Retour Accueil

jeudi, 6 octobre 2011

Les beaux jours

Vous commencez à me connaître... alors vous ne vous étonnerez pas de savoir ô combien je revis avec ce sursaut tardif de l'été. Ces chaleurs incroyables qui ont tant manqué en juillet et août et qui sont enfin arrivées. Et ce soleil. Et ce ciel bleu. Et cette chaleur. Ah que je revis.

Et autant dire que j'en ai profité ces derniers temps.

Il y a eu ce moment tout particulier... sur l'eau, jusqu'au bout de la nuit, jusqu'au petit matin presque. Qui réconcilie et réconforte. Qui redonne surtout l'envie de continuer. Qui a permis de dire et d'échanger. Qui a fait verser quelques larmes forcémment. Et surtout d'évacuer les dernières semaines si difficiles. Nous retrouver pour nous confier et construire un peu plus encore cette histoire si particulière. Si forte.

Il y a eu cette journée dans l'eau. A me baigner jusqu'à ce que le soleil touche l'eau. A barboter comme un poisson, à nager, à ramer, à jouer comme une gamine. A faire de grandes rondes tourbillonnantes dans l'eau si douce de la mer montante réchauffée par le sable brûlant de la journée. Être la toute dernière de la plage à sortir de l'eau dans la lumière si belle du soleil couchant. Et juste après la magie d'un ti'punch dans le sable, ce repas au-dessus du ressac langoureux des vagues à regarder les derniers rayons de soleil en se disant que même si ça devait être la dernière journée de grande chaleur de l'année, on n'aurait pas pu en profiter plus que ce jour-là.

Il y a eu cette journée où rien ne devait se passer comme prévu, mais qui finalement fut aussi magique que perturbante. Aussi peu conventionnelle qu'importante. Les sentiments ballotés entre l'agacement suprême et la perfection de l'instant. Entre l'envie d'ouvrir grand ma gueule ou plutôt de mettre des œillères. Parce qu'à quoi bon ? Et finalement prendre la décision de décider justement. De mettre un terme à la mascarade et aux jeux invisibles.

Enfin, il y a eu cette journée qui définitivement réconcilie avec tous les doutes des dernières semaines. Dans un endroit hors du temps. Un moment unique avec des gens uniques. Le paradis comme décor. L'adrénaline comme meilleur ami. Ma drogue, à en faire des overdoses. La course contre la montre pour qu'à l'instant T les planètes s'alignent. Pour qu'au coup de sifflet, comme la meilleure des horloges suisses, comme une mécanique parfaitement huilée qu'un seul grain de sable pourrait anéantir, la perfection agisse. La grâce. Ce sentiment d'accomplissement couronné par 45 minutes assise dans le sable, pieds nus, sous le soleil à se demander si l'on est entrain de regarder un film ou si l'on est vraiment dans la vraie vie à papoter autour de quelques coupes de champagne. Comme ça, tout naturellement.

Ma drogue si douce, si dure, si intense.

Ah et puis... mais ça n'a presque rien à voir avec tout le reste (quoique) il y a eu aussi ce croquant au chocolat au cœur coulant de framboise... tout simplement orgasmique. Pas d'autre mot. Juste orgasmique. Et ça. Je vous jure... wawou... le Chef qui m'a apporté mon dessert à ma table, je l'aurais épousé sur le champs ! (et maintenant j'en suis sûre c'est bien le chocolat qui réussira à me faire fondre... eheheh)

Une belle semaine moi je vous dis.

octobre2011_076.JPGoctobre2011_058-1.JPGoctobre2011_086-1.JPG

mardi, 5 juillet 2011

Just the perfect day...

Trois jours de grosse tempête tropicale... des trombes d'eau si belles, si soudaines. Comme une immense douche toutes vannes ouvertes. Et des rafales de vent à décorner tous les bèf pitchés* du morne. Parce que oui, ici la pluie est belle. Parce qu’elle vient et part aussi vite qu’elle n’arrive… et qu’entre deux averses, avec un peu d’observation, on peut voir des plantes pousser à l’œil nu… (enfin… à vrai dire là au bout de trois jours j’ai commencé à râler fort fort. Certes).

