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dimanche, 29 janvier 2012

Dimanche soir

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Dimanche soir... je me pose enfin dans le canap' après une longue journée de bricolage, peinture, électricité... et je rigole en voyant ma table.

3 théières... 4 mugs.

Une théière de Earl Grey ce matin.

Une théière de Thé à la menthe ce midi.

Une théière de Lapsang Souchon ce soir.

Et je ne compte pas les mugs sûrement posés ça et là sur mon passage dans l'appart...

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mercredi, 14 septembre 2011

Dans ce café

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J'étais dans ce café après deux jours de bonheur pur... au vrai sens du terme. De ces moments si précieux qu'on les vit à fond mais aussi, avec dans un tout petit coin de la tête, l'envie de les faire durer encore et encore parce qu'on sait qu'ils sont trop rares.

J'étais dans ce café et je rêvais d'avoir un petit magnétophone avec moi pour capter chaque bruit de tasse, chaque petite cuillère cliquetant, le brouhaha général, les pas sur les pavés, les serveurs s'invectivant...

J'étais dans ce café et je me félicitais d'y être. D'être là. Une victoire sur moi, sur nous.

J'étais dans ce café et j'aimais chaque détail du décor. J'aimais cette carafe désuète que j'aurais voulu voler. J'aimais l'argenterie des théières. J'aimais le vaste choix de parfums de thé. J'aimais le sol. J'aimais le plafond. J'aimais l'odeur.

J'étais dans ce café et j'ai saisi au vol quelques détails avec mon petit appareil photo pour graver un peu plus encore ce moment. En déchargeant la carte j'ai trouvé une photo de moi me servant du thé.

J'étais dans ce café... et j'étais heureuse. Légère. Bien. Tout simplement bien.


lundi, 18 juillet 2011

D'un week end bien rempli

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J'ai tourné, retourné, détourné. Regardé, imaginé, fait des tests. Et puis je crois que j'ai trouvé. A force. La nouvelle position de mon lit. Et de mon bureau. 

Pas simple d'organiser une chambre aussi grande que la mienne. Où l'on peut mettre facilement 4 lits en 160 ! Depuis que j'ai acheté mon appart ma chambre est la pièce que je me suis le moins approprié. Alors avec l'arrivée d'un nouveau lit, j'avais envie de m'attaquer à cette pièce et d'en faire un coin bien à moi. Ce qu'elle était déjà mais plus encore... en attendant la suite.

Depuis trois jours, le nombre d'heures de sommeil tend à prouver que je dois me sentir bien dans cette nouvelle configuration. Des siestes de 30 min qui se transforment en plus de 4h de profond sommeil et des nuits à faire bien plus que le tour du cadran. Alors certes en ce moment même pliée en 4 dans un avion je fais des nuits complètes, mais quand même... Je continue de récupérer les dizaines d'heures de sommeil manquantes des 6 premiers mois de l'année. Et je dors, je dors, je dors...

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Avoir une chambre "neuve", rangée, réorganisée, redécorée m'a donné envie de continuer sur ma lancée. Et, puisque, à moins de revêtir un ciré et des bottes, l'heure n'était pas aux flâneries extérieures, j'ai joué les femmes d'intérieur. J'ai repassé... et rangé les placards d'habits. Réparé une lampe en démontant tout le mécanisme et en changeant finalement l’interrupteur. Puis attaqué un ménage de fond en comble du salon, réorganisé certains bouquins qui ne rentraient plus dans aucune étagère. Cuisine ensuite ; à lessiver tous les plans de travail et les crédences. J'ai vidé les placards de bouffe et fait un grand rangement par le vide. Jeté ce que définitivement je ne mangerai jamais. C'est le problème en étant absente de chez soi plus de 6 mois de l'année (et encore... les "petites" années...) Nettoyé. Refait le tri entre le sucré, le salé. Les conserves, les confitures. Les pâtes, le riz, les féculents d'un côté. Les farines de l'autre.

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C'était mon premier week end chez moi depuis des mois et des mois. Un week end de quatre jours où je me suis forcée à ne pas filer à l'autre bout de la France. Première chose, j'ai survécu et ce malgré le gris, la pluie, le froid... Deuxième chose, autant dire qu'il a été plus qu'efficace ! Et je ne parle pas là de tous les moments de douceurs... Les DVD dans le canapé enfouie sous des montagnes de coussins. Les heures de lectures dans mon grand lit tout doux avant de plonger dans de belles siestes. Les séances photos à essayer de me réapproprier mon réflex. Les mots doux par textos lointains. Les litres de thés divers et variés. Les crêpes toutes chaudes avec plein de chocolat. Les films qui donnent des papillons dans le cœur (comme mes fleurs de bégonias).

