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mardi, 5 juillet 2011

Just the perfect day...

Trois jours de grosse tempête tropicale... des trombes d'eau si belles, si soudaines. Comme une immense douche toutes vannes ouvertes. Et des rafales de vent à décorner tous les bèf pitchés* du morne. Parce que oui, ici la pluie est belle. Parce qu’elle vient et part aussi vite qu’elle n’arrive… et qu’entre deux averses, avec un peu d’observation, on peut voir des plantes pousser à l’œil nu… (enfin… à vrai dire là au bout de trois jours j’ai commencé à râler fort fort. Certes).

Alors... quand il y a eu une petite accalmie, je me suis offert MA plage. Pas Saint-Félix, ça c'est MA plage aussi, mais de tous les jours, après le travail, entre midi et deux, pour se "rincer" une heure quand il fait chaud, pour nager, ou pour barboter, pour faire des pâtés de sable ou de longues siestes sous les catalpas, pour voir les pélicans majestueux plonger à pic…

Non MA plage c'est celle de Port Louis... après le cimetière, après la mangrove, au bout du bout du chemin. La plupart du temps déserte. Où l'eau est encore plus turquoise qu'ailleurs, les poissons encore plus colorés, le sable encore plus doux... Celle qui me retourne le coeur quand j'y pose les pieds. Une sensation de plénitude, de bonheur absolu, de joie immense. Sensations indescriptibles de bien-être. Un truc vraiment profond, vraiment bizarre. Celle où j’ai les plus beaux souvenirs de journées en famille… mais aussi de souvenirs en amoureux, la plage entière just for the two of us… 


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Cette journée-là n’a pas dérogé à la règle du bonheur parfait… ou pas si loin. Parce que sur la route aller… sans le vouloir, sans le prévoir, mais comme guidée par mes pas, je me suis retrouvée devant ma tout première maison en Guadeloupe d’il y a plus de 20 ans (je ferai un billet spécial là-dessus), et que vous n’imaginez peut être pas, mais cela représente tellement tellement pour moi. Parce que l’on a préféré la route des Grands Fonds à sillonner les mornes au milieu de la végétation luxuriante plutôt que la grande route. Parce que contre toute attente il y a eu un soleil au zénith pendant qu’au loin la Basse-Terre se noyait sous des litres d’eau. Parce que l’eau était si chaude, si transparente, si belle. Parce que le midi j’ai mangé une des ces fricassés de lambis avec riz pois rouge / racines, aïe bon dié… parce que le sorbet corossol du dessert, manman ! Parce que je me suis laissée aller à plusieurs ti’punch miel puis sirop de surelle (je ne conduisais pas je précise). Parce qu’après ça… alors que je flottais déjà dans une douce ivresse,  je suis restée plus de 3 heures à barboter dans les 80 cm d’eau en bonne compagnie (ahmmm)… Parce qu’en quittant la plage, j’ai compris que je venais d’être demandée en tant que marraine de mes deux petits bouts que je devais vite aller récupérer à la crèche. Et puis, parce que sur la route du retour j’ai fini de libérer mes derniers petits démons…

Et... comme par hasard en ce lieu. Rien n’est anodin. Non rien. 

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(Vous comprenez que je sois incapable d'aller à la plage l'été en France...quand on a la chance de profiter de plages désertes aussi belles...)

* Bèf pitchés = les boeufs attachés

mercredi, 29 juin 2011

Du bleu du bleu !

Houp là ! Pas très assidue pour le coup depuis 2/3 jours. Mission failed :) 

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Mais la vie de vacances suit son cours tout tranquillement. Entre plage et plage pour ce qui est de la détente. Et entre bricolage, bricolage pour le reste de la journée. Un siège auto enfant bloqué débloqué; Un tiroir de commode cassé réparé. Un meuble qui ne tenait plus droit remonté. Deux lampes qui ne fonctionnaient plus qui éclairent comme au premier jour après avoir refait les branchements des interrupteurs. Un "brise-vue" en cours de posage dans le jardin le long du grillage. Un ordinateur qui zoomait dézoomait en permanence réparé. Un évier bouché débouché. Des tringles et des rideaux posés un peu partout aux fenêtres...

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Autant dire que je ne chôme pas quand je ne suis pas dans l'eau.

Une onde tropicale stagne depuis deux jours au-dessus de nos têtes... emmenant beaucoup de pluie et de gris et une mer quelque peu agitée comme on peut voir sur les deux dernières photos. Alors pour conjurer le sort, j'ai décidé que ce billet prendrait des teintes de bleu turquoise bien plus communes à ici !

