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mardi, 5 juillet 2011

Just the perfect day...

Trois jours de grosse tempête tropicale... des trombes d'eau si belles, si soudaines. Comme une immense douche toutes vannes ouvertes. Et des rafales de vent à décorner tous les bèf pitchés* du morne. Parce que oui, ici la pluie est belle. Parce qu’elle vient et part aussi vite qu’elle n’arrive… et qu’entre deux averses, avec un peu d’observation, on peut voir des plantes pousser à l’œil nu… (enfin… à vrai dire là au bout de trois jours j’ai commencé à râler fort fort. Certes).

Alors... quand il y a eu une petite accalmie, je me suis offert MA plage. Pas Saint-Félix, ça c'est MA plage aussi, mais de tous les jours, après le travail, entre midi et deux, pour se "rincer" une heure quand il fait chaud, pour nager, ou pour barboter, pour faire des pâtés de sable ou de longues siestes sous les catalpas, pour voir les pélicans majestueux plonger à pic…

Non MA plage c'est celle de Port Louis... après le cimetière, après la mangrove, au bout du bout du chemin. La plupart du temps déserte. Où l'eau est encore plus turquoise qu'ailleurs, les poissons encore plus colorés, le sable encore plus doux... Celle qui me retourne le coeur quand j'y pose les pieds. Une sensation de plénitude, de bonheur absolu, de joie immense. Sensations indescriptibles de bien-être. Un truc vraiment profond, vraiment bizarre. Celle où j’ai les plus beaux souvenirs de journées en famille… mais aussi de souvenirs en amoureux, la plage entière just for the two of us… 


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Cette journée-là n’a pas dérogé à la règle du bonheur parfait… ou pas si loin. Parce que sur la route aller… sans le vouloir, sans le prévoir, mais comme guidée par mes pas, je me suis retrouvée devant ma tout première maison en Guadeloupe d’il y a plus de 20 ans (je ferai un billet spécial là-dessus), et que vous n’imaginez peut être pas, mais cela représente tellement tellement pour moi. Parce que l’on a préféré la route des Grands Fonds à sillonner les mornes au milieu de la végétation luxuriante plutôt que la grande route. Parce que contre toute attente il y a eu un soleil au zénith pendant qu’au loin la Basse-Terre se noyait sous des litres d’eau. Parce que l’eau était si chaude, si transparente, si belle. Parce que le midi j’ai mangé une des ces fricassés de lambis avec riz pois rouge / racines, aïe bon dié… parce que le sorbet corossol du dessert, manman ! Parce que je me suis laissée aller à plusieurs ti’punch miel puis sirop de surelle (je ne conduisais pas je précise). Parce qu’après ça… alors que je flottais déjà dans une douce ivresse,  je suis restée plus de 3 heures à barboter dans les 80 cm d’eau en bonne compagnie (ahmmm)… Parce qu’en quittant la plage, j’ai compris que je venais d’être demandée en tant que marraine de mes deux petits bouts que je devais vite aller récupérer à la crèche. Et puis, parce que sur la route du retour j’ai fini de libérer mes derniers petits démons…

Et... comme par hasard en ce lieu. Rien n’est anodin. Non rien. 

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(Vous comprenez que je sois incapable d'aller à la plage l'été en France...quand on a la chance de profiter de plages désertes aussi belles...)

* Bèf pitchés = les boeufs attachés

mercredi, 29 juin 2011

Du bleu du bleu !

Houp là ! Pas très assidue pour le coup depuis 2/3 jours. Mission failed :) 

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Mais la vie de vacances suit son cours tout tranquillement. Entre plage et plage pour ce qui est de la détente. Et entre bricolage, bricolage pour le reste de la journée. Un siège auto enfant bloqué débloqué; Un tiroir de commode cassé réparé. Un meuble qui ne tenait plus droit remonté. Deux lampes qui ne fonctionnaient plus qui éclairent comme au premier jour après avoir refait les branchements des interrupteurs. Un "brise-vue" en cours de posage dans le jardin le long du grillage. Un ordinateur qui zoomait dézoomait en permanence réparé. Un évier bouché débouché. Des tringles et des rideaux posés un peu partout aux fenêtres...

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Autant dire que je ne chôme pas quand je ne suis pas dans l'eau.

Une onde tropicale stagne depuis deux jours au-dessus de nos têtes... emmenant beaucoup de pluie et de gris et une mer quelque peu agitée comme on peut voir sur les deux dernières photos. Alors pour conjurer le sort, j'ai décidé que ce billet prendrait des teintes de bleu turquoise bien plus communes à ici !

