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mercredi, 14 septembre 2011

Dans ce café

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J'étais dans ce café après deux jours de bonheur pur... au vrai sens du terme. De ces moments si précieux qu'on les vit à fond mais aussi, avec dans un tout petit coin de la tête, l'envie de les faire durer encore et encore parce qu'on sait qu'ils sont trop rares.

J'étais dans ce café et je rêvais d'avoir un petit magnétophone avec moi pour capter chaque bruit de tasse, chaque petite cuillère cliquetant, le brouhaha général, les pas sur les pavés, les serveurs s'invectivant...

J'étais dans ce café et je me félicitais d'y être. D'être là. Une victoire sur moi, sur nous.

J'étais dans ce café et j'aimais chaque détail du décor. J'aimais cette carafe désuète que j'aurais voulu voler. J'aimais l'argenterie des théières. J'aimais le vaste choix de parfums de thé. J'aimais le sol. J'aimais le plafond. J'aimais l'odeur.

J'étais dans ce café et j'ai saisi au vol quelques détails avec mon petit appareil photo pour graver un peu plus encore ce moment. En déchargeant la carte j'ai trouvé une photo de moi me servant du thé.

J'étais dans ce café... et j'étais heureuse. Légère. Bien. Tout simplement bien.


lundi, 12 septembre 2011

Repas de famille

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L'oncle, la tante, le cousin, la cousine, le frère, la sœur, le beau-frère, la cousine, et moi.

Ce qui est rassurant c'est de voir qu'on a tous la même heure (en plus d'être sur le même fuseau horaire... ce qui est du genre pas fréquent du tout dans cette famille...).

A noter que deux i-Phone n'ont pas voulu poser pour la photo de circonstance.

:)

jeudi, 25 août 2011

L'adolescent, ses moeurs, ses envies, son mode de vie...

> L'adolescent ne voit rien mais demande beaucoup.

Un jour, excédée de répondre dix fois par jour à des questions aux réponses tellement évidentes, j'ai craqué. Pendant le repas, à la question : "il est où le fromage râpé ?", j'ai lancé telle une boutade "dans la salle de bain !!!!!". Et que ne vois-je pas ? L'ado descendre l'escalier pour aller à la salle de bain ! Là, incrédule, j'ai capitulé, baissé les bras et décidé qu'il fallait me rendre à l'évidence : l'ado a une partie de cerveau atrophiée dès qu'il s'agit de trouver quelque chose dans n'importe quel périmètre.

> L'adolescent est ingrat.

Un soir, alors que je venais de préparer un grand plat de hachis parmentier maison (nous étions 10 à table ce soir là), avec viande maison, amoureusement cuisinée, mijotée... des pommes de terre du jardin et tout et tout. Je demande à l'un des ados de servir tout le monde (c'est l'avantage d'en avoir plein à table... on peut déléguer ce genre de tâche). Ce qu'il fait volontiers, car l'ado est serviable, les miens en tout cas... Mais quand je tends mon assiette, dernière que j'étais à être servie, celui-ci me répond "il n'y en a plus, on t'avait oubliée". Ingrat je vous le dis, mais par contre reconnaissant de mes bons petits plats...

> L'adolescent dors peu la nuit, mais beaucoup le jour.

Pas un soir en trois semaines la bande ne s'est couchée avant 4h, 5h, 6h, 8h du matin. Il faut dire, pour le coup, que je n'avais volontairement donné aucune consigne là-dessus. Estimant que l'été est aussi fait pour ça, pour faire la fête jusqu'au bout de la nuit, pour profiter. Que le lieu s'y prête, que je ne suis pas leur mère et que j'ai fait bien pire à leur âge...et puis... qu'il faut bien que je tienne ma réputation "d'adulte la plus cool qu'ils aient jamais vu" (une des phrases les plus gentilles jamais entendue depuis un paquet d'années). Ainsi, à l'heure du petit dej, l'ado commence sa nuit. L'ado croise les premiers habitants du village qui se lèvent vers 8h du matin en leur disant "bonne nuit". Cette liberté totale que je leur ai laissée était aussi là pour me réserver une demi journée seule, pour prendre mon ptit dej au soleil sans bruit, pour bricoler, pour voir les copines, pour glandouiller, pour faire à manger, étendre une machine, en lancer une deuxième, en plier une troisième, débarrasser le lave vaisselle, faire les courses... 

> L'adolescent est serviable mais quand ça lui chante.

