudi, 24 novembre 2011

Week end orange

Long week-end inespéré. Des retrouvailles à Paris dans un timing juste parfait. Route vers le Nord. D'abord Lille... puis la Belgique... puis les Pays Bas.

Lille pour une soirée exquise... un hachis parmentier patate douce-confit de canard dont je me souviendrai très très longtemps. Une bonne nuit de sommeil dans une maison fabuleuse où l'on aimerait faire durer encore et encore le petit déjeuner tous ensemble autour de la table le lendemain matin. Une journée à arpenter cette ville que je voulais découvrir depuis très longtemps pour ôter tous mes préjugés. C'est chose faite. Une vraie âme dont manque si souvent la plupart des centres villes aujourd'hui. Des boutiques originales, des salons de thé mignons-mignons, des petits restaus qui donnent envie de s'arrêter à chaque coin de rue, l'impression d'être déjà ailleurs... Une ville où je reviendrai bien vite. Pour un vrai long week end...

La Belgique... Ostende, sur les traces de Ferré. Une soirée où l'on dégote un petit restau penchant entre la baraque à frites et le snack... mais où l'on a finalement mangé un petit festin. Moments de complicité, de rire, de sourire. Moments juste à nous. Le lendemain une journée de déambulation rapide dans la ville. Ostende. Ses gaufres évidemment, ses longues plages, ses fruits de mer vendus dans des petites barquettes pour grignoter en bord de mer... Cette impression bizarre que laisse une ville sans grand charme et sans intérêt... Où l'on se dit que l'on n'y passerait pas l'hiver et que l'on a vu ce que l'on voulait y voir. Pas spécialement beau, pas spécialement moche. "Et qu'on s'demande si c'est utile... Et puis surtout si ça vaut l'coup..."

Et puis, et puis après avoir traversé toute la Belgique, puis les Pays Bas... à chanter à tue-tête dans la voiture, place à Amsterdam. Avec une surprise énormissime en arrivant à l'hôtel. De celle qui vous laisse bouche bée. Et ce si beau bouquet de tulipes pour fêter ça. De quoi donner un immense sourire tout le week end. Un thé improvisé et des speculoos histoire de se remettre de nos émotions. Commencent alors 2 jours à marcher et à errer dans la ville sans s'arrêter. A arpenter les longs canaux. Passer de quartier en quartier en évitant bien consciencieusement le quartier rouge et sa débauche de sexe. Des kilomètres et des kilomètres de découvertes et d'admiration.

Le coup de foudre immédiat pour cette ville. Des vélos évidemment. Des centaines et des centaines. Qui circulent dans tous les sens. Des appartements, véritables vitrines de décoration. Aucun rideau aux fenêtres permettant ainsi de regarder les intérieurs, de s'émerveiller devant la taille des pièces, la beauté des ameublements... un vrai musée à ciel ouvert ! Combien de fois me suis-je arrêtée pour regarder des salons de particuliers et me suis-je prise à rêver d'habiter tel ou tel duplex. Noter des idées, capturer des scènes. Admirer la capacité d'innovation en terme de logements urbains et collectifs. Nous avons tant à apprendre ! Et oser tout simplement.

J'ai tant aimé cette ville. Son petit marché derrière l'hôtel où l'on a acheté des bons fromages. Du tissu pour faire des coussins. Ce supermarché au design très industriel, avec des palettes pour rayonnage. Et en sortant un chariot rempli de speculoos, de réglisse, de crackers aux milles graines, de poissons fumés. Le grand marché aux fleurs où j'ai évidemment fait mes réserves de bulbes pour l'hiver à venir. Des tulipes, des muscaris, des iris, des fresias...

Quelle si belle ville. Quel si fabuleux week end !!

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dimanche, 20 novembre 2011

A l'automne

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Cet automne si doux, et malgré un rythme de travail plus que soutenu, m'aura quand même permis quelques beaux moments.

De longues marches dans la forêt, en tee-shirt, panier à la main pour ramasser des champignons, des châtaignes, des noix.
Un tour du verger pour compléter la récolte avec des pommes et des poires...
Et à la nuit tombée, une si belle soirée au coin du feu à préparer un crumble avec les cueillettes.