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Et puis et puis. Ce n'est ni un conseil, ni même une recommandation. Mais un ordre. Immédiat, absolu, impératif. Allez écouter la sublissime émission de Marie-Pierre Planchon, déesse de son état par son talent et sa voix. Parler d'amour est déjà une émission fabuleuse pour "tous les amoureux et futurs amoureux" que j'attends 10 mois durant en écoutant les archives des été précédents. Mais celle du jour sur l'amour-amitié est à se passer en perfusion, bien installé au calme avec une grande théière et plein de gâteaux au chocolat (ou pas). Tant elle rappelle la force de certaines amitiés, plus belles encore que tout amour. Comment ça ? Vous êtes encore là à me lire ?! Filez écouter l'émission. C'est un ordre.

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* La première fois que tu vois la mer là-bas, tu as un haut le cœur tellement le bleu est caricatural * [Cette phrase de Kriss me replonge tellement à mon arrivée dans la Baie d'Opunohu à Moorea (Tahiti)... quand je me suis mise à pleurer devant telle beauté de paysage. Parce qu'un bleu turquoise pareil. Ce n'est presque pas naturel.]

dimanche, 17 juillet 2011

Variations autour d'une théière

Lumière allumée toute la journée. Pluie battante. Gris. Froid. 15 juillet... L'été en principe ? Heureusement que la télé est là pour m'en convaincre en voyant ma montagne sous un splendide soleil et les gens en tenues légères de saison.

Mais ici... que nenni. Le plein automne. Les gens en bottes et manteaux. Les fenêtres fermées. Burk.

Alors j'ai fait des crêpes. J'ai allumé de l'encens. Puis, je me suis lovée dans le canapé sous une grosse couette pour finir une série fabuleuse que je vous conseille vivement : Engrenages (les 3 saisons pour le prix de 2 en ce moment à la Fnac). J'ai ressorti mon appareil photo. Mes objectifs. J'ai bouquiné. Pris pas mal de photos. Et pour me réchauffer, j'ai bu des litres de thé tout au long de la journée. Dans chacune de mes théières.

Jusqu'à ce que je prenne en photo ma théière de Chine, la toute petite. Celle qui m'a été ramenée de là-bas l'an dernier. Avec le thé qui va avec. Je l'ai bu de manière traditionnelle. Avec plusieurs eaux comme l'on peut voir dans les petits bols et les variations de couleurs des infusions.


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samedi, 1 mai 2010

In da train - Il faut sauver mon ordi

Explication en photo. Je fais court ... car clavier en rade... cette fois il a eu soif de thé, un mug complet, quelques minutes avant de livrer 3 dossiers au client et de partir en week end... Trois heures de train pour essayer de sécher l'ensemble... pas bien brillant a l'arrivée... une touche sur deux ne fonctionne plus ou plutôt écrit trois lettres a la fois...

mercredi, 14 avril 2010

Un peu de douceur

Envie et besoin de me faire plaisir. Alors j'ai quitté la maison tôt, malgré la promesse que je m'étais faite de m'obliger à une grasse mat’... J'avais noté le titre d'un bouquin sur un post-it dans la semaine... évidemment oublié sur la table du salon. Direction ma librairie favorite. Nous avons cherché longtemps "Quitter Dakar". Bien caché... mais ni dans l'étagère de la collection ((la brune au rouergue... je la cite car j'aime tout particulièrement leurs bouquins parmi lesquels mon coup de cœur de l'année dernière "Les déferlantes"), ni dans le rayon africain. J'ose un "peut être a-t-il changé de continent tout seul étant donné son titre". Rien, non plus. Ni en Asie ni en Amérique du Sud. La jeune libraire file "au cas où" en réserve... le livre a été livré quelques minutes plus tôt. J'ai la primeur. Même pas encore sorti du carton. Le sujet, le titre, l'auteur, la collection. Tout m'a inspirée en lisant une critique. Il y est question d'enfance africaine, de fuite de l'ailleurs, de retour sur les terres quittées, de souvenirs d'antan... Forcément ça me parle, m'interpelle et me touche avant même d'ouvrir la première page.