Un jour de grosse chaleur... obligation de ravitaillement puisque l'on était une quinzaine à la maison. Je "descends" à la ville distante d'une 20aine de km pour remplir 2 chariots complets... A mon retour, j'ose demander de l'aide pour remonter 5 bouteilles de boissons alors que je viens de me taper de porter 4 sacs de courses de 15kg (ou pas loin) dans la grande montée jusqu'à la maison. Réponse désinvolte et à foutre des baffes "Oui mais là j'ai chaud tu comprends !". Ben non, justement je ne comprends pas ! "Parce que peut être que moi je n'ai pas chaud ? Pacre que peut être les 5 litres de coca et de iced-tea ils sont pour moi ? Parce que je n'ai pas bousillé une après midi de mon temps de vacances pour faire des courses, ce que je hais le plus au monde ?!" Des baffes oui.

> L'adolescent sait demander gentiment les choses et se justifier avant même la réponse.

Micro instant de panique le jour où j'ai vu débouler en plein après midi la bande au presque complet (soit bien une dizaine de gamins ce jour-là), chose qui n'arrive normalement qu'aux heures des repas. Puisque l'ado  disparait à peine le dessert englouti pour ne ré-apparaître que lorsque son ventre crie famine. "Dis dis dis dis !! On peut te demander quelque chose ?". Hmmm... qu'est ce qu'il peut bien y avoir de grave... "Dis, dis dis. Est ce que T. peut rester une semaine de plus ? Mais je t'assure hein, on t'aidera pour les lessives, pour la nourriture, pour les courses, pour débarrasser, pour le ménage, pour faire les courses, pour ranger la maison, pour faire des gâteaux, pour laver la salle de bain, pour ne plus laisser de bordel partout... Tout est arrangé avec ses parents, ils sont d'accord... enfin on leur a laissé un message mais c'est sûr ils vont être d'accord. Dis, dis, dis, tu dis oui ?"

> L'adolescent n'accepte pas qu'on le voit encore comme un enfant.

Quand j'ai osé demandé la veille du départ d'un train à 8h du matin (cf au-dessus pour ce qui est du rythme de vie de l'ado et de son incapacité donc à se lever à l'heure où il s'est couché pendant 3 semaines), de faire sa valise AVANT de partir faire la fête toute la nuit, le ton est monté. J'ai tenu bon "tu rassembles TOUT maintenant et pas demain matin quand tu vas rentrer d'une nuit de fête". Dans un long sanglot mêlé de colère j'ai entendu "Oui mais avec toi c'est toujours pareil tu me vois encore comme une enfant alors que maintenant je suis une adulte, oui une adulte !!!". C'est en retrouvant 2 pantalons, un chargeur de portable, une paire de chaussures et un bouquin que j'ai pu apporter du crédit à ma demande plus que légitime... et faire un gros câlin en disant que ça m'arrangeait bien oui de la voir encore comme une enfant pour ne pas avoir l'impression d'être l'adulte chiante qui crie (alors que je suis moi-même infouttue de faire mes valises plus de 3h avant un grand départ).

> L'adolescent sème.

Mon dernier jour de vacances quand il a fallu rassembler les affaires et fermer la maison, une semaine après le départ de tout le monde... j'aurai pu ouvrir un magasin. J'ai retrouvé : 3 pulls, 6 chaussettes orphelines même pas à l'un de "nous", un duvet, une lampe frontale, une dizaine de couverts (sûrement échangés lors de nuits en montagne), des assiettes pas à moi, un sac, un maillot de bain, une brosse à cheveux, des brosses à dents, un bouquin et j'en passe. J'imagine combien d'objets ont donc été retrouvés dans le village au sein des autres maisons... Et je ne parle pas évidemment des dizaines de fois par jour où j'ai eu droit à "elles sont où mes tongs ?", "ils sont où les duvets ?", "j'ai perdu mes chaussures", "t'aurais pas vu mon déo ?"...

> L'adolescent a des émotions et des sentiments exacerbés.

Le jour où le premier ado a du partir... au bout de deux semaines tous ensemble, les larmes ont coulé la veille, le soir, la nuit, le matin en montant dans la voiture, les 30 minutes de trajet jusqu'à la gare. Parce que l'ado s'attache à ses copains et à ses amourettes. Mais comme l'ado en question s'était trompé de jour pour son départ, chose dont je ne me suis rendue compte qu'au moment de le coller dans le train, quand je lui ai dit qu'il ne partait finalement que le lendemain, j'ai eu droit à un "non mais c'est pas drôle de me faire une blague pareille, c'est déjà tellement dur de quitter tout le monde, tu te rends pas compte". De retour au village j'ai eu droit à des danses de Saint Guy pendant 45 minutes que "c'était trop super méga cool génial qu'il soit revenu". Les pleurs ont recommencé dès le soir "non tu peux pas partir c'est trop triste, reste, c'est inhumain que tu partes, même la guerre de 14-18 c'était moins triste...". Finalement il est resté 10 jours de plus (cf le point plus haut). Et le jour J du vrai-faux 4ème départ, la bombe atomique et les famines en Afrique étaient bien en deçà du drame vécu par toute la bande...