Passer du temps à peler les pommes. Casser et décortiquer les noix pour le croustillant du dessus. Caraméliser les fruits. Laisser cuire à feu très très doux. Pour étirer encore et encore le temps. Se dire que l'on voudrait que cette soirée s'éternise de longs jours, de longues semaines.

Le manger le lendemain avec un thé fumé dans la douceur de la fin d'après midi... en tee-shirt, dehors, dans le jardin. Se croire au mois de septembre et réaliser que l'on est quasi fin novembre.

Quelle douceur.

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dimanche, 23 octobre 2011

Au coeur de l'automne

Ne pas terminer le week end sans un petit billet. Sous peine de ne pas en publier avant une autre longue période.

A nouveau dans le grand rush... à essayer de saisir le temps. Mes journées de travail ultra-chargées enchaînent sur des soirées toute aussi occupées. Je cours, je cours après les minutes et je voudrais pouvoir les rendre élastiques.

Alors ce soir je profite d'être allongée dans le canapé devant un petit feu de bois pour donner quelques nouvelles.

J'ai ramassé pas mal de châtaignes dans l'après midi au cours d'une longue marche sous le chaud soleil d'automne... J'en ai fait griller quelques unes sur les braises. Un petit thé à l'amande. Un carré de chocolat à la pointe de sel. Ce sera suffisant comme repas à la place de mon habituelle petite soupe du soir.

J'aime cet automne qui n'en est presque pas un tellement il fait chaud, tant le soleil brille depuis des semaines. Mon nouveau pigeon de balcon ne s'y est pas trompé... Deux bébés sont nés avant-hier dans une des jardinières. Ce sont les 5èmes de l'année. Je n'ose pas vous mettre de photos tant ils sont moches avec leur bec disproportionné et leurs conduits auditifs béants. Mais je m'amuse à les regarder chercher le bec de leur mère pour se nourrir. Je rigolerai moins d'ici 3 semaines quand ils feront un raffut de tous les diables le matin dès 6h quand ils crieront famine... Au bout des 4 et 5ème, je connais la chanson !

Depuis des semaines j'ai l'impression de tenir le rôle central d'une comédie dramatique. Ce n'est d'ailleurs plus du tout une impression. De jour en jour le rôle de figurant prenant des accents de pivot. La neutralité comme maître mot. L'écoute et la présence deux qualités requises (et demandées). Impossible de m'extraire de cette histoire pour l'instant. Mais autant dire que rien n'est simple ou facile à gérer.

Et pour finir quelques photos de ce mois d'octobre si doux... Mon échelle-jardin n'a rarement été aussi belle qu'en ce moment, alors je la capture de tous les côtés. L'été encore là... que je fais durer encore et encore et que mes plantes se plaisent à m'offrir !

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mardi, 27 septembre 2011

Comme seul remède

Ca devenait vital. De fuir, loin, et de reprendre pied d'une manière ou d'une autre. Et évidemment il n'y avait pas meilleur endroit que ma très chère montagne pour me remettre un peu d'aplomb.

Alors au tout petit matin j'ai pris un avion, j'ai fini ma nuit au-dessus de la France encore endormie, j'ai atterri au lever du soleil... et là, mon cœur s'est empli de joie et de bonheur rien qu'en mettant le pied dans cette ville chérie. Une voiture m'attendait, on a pris la route immédiatement pour rejoindre les sommets. J'avais un sourire niais sur le visage pendant toute la route. On faisait mille projets de randos. Et je riais, et j'étais heureuse, et je reprenais goût à tout. J'exultais.

Sur les dernier kilomètres on a chanté comme des fous, avec la musique à fond, les cheveux au vent. On klaxonnait à chaque virage.

Le temps d'attraper la clé dans la cachette, d'ouvrir la maison, de mettre mes chaussures de montagne, de remplir à la va-vite mon sac à dos... que nous voilà partis pour escalader cette montagne qui me fait de l'oeil depuis 30 ans, l'une des seules de la région que je n'avais jamais gravie, celle pourtant sur laquelle se perche mon village. En temps normal il était juste l'heure de commencer une journée de travail. Là, il était surtout l'heure de partir à l'assaut des chemins, le coeur léger.