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Les deux dernières sont offertes à Claramar qui reconnaîtrait ou pas la plage... mais qui comprendra le clin d'oeil :)

jeudi, 24 mars 2011

S'arracher

Je n'avais pas fait le compte... même si j'avais conscience de m'être beaucoup envoyée en l'air ces derniers temps (ça c'est pour le teasing à la Karmara). 22 avions. En 3 mois. Soit une moyenne de deux avions par semaine. C'est bien ça.
Alors, et même si j'adore ça, je commence à ne plus bien savoir où j'habite. Ou plutôt si. Je sais justement où je vis. Ici, au soleil, au bord de la mer, dans une ville qui de jour en jour se fait de plus en plus mienne. Avec des gens que j'aime. Que je dois quitter tous les 5/6 jours. Et je souffre chaque fois un peu plus de ces transitions. Des ces arrachements d'un endroit à un autre. Quitter les gens quelques jours... pour en retrouver d'autres. M'habituer et profiter des uns quelques heures, pour mieux les quitter encore et encore. Revenir en décalage complet, avec une phase de transition de plus en plus difficile à gérer. L'esprit encore là-bas, pas encore ici... ou l'inverse. Et même si je sais que d'un côté ou de l'autre de l'avion je suis heureuse de trouver ou retrouver des gens, des lieux... Juste la phase de transition entre les deux, le changement de mode "cerveau" qui demandent chaque fois un peu plus encore de gymnastique.

J'ai perdu l'envie de raconter ce que je vis à chaque fois que je m'en vais. Alors je joue mon autiste et ne réussis plus à communiquer. "C'était bien ?"... "Oui super". Ne pas aller beaucoup plus dans les détails, ne pas raconter ce qui de toute façon est inracontable, tant le partage des émotions et des vécus est bien trop personnel. Tant la frontière entre toutes mes différentes vies est infranchissable pour les uns et les autres. Perpétuel abandon.

Quitter en permanence. Abandonner. Laisser. Retrouver un lit dans un endroit, puis dans un autre, puis un autre, puis un autre. Se coucher la tête toujours vers la droite mais ne plus bien savoir si je regarde un mur, ou une fenêtre, ou une porte. Et au fond, qu'importe. La plus grosse difficulté n'est pas ce mouvement perpétuel. Au contraire c'est ma drogue, mon essence de vie, la manière dont j'ai grandi et me suis construite. Mais à contre-partie, ma vie ne repose que sur des ruptures de lieux, de gens, de modes de vie...

La difficulté est plutôt de "s'arracher". Le moment où je ne suis plus vraiment là, mais pas encore ailleurs. L'entre deux... La tristesse de quitter, de laisser, d'abandonner. Et même si la plupart du temps ce n'est que pour quelques heures ou quelques jours, je vis de plus en plus mal les transitions. Parce que je sais que je suis bien dans les deux lieux et dans les centaines d'autres où je me suis posée un jour, une année, une semaine. Des dizaines de chez-moi ou de lieux d'attaches. C'est pour ça aussi que je sème des bouts de moi un peu partout involontairement. Des cartes bleues, des trousses de toilettes, des chargeurs de téléphone. Car j'ai semé tant et tant de petits bouts de vie partout dans le monde qu'il faut bien le matérialiser autrement que par des sentiments insaisissables. Et même si l'actualité n'est pas de choisir les uns ou les autres de tous ces lieux... j'y pense parfois. Avoir tant d'attaches dans tant de lieux. Avoir vécu dans tant d'endroits et savoir qu'ils sont tellement nombreux les lieux où je pourrais un jour vivre et revivre. Mais que jamais cela ne sera possible. Savoir qu'il existe tant d'endroits qui me correspondent... mais l'impossibilité de les accorder autrement que par des passages furtifs. Un puzzle. Un immense puzzle que l'on ne peut pas assembler. Que je ne pourrais jamais réassembler...

Et pourtant, pour rien au monde je n'abandonnerai ces petits bonheurs... D'être hier à 14h sur la photo n°1, dans un monde de noir et blanc... de retour à 17h dans un monde de couleurs de bord de mer et demain déjà repartie... Ici, là-bas, ailleurs. Aujourd'hui, demain, hier. Juste s'arracher d'un endroit à l'autre... Partir. Quitter. Et apprivoiser ces sentiments permanents de départs. Avec cette douleur bien ancrée systématiquement dans mon cœur de départ.