Demain la suite de la fiche signalétique... Et en attendant, une petite "piscine" dans le torrent, parfaite pour un bon massage et un bain raffermissant ;)

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dimanche, 6 mars 2011

Ma vie à l'envers

Il fallait que je change d’air et que je m’éloigne un petit peu de cette ambiance survoltée de travail, de fêtes et d’excès en tout genre… Parce que les dernières semaines ne ressemblent à rien de bien sérieux, si ce n’est à du bonheur absolu en perfusion plus de 20h par jour. A profiter plus que de raison de la folie de l’endroit où je vis en ce moment et des gens qui m'entourent. Mes heures de sommeil par semaine se comptent sur les doigts des deux mains. Pas beaucoup plus.

Au milieu de ce tumulte absolu le mois de mars a pointé son nez, signe de notre dernier mois complet ici… dans ce pays que j’aime, dans cette ville qui me correspond tant. Bientôt la fin de cette vie débridée, loin de chez nous, dans des conditions rêvées. Bientôt se quitter. Coup de déprime général...

Alors sur un coup de tête, j’ai prévenu tout le monde que je m’absentais trois jours et que mon assistant devait prendre le relais. Fuir pour oublier la fuite. Il y a peut être mieux, mais c’est ce dont j’avais besoin. En quelques heures j’avais rallié ma montagne et ses hauts sommets. Mon refuge. Mon lieu de retraite quelles que soient les circonstances. La solitude absolue comme remède imparable au blues mêlé à un besoin impérieux de faire le point sur ces dernières semaines. Car je sais que je suis entrain de me brûler les ailes. Et même si seule la souffrance sortira de tout cela, j’ai besoin de le vivre pleinement et avec passion.

brouette.jpgLe silence et l’isolement pour faire le point et me remettre un peu les idées dans le bon sens. Le village sous la neige. La Leeloolène sauvage qui reprend le dessus. La maison fermée depuis l’été. La clé toujours bien cachée pour pouvoir arriver nuit et jour dans notre refuge. J’ai passé une longue heure assise sur la fenêtre de la cuisine. Les genoux au menton. Dans le froid. A regarder la montagne enneigée. Un vieux vinyle de Renaud grésillait. Répit dans cette vie à 1000 à l’heure. Là, je me suis dit qu’il y avait peu d’instant et de lieu plus parfait pour me retrouver juste moi avec mon moi le plus profond.

Puis je suis allée couper et débiter trois arbres au fond du jardin. Fabriqué des fagots avec le petit bois que j’ai cisaillé. Des bûches pour se chauffer l’hiver. Quelques brouettes pour ranger tout cela dans la réserve à bois. J’ai aidé ensuite à nourrir les animaux, me suis couverte de foin, j’ai pataugé dans la boue… avant d’aller courir quelques chemins isolés. J’avais besoin de tout cela pour renouer avec cet autre-moi secret que personne dans mon entourage professionnel ne soupçonne.

La solitude s’est finalement transformée en retrouvaille improvisée avec les cousins, cousines. Jamais on n’aurait réussi à aussi bien organiser les choses en le voulant. Place à deux soirées de délires au coin du feu. A rigoler plus encore que de raison autour de nos traditionnelles parties de dés et de jeux de société. Comme chaque fois que l’on se retrouve tous…

On a profité du soleil absolu et du ciel bleu azur pour aller dévaler quelques pentes en ski, puis aujourd’hui avec les enfants, descentes de luges endiablées.

C’est là qu’a commencé la série des Leeloolènades… Ca faisait longtemps que je n’en avais pas cumulées autant le temps d’un après midi.

Carte bleue dans la poche… une chute en luge… et baaammm… la carte bleue cassée en deux ! Dommage. Elle avait 5 mois ! Pas loin du record absolu depuis tellement d’années…Ca va être compliqué à gérer pour les semaines à venir avant qu’une nouvelle arrive jusqu’à moi en traversant plusieurs pays ! Inversement celle-là je ne l’avais encore jamais faite à mon banquier… il va être content !

Puis la descente suivante couchée sur la luge, pour aller plus vite encore, c’est l’appareil photo coincé dans la poche pour filmer l’exploit qui s’est fait la malle dans la poudreuse, tant j’ai pris de bosses et fait de sauts vertigineux. Il en a été quitte pour sécher deux heures au soleil tellement il avait pris la neige. Mes appareils électroniques sont généralement aussi casse-cou et costauds que moi.