En chemin je passe devant un torréfacteur. En vitrine de grands mugs de 50cl. J'en cherche un depuis des mois... sans vraiment chercher d'ailleurs, mais plutôt une vague envie "pour me faire plaisir". C’est l’objectif du jour, alors j’entre en sachant que je ne ressortirai pas les mains vides. Dix minutes plus tard, en quittant la boutique, mon sac s’est rempli d’un grand mug Bodum sans anse (ni hanse d'ailleurs pour la private joke ). Je sors avec un grand sourire aux lèvres.

Objectif accompli, je peux rentrer chez moi, la mine réjouie, préparer un gâteau au chocolat pour l'après midi et inaugurer mes deux achats de la matinée.

J'ai en tête la recette la plus simple du monde : "le gâteau de Marloute" (c’est sous ce nom qu'il est inscrit dans mon cahier de recettes). Un gâteau au chocolat et crème de marron à tomber par terre. Pendant que le gâteau cuit je bois un grand thé Indien.

Il fait si beau dehors. Je m'installe d'abord dans le hamac. Puis me transfère au soleil sur un matelas par terre dans ma chambre. Deux oreillers sous la tête, les lunettes de soleil de rigueur et je commence à bouquiner Quitter Dakar. Instant si doux, si calme, si harmonieux. Au-dessus de ma tête les palmes s’entremêlent, un léger vent les agite... la rumeur de la rue me ramène par moment à la réalité, mais tout concourt à se croire dans un jardin tropical.

Peu à peu je ferme les yeux pour plonger dans des micro-sommeils de quelques secondes. De ceux qui me sont si bénéfiques et si bons.

Au loin loin j'entends vaguement un bruit. Depuis 6 mois, j’étais d’astreinte, nuit, jour, week end… mais enfin j'ai pu "couper mon téléphone", mon oreille est donc déconnectée de ce bruit si familier aux moments les plus impromptus généralement. Je ne sais pas combien de temps j'ai dormi, moins de 10 minutes c’est sûr, mais j'ai déjà 6 appels en absence. Akynou et ses filles sont arrivées et cherchent le parking. Le temps de mon demi-sommeil elles sonnent déjà à la porte, elles ont retrouvé le chemin toutes seules. Je n’en doutais pas.

Après cet interlude de paix et de sérénité, le week end peut commencer. Mine de rien c'est le troisième en trois semaines. Je double ainsi le nombre de week end depuis janvier, au-delà de l'inespéré, c'est du bonheur simple en perfusion. Qui plus est avec les "quatre gonzesses" qui viennent d'arriver !

mardi, 13 avril 2010

Mes petites manies autour du thé

Je racontais dernièrement à Floh que j'échafaude un billet depuis des mois et des mois... mais sans jamais prendre le temps de l'écrire. Alors comme je suis à court de pas mal de choses en ce moment... autant me lancer sur un sujet qui m'inspire. A savoir, toutes les petites manies qui entourent ma seule drogue : le thé !

Il faut dire que j'en bois bien plus d'un litre par jour... soit une dizaine de mug environ.

Parce que voilà bien ma toute première manie, je ne bois mon thé que dans un mug ! J'en ai une collection très large, puisqu'il s'agit d'un cadeau fréquent dans la famille. Une sorte de tradition quand on part en voyage. Des tasses d'Australie, du Mexique, de Nouvelle Zélande, d'Irlande, d'Allemagne, de Chine... et j'en passe.
Et l'obsession va au-delà, puisque chaque mug est plus ou moins destiné à une variété de thé... et à l'humeur du jour ! Je ne bois par exemple jamais de Earl-Grey dans mon mug jaune géant irlandais... celui-ci est quasi réservé en exclusivité pour le PG' (le black-tea glawish du matin) et pour les tisanes du soir. Par contre le mug Kiwi néo-zélandais, lui, est destiné aux thés fleuris. Le Lapsang Souchon se boit dans le mug-bambou.

Mais avant de le boire... il faut le faire. Et là aussi j'ai quelques manies. Il me faut de l'eau bouillante. Pas bouillie... non bouillante. C'est à dire que la kettle doit avoir claqué moins de 10 secondes plus tôt. Sinon je relance la bouilloire.

Le sachet ou le thé en vrac doit obligatoirement être déjà dans la tasse ou la théière au moment où je verse l'eau. Surtout pas rajouté après. D'accord l'effet serait à priori le même à l'arrivée... mais non, c'est là toute la subtilité du "a priori" ! Pas dans mon rituel. D'ailleurs... les rares fois où l'on me sert du thé comme cela... je sens la différence.