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(difficile d'écrire ce billet... tant il remue de sentiments contradictoires... et de fondements de celle que je suis... par sa complexité et sa multiplicité...)

dimanche, 10 octobre 2010

A la hauteur

Tout à l'heure j'écoutais une excellente émission sur les reporters de guerre. C'était au départ mon métier prédestiné, la carrière dans laquelle je voulais me lancer... et puis la vie en a -pour l'instant- décidé autrement. Sûrement pour cela que l'émission m'a tant parlé. Mais pas seulement. Quelques reporters de guerre racontaient le retour, auprès de leurs familles. Qui doivent reprendre une vie normale après avoir vécu l'horreur et la guerre au plus près. Tout en épargnant l'entourage mais en ne s'enfermant pas dans le silence et le post-traumatisme. Un savant dosage où l'on raconte par bribes... tout de suite ou des années plus tard.

Et je réalise ô combien, depuis peu de temps, tout cela ressort chez moi. Ces récits qui n'en disaient pas trop... mais qui laissaient entendre l'indicible. Ces images violentes associées à plusieurs périodes de mon enfance. Et les bruits. De balles, de roquettes dans les cassettes que nous recevions au hasard des distributions de courrier... J'entends les questions que nous posions. Je revois ces images à la télé, aux infos. Qui n'étaient, pour nous, pas dans un pays lointain, sans lien. Mais une petite part de notre histoire familiale.

Avant hier je discutais de tout autre chose. Du côté "naturel" à une période de ma vie, d'aller voir les éléphants le week end. Ou de tomber nez à nez avec des chimpanzés au détour d'une promenade en forêt. Et de la difficulté d'en parler aujourd'hui. Tant je cache ces souvenirs. Qui pourraient paraître ostentatoires.

La semaine dernière, nous échangions, en famille, sur le prix Nobel de littérature de Vargas Llosa. Là-aussi associé à certains souvenirs de l'enfance. Et dont la candidature à la présidentielle remplit des albums de photos de famille.

Et des exemples pareils... il y en a tant et tant qui jalonnent ma vie. Et alors je réalise combien nous avons eu une enfance sacrément chargée et riche. Riche de ces voyages. Riche de ces récits. Riche de ces expériences. Riche de ces rencontres. Riche de tout ce que cette vie nous a permis de vivre.

Et par moment, comme ces jours-ci, j'ai l'impression de ne plus être à la hauteur de cette exceptionnelle richesse qui m'a constituée depuis mes premiers jours de vie.

Tout à l'heure j'écoutais une excellente émission sur les reporters de guerre. C'était au départ mon métier prédestiné, la carrière dans laquelle je voulais me lancer... et puis la vie en a -pour l'instant- décidé autrement. Sûrement pour cela que l'émission m'a tant parlé. Mais pas seulement. Quelques reporters de guerre racontaient le retour, auprès de leurs familles. Qui doivent reprendre une vie normale après avoir vécu l'horreur et la guerre au plus près. Tout en épargnant l'entourage mais en ne s'enfermant pas dans le silence et le post-traumatisme. Un savant dosage où l'on raconte par bribes... tout de suite ou des années plus tard.
Et je réalise ô combien, depuis peu de temps, tout cela ressort chez moi. Ces récits qui n'en disaient pas trop... mais qui laissaient entendre l'indicible. Ces images violentes associées à plusieurs périodes de mon enfance. Et les bruits. De balles, de roquettes dans les cassettes que nous recevions au hasard des distributions de courrier... J'entends les questions que nous posions. Je revois ces images à la télé, aux infos. Qui n'étaient, pour nous, pas dans un pays lointain, sans lien. Mais une petite part de notre histoire familiale.
Avant hier je discutais de tout autre chose. Du côté "naturel" à une période de ma vie, d'aller voir les éléphants le week end. Ou de tomber nez à nez avec des chimpanzés au détour d'une promenade en forêt. Et de la difficulté d'en parler aujourd'hui. Tant je cache ces souvenirs. Qui pourraient paraître ostentatoires.
La semaine dernière, nous échangions, en famille, sur le prix Nobel de littérature de Vargas Llosa. Là-aussi associé à certains souvenirs de l'enfance. Et dont la candidature à la présidentielle remplit des albums de photos de famille.
Et je me dis que j'ai quand même eu une enfance sacrément chargée et riche. Riche de ces voyages. Riche de ces récits. Riche de tout ce que cette vie nous a permis de vivre.
Et par moment... j'ai l'impression de ne plus être à la hauteur de cette exceptionnelle richesse qui m'a constituée depuis mes premiers jours de vie.

Mexique - Au tout petit matin

samedi, 19 décembre 2009

Entre mer et lagune... entre forêt et souvenirs insondables

Je suis sortie tôt faire mes courses. Il faut dire que le dernier week end avant Noël annonce la foule des grands jours dans mon quartier... et dans le genre "mode sauvage" dans ces périodes, je fais pas mal !