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Et à l’instant… en chemin pour rentrer dans pays fou, deux personnes s’approchent de moi et me tendent un insigne de Police. Ils sont en civil, tout droit sortis des meilleures séries américaines. Elle, belle comme le jour, élancée, dans un pantalon moulant noir et une forte poitrine, des baskets superbes. Lui, bedonnant, le clope au bec, les cheveux grisonnants. Contrôle d’identité. Je vide mon sac sur le siège. Farfouille de tous les côtés. Ils s’impatientent. Évidemment, je dois me rendre à l’évidence, j’ai laissé tous mes papiers et mon portefeuille dans la voiture à 300 kilomètres de là. Aucun papier pour prouver mon identité. Tout juste ma carte européenne de sécurité sociale, sûrement tombée de mon portefeuille et qui évidemment ne les satisfait pas. Je ne vais quand même pas leur montrer ma carte bleue cassée en deux… Je m’enfoncerai un peu plus encore. J’ai droit à un interrogatoire en règle. Où je vis (pas simple comme question… puisque je jongle en ce moment sur au moins trois endroits), pourquoi je suis dans ce train, où je vais, pourquoi je n’ai pas de papiers. Ils me sermonnent. Que l’on n’a pas le droit de passer une frontière sans papier. Europe ou pas Europe. J’ai le palpitant à 1000. Ils croient finalement en ma bonne foi. Et j’en suis bonne pour une simple remontrance. J’ai la chance d’avoir le type européen par excellence, d’énormes marques de lunettes de soleil avec un bronzage absolu ne trompant pas sur ma provenance depuis les hauts sommets.

Je pensais avoir remis un peu de sagesse dans ma vie pendant ces trois jours. Finalement elle est sûrement toute aussi tordue encore qu’avant de partir… mais je l’aime tellement cette vie déglinguée complètement atypique !

mardi, 20 juillet 2010

Toujours plus haut...

Week end sportif s'il en est. Viaduc plutôt devrais-je dire... J'ai profité du 14 juillet pour prendre 2 jours de récup et m'échapper évidemment vers le sud. Parce que bon... la vraie vie est bien plus importante que celle au travail... alors, j'aurai bien tort de me priver de ce bonheur.

Pas pu attraper d'avion cette fois... donc train. Trains devrais-je dire. Rien que pour descendre, trois trains. 24 arrêts. 18 heures entre le départ de Nantes et mon arrivée chez moi là-haut à la montagne. Ça se mérite, c'est le moins que l'on puisse dire...

papillons_rouges.jpgMercredi aussitôt arrivée, j'ai continué le jardinage entamé deux week end auparavant. Mes plantations de baies se portent au mieux. 6 cassis et 10 groseilles pour une première "récolte". Pas de framboises par contre. Je tiens le bon bout pour faire de la confiture... d'ici quelques années ! Je me contente de bouloter ma maigre cueillette directement sur les pieds avec délectation.
Pour ne pas faire comme tout le monde, je commence le week end sportif par la fin... à savoir... une après-midi de thalasso. Après tout... ça prépare au mieux le corps pour les efforts à venir. Jacuzzi, douche glacée, cascade infernale, sauna, hammam, hydromassage, pluie tropicale, geysers et j'en passe. Le bonheur intégral... j'en ressors flottante de bien-être. Définitivement je suis un poisson qui revit dès qu'on la replonge dans l'eau. J'ai pris un abonnement... je sens que cela va devenir un nouveau lieu de détente... après les efforts...

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14 juillet oblige... direction le traditionnel feu d'artifice que, par comble de hasard, je vois au même endroit depuis plus de 10 ans ! Cette fois la colline ne prend pas feu ! Étonnant ! Toute la marmaille est descendue pour l'occasion à la "ville"... mais on remonte bien vite vers nos montagnes pour notre premier cache-cache géant de l'été. On délimite le terrain de jeu... plusieurs hectares de forêt, de champs, de jardins, de recoins. 6 équipes de deux. Un grand avec un petit. Avant j'étais "une petite" que l'on faisait grimper dans les arbres ou sur les toits... là, c'est moi qui traîne ma toute jeune co-équipière dans un fond de jardin, on s'allonge pour se camoufler dans la nuit noire. Je n'ai plus mes presque trois décennies, j'ai 10 ans, laissez moi rêver que j'ai 10 ans. Pas plus en tout cas. J'ai de bons restes... car nous ne sommes pas trouvées une seule fois. On se fait quelques frayeurs au milieu des champs dans le noir. On pouffe quand on entend au loin les "découvreurs" qui passent sans nous voir. Pendant les 4 jours on continuera nos caches-caches nocturnes pour la plus grande joie de tous, et de moi en particulier ! Parce que sans aucun doute j'ai gardé mon âme d'enfant intacte. (Et je ne vous raconte même pas la chasse au trésor géante...)