Parlons de service justement ! Il faut impérativement que la tasse soit remplie à ras bord. Je ne déteste rien de plus qu'une tasse où il reste quelques centimètres vides. Ras-ras-bord please !

Ne vous avisez jamais à m'ôter ma tasse ou à l'envoyer en fin de repas vers le lave-vaisselle ! Non. Je la conserve une bonne partie de la journée pour me servir encore et encore de thé. Et même s'il ne reste qu'un fond de thé à moitié froid... Laissez ma tasse tranquille ! Je le boirais plus tard... dans la journée... ou pas d'ailleurs. Mais au cas où...

Et cela m'amène au dernier point. A force de garder des mugs "au cas où" et de les trimballer à droite à gauche dans la maison... il arrive inévitablement le moment de la chasse-au-mug ! Bien plus drôle encore que la chasse aux œufs de Pâques. C'est le moment où je dois rassembler la dizaine de mugs abandonnés ça et là dans l'appartement... et que je retrouve toujours dans des endroits assez improbables. J'ai pris une série de photos vendredi pour illustrer ce billet. Un mug est caché sur chaque photo. Près des poissons... au milieu des orchidées... dans la salle de bain... sur ma table de nuit au milieu de la pile à lire... C'était un bon jour de récolte !

(et je vous épargne la récolte des théières en fin de semaine... autre grand moment ! Ma vie est définitivement tout à fait fascinante...)


Soyons très clairs pour conclure ! Malgré tout cela... je ne suis pas une intégriste du thé rassurez-vous (et je pense là aux collègues d'Akynou qui la regardaient avec de gros yeux car elle "osait" mettre du lait ou du sucre dans le sien !!)

Ne vous inquiétez pas ! Si vous me servez un thé dans un bol avec de l'eau pas brûlante... je le boirai quand même... Je suis bien élevée tout de même juste un peu psycho-rigide...

vendredi, 29 janvier 2010

D'un doux moment

Il est un endroit de perdition absolu. Un de mes petits luxes. Un de mes remontant les plus efficaces. Un lieu de réconfort et de détente où j'aime aller passer des dimanches après midi. Un endroit idéal pour les confidences et les discussions entre copines.

Un endroit où je n'hésite pas à fixer des réunions de travail quand je sais que j'ai rendez-vous uniquement avec des "femmes"... 

Parce qu'il s'agit bel et bien d'un "endroit de gonzesses" comme aime à me le faire remarquer mon chef quand j'organise des réunions là-bas.

Allez... un petit indice. C'est le temple de la douceur et de l'absolu bien-être. LE temple des macarons.  Vous aurez bien compris que je vous parle de chez Ladurée.

Alors le week end dernier, j'ai eu envie de trainer Marloute là bas. Histoire d'abord d'assouvir mon envie depuis un mois d'aller y faire un tour (soyons honnêtes et égoïstes)... et puis parce qu'on n'a pas tous les jours 29 ans, c'était un endroit idéal pour son jour anniversaire !

Ne croyez pas que je me sois contentée de regarder Marloute mangeant son pain perdu... Il fallait bien que je fasse honneur à la carte et à l'endroit (et à ma gourmandise et à l'alignement des planètes et à tant d'autres bonnes excuses)...

Il faisait froid dehors, on avait déjà traversé trois arrondissements... un chocolat chaud s'imposait. Servi bien sûr dans son pot en argent... épais, onctueux... à tomber. Comme d'habitude. Mais c'est fondamental de vérifier que les essentiels ne changent pas. On ne sait jamais !

Et puis, dans le temple du macaron, j'étais bien obligée de prendre une pâtisserie tout de même. Mon pêché mignon étant le macaron à la rose et devant me remettre de mes 4/5 jours sans manger, j'ai craqué pour un Ispahan, un macaron à la rose, agrémenté de crème aux pétales de rose, de framboises fraîches et de litchis. Plaisir quasi orgasmique (je vous avais prévenus... c'est un truc de gonzesses...)