Un paquet à envoyer à la Poste, des chaussures à acheter, un tour chez le Chinois du coin pour m'acheter de bons fruits : je ressors avec deux maracudjas et une boîte de lapsang Souchon en sachets tant qu'à être là. Magasins de jouets : un cadeau pour mon ti'moun (le p'tit gars qui arrose l'oursin dans le bandeau du haut) et qui arrive demain. La ville et les rues sont encore bien calmes... j'en profite donc pour faire un tour à la librairie, et me farcir la corvée de courses de nourriture pour finir la matinée.

Petit repas dont je reparlerai car j'ai innové un truc très rigolo dont j'ai fait des photos. Puis j'allume par le plus grand des hasards la télé. Je tombe sur le début d'un reportage sur une expédition scientifique au Gabon. Ca m'énerve car ils ne donnent pas le nom exact de la région (grrrrr), mais très vite je reconnais. Et pour cause ! C'est l'endroit exact où il y a plus de 15 ans je rencontrai Marloute... Vague d'émotions. J'hésite à regarder car je sais que ça va réveiller en moi de vieux souvenirs tellement bons et tellement heureux qu'ils me plongeront irrévocablement dans la nostalgie de ces si merveilleux moments.

Et puis, il faut bien affronter ma nostalgie latente de cette enfance si particulière, et pour laquelle j'ai bien du mal à accepter que plus jamais je n'aurai la chance de vivre si grandes aventures. Alors je m'installe confortablement avec une grosse couverture dans le canapé. Je me marre à plusieurs reprises en entendant les commentaires de la scientifique anglaise. Et, ce que je vais raconter ne manquera pas de faire éclater de rire Marloute.

"La lagune est infestée de crocodiles... hors de question de s'y baigner". Hmmmm... nous y avons pris nos bains quotidiens pendant deux mois pour nous laver après les journées d'exploration !

"Se promener seul sans guide dans la forêt est très dangereux. Des éléphants pourraient arriver"... huhuhuhu !! Et dire que nous partions toutes les deux le matin, pour aller écouter les singes... ou à la recherche des éléphants.

"Dormir au sol serait suicidaire, tant les insectes veillent. Dans cette régions ils sont souvent mortels. L'équipe est obligée de construire une cabane dans les arbres pour poser ses tentes". Je repense avec émotion à notre campement au sol entre mer et lagune. Je ressors mes vieilles photos pour la peine. Je retrouve notre tente "igloo" qui servait à la fois de chambre, de lieu de rendez-vous nocturnes pour de longues nuits de confidences, de crèche pour les bébés crocodiles... 

Les singes, les éléphants, les panthères, les hippopotames, les gorilles, les serpents... Ce sont les mêmes que nous observions il y a 15 ans, et que je vois désormais dans un très épuré et très beau reportage animalier. C'était notre quotidien, notre bonheur à nous, notre rencontre avec la forêt la plus préservée au monde. Celle qui renferme le plus d'espèces protégées. Une chance exceptionnelle et une expérience inoubliable quand on a même pas 15 ans.

Je replonge dans mes souvenirs intacts. La chasse aux crocodiles la nuit. Les captures d'oiseaux. La forêt "impénétrable" (disent-ils) où nous parcourions des kilomètres machette en main à la recherche des éléphants ou des grands primates. Les campements improvisés. Les repas au feu de bois. La vaisselle sur la plage.

Le générique confirme qu'il s'agit pile poil de là où nous avons passé ces deux mois de vie. Relire ce nom de village, me donne presque les larmes aux yeux... Mais un jour j'y retournerai, et je me baignerai à nouveau dans la lagune. Je me roulerai dans les souilles à éléphant dans la boue molle. Et on passera des heures à observer les singes dans les arbres, à écouter les éléphants au loin et à débusquer les panthères en pirogue. Hein Marloute ?

J'ai déjà fait quelques billets sur cet été magique, si vous voulez en apprendre plus, allez les lire :

Extraits en vrac de mon carnet de voyage pendant les deux mois en pleine forêt

Une escapade matinale avec Marloute qui aurait pu mal se terminer (ou pas !)

La "chasse" au crocodile de nuit

jeudi, 29 octobre 2009

Il y a 20 ans...

Il y a 20 ans... pour moi ce n'était pas la chute du mur de Berlin. Je n'en garde d'ailleurs strictement aucun souvenir pour être très honnête. Toute ma scolarité j'en ai eu un peu honte... car tous les élèves de mon âge avaient systématiquement un souvenir précis de cet évènement. Racontaient l'importance de ce jour dans leur vie, comme un avant et un après. Je ne l'ai jamais dit à personne. Mais la chute du Mur de Berlin... ne signifie strictement rien dans ma propre histoire personnelle. Moi pourtant si proche de l'actualité et des journaux depuis ma plus tendre enfance. Cet évènement là... je ne l'ai pas "vécu".