Il faisait tellement chaud, tellement beau, les paysages étaient merveilleux. On a grimpé tout droit au milieu de centaines de colchiques. Je ne marchais pas... je courais. On a fait une sieste de deux heures par plus de 30°, allongés dans l'herbe. On a repris l'ascension. Les bergers avaient rassemblé les moutons en vue de la transhumance le lendemain. Pas moins de 600 sur notre chemin. Je me suis rêvée bergère après avoir papoté avec l'une d'elles, d'à peu près mon âge. Au sommet, à plus de 2000 mètres, j'ai cru verser une larme devant le panorama époustouflant. Tout été si beau. A dominer toute la région, j'avais cette impression que le monde m'appartenait. Et au fond c'était bien ça.

Pour la descente, on a taillé tout droit puisqu'il n'existe aucun chemin par cette face de la montagne. A l'oeil. La symbolique, fort à propos, de choisir son chemin comme on l'entend. A l'instinct, à vue... sans route tracée.

La maison sentait bon, le jardin avait été tondu de près pour mon arrivée, les rosiers croulaient sous les fleurs, j'ai fait le tour des maisons, papoté avec chacun, tout était si doux... si parfait.

Le soir en m'endormant dans mon grand lit, j'ai imaginé que c'était un soir de grande vacances comme un autre. Que l'été ne faisait que commencer... et finalement, c'est peut être de ça dont j'ai besoin.

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lundi, 18 juillet 2011

D'un week end bien rempli

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J'ai tourné, retourné, détourné. Regardé, imaginé, fait des tests. Et puis je crois que j'ai trouvé. A force. La nouvelle position de mon lit. Et de mon bureau. 

Pas simple d'organiser une chambre aussi grande que la mienne. Où l'on peut mettre facilement 4 lits en 160 ! Depuis que j'ai acheté mon appart ma chambre est la pièce que je me suis le moins approprié. Alors avec l'arrivée d'un nouveau lit, j'avais envie de m'attaquer à cette pièce et d'en faire un coin bien à moi. Ce qu'elle était déjà mais plus encore... en attendant la suite.

Depuis trois jours, le nombre d'heures de sommeil tend à prouver que je dois me sentir bien dans cette nouvelle configuration. Des siestes de 30 min qui se transforment en plus de 4h de profond sommeil et des nuits à faire bien plus que le tour du cadran. Alors certes en ce moment même pliée en 4 dans un avion je fais des nuits complètes, mais quand même... Je continue de récupérer les dizaines d'heures de sommeil manquantes des 6 premiers mois de l'année. Et je dors, je dors, je dors...

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Avoir une chambre "neuve", rangée, réorganisée, redécorée m'a donné envie de continuer sur ma lancée. Et, puisque, à moins de revêtir un ciré et des bottes, l'heure n'était pas aux flâneries extérieures, j'ai joué les femmes d'intérieur. J'ai repassé... et rangé les placards d'habits. Réparé une lampe en démontant tout le mécanisme et en changeant finalement l’interrupteur. Puis attaqué un ménage de fond en comble du salon, réorganisé certains bouquins qui ne rentraient plus dans aucune étagère. Cuisine ensuite ; à lessiver tous les plans de travail et les crédences. J'ai vidé les placards de bouffe et fait un grand rangement par le vide. Jeté ce que définitivement je ne mangerai jamais. C'est le problème en étant absente de chez soi plus de 6 mois de l'année (et encore... les "petites" années...) Nettoyé. Refait le tri entre le sucré, le salé. Les conserves, les confitures. Les pâtes, le riz, les féculents d'un côté. Les farines de l'autre.

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C'était mon premier week end chez moi depuis des mois et des mois. Un week end de quatre jours où je me suis forcée à ne pas filer à l'autre bout de la France. Première chose, j'ai survécu et ce malgré le gris, la pluie, le froid... Deuxième chose, autant dire qu'il a été plus qu'efficace ! Et je ne parle pas là de tous les moments de douceurs... Les DVD dans le canapé enfouie sous des montagnes de coussins. Les heures de lectures dans mon grand lit tout doux avant de plonger dans de belles siestes. Les séances photos à essayer de me réapproprier mon réflex. Les mots doux par textos lointains. Les litres de thés divers et variés. Les crêpes toutes chaudes avec plein de chocolat. Les films qui donnent des papillons dans le cœur (comme mes fleurs de bégonias).