Bon et puis... parce qu'on a parlé pendant plus de 2h, moi surtout d'ailleurs, il fallait bien hydrater un peu ma gorge. J'ai redemandé la grande et belle carte. Aux tons pastels vert amande et rose. Rien que pour ça... je craque. Je suis atteinte. J'avoue. Un thé Marie-Antoinette était tout trouvé pour que je puisse continuer à raconter ma vie... Un thé noir de Chine agrémenté, je cite "d'huiles essentielles au subtil arôme d’agrumes et de fleurs de rose et de jasmin, parsemés de morceaux de fruits séchés et agrémentés de miel".

D'accord... tout cela est bien "surfait", complétement "chico-bobo-capricio-girly"... mais j'aime ces endroits qui me donnent le sourire, où l'on mange avec des couverts en argents et une vaisselle en porcelaine. Qui appellent à la confidence et au délassement. Au beau et au bon. Parce que vraiment, il n'y a pas de mal à se faire plaisir !!

mercredi, 27 janvier 2010

Caprice !!

TeaSub de chez Otodesign

JE VEUX CA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Wawwwwouuuu comment ça a l'air TROOOOOP BIEN !! (et trop gadget, et trop design, et trop sympa, et trop indispensable, et trop caprice, et trop trop THE THING TO HAVE)

Sachant que je bois environ 2 litres de thé par jour... vous conviendrez que c'est indispensable que je me l'offre !

Depuis que je suis tombée sur cet objet ce matin sur un site de design que je suis régulièrement... je cherche désespérément à le commander... quel que soit le prix ! Mais impossible de trouver un revendeur. GRrrrr !!!!

C'est fun non ?? (au delà du fait qu'il faudrait si je réussis à en trouver un... que j'investisse aussi dans un mug transparent... mais c'est un détail !)

(Karmara, Floh... si vous voulez on fait un achat groupé :) je suis sûre que vous allez 'kiffer' aussi !)

Edit : Pour le trouver à l'achat, c'est par ici !

lundi, 25 janvier 2010

C'est bien la pire peine*

Je me lève. Il n'est ni trop tôt ni trop tard. Juste la bonne heure pour un dimanche où je suis rentrée ni trop tôt ni trop tard. Il était déjà demain mais pas non plus le petit matin. Je suis dans ce lit où j'ai envie de rester encore et encore. Ce lit. Mon lit. Notre lit. Je tourne et retourne dedans. Les yeux au plafond. Mes idées vagabondent. Tantôt heureuses, tantôt nostalgiques, tantôt amusées. J'entends la radio de la voisine. Pourtant le silence a toujours été absolu dans l'appartement. Sûrement mes sens plus en éveil que d'habitude.

A part ce ronron très lointain rien. Le silence. Chacun dort dans une pièce. J'attrape mon livre. J'ai lu la moitié la veille. Je décide d'aller lire dans la cuisine. Un thé fume dans la tasse de Nouvelle Zélande. Je suis assise sur un tabouret, les pieds sur un autre. La pluie fine coule sur les vitres. Le ciel est gris. Blanc. Il m'inspire.

Je récite quelques vers.

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;

Peu à peu je plonge dans une forme bien indéfinie de tristesse et de réflexion profonde. C'est sûrement cela que l'on appelle mélancolie. J'avance à vive allure dans mon bouquin. Les mots ne font rien pour me sortir de la profonde réflexion qui m'anime. Déjà plus d'une heure que je me suis installée dans la cuisine. 5 ou 6 eaux sur la chaussette à thé. La pluie ruisselle de plus belle. Mon coeur aussi.

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !

Pas de mouvement dans les autres pièces. Il est bien plus de midi. Il me reste quelques chapitres et j'entends bien ne pas me lever avant d'avoir terminé. Hier soir j'ai emprunté un Duras que je n'ai jamais lu. Après un Musso, léger et tout sauf cérébral, ce sera bien de lire du plus consistant. Une profonde réflexion continue tout au fond de moi au fil des chapitres. J'élabore peu à peu des explications sur celle que je suis, sur ce que m'a inspiré la soirée de la veille, sur cette éternelle cohabitation entre des mondes qui se joignent et se rejoignent. Je suis sur mon tabouret depuis presque 2h. Dernière page. Dernière ligne. Dernier mot... Une dernière tasse de thé. Le téléphone sonne. La conversation et les projets à venir me sortent de la mélancolie dans laquelle j'ai plongé peu à peu. Au fil des pages. Au fil des gouttes qui coulent sur les vitres. Avant d'aller me doucher, je continue de réciter le poème de Verlaine :

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

*Il Pleure Dans Mon Coeur - Paul Verlaine

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