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Mais ce n'est pas le tout de jouer... place au sport ! Et pour commencer, 30 kilomètres de vélo en montagne (juste histoire d'ouvrir la route au Tour qui passera à quelques kilomètres de là deux jours plus tard). Je fais une pointe à 40km/h en descente, moi qui déteste la vitesse je suis servie... les montées passent finalement toutes seules après presque 6 mois à ne plus avoir le temps de nager. L'an dernier j'avais pris l'habitude de faire mon 'petit' tour tous les 4/5 jours, je sens que cette année je vais mettre la barre un peu plus haut. Ne serait-ce que pour le plaisir de mettre les pieds à terre avec les cuisses en béton et l'impression de ne plus toucher le sol. Joie de sentir mon corps de tous mes muscles.

cascade_bas.jpgRando le lendemain. Ma préférée de ces dernières années... Le bonheur intégral est de penser à la baignade qui nous attend sur le chemin. L'eau est bien en-dessous de 15°, mais dans l'une des cascades, par un mystère inconnu, on y entre sans aucun souci, et on peut passer de longues minutes à jouer sous la cascade à essayer de lutter contre la force infinie du courant. Moment de joie et de plénitude absolu. Le soleil est au zénith. Les orchidées pullulent de tous les côtés. Il fait chaud. Les vipères se font dorer au soleil (moins fun ça)... la pluie qui est tombée quelques jours plus tôt a fait sortir quelques girolles. Par contre les framboises ne sont pas encore mûres... il faudra que je revienne dans l'été (hein Floh ?!) !

Soirée sous les lampions et les bougies. C'est beau. Si beau. Si bon. Il fait doux... Les enfants s'impatientent et ne comprennent pas que je traîne. Ils m'appellent depuis la place du village. Et notre cache-cache nocturne alors ? Pensez bien que je ne l'ai pas oublié ! J'ai quelques bonnes idées de nouvelles cachettes. On échange les équipes. On restreint l'étendue du terrain de jeu pour compliquer encore un peu plus les cachettes.

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Une pensée pour Moukmouk qui trouve que je vais
toujours dans des endroits trop chauds ! Voilà un peu de glace pour lui !

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Lendemain... nouvelle rando. Cette fois on passe à la vitesse supérieure. De la haute montagne. 1200 mètres de dénivelé ascendante. Autant dire une belle petite montée ! On part dans le brouillard et heureusement... ça permet de ne pas trop souffrir de la chaleur vue la pente. Et puis, l'apparition divine une fois que l'on arrive à plus de 2500 mètres d'altitude. Le brouillard disparaît en un clin d'œil, laissant apparaitre la montagne plus belle que jamais. La magie de la montagne. On grimpe, on grimpe. Les premiers lacs... puis la neige. De grandes plaques de neige éternelle. Le paysage se transforme, on atteint les sommets rocailleux. Il faut faire attention à là où l'on met les pieds. Puis peu à peu la vue à 360° sur toute la chaîne des Pyrénées. En contrebas on sait que la région sera restée sous les nuages toute la journée, on bronze au soleil pendant ce temps. C'est la rançon de l'effort ! Nous sommes à un peu moins de 3000 mètres d'altitude. Jolie grimpette ! La descente est paradoxalement souvent plus difficile en montagne. Les pierriers avec les cailloux instables et le décor vertigineux sous les pieds. L'accident de l'été dernier m'a laissé quelques marques. Heureusement on retrouve bientôt la neige. Place aux vraies glissades ! Sur les fesses en short de toile... ou en version ski sur chaussure de rando.
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A mi-parcours... et maintenant il faut monter sur le pic tout là-haut devant !

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Y a pas à dire... la montagne ça vous gagne... un peu trop même !! En tout cas, c'est clairement ma drogue dure !

(Toutes les photos sont clickables pour les voir en un peu plus grandes !)

mardi, 16 février 2010

Encore pas pour cette fois


Week end à la neige dans ma montagne (trop) lointaine. C'était court... mais de toute façon quand on vit si loin des gens et des lieux que l'on aime, c'est ça ou rien. Alors le choix est vite fait. Des "shut" de bonheur en boîte pendant quelques heures, ça vaut tout l'or du monde.