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Et puis et puis. Ce n'est ni un conseil, ni même une recommandation. Mais un ordre. Immédiat, absolu, impératif. Allez écouter la sublissime émission de Marie-Pierre Planchon, déesse de son état par son talent et sa voix. Parler d'amour est déjà une émission fabuleuse pour "tous les amoureux et futurs amoureux" que j'attends 10 mois durant en écoutant les archives des été précédents. Mais celle du jour sur l'amour-amitié est à se passer en perfusion, bien installé au calme avec une grande théière et plein de gâteaux au chocolat (ou pas). Tant elle rappelle la force de certaines amitiés, plus belles encore que tout amour. Comment ça ? Vous êtes encore là à me lire ?! Filez écouter l'émission. C'est un ordre.

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* La première fois que tu vois la mer là-bas, tu as un haut le cœur tellement le bleu est caricatural * [Cette phrase de Kriss me replonge tellement à mon arrivée dans la Baie d'Opunohu à Moorea (Tahiti)... quand je me suis mise à pleurer devant telle beauté de paysage. Parce qu'un bleu turquoise pareil. Ce n'est presque pas naturel.]

lundi, 11 juillet 2011

Comme dans un film

- Quitter Nantes sous 19°, une pluie battante et une visi de quelques mètres empêchant de décoller pendant près d'une heure. Arriver 40 minutes plus tard sous la vraie chaleur estivale avec 30°, un soleil de plomb et un magnifique ciel bleu... et se dire que non, définitivement, je ne me ferai JAMAIS à la météo de la Loire-Atlantique... 

- Arriver chez moi à la montagne et retrouver le jardin avec toutes les tables sorties, des bougies et des lampions allumés partout, l'herbe bien tondue, les rosiers croulant sous les fleurs et une joyeuse équipe de cousins et copains de copains réunis pour un bon week end de fête.

- Aller cueillir de la menthe fraîche, sortir le rhum tout juste ramené de Guadeloupe et enchaîner la préparation de nombreux mojitos, ti-punch et punch vanille.

- Faire un tour au conseil municipal qui comme par hasard se tient ce soir-là... et calmer certains esprits échauffés. La jeunesse contre les vieux réacs n'ont jamais fait bon ménage. Ce n'est pas ce soir que ça va commencer...

- Se coucher au bout de la nuit après de franches rigolades. Rejoindre mon petit lit le sourire aux oreilles d'être là, de recevoir tant de monde dans la maison, de la voir vivre, vibrer de rigolades et de bonheurs partagés.

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- Être la première levée le matin très tôt, préparer un immense petit déjeuner dans le jardin avec des brioches, des confitures maison, des théières aux thés variés et se croire dans un remake de films entre "Les Petits Mouchoirs" et "Le Cœur des hommes". Entendre le premier levé s'exclamer "on se croirait dans un film de Claude Sautet" et adorer cette idée !

- Se lancer dans une équipée sauvage pour descendre les torrents en canoé-kayak. Se retourner plusieurs fois dans les rapides mais rire de bon cœur malgré l'eau glaciale qui change quelque peu des 30° de la mer des Caraïbes moins d'une semaine plus tôt.

- Se retrouver à une dizaine de filles dans la cuisine pour préparer des tartes, des salades, des melons, des salades de fruits, un caviar d'aubergines, des légumes... Passer la tête par la fenêtre et découvrir que la dizaine de mecs, bières à la main, est entrain de jouer aux quilles finlandaises... Les clichés ont la vie dure ! Les femmes à la cuisine, les mecs qui s'amusent...

- Chanter jusqu'au bout de la nuit dans le jardin sous le grand acacia (qu'il faut vraiment que j'élague bientôt) à la lueur des bougies et des lampes à pétrole... Se faire tout le répertoire des 60's, 70's, 80's, 90's, 2000's... mêler les champs patriotiques aux tubes à la mode. Les cantiques religieux (eh oui) aux vieilles rengaines. Et rire encore et encore de bon cœur.