Simplement car quelques jours avant la chute du mur, c'est une nouvelle vie qui allait commencer pour toute ma famille. Le premier départ outre-Atlantique en catastrophe et au pied levé vers la Guadeloupe qui venait d'être dévasté par le plus terrible des cyclones de son histoire, Hugo. Il fallait reconstruire. Il fallait remplacer certains morts surtout. Alors du jour au lendemain nous avons quitté la banlieue proprette et chicos de Bordeaux où nous étions arrivés quelques mois plus tôt... direction un papillon bizarre ayant une aile dans la Mer des Caraïbes l'autre dans l'Atlantique. Mes parents ne savaient pas bien où ils nous amenaient et dans quelle galère ils nous embarquaient... Nous, à 9,7 et 5 ans, nous avions déjà l'habitude de changer de maisons, d'écoles et de villes fréquemment... alors pour une fois que c'était en prenant l'avion... nous avions tout de suite trouvé l'idée géniale.

Je me souviens très nettement qu'après l'annonce du (très) prochain départ, nous avions acheté une carte de l'île. Nous l'étalions dans le salon tous les 5 agenouillés autour... et nous passions des heures à nous y projeter. A imaginer où nous allions chercher une maison. A essayer de ramener les distances à nos notions d'enfants. Mais avec mon frère et ma sœur, nous étions unanimes face aux craintes de nos parents de nous traîner au bout du monde : un endroit où il y a des villes qui portent le nom de "Caraque" et de "Bouliqui" (deux noms qui provoquaient des grands fous rires quand on les trouvait sur la carte) et où la terre la plus haute s'appelle Basse-Terre... et la plus petite Grande Terre... ne pouvait être qu'un super endroit ! Comme quoi, les critères d'enfants sont bien lointains des angoisses d'adultes !

Le 29 octobre 1989, un peu plus d'un mois après le cyclone...  et moins de trois semaines après avoir appris que nous devions partir...le grand jour était arrivé. La maison de Bordeaux vidée, rendue. Le déménagement fait. La caisse maritime envoyée. Le garde-meuble rempli. L'école quittée. Les copains salués. La famille embrassée. A l'aéroport de Toulouse Blagnac (il y avait des vols directs à l'époque), nous nous sommes envolés (avec une vingtaine de valises dans la soute) en direction de la Guadeloupe. Mon père y était arrivé quelques jours plus tôt pour nous trouver une maison (pas bien loin de Caraque... par le plus grand des hasards !) et accessoirement une école.

Je me souviens très clairement de la soirée d'accueil en notre honneur à la sortie d'avion, après huit heures de vol et quasi autant de décalage horaire. Nous étions au radar le plus total. Mais je revois minute par minute l'endroit où l'on a été accueillis. C'était heure pour heure pendant que j'écris ce billet (pfiouu j'en ai les larmes aux yeux). Je me souviens quand bien plus tard dans la nuit, nous avons sillonné les routes cabossées dans la 4L qui devenait ainsi la nouvelle voiture familiale. Et quand au fond d'un morne, nous avons vu apparaître une grande maison blanche dans la noirceur de la nuit. C'était notre nouveau foyer à nous et quand on est enfants il n'y a bien que cela qui compte. Avoir une chambre et un lit pour dormir tant que papa et maman sont là... frérot et soeurette... les doudous... le reste importe peu ! (et c'est bien ce que je ne cesse de répéter aux gens qui se tortillent l'esprit et qui hésitent à voyager avec leurs enfants de peur de les traumatiser !! Mais c'est une autre histoire !).

Je me souviens du premier choc quand nous sommes entrés dans ce qui allait être la chambre "des filles". Malgré les ampoules jaunes (pour éloigner les insectes), des milliards de fourmis ailées avait envahi l'espace (annonciateur de pluie). Forcément... ça met vite dans le bain de l'ambiance tropicale ! Le petit voisin, qui avait mon âge et fils des propriétaires est venu nous souhaiter la bienvenue. Sa petite sœur était née quelques heures plus tôt. Le jour-même de notre arrivée. Là encore certains signes ne pouvaient pas tromper.