Alors... quand il y a eu une petite accalmie, je me suis offert MA plage. Pas Saint-Félix, ça c'est MA plage aussi, mais de tous les jours, après le travail, entre midi et deux, pour se "rincer" une heure quand il fait chaud, pour nager, ou pour barboter, pour faire des pâtés de sable ou de longues siestes sous les catalpas, pour voir les pélicans majestueux plonger à pic…

Non MA plage c'est celle de Port Louis... après le cimetière, après la mangrove, au bout du bout du chemin. La plupart du temps déserte. Où l'eau est encore plus turquoise qu'ailleurs, les poissons encore plus colorés, le sable encore plus doux... Celle qui me retourne le coeur quand j'y pose les pieds. Une sensation de plénitude, de bonheur absolu, de joie immense. Sensations indescriptibles de bien-être. Un truc vraiment profond, vraiment bizarre. Celle où j’ai les plus beaux souvenirs de journées en famille… mais aussi de souvenirs en amoureux, la plage entière just for the two of us… 


port_louis.jpg
Cette journée-là n’a pas dérogé à la règle du bonheur parfait… ou pas si loin. Parce que sur la route aller… sans le vouloir, sans le prévoir, mais comme guidée par mes pas, je me suis retrouvée devant ma tout première maison en Guadeloupe d’il y a plus de 20 ans (je ferai un billet spécial là-dessus), et que vous n’imaginez peut être pas, mais cela représente tellement tellement pour moi. Parce que l’on a préféré la route des Grands Fonds à sillonner les mornes au milieu de la végétation luxuriante plutôt que la grande route. Parce que contre toute attente il y a eu un soleil au zénith pendant qu’au loin la Basse-Terre se noyait sous des litres d’eau. Parce que l’eau était si chaude, si transparente, si belle. Parce que le midi j’ai mangé une des ces fricassés de lambis avec riz pois rouge / racines, aïe bon dié… parce que le sorbet corossol du dessert, manman ! Parce que je me suis laissée aller à plusieurs ti’punch miel puis sirop de surelle (je ne conduisais pas je précise). Parce qu’après ça… alors que je flottais déjà dans une douce ivresse,  je suis restée plus de 3 heures à barboter dans les 80 cm d’eau en bonne compagnie (ahmmm)… Parce qu’en quittant la plage, j’ai compris que je venais d’être demandée en tant que marraine de mes deux petits bouts que je devais vite aller récupérer à la crèche. Et puis, parce que sur la route du retour j’ai fini de libérer mes derniers petits démons…

Et... comme par hasard en ce lieu. Rien n’est anodin. Non rien. 

port_louis2.jpg

(Vous comprenez que je sois incapable d'aller à la plage l'été en France...quand on a la chance de profiter de plages désertes aussi belles...)

* Bèf pitchés = les boeufs attachés

mercredi, 29 juin 2011

Du bleu du bleu !

Houp là ! Pas très assidue pour le coup depuis 2/3 jours. Mission failed :) 

juin2011_018-1.JPG

Mais la vie de vacances suit son cours tout tranquillement. Entre plage et plage pour ce qui est de la détente. Et entre bricolage, bricolage pour le reste de la journée. Un siège auto enfant bloqué débloqué; Un tiroir de commode cassé réparé. Un meuble qui ne tenait plus droit remonté. Deux lampes qui ne fonctionnaient plus qui éclairent comme au premier jour après avoir refait les branchements des interrupteurs. Un "brise-vue" en cours de posage dans le jardin le long du grillage. Un ordinateur qui zoomait dézoomait en permanence réparé. Un évier bouché débouché. Des tringles et des rideaux posés un peu partout aux fenêtres...

juin2011_036.JPG

Autant dire que je ne chôme pas quand je ne suis pas dans l'eau.