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- Se réveiller tôt avec cette envie de profiter de chaque seconde ici. Rester à la table du petit dej sous l'acacia jusqu'à plus de midi au fil des réveils de chacun... et décider que la vraie rando vers un lac sera transformée en un tour de village par les crêtes. Ce qui est très bien aussi.

- Ramasser quelques champignons sur le bord du chemin, expliquer la montagne aux novices, montrer les chemins, les fruits des bois, les sommets, montrer les ruines cachées... et se dire que c'est dans mon rôle de sauvageonne que je suis le mieux.

- Pendre le chemin du retour vers l'avion avec les boules de remonter dans le froid et quitter le bonheur de mon village. Rebelotte évidemment. 30° au départ... 16 en atterrissant... Maudire le fait de vivre là... si loin des régions qui comptent pour moi. Mais se réconcilier en se disant que le week-end était si beau, si parfait, si heureux. Et qu'il n'y a pas de prix d'avoir un lieux aussi cher à nos cœurs !

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lundi, 12 juillet 2010

Histoire de se relancer

~ Ce week end j'ai pédalé, pédalé, pédalé... histoire de prendre l'air, de faire un peu de sport surtout et de me promener tout simplement. J'ai bouquiné sur des bancs, pris le soleil au jardin des plantes, remonté la Loire, l'Erdre, les avenues vidées de leurs voitures... Un grand tour de ville en somme, pour profiter encore et encore de la chaleur.

~ Découvert, une nouvelle librairie où je voulais aller depuis longtemps... et j'ai eu raison. J'en suis ressortie avec deux bijoux. L'un que je voulais m'acheter depuis longtemps pour arrêter de le piquer à ma sœur tous les trimestres : la revue XXI, "l'information grand format". Un condensé de talents : une maquette superbe, un papier épais et agréable, des articles de fond, pas de pub, des reportages photos vraiment non-conventionnels. Je vous en conseille et recommande évidemment l'achat. Autre achat, et cette fois il s'agit d'une découverte : Muze, une revue au départ destinée aux ados. Et devenue depuis peu trimestrielle à public plus large. Un féminin culturel... Moi qui fuis les magazines de nanas remplis de blabla mode, de conseils beautés débiles et de dizaines de pages de pubs, je suis bien tombée ! C'est l'exact opposé dont il s'agit !  Une mise en page fabuleuse, des photos superbes, des illustrations originales... Il m'a accompagnée dans mes nombreuses déambulations tout le week end ! Et là encore... je ne peux que vous le conseiller ! (Les deux revues sont vendues en librairie et non pas en réseau habituel de distribution ! Et je n'ai aucune action ni dans l'une ni dans l'autre).

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~ Ça ressemblait à une mauvaise blague. Hier soir, après bien plus de 90 minutes de jeu. Au moment crucial. BAM... l'image se fige ! Même pas le temps de sauter sur ma télécommande que j'entends les hurlements et les hourras des centaines de gens sous mes fenêtres. Ça ne fait pas de doute, une des deux équipes a marqué mais QUI ?? Bordel qui a marqué ?? Le temps de redémarrer ma connexion (qui n'a jamais planté en 2 ans... grrrr)... je me penche par les fenêtres pour voir quels drapeaux s'agitent... je saute sur mon téléphone pour appeler et savoir. Mais QUIIIIII a marqué ??? Que viva España !!! Pour y avoir vécu et passé tant de temps ces dernières années, je suis forcémment heureuse de cette victoire !

~ Coup de mou dans la conduite. Vendredi surtout, où j'ai enchainé trois heures de cours dans la journée. C'était trop pour une fin de semaine. Je me suis énervée plusieurs fois et n'ai pas manqué de le dire au moniteur. Inversement, il avait du le sentir puisque je suis incapable de cacher mon agacement ! Aujourd'hui, nouveau cours, à conduire vraiment, longtemps, loin, à apprendre les marches arrières en courbe, à continuer les rétrogradages de mieux en mieux... de plus en plus naturellement en tout cas. Je dois surtout désapprendre la conduite de bateau en marche arrière... pas simple ! Ayant jusqu'alors évidemment conduit plus de bateaux que de voitures, il va falloir que mon cerveau s'habitue...