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Les deux dernières sont offertes à Claramar qui reconnaîtrait ou pas la plage... mais qui comprendra le clin d'oeil :)

lundi, 27 juin 2011

Les yeux dans l'eau, son rêve était...

Retour d’une longue journée plage… peu ensoleillée mais ô combien agréable : rencontres sympathiques, jeux dans les vagues, bonnes grillades, blablatage avec des gens que l'on aimerait voir devenir des amis tant le courant passe à la première minute... Mais je dois me faire à l'idée que malgré tout ce qu'est ma vie, tous mes désirs, elle n'est pas ici justement ou plus ou pas encore à nouveau. Et pourtant tout hurle tellement en moi contre cette réalité. Tout le temps.

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En fin de journée en prenant quelques clichés pour alimenter ces pages je réalise que sur cette plage, il y a quelques années, j'avais vécu une si belle journée, de si beaux moments. J'ai les larmes aux yeux qui montent en souvenir de cette époque. L'une des plus belles photos de moi a été prise sur ce sable, celui-là même que je suis entrain de photographier. Mais la jeune fille tellement insouciante, tellement souriante, tellement amoureuse (tellement bien gaulée) n'est plus sur ce sable ou ailleurs. Elle a pris 10 ans et surtout l'histoire n'a pas donné raison à ce qu'elle voyait à cette époque en regardant le sable. Elle est quelqu'un d'autre et finalement c'est peut être très bien comme ça aussi.

C'est peut être ce qui m'attache tant à la Guadeloupe. Car c'est ici que sont les seuls lieux où j'ai des souvenirs tout au long de chaque dizaine de ma vie.

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Sur le trajet retour le ciel s'embrasse en quelques secondes. Un peu comme si les flammes des champs de cannes en feu (c'est le début de la récolte en ce moment) montaient jusqu'au ciel ! On s'arrête à une petite dame des sorbets coco. Rien n'est aussi bon après une journée de baignade. On chante Kassav' dans la voiture en mettant le son bien fort.

Pas d’eau en arrivant à la maison... la coupure dure depuis 11h le matin, bien pratique quand on revient complétement salé et que l’on rêve de se décrasser ! C'est aussi ça les charmes d'ici (hier c'était l'électricité une partie de la nuit). Un filet d'eau revient en fin de soirée juste au moment où j'allais me mettre en maillot dans le jardin sous un gros grain pour me rincer.

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jeudi, 22 octobre 2009

Là tout de suite maintenant...

... je ne demande rien d'autre que d'être dans cet endroit précis.

Rangiroa aux Tuamotus... dans le lagon... de l'eau jusqu'au nombril sur des centaines de mètres... des motus à perte de vue... le masque et le tubas sur la tête pour nager parmi les poissons et survoler les requins... un pain de coco et du poisson cru à la tahitienne qui m'attendent près du hamac... Si proche et si lointain...

mardi, 13 février 2007

La vie en bleu…



Difficile de raconter par écrit les moments de bonheur intenses que je vis ici. Les sensations sont tellement décuplés que je suis incapable de poser sur le papier par des mots des sentiments si forts.
Les lagons turquoises et translucides sont totalement inracontables… en tout cas je ne trouve pas les mots. Je m’emplis d’images exceptionnelles et tellement paradisiaques… Je suis rentrée hier soir de 4 jours dans les Tuamotus à Rangiroa, à 1h d’avion de Papeete. J’ai eu moins le coup de foudre que Moorea et ses hauts sommets… mais qu’elle bonheur de se retrouver dans une carte postale… dans le plus beau des magazines photos…
En fait c’est un peu cela. C’était TROP paradisiaque, trop parfait, trop idyllique ! Je pense que c’est le genre d’endroit à mûrir… les sentiments sont trop exacerbés pour réaliser la réalité des instants que l’on est entrain de vivre.
Quand on se retrouve face à la perfection on reste un peu bouche bée… C’est peut être ça qui m’empêche de raconter mon séjour là bas. Quelques photos ne peuvent même pas rendre compte de la beauté du lieu. Ce sera forcément moins bien, moins joli, moins intense, moins bleu… Ca vous donnera évidemment un aperçu et je ferai bientôt un album des plus belles vues d’ici…