Une onde tropicale stagne depuis deux jours au-dessus de nos têtes... emmenant beaucoup de pluie et de gris et une mer quelque peu agitée comme on peut voir sur les deux dernières photos. Alors pour conjurer le sort, j'ai décidé que ce billet prendrait des teintes de bleu turquoise bien plus communes à ici !

juin2011_037.JPG

Les deux dernières sont offertes à Claramar qui reconnaîtrait ou pas la plage... mais qui comprendra le clin d'oeil :)

lundi, 27 juin 2011

Les yeux dans l'eau, son rêve était...

Retour d’une longue journée plage… peu ensoleillée mais ô combien agréable : rencontres sympathiques, jeux dans les vagues, bonnes grillades, blablatage avec des gens que l'on aimerait voir devenir des amis tant le courant passe à la première minute... Mais je dois me faire à l'idée que malgré tout ce qu'est ma vie, tous mes désirs, elle n'est pas ici justement ou plus ou pas encore à nouveau. Et pourtant tout hurle tellement en moi contre cette réalité. Tout le temps.

juin2011_035.JPG
En fin de journée en prenant quelques clichés pour alimenter ces pages je réalise que sur cette plage, il y a quelques années, j'avais vécu une si belle journée, de si beaux moments. J'ai les larmes aux yeux qui montent en souvenir de cette époque. L'une des plus belles photos de moi a été prise sur ce sable, celui-là même que je suis entrain de photographier. Mais la jeune fille tellement insouciante, tellement souriante, tellement amoureuse (tellement bien gaulée) n'est plus sur ce sable ou ailleurs. Elle a pris 10 ans et surtout l'histoire n'a pas donné raison à ce qu'elle voyait à cette époque en regardant le sable. Elle est quelqu'un d'autre et finalement c'est peut être très bien comme ça aussi.

C'est peut être ce qui m'attache tant à la Guadeloupe. Car c'est ici que sont les seuls lieux où j'ai des souvenirs tout au long de chaque dizaine de ma vie.

juin2011_039.JPG

Sur le trajet retour le ciel s'embrasse en quelques secondes. Un peu comme si les flammes des champs de cannes en feu (c'est le début de la récolte en ce moment) montaient jusqu'au ciel ! On s'arrête à une petite dame des sorbets coco. Rien n'est aussi bon après une journée de baignade. On chante Kassav' dans la voiture en mettant le son bien fort.

Pas d’eau en arrivant à la maison... la coupure dure depuis 11h le matin, bien pratique quand on revient complétement salé et que l’on rêve de se décrasser ! C'est aussi ça les charmes d'ici (hier c'était l'électricité une partie de la nuit). Un filet d'eau revient en fin de soirée juste au moment où j'allais me mettre en maillot dans le jardin sous un gros grain pour me rincer.

juin2011_098.JPG



mardi, 15 juin 2010

an bo d'lan mè


Mini carte postale histoire de vous envoyer quand même un peu de chaleur et de soleil !! Il parait qu'il vous en manque sacrément, lecteurs de France. Quelle bonne raison de plus d'avoir fuit sous les tropiques !!

Programme intégral de vraies vacances. Baignades à n'en plus finir. Plage, plage, plage, plage, plage. Pêche aux oursins aussi, l'une de mes plus grandes activités sous l'eau... étant incapable de juste barboter... J'ai besoin d'aller sonder les fonds histoire de remonter quelques beaux spécimen (huhuhu).

Il fait toujours aussi chaud et désormais très beau après une première semaine un peu mitigée de gros grains plusieurs fois par jour. Ma cure de vitamines continue. Maracudja à chaque repas, mangues et bananes aussi. Sans parler des fruits à pain, tomates, bananes plantains, giraumon et j'en passe. Ah si... je ne passe pas sur la fricassée de lambis d'hier midi dans un petit restau sur ma plage favorite et fêtiche (St Félix évidemment). En parlant de ça... j'ai pris hier mon premier cours de conduite !! Oui oui oui !! A Saint-Félix ! C'était trop beau pour être vrai d'avoir commencé la conduite ici-même, à cet endroit que j'affectionne tant et qui représente tellement dans ma vie ! Il paraît que j'ai été une super bonne élève, réussissant à démarrer, passer une vitesse et accélérer sans caler. Le tout sur un chemin tout cabossé.