La neige... je savais qu'elle y était. La veille, tout le monde était bloqué dans le village. La déneigeuse n'était pas passée, elle-même bloquée plus bas dans la vallée. Alors c'était ski sur la route... isolés du monde. Le rêve dans ce sens là. Sauf que bon... l'objectif n'était pas vraiment pour moi de passer un week end dans la vallée ! Mais les merveilles de la DDE aidant... et malgré les grèves des agents à l'aéroport nous bloquant à l'intérieur de l'avion... nous avons pris la route vers les sommets, espérant ne pas avoir à finir l'ascension jusqu'au village en faisant rouler les valises dans la neige. Il y a un indice pour savoir si on va réussir à monter tout en haut... c'est si on passe LE virage maudit. Celui qui ne voit jamais un rayon de soleil été comme hiver, toujours à l'ombre et dans le froid... Il y avait effectivement du verglas, de la neige, du gel... mais en s'y prenant avec méthode, c'est passé... et bien passé sans les chaînes. La route pouvait alors se refermer derrière nous et nous isoler du monde pour les 3 prochaines semaines !

Parce que rester bloqué là haut, c'est bien mon fantasme absolu depuis plus de 25 ans ! Qu'une fois au moins je sois obligée de rallonger mon séjour à cause de la neige !! Systématiquement cela arrive deux jours avant ou deux jours après. Et cette fois encore... j'ai eu beau implorer tous les grands Dieux de la météo, la neige n'est pas retombée en masse pendant le week end. Pas de quoi donc m'obliger à rester à faire de la luge avec les copains, copines et les cousins. C'est nase. Plus de 25 ans que j'attends. Qu'on attend en fait... parce que bien sûr c'est la volonté de tous d'être obligés de déclarer forfait pour le travail le lundi matin. Souvent on est bloqués PENDANT le séjour... mais JAMAIS le jour du départ.

Mais bon... ça ne nous a pas empêchés de faire les plus belles descentes de luge de la terre de l'univers. Sur les chemins, le long du torrent, sur la route menant à la maison, sur le moindre talus un peu pentu. Assis, debout, couchés sur la luge... à deux ou à trois sur les tape-cul... en chenille... en départs synchronisés... avec des atterrissages plus ou moins périlleux, plus ou moins acrobatiques... mais toujours dans des fous rire et des grands hurlements de joie. Parce qu'il n'y vraiment pas d'âge pour autant s'amuser dans la neige !

Pendant les heures de siestes des tous petits (et des plus grands fatigués), nous en avons profité pour faire de longues marches dans la montagne les pieds enfoncés dans la neige, à faire crisser nos chaussures et à débusquer les animaux en vadrouille. A respirer le grand air pur de la montagne et à discuter entre cousines de la vie. Et de retour à la maison... au coin de la cheminée, nous avons bu du thé, joué au Yams, mangé des crèpes, rigolé encore et encore...

Dimanche, il a fallu laisser tout ce beau monde en vacances pour repartir vers mon grand nord... parce qu'encore une fois... je n'ai pas été bloquée par la neige.

* La photo de la réserve de bois... est un clin d'œil tout spécial pour le chéri de Floh !

mardi, 27 octobre 2009

In da train #5

Le vrai luxe c'est d'être là
"Le vrai luxe c'est d'être là". Message publicitaire pour le Languedoc Roussillon dans le TGV Magazine. Pas faux que ce serait un vrai luxe de pouvoir aller y passer un week end. Histoire de voir la famille, les cousins. Histoire de me faire chouchouter et dorloter. Histoire de courir la clappe et de regarder la mer au loin. Histoire de ramasser les raisins et de manger de bons petits plats. Histoire de goûter aux confitures que je n'ai pas pu aller faire. Histoire de souffler quelques bougies. Juste avoir le temps d'un vrai week end en fait !

mardi, 6 octobre 2009

Perfect week end

Tout le week end j'ai chantonné "Just a perfect day"... parce que jours parfaits c'était exactement ça. Et bien plus encore. Comme j'aime à le dire, du bonheur en perfusion. Un petit week end sans prétention au départ, mais qui m'a emplie de joie et de bonheur.

Attendue à l'aéroport de Roissy par mes "deux hommes". L'un qui attrape mon sac... l'autre qui se charge de mon ordinateur. Je suis tellement bien entourée. Et nous voilà filant sur les tapis roulant menant d'un aérogare à l'autre. J'aime tellement être attendue dans ce genre d'endroits. Tellement de milliers de voyages où je transite entre deux trains et deux aéroports sans jamais personne à la sortie, avec toujours une petite pointe de tristesse dans le cœur que personne ne m'y attende. Je savoure d'autant plus cet instant, pour toutes les autres fois...

Nous filons à travers la campagne dans la belle nouvelle voiture de compétition. Moi qui ne suis pourtant pas sensible un iota à ce genre de détail, j'avoue être impressionnée de tant de classe !

J'avais lancé un pari sur le repas du soir, gage d'interdiction absolue de blackberrys et de mails bureau pendant tout le week end... force est de constater que j'ai gagné avant même le vendredi soir, puisque nous avons droit à un tournedos rossini et des petites patates à la figue. Tous les trois pires les uns que les autres. Nous débouchons une bouteille de champagne pour l'occasion d'être ensemble. Il est très tard quand nous partons au lit, après un bon feu de bois et de grandes discussions animées. Qu'elle est belle et douce cette soirée.