~ Le bonheur de retrouver mon hamac le soir, au milieu des palmiers et des rayons de soleil. Mon petit coin tropical dans ma chambre... à me balancer en regardant les fleurs s'épanouir malgré le peu de soin que j'ai pu leur porter cette année. Des mufliers de toutes les couleurs avec des tons si particuliers. Des rouges virant au violet. Des jaunes virant au rose. Des blanches virant au orange. Et les pétunias qui au fil des années se parent de nouvelles couleurs chaque année... jusqu'à devenir bicolores. Magie de la nature.

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dimanche, 2 mai 2010

De clavier, de câbles, de parquet et de télérupteurs....

Après plus de 6 mois à compter les week end sur moins d'une main, j'avais un peu oublié ce que signifiait d'avoir deux jours devant soit (ou d'ailleurs même un seul)... donc il faut que je ré-apprivoise ce concept (génial je dois avouer). J'avais décidé de me poser un petit week end sans courir la France du Nord au Sud... sans prendre de train ou d'avion... juste rester tranquillement à la maison pour faire de la paperasse et aller courir un peu. Finalement c'est plus fort que moi. Rester en place, n'est définitivement pas un truc que je sais faire. Sur un coup de tête vendredi, j'ai pris un train direction la Normandie... juste le temps de passer prendre trois affaires et ma brosse à dent chez moi et me voilà dans le TGV vers Roissy. Trois heures durant lesquelles comme vous l'avez vu sur les photos j'ai eu le temps de démonter, remonter, sécher, secouer, dépoussiérer, démonter, remonter l'intégralité de mon portable.

J'aime ces arrivées à l'aéroport en train. Allier deux lieux, deux modes de transport qui généralement ne vont pas ensemble. La descente du TGV directement devant les immenses panneaux d'affichages pour les destinations du bout du monde. Habituellement, dans les autres gares c'est pour le bled du coin. Là, les panneaux proposent l'Asie, l'Indien, l'Amérique du Sud. Chaque fois que je débarque à Roissy j'aime me dire que d'un coup de tête un jour je prendrai une destination qui me plairait. Vendredi j'aurai "choisi" Buenos Aires. Bien plus alléchant que Beijing ou Shangaï. Et puis, j'ai une affinité toute particulière avec Roissy et le Terminal 2E (et 2F aussi). Cette architecture si épurée et si aérienne (c'est le cas de le dire). Et le vendredi soir là-bas a toujours une saveur particulière de chasser croisé, de souvenirs de nous tous nous retrouvant à la sortie d'avions ou de trains respectifs en provenance du monde entier...

La bonne nouvelle du jour c'est qu'après une nuit de séchage mon clavier répond à nouveau ! Autant dire que ça m'arrange bien ! Car je dois vous avouer avoir passé hier à peu près 40 minutes à écrire la vingtaine de mots du billet concernant mon accident de thé. Chaque tape sur une lettre en écrivait 5 ou 6 sur l'écran. Sachant que les touches 'sup' et 'del' ne fonctionnaient plus non plus, je ne vous raconte pas le bazar pour allier deux mots ! J'ai grugé en faisant des copier-coller hasardeux pour trouver les bonnes conmbinaisons. Pas ce qu'il y a de plus rapide et efficace. Donc pfiou !! Je n'aurai donc à priori pas à changer de clavier. J'ai eu chaud et c'est peu dire... car bossant sur mon méga-dossier-à-livrer-au-client depuis une semaine, je n'avais évidemment pas de sauvegarde dans un autre endroit que sur mon portable (ça se saurait si j'étais assidue là-dessus !).

Journée "électrique" aujourd'hui. A câbler, décâbler, recâbler la "petite maison". Installer des va-et-vient entre les étages, jouer d'ingéniosité pour différencier des câbles de mêmes couleurs mais n'ayant bien entendu pas la même destination. Je vous assure que la phase, le neutre et la terre n'ont plus de secret pour moi. Ni même les télérupteurs. Ma mission était pourtant de poser le parquet d'une des chambres, finalement... éléctricité bouffeuse de temps je n'ai pas pu m'y mettre. Dommage... mais l'essentiel est que tous les interrupteurs fonctionnent ! Toutes les prises et toutes les lampes.