C'est au petit jour que nous avons réalisé où nous étions vraiment et avons compris la force de Hugo. Plus un arbre n'était debout. Les troncs étaient transformés en grandes tiges broyées. Les cases autour n'avaient plus de toits. Le morne était parsemé de tôles froissées, de gravas en tout genre, des paysages dévastés à perte de vue. Ce que l'on voyait depuis des jours en boucle à la télé en France était devenu notre lieu de vie. Nous avons découvert l'école quelques heures plus tard. Dans ma classe, ne persistaient que 4 piliers et un pan de mur. Cela changeait quelque peu de l'école proprette de la banlieue bordelaise en pointe sur la technologie et le confort des élèves. Pendant plusieurs mois nous avons fait cours avec les poules au milieu des bureaux. Quand il pleuvait trop... le cours s'arrêtait et nous nous réfugions dans un corps de bâtiment où le toit avait été préservé.

De l'autre côté de l'Atlantique, un mur était entrain de tomber... la seule chose qui importait en Guadeloupe c'était de rebâtir ceux qui avaient été emportés par le cyclone.

Il y a 20 ans ce soir... les plus belles et heureuses années de ma vie allaient commencer. Et j'en ai les larmes aux yeux d'y repenser. Parce que oui... j'ai une sacrée nostalgie de cette époque.

vendredi, 11 septembre 2009

Une vie extraordinaire ?

Je découvre parmi les liens qui mènent sur mon blog un petit classement dans lequel je figure. Ainsi donc, selon une étude savante, je fais partie du top 5 des blogueurs ayant la vie la plus extraordinaire de la blogosphère ! L'étude consiste en gros à comptabiliser les réponses au questionnaire qui a énormément circulé ces dernières années "fait ou pas fait" (mais si vous voulez le détail et analyser la matrice rendez-vous sur le site)... et j'obtiens donc un score sacrément élevé !

Eh bééé !! Si j'avais imaginé ça. C'est vrai que j'ai une vie plutôt sympa dans l'absolu. Je voyage beaucoup depuis toujours, ce qui m'amène évidemment à vivre des choses qui sortent un peu de l'ordinaire. J'ai eu une enfance sous les tropiques qui m'a permis de vivre quelques aventures assez hors du commun que l'on n'a pas forcémment la chance de vivre tous les jours. Je mène une vie un peu casse-cou, jamais assise sur la même chaise, à courir après des trains et des avions, très proche de la nature dès que je le peux, ce qui provoque inévitablement quelques aventures épiques et avec un boulot qui me permet quelques extravagances assez sympathiques. Donc... autant dire que ce sondage me ravit plutôt !

Je m'étais servie de ce questionnaire il y a quelques temps (ou années ? je ne sais même plus) pour me livrer un peu plus sur qui je suis. C'est l'occasion de le ressortir des oubliettes pour les récents arrivés sur ce blog qui ne l'auraient jamais lu ! Vous pourrez retrouver le(s) mien(s) dans plusieurs billets (le lire en une seule fois est juste imbuvable) ci-dessous :

C'était la minute d'auto-satisfaction de la journée ! Je retourne à la tâche...

mardi, 28 juillet 2009

Dans l'eau de la claire fontaine...

Comme promis, cette fois je n'ai pas oublié ! J'ai pris en photo la cascade dont je vous parlais il y a quelques jours... Nous y sommes descendus pendant le week end histoire de se rafraîchir un peu. Je n'ai pas eu le courage de me mettre à l'eau. Je vous rappelle qu'elle arrive directe des sommets et que sa température avoisine les 10°... Alors pour la peine j'ai profité d'être là pour faire pas mal de photos, et à vrai dire j'ai eu quelques difficultés à tout faire rentrer dans le même cadre... On se rend peu compte de la hauteur de la chute qui fait pourtant bien plus d'une dizaine de mètres de haut ! Obligée de la prendre en trois fois !


Ce que la photo ne vous montre pas, c'est le souffle incroyable de fraîcheur chargée d'humidité qui vous accueille en remontant le torrent. Un pshitt tout ce qu'il y a de plus naturel ! Un jet de fraîcheur revivifiant. C'est donc à l'endroit où l'eau plonge qu'il y aurait un trésor caché. Souvent nous passons derrière pour nous y cacher, mais jamais aucune trace de trésor n'a été trouvée depuis au moins 3 générations. Mais comme nous perpétuons la légende auprès des jeunes générations, il est évident qu'il se passera encore quelques années pendant lesquelles les gamins du village viendront tenter leur chance ! Et leurs enfants à leurs tours...

Le plus drôle est évidemment d'escalader les cailloux et de se jeter dans la grande "piscine" en faisant des bombes. La semaine dernière avec les gamins du village nous avons repéré une autre cascade. Juste au-dessus de celle-ci. Pour l'instant inaccessible faute de chemin... Mais je sens que cela ne va pas durer bien bien longtemps ! Ce serait mal nous connaître.