Au petit matin je me réveille encore plus heureuse que la veille. La journée est le reflet de cette joie ambiante. Le petit déjeuner se poursuit en longueur autour de viennoiseries, bons fruits et thés... Nous trois profitons de chaque instant à être là, instant suspendu dans la tourmente de nos vies à 1000 à l'heure. Je traînasse dans le jardin. Il fait encore si beau et si chaud. Je marche pieds nus sur l'herbe rase... plus confortable encore qu'une moquette bien épaisse. J'arrose les plantes. J'arrache quelques mauvaises herbes laissées par le jardinier. Je m'extasie devant les fleurs. Malgré tout, il faut se mettre au boulot, car c'est surtout pour cela que je suis venue au départ... la pose du parquet m'attend dans une des chambres. Je scie-saute, je coupe, je scie-circule, je marteau-nne, je découpe, je mesure, je pose... Très rapidement tout cela n'a plus de secret, puisque de toute façon je suis mise à l'épreuve à chaque nouvelle étape. Je dois faire seule et bien... J'essaye d'expliquer que c'est très anti-futur-mec de m'apprendre encore tant de bricolage... et que ça fera fuir encore et encore tout homme osant pénétrer mon très fermé périmètre réservé. Mais non... il tient à ce que je fasse tout par moi-même et au fond je m'éclate tellement d'apprendre tout un tas de nouvelles techniques, que je ne me prive pas !

Petit restaurant le midi... juste la perfection avec un magret au miel et des antipasti à se damner ! Parquet l'après-midi encore. Courses pour le soir et quelques contraintes de week end quand on bosse tous les soirs jusqu'au milieu de la nuit. Tea-time avec des macarons... Raclette devant un feu de bois. Tisane et chocolats divers et variés. Je découvre le nouveau Côte d'Or Noir aux Fruits de la Passion. Wawwouu... je replonge sur les Ramblas et le temple du chocolat Escriba ! Il y a deux ans déjà !  On met notre film fêtiche absolu. Mon préféré de tous les temps. Celui qui me fait passer des larmes au rire depuis ma plus tendre enfance. Itinéraire d'un enfant gâté. Vous y verrez sûrement un film vieillot et dépassé... c'est pour moi mon chef-d'oeuvre absolu. La musique de Brel, les images des Tuamotus, la gueule de Belmondo, le fantasme de la fuite en avant... Affalée dans le canapé je crois que rien ne peut marquer si grande joie que cet instant. C'est con hein... mais le bonheur n'est parfois pas très compliqué. Juste quelques ingrédients bien dosés.

Que c'était bon...

Just a perfect day... Drink sangria in a park... And then later... When it gets dark we go home... And then later a movie, too... And then home...

Un week end pareil, ça donnerait presque envie d'une vie à deux ! C'est dire !

mercredi, 30 septembre 2009

De retour !

Rassurez-vous... La fermeture de mon blog depuis 24h n'était pas volontaire ! Je suis "simplement" victime de mon propre succès. Enfin plutôt... vous venez un peu trop me lire... puisque nous avons explosé le trafic ce mois-ci (encore) !
Depuis 6 mois je suis systématiquement en dépassement dès le 20 du mois... et OVH a toujours été assez "coulant" sur mes débordements... mais là... ça n'est pas passé. Donc coupure du service (j'avoue... après 3 ou 4 mails d'avertissements)...
Et comme j'avais laissé ma carte bleue chez moi et que je rentre à peine à l'instant, je viens seulement de le débloquer.
Mais tout est rentré dans l'ordre désormais, et je viens de 'nous' installer dans un espace avec un peu plus de trafic mensuel. On devrait tous réussir à monter dans le bus chaque mois désormais et ne laisser plus personne sur le trottoir :) Ce serait dommage... l'idée du lieu est d'être le plus accueillant possible et ouvert à tous !

C'est l'occasion d'ailleurs de vous remercier toutes et tous pour votre fidélité. Ce blog m'accompagne depuis plus de 6 ans... et vous êtes de plus en plus nombreux à me lire. J'en suis bien entendu très touchée et comblée. Merci merci encore ! Et pour tous vos gentils commentaires de plus en plus nombreux et auxquels j'ai parfois un peu de mal à répondre rapidement en ce moment !! Mais j'essaye systématiquement tout de même de vous répondre individuellement :) Voilà, c'était pour l'auto-minute version 'nuit des césar/hommages/remerciements' !!