Bon... je crois avoir pondu là le billet le plus inintéressant depuis bien longtemps... mais tous ces moments magiques, je n'ai pas les mots et l'envie de les raconter comme souvent quand je viens ici. Juste de les vivre à fond et plus encore !

mardi, 13 février 2007

La vie en bleu…



Difficile de raconter par écrit les moments de bonheur intenses que je vis ici. Les sensations sont tellement décuplés que je suis incapable de poser sur le papier par des mots des sentiments si forts.
Les lagons turquoises et translucides sont totalement inracontables… en tout cas je ne trouve pas les mots. Je m’emplis d’images exceptionnelles et tellement paradisiaques… Je suis rentrée hier soir de 4 jours dans les Tuamotus à Rangiroa, à 1h d’avion de Papeete. J’ai eu moins le coup de foudre que Moorea et ses hauts sommets… mais qu’elle bonheur de se retrouver dans une carte postale… dans le plus beau des magazines photos…
En fait c’est un peu cela. C’était TROP paradisiaque, trop parfait, trop idyllique ! Je pense que c’est le genre d’endroit à mûrir… les sentiments sont trop exacerbés pour réaliser la réalité des instants que l’on est entrain de vivre.
Quand on se retrouve face à la perfection on reste un peu bouche bée… C’est peut être ça qui m’empêche de raconter mon séjour là bas. Quelques photos ne peuvent même pas rendre compte de la beauté du lieu. Ce sera forcément moins bien, moins joli, moins intense, moins bleu… Ca vous donnera évidemment un aperçu et je ferai bientôt un album des plus belles vues d’ici…


Il me reste des milliers d’îles à découvrir… toutes aussi belles et intenses les unes que les autres, j’en suis sûre en tout cas.
En partant c’était l’image que je me faisais de la Polynésie. Et c’est ce qui me retenait d’être enthousiaste à l’idée de ce voyage. L’idée que j’avais de la Polynésie c’était celle du " TROP ". Trop tout. Trop loin, trop beau, trop intense, trop magnifique, trop grand, trop parfait, trop inaccessible…
Il faudrait du temps, du retrait, de la patience… Oh la… quelle vague à l’âme est entrain de me prendre ? C’est peut être ce que j’essayais d’exprimer en préambule. Vivre des moments aussi intenses ça chamboule… ça retourne… Et moi qui n’ai jamais réussi à revenir des îles, ça me tourmente de vivre tout ça… Ca remet en question toute une vie. Ce n’est pas nouveau et ce n’est sûrement pas une " passade ". Non… les îles et moi vivront toujours un amour trop fort. Donc douloureux. Donc fait de moments d’extase, de jouissance et de bonheur intégral… et de grands passages à vides d’être trop loin. D’être séparés...
Je vais retourner dans mon immense piscine, la plus grande de la terre… ça ira mieux en revenant. Comme l’amour je vous dis.

mardi, 6 mai 2003

[Tout nouveau, tout beau]

Ah ! La journée commence bien ... j'ai du réinstaller TOUT mon ordi au bureau, mais ça a du bon ! Maintenant j'ai une machine toute neuve, toute puissante :) cool !
Il fait de plus en plus beau dehors, grand ciel bleu et chaud qui donne vraiment envie d'aller m'allonger dans mon jardin et de lire un bon bouquin au soleil en écoutant la mer.

vendredi, 18 avril 2003

N° 25

Pourquoi avoir toujours autant de travail la veille des vacances ??!! Je n'arrête pas depuis le début de la semaine. Dur, dur de rester scotchée à l'ordi alors qu'il fait un temps fabuleux dehors ! j'ai bien bronzé dans le jardin, mais quand même ... je serais mieux à passer mon après midi à la plage plutôt que devant mon écran ... ce post sera donc encore plus court que les jours précédents !!

lundi, 14 avril 2003

N° 22

Quel bonheur de longer la mer en vélo pour aller travailler ! Ce matin, marée montante, mer plate, ciel brumeux ... quelques enfants courrant avec leur grand-père et leur chien... Je pars l'esprit léger pour affronter la journée de travail :)