Voilà un peu de fraîcheur à tous ceux qui ont la chance d'être au soleil et dans la vraie chaleur de l'été...

mardi, 7 juillet 2009

Pesto, hommage et souvenirs...

Toute la semaine je me suis cuisiné des bons petits produits du marché... et ce soir... place au pesto maison !

Basilic, pignons, huile d'olive, ail, poivre et parmesan ! J'ai pilé dans mon mortier pendant toute la cérémonie d'hommage à Mickaël Jackson... avec, je dois l'avouer, les larmes qui me sont venues à quelques reprises. Eh oui ! J'ai les larmes faciles parfois ! Alors j'ai continué de pilonner, pilonner ! Pour finalement mélanger le tout avec quelques gnochhies. (La recette simplissime ici ! C'est de saison en plus). Un régal absolu que j'ai un peu regretté de ne partager avec personne.

J'ai réalisé tard dans la journée, la date du jour... avec cette envie très forte de dire à ma sœur que je l'aime. Un peu plus que les autres jours. J'ai eu plusieurs fois quelques flash de cette journée d'il y a 16 ans. La première des vacances qui avait tourné au cauchemar à cause d'un barbecue. A cette heure-ci, au moment où le jour tombait, j'étais sur le parking de l'hôpital. Je revois très exactement l'endroit... mon père venait de me dire qu'on allait être obligé de la greffer. Dans ma tête de petite fille, j'avais traduit ça par le fait qu'on devrait sûrement lui enlever un organe vital. C'est à ce moment seul que j'avais craqué après des heures à attendre la moindre nouvelle d'elle dans la salle d'attente pendant que mon père était à ses côtés, déjà dans le milieu stérile où elle allait passer le reste de son été. J'avais crié entre deux sanglots que moi je voulais bien lui donner tout ce qu'on pouvait prendre sur moi, que je lui donnerai tout. Mais qu'elle, il fallait qu'elle reste entière.

Pendant tout l'été, le seul lien que j'ai pu avoir avec elle s'est fait par caméras interposées et un combiné de téléphone. Chambres stériles obligent. Et un jour, après plusieurs semaines d'isolement... grâce au statut de médecin de mes parents, j'ai obtenu une dérogation spéciale pour une enfant de mon âge, dont l'accès dans ce service était strictement interdit... trop choquant... trop traumatisant. Je me souviens quand on m'a désinfectée de la tête aux pieds. Habillée avec des vêtements stériles verts. Qu'on m'a fait passer un interrogatoire pour savoir si j'étais vraiment sûre de vouloir la voir, de rentrer dans ce service si difficile. Quel plus grand cadeau pouvait-on nous faire même pour quelques minutes ?

Le plus drôle ce jour là, et symboliquement il y a tant à dire, nous nous sommes ruées sur les feutres pour nous "tatouer". C'est la première chose que l'on a faite après la longue séparation physique. Elle m'a marqué sur tout le corps des dessins et des écritures. Les bras, les jambes, le visage. Et moi j'ai bariolé ses pansements partout où je pouvais les atteindre sans lui faire mal. Nous nous sommes évidemment faite engueulée par les infirmières - à la mesure de ce que l'on peut crier sur deux sœurs qui ne se sont pas vues depuis si longtemps et dont l'une est en service de grands brûlés.

Ce souvenir vraiment symbolique nous est revenu en même temps il y a très peu de temps... Enfoui, le temps de le digérer, de l'analyser peut être.

Mon billet ne partait absolument pas sur ce sujet ! Je ne pensais même pas évoquer ce souvenir aujourd'hui... mais finalement, après avoir pleuré à chaque mot... je respire d'avoir évacué encore un peu de cette journée si particulière. D'ici quelques années... peut être j'en aurai fait le tour. Mais pas encore...

Et comme je le répète chaque année ou dès que je vois un barbecue. Attention à vous, attention à vos enfants. Par pitié, faites attention. Allez relire le billet que j'avais écrit l'an dernier à ce sujet... pour continuer encore et encore la prévention face à l'accident domestique qui fait le plus de dégâts l'été.

jeudi, 2 juillet 2009

Escapade grenobloise

Petite traversée expresse de la France sur la journée... Nantes-Grenoble-Nantes.