J'en profite également quitte à être dans les geekeries... à vous demander, si vous me suivez par flux rss... de changer mon adresse et de passer désormais par : http://feeds.feedburner.com/Leeloolene pour les billets (et par http://feeds.feedburner.com/Leeloolene-Commentaires pour le suivi des commentaires). Pour ceux qui ne comprennent pas de quoi je parle, ne vous inquiétez pas... ça ne change strictement rien pour vous !

Depuis le début de la soirée, je suis connectée avec le milieu du Pacifique avec ma mère... j'angoisse à chaque nouvelle info concernant le séisme et le tsunami en cours... Son île est à tout juste quelques encablures des Samoa... C'est le genre d'info toujours un peu flippante quand on a des proches dans le coin.
Les informations sont tellement contradictoires... Espérons qu'il n'y ait pas trop de répliques. Plus de 8 sur l'échelle de Richter, ce n'est pas rien... surtout pour des mini-galettes de terre au milieu des océans...

mercredi, 15 juillet 2009

Laissez-moi rêver que j'ai dix ans...

Je rentre de trois semaines de vacances... Ah non ! En fait (juste) d'un long week-end de quatre jours, mais avec cette impression tenace d'être partie pendant des semaines.
Direction mon petit coin de paradis tout là haut dans la montagne. Mon train arrive en même temps que la ville est bouclée pour laisser passer le Tour de France... Vite vite s'échapper de là pour rejoindre notre havre de paix perdu au bout de la longue route sinueuse.

En vrac et dans le désordre... Il a fait un temps magnifique qui m'a vite vite redonné une couleur un peu plus naturelle que le blanc cachet d'aspirine que j'arborais depuis des mois à être restée en France tout l'hiver. Un beau bronzage doré doré signe du grand air pur et des bonnes vitamines des hauts sommets. Une chaleur dingue qui m'a fait redevenir le temps d'une après midi la gamine qui a passé ses étés dans ce village à faire les mêmes bêtises que les gamins d'aujourd'hui... Fils et filles des "grands" qui nous faisaient faire les bêtises à l'époque. Normal donc que nous prenions le relais aujourd'hui en tant que "grands". Les générations défilent... mais les traditions restent ! C'est d'ailleurs peut être ce qui me rattache tant à cet endroit. Tous les mômes autour de la fontaine de la place du village à s'arroser avec l'eau de la fontaine descendue tout droit de la montagne... Je jardine dans mon jardin, mais en entendant les hurlements de joie, je ne résiste pas à l'envie. Je les rejoins pour apporter mes bras pour attraper les plus petits et les balancer dans le bassin. Finalement très vite... nous y passons tous. Tour à tour en se débattant mais avec au fond la grande joie de se rafraîchir. On finit tous tout habillés dans l'eau qui frôle les 10° au maximum. On s'arrose, on hurle, on se balance des paquets d'eau... on arrose les rares voitures qui passent.

Et quitte à être trempés, direction la grande cascade... Gamins, ados, grands ados, on file sur le chemin sinueux casse-gueule qui plonge vers notre "cascade Hollywood" à nous seuls. Seuls les gens d'ici savent y aller et osent descendre pieds nus, en tong ou en chaussures déglinguées la pente abrupte qui y mène sur un pseudo chemin que seules les grandes glissades sur les fesses ont tracé. N'importe quels parents normaux interdiraient aux gamins d'y aller si ce n'est avec des chaussures de marches, un harnais, un baudrier et que sais-je encore... mais ici, les parents ont fait les conneries bien avant nous... et les perpétuent avec leurs propres enfants... alors hein... personne ne se prive ! C'est l'esprit du village qui fait de chacun de nous des casse-cous en puissance. On est un enfant d'ici ou on ne l'est pas !

On remonte le torrent sur quelques dizaines de mètres puis on se jette à l'eau toujours aussi glaciale puisqu'arrivant directement des glaciers, mais on s'agite tellement à sauter depuis les rochers qu'on se réchauffe vite. On passe un à un derrière la cascade... là où il y aurait, dit-on, un trésor cathare caché. Les milliers de litres d'eau qui s'abattent sur nous, nous offrent un massage géant, brushing nature et surtout des éclats de rire et une joie indescriptible. On se pousse, on crie, on hurle, on fait des bombes. On glisse, on tombe. Concentré de nature mêlé à un concentré de bonheur et de joie. Nos visages rayonnent quand on traverse le village les habits dégoulinant... on se fait sécher au soleil sur les pierres chaudes. J'ai 10 ans, laissez-moi rêver que j'ai 10 ans...


(Pas de photo de la cascade... la prochaine fois que je m'y baigne je penserai à en prendre, j'oublie à chaque fois :) Un joli papillon dans mon jardin à la place et un lac lors d'une rando l'été dernier !)

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