Un bon samedi à apprendre plein de choses. A partager plein de bons et doux moments.

mercredi, 14 avril 2010

Un peu de douceur

Envie et besoin de me faire plaisir. Alors j'ai quitté la maison tôt, malgré la promesse que je m'étais faite de m'obliger à une grasse mat’... J'avais noté le titre d'un bouquin sur un post-it dans la semaine... évidemment oublié sur la table du salon. Direction ma librairie favorite. Nous avons cherché longtemps "Quitter Dakar". Bien caché... mais ni dans l'étagère de la collection ((la brune au rouergue... je la cite car j'aime tout particulièrement leurs bouquins parmi lesquels mon coup de cœur de l'année dernière "Les déferlantes"), ni dans le rayon africain. J'ose un "peut être a-t-il changé de continent tout seul étant donné son titre". Rien, non plus. Ni en Asie ni en Amérique du Sud. La jeune libraire file "au cas où" en réserve... le livre a été livré quelques minutes plus tôt. J'ai la primeur. Même pas encore sorti du carton. Le sujet, le titre, l'auteur, la collection. Tout m'a inspirée en lisant une critique. Il y est question d'enfance africaine, de fuite de l'ailleurs, de retour sur les terres quittées, de souvenirs d'antan... Forcément ça me parle, m'interpelle et me touche avant même d'ouvrir la première page.

En chemin je passe devant un torréfacteur. En vitrine de grands mugs de 50cl. J'en cherche un depuis des mois... sans vraiment chercher d'ailleurs, mais plutôt une vague envie "pour me faire plaisir". C’est l’objectif du jour, alors j’entre en sachant que je ne ressortirai pas les mains vides. Dix minutes plus tard, en quittant la boutique, mon sac s’est rempli d’un grand mug Bodum sans anse (ni hanse d'ailleurs pour la private joke ). Je sors avec un grand sourire aux lèvres.

Objectif accompli, je peux rentrer chez moi, la mine réjouie, préparer un gâteau au chocolat pour l'après midi et inaugurer mes deux achats de la matinée.

J'ai en tête la recette la plus simple du monde : "le gâteau de Marloute" (c’est sous ce nom qu'il est inscrit dans mon cahier de recettes). Un gâteau au chocolat et crème de marron à tomber par terre. Pendant que le gâteau cuit je bois un grand thé Indien.

Il fait si beau dehors. Je m'installe d'abord dans le hamac. Puis me transfère au soleil sur un matelas par terre dans ma chambre. Deux oreillers sous la tête, les lunettes de soleil de rigueur et je commence à bouquiner Quitter Dakar. Instant si doux, si calme, si harmonieux. Au-dessus de ma tête les palmes s’entremêlent, un léger vent les agite... la rumeur de la rue me ramène par moment à la réalité, mais tout concourt à se croire dans un jardin tropical.

Peu à peu je ferme les yeux pour plonger dans des micro-sommeils de quelques secondes. De ceux qui me sont si bénéfiques et si bons.

Au loin loin j'entends vaguement un bruit. Depuis 6 mois, j’étais d’astreinte, nuit, jour, week end… mais enfin j'ai pu "couper mon téléphone", mon oreille est donc déconnectée de ce bruit si familier aux moments les plus impromptus généralement. Je ne sais pas combien de temps j'ai dormi, moins de 10 minutes c’est sûr, mais j'ai déjà 6 appels en absence. Akynou et ses filles sont arrivées et cherchent le parking. Le temps de mon demi-sommeil elles sonnent déjà à la porte, elles ont retrouvé le chemin toutes seules. Je n’en doutais pas.

Après cet interlude de paix et de sérénité, le week end peut commencer. Mine de rien c'est le troisième en trois semaines. Je double ainsi le nombre de week end depuis janvier, au-delà de l'inespéré, c'est du bonheur simple en perfusion. Qui plus est avec les "quatre gonzesses" qui viennent d'arriver !

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