Il me reste des milliers d’îles à découvrir… toutes aussi belles et intenses les unes que les autres, j’en suis sûre en tout cas.
En partant c’était l’image que je me faisais de la Polynésie. Et c’est ce qui me retenait d’être enthousiaste à l’idée de ce voyage. L’idée que j’avais de la Polynésie c’était celle du " TROP ". Trop tout. Trop loin, trop beau, trop intense, trop magnifique, trop grand, trop parfait, trop inaccessible…
Il faudrait du temps, du retrait, de la patience… Oh la… quelle vague à l’âme est entrain de me prendre ? C’est peut être ce que j’essayais d’exprimer en préambule. Vivre des moments aussi intenses ça chamboule… ça retourne… Et moi qui n’ai jamais réussi à revenir des îles, ça me tourmente de vivre tout ça… Ca remet en question toute une vie. Ce n’est pas nouveau et ce n’est sûrement pas une " passade ". Non… les îles et moi vivront toujours un amour trop fort. Donc douloureux. Donc fait de moments d’extase, de jouissance et de bonheur intégral… et de grands passages à vides d’être trop loin. D’être séparés...
Je vais retourner dans mon immense piscine, la plus grande de la terre… ça ira mieux en revenant. Comme l’amour je vous dis.

vendredi, 9 février 2007

Après la pluie...

Le temps n’est pas toujours au beau fixe par ici… Je sors de trois jours de déluge ! Trois jours de mousson avec des sauts d’eau qui tombent du ciel. Un peu glauque… la pluie, même sous les tropiques c’est rarement drôle. Une grosse dépression qui a mis un peu de temps à s’évacuer.
Inversement j’aime aussi cette ambiance de mousson avec les rues qui s’emplissent d’eau, les caniveaux qui débordent, me réfugier sous un abris et faire la causette avec tous les autres rescapés de la pluie qui trouvent là un abri de fortune.
On papotte… pour le coup uniquement de la pluie ! Pas du beau temps… ça change des conversations de bistrot !


Alors pendant ces trois jours j’en ai profité pour faire mes cartes postales, pour faire les magasins et acheter quelques petits cadeaux. Incroyable comme je suis inspirée ici pour ramener des choses. Puis j’ai dormi… des heures et des heures en journée… Je n’avais jusqu’à présent pas pris le temps de me reposer. Puis j’ai lu… mais au bout d’un paragraphe je tombais dans les bras de Morphée (qu’il a très doux par ailleurs !) pour quelques heures.
Et aujourd’hui le beau temps est revenu. L’eau du lagon a gardé une teinte un peu marron de toute l’eau qui a dégouliné depuis trois jours des montagnes…. Puis vers midi la visibilité semblait un peu plus claire… alors j’ai pris l’annexe et je suis allée plonger avec un copain sur la barrière de corail. Nous avons jeté l’ancre pour essayer de débusquer quelques bestioles. C’est un coin à requins… L’eau était encore bien trouble malheureusement et à midi pile les poissons font comme les humains (enfin sauf ceux qui ont choisi cette heure pour aller nager)… ils mangent ! Peu de choses observées… si ce n’est au retour un immense " champ " d’anémones de mer. Des sortes de gros champignons roses accrochés aux coraux avec des tentacules jaunes qui bougent dans tous les sens. Et au milieu des tentacules. .. qu’est ce que l’on trouve ? Oui ! Vous avez bien suivi le film : des Nemos ! A vrai dire ils sont malheureusement quasi impossibles à prendre en photos. Mais que le spectacle est joli, encore plus fantastique quand on se retrouve dans un si vaste terrain de corail envahi par les anémones et tous ces milliers de poissons clown juvénile qui se frottent le dos aux tentacules.
Voilà bien le genre de terrain de jeu où je peux rester 30 minutes à nager de caillou en caillou. Demain j’essaye d’y retourner, l’eau devrait être limpide cette fois ci !


Je rencontre de jour en jour de plus en plus de monde. Des gens qui correspondent tant à la vie que je veux créer d’ici quelques années. Difficile de se retrouver confrontée à cette évidence. Ma place est ici… et à la fois ma vie n’est pas là. Depuis combien d’années est ce que je vis dans ce dilemme impossible à résoudre. Pas impossible d’ailleurs. Plutôt incapable. Je retrouve dans certains amis que je rencontre ici l’incarnation même du type " homme de ma vie ". Pas plus tard qu’il y a une heure… Mais, mais… si cela était aussi simple…
Ah tiens… demain faut que je vous parle des savates !

mardi, 6 février 2007

Une vision du paradis... en tout cas tel que je le conçois !

Les journées passent à une allure incroyable. Plus de 10 jours que je suis là…. Les jours de février disparaissent tellement vite. Déjà le 7 ?!!
Je passe mes journées entières dans l’eau… à patauger avec les poissons, à nager avec les raies, à photographier les requins, à débusquer les anémones de mer.
Dimanche, j’ai vécu une des journées que je placerai dans le top 3 des plus belles journées de ma vie. (je réfléchis d’ailleurs pour trouver les deux autres qui compléteraient le podium !). Tour de Moorea avec un copain de Guadeloupe. Moorea est la plus proche des îles en face de Papeete. C’est la vue directe que j’ai depuis le bateau. Un cœur à trois lobes, avec de hauts reliefs, vestiges de l’ancien volcan qui a formé l’île.


Nous avons fait le tour avec son bateau à moteur (une sorte de saintoise, mais version polynésienne), entrecoupé de " plouf " dans l’eau au milieu de l’eau translucide et des patates de corail. Le masque, les palmes, un grand plongeon depuis l’arrière du bateau et c’est le bonheur intégral. Les fonds changent un peu. Moins de beaux coraux que dans le lagon où je " vis " mais une eau beaucoup plus transparente (oui oui c’est possible !) remplie de milliers de poissons. Des clowns (vous savez les " Nemos ", j’en connais un que ça va faire hurler :p ), des anges qui sont en fait des chevaliers… mais que j’aime appeler comme ça pour leur nageoire dorsale qui rappelle une grande aile, des bleus, des verts, des roses, des violets, des panachés de toutes ces couleurs….


Et puis, summum des plongées, une heure au milieu de dizaines de raies et de requins dans 1,5 mètre d’eau entre Moorea et un motu (un îlet). J’appréhendais un peu ce moment de me retrouver en pleine haut avec autant de requins… finalement c’était vraiment vraiment fantastique : de les courser, de nager en parallèle d’eux. Il s’agissait là de requins à pointes noires, donc d’assez petites tailles (un peu plus d’un mètre je pense). Je vous passe le passage avec des dizaines de dauphins sur un spot de surf… Pour se remettre de toutes ces plongées nous nous sommes fait un restau sur un motu idyllique. Des petites tables parsemées sous d’immenses filao (des arbres à " feuilles-fil ") sur un petit îlet désert… j’ai choisi un steak de thon sauce vanille. Un vrai régal ! Evidemment conclu par un fondant au chocolat, et commencé j’avais oublié par l’apéro avec un planteur au Père Labat (rhum de Guadeloupe), des toast au foie gras que j’avais ramené de France et un guacamole avec de VRAIS avocats (versus les mauvais avocats d’Israël que l’on peut manger en France). Le tout dégusté dans 1 mètre d’eau sur une table flottante assis dans le sable de l’eau jusqu’au cou… Sincèrement, il est difficile de trouver plus paradisiaque et parfait !


J’ai été éblouie par les grandes baies formées au pied des immenses pics de montagne, recouverts d’un vert quasi-fluo grâce aux palmiers, cocotiers et champs d’ananas. Je m’étais assise sur le pont avant et j’en avais les larmes aux yeux de tant de splendeur. Je me suis crue dans un tableau de Gauguin. Il me tarde d’ailleurs de regarder sa peinture pour appréhender encore mieux son œuvre maintenant que j’ai goûté un peu à sa principale source d’inspiration !
Voilà, un aperçu de pourquoi je n’écris pas trop par ici ! Pour faire mes billets, je m’assois généralement sur le pont du bateau au soleil couchant, l’ordinateur sur les genoux, face à Moorea pour trouver l’inspiration… Et je vois une raie qui passe sous mes pieds, alors je retourne à l’eau…


samedi, 3 février 2007

Mimétisme

Premier post avec des photos de sous l’eau.
Je vous laisse trouver les bestioles cachées !
Passant en moyenne 8 heures sous l’eau par jour, je vous promets de très nombreuses photos de poissons… Des scorpions, des anges, des anémones. Des rouges, des bleus, des verts, des jaunes… A venir bientôt !



mardi, 30 janvier 2007

Fin du voyage vers Tahiti…

Me voilà donc sur le sol américain. Il fait jour dehors. Je zieutte le parking. Il y a des palmiers. Il fait relativement doux. La nuit est tombante. Mon avion n’est que dans une dizaine d’heures… Et si je prenais le taxi pour aller faire un saut en centre ville ? Je me tâte longtemps… entre découvrir en quelques heures une ville et rester sur un banc dans un terminal d’aéroport international, la tentation est forte.
Je me ravise finalement et file bien sagement dans le hall d’embarquement. Il faut que j’achète une carte pour mon petit numérique, je me suis rendue compte que dans la précipitation j’ai totalement oublié d’en prendre une ! Comment vais-je faire pour les photos sous-marines ?!
Je repasse la douane… encore et encore, ça devient une vieille habitude maintenant. J’enlève mes chaussures, mon manteau, mes tickets de métro (attention, arme de destruction massive). L’agent m’accueille avec un immense sourire. Je bip-bip en passant le portique… il me regarde gentiment en me disant " What about your belt ? ". Ah yes, ma belt ! Totalement zappée la ceinture. J’en profite pour enlever également mon bracelet en or. On ne sait jamais. Je repasse, " congratulations, and enjoy your flight ! ". Wawouu… C’est tout ?? Même pas de fouille de mon sac ? Ils sont hyper cool de ce côté de l’atlantique les douaniers ! Finalement c’est bel et bien à Paris que les consignes sont ultra-hyper fliquées… ou bien que mon grand sourire a eu effet sur le douanier. Qui sait ?!
Direction les boutiques de l’aéroport de L.A. Je déchante bien vite. Elles sont au nombre de 4 dans cette partie du terminal. Des fringues aux couleurs de " I love LA ", du parfum made in France évidemment, et des lunettes…. Hmmm… Et ma carte d’appareil ?!! Il y a bien un Burger King… mais je doute qu’ils vendent ça.


Je regarde ma montre que j’ai laissée en heure de France. Il est 3h et quelques… mais je suis bien incapable de dire si c’est du matin ou du soir ! Est-ce que je dois dormir sur mon siège ou aller me faire un bon gueuleton de hamburgers made in USA. Quitte à être là… autant en profiter. Mais je n’ai pas un dollar sur moi. Est-ce qu’ils vont prendre ma carte pour un sandwich seulement ? Je reste finalement assise sur un siège. Mon vol est dans 6h. Supêêêêêr. Je fais des allers retours dans le terminal histoire de me dégourdir les jambes. Je vois des hordes de passagers qui décollent : vers le Canada, vers la Nouvelle Zélande, vers l’Australie. Je m’amuse à observer l’ensemble des " femmes " toutes habillées en jogging, basket. C’est ma fois sûrement très confortable pour de si longs vols… mais j’ai l’impression quand même de me retrouver dans une immense salle de sport !
Au bout de plusieurs heures à comater sur mon siège et à prendre ma jambe en photo dans tous les sens pour tester mon réflex, le vol est enfin annoncé. Plus que 12h de vol et je serai à destination. Je m’endors tout juste assise à mon siège. Je ne verrai ni le décollage, ni les consignes de sécurité… tout juste le repas… Je décide de terminer un des films que j’avais commencé sur la portion Paris / Los Angeles. Le petit dej est servi. La descente commence. Il fait nuit noir. Le pilote annonce le survol de Rangiroa. Je pense si fort à une copine pour qui cette île est si chère… et qui porte d’ailleurs ce pseudo !
A moins de 5 minutes de l’atterrissage j’aperçois enfin quelques lumières au loin ! On se pose. Il fait nuit noir, il est 4h50 du matin. Nous sommes pile poil à l’heure. Il pleut des cordes dehors. Ca fait trois semaines que ça dure paraît il… et que j’ai échappé à quelques heures à un cyclone. On traverse le tarmac en courant avec nos manteaux tellement c’est un déluge. Je n’avais jamais vu pluie tropicale aussi intense. En 50 mètres mon jean est détrempé, mon manteau à tordre !


L’accueil se fait avec d’immenses colliers de fleurs de tiaré. C’est à la fois tellement typique et tellement kitsch ! Ca embaume dans tout l’aéroport ! J’ai droit au mien en retrouvant ma mère. En 15 minutes, je suis dans l’eau à nager au milieu des têtes de corail et des poissons de toutes les couleurs. Je me nettoie et me dégourdie des 36 heures de voyage. J’ai retrouvé mes palmes, mon masque et mon tuba de Guadeloupe… un an que je ne les avais pas utilisés ! Rarement ils étaient restés aussi longtemps sans goûter l’eau de mer. J’ai faim… il a beau être 8h du matin, je mange une assiette de thon cru avec du citron vert, je sors quand même le pot de sauce chien de Guadeloupe… faut pas déconner, la sauce soja c’est sympa, mais ça vaut pas une bonne sauce chien ! Je bois des bons jus frais de papayes, maracujas et goyaves. Je termine
A moi les bonnes vitamines qui font tellement défaut en hiver en France.
Je m’effondre au retour d’une deuxième plongée autour du bateau…. Une petite demi-heure de sieste pour remettre les cadrans à l’heure.