Train de nuit du grand ouest au grand est. Inondations, voie affaissée et donc bordel ambiant tel que je les aime. A ne pas trop savoir si le train va pouvoir partir, l'attente d'une voie qui va se libérer ou pas, et surtout l'extrême professionnalisme du chef de train. Passé 5 fois dans chaque couchette pour s'assurer que nous n'avions pas trop froid, pas trop chaud, que l'on ne s'inquiète surtout pas, qu'il éteindrait la clim deux fois dans la nuit, juste le temps qu'il ne fasse pas trop froid et pas trop chaud, il y veillerait, et que demain matin sur le quai il nous accompagnerait dans les correspondances compliquées, et que si on voulait de l'eau il pouvait nous en apporter. Limite s'il n'a pas bordé chacun des passagers ! Il y a quand même une grosse conne qui a osé lui hurler dessus que c'était intolérable d'attendre en gare de Nantes et qu'en plus sa couchette n'était pas confortable. Mais grognasse !! On t'a dit que la voie elle est cassée, l'eau elle a tout emporté et tu n'auras pas une minute de retard à l'arrivée, on rattrapera les 1h30 de retard dans la nuit ! C'est comme les gens qui klaxonnent dans les embouteillages causés par des accidents sur la route et qui imaginent que les pompiers font vraiment exprès de bloquer les voitures et que klaxonner va sûrement améliorer et accélérer les choses. La bêtise humaine en boîte. Des gens pareils j'ai envie de les jeter hors du train... j'avais honte et pitié pour ce pauvre agent tellement attentionné et plein de gentillesse qui avait tout fait (et parfaitement bien) pour nous informer à chaque minute de l'évolution des inondations et se préoccupait de chacun des passagers au cours de ses nombreux passages. Que l'on ne s'étonne pas que très vite les agents ne communiquent plus avec les passagers si c'est pour se faire insulter de la sorte malgré toute la bonne volonté dont ils font preuve au début !

Bonne nuit de dodo comme je les aime. Bercée par le roulis du train. A Lyon, je fais une petite pirouette de trajet histoire de chopper ma correspondance... j'attrape un tram entre les deux gares plutôt que d'y aller en train. Me voilà dans Lyon, et comble des hasards passant devant ma mairie de naissance. Ça m'a fait tout bizarre d'entendre au haut-parleur "prochain arrêt mairie du 3ème". C'est quelque chose que j'écris depuis 28 ans sur tous les papiers officiels, mais sans que cela n'ai aucune signification de lieu ou de souvenir pour moi ! Je sais désormais à quoi le quartier ressemble... et je visualiserai un peu mieux de quoi je parle quand je remplirai les champs "lieu de naissance".

Cette photo c'est spéciale dédicace à Floh qui saura pourquoi ;)

Je débarque à Grenoble, toute fière de mon frérot tout juste diplômé en architecture. Demain, il livre son premier chantier (il n'attend pas hein ! En plus d'avoir gagné un concours national d'archi cette année, il a déjà des clients ! *mode fière fière fière* ) et comme d'hab dans le bâtiment un prestataire lui a fait faux bond (beaucoup n'ont de professionnel que l'insertion du nom de leur entreprise dans les pages jaunes...) Ça tombe plutôt bien que je sois là... ça va me prendre 20 minutes de dépanner le chantier, il s'agit pile poile de mon cœur de métier. Je lui enlève une sacrée épine du pied et moi ça me fait marrer de bosser dans un contexte et un milieu si différent du mien ! On revient sur le chantier (qui n'en a d'ailleurs plus le nom tellement tout est beau) plusieurs fois dans la journée pour finaliser des petits détails. J'adore ça ! Ça m'éclate !

Je profite de ma journée de "vacances" pour aller m'acheter des lunettes. C'est impératif depuis que je me suis assise sur les miennes. Je fais tourner mon frère en bourrique... la vendeuse abandonne avant lui. Il faut dire qu'en la matière je suis une archi-chieuse. Inversement les lunettes de soleil ne quittent jamais mes yeux hiver comme été au moindre rayon de soleil, donc je suis plus qu'exigeante en la matière. Je ne veux pas que l'on voit mes yeux à travers (pour pouvoir détourner le regard à certaines occasions), je dois avoir des protections maximales à cause de mon accident à l'eau de javel, des modèles sport car elles doivent tenir en toutes circonstances (et surtout essentiellement dans les sports extrêmes), je ne veux que du plastique car je les garde dans l'eau et sous l'eau quand je suis à la plage, sur un bateau, en canyoning ou ailleurs... Au bout de plus d'une heure et d'environ 40 essayages, je repars avec de magnifiques Oakley... et une interdiction définitive, j'imagine, de redemander à mon frère de m'aider dans mon choix de lunettes...

Il fait une sacrée chaleur, mais ça me convient bien, moi l'animal tropical qui revis au delà de 30°... Histoire de se rafraichir, on s'offre une glace artisanale... je n'en reviens pas devant la carte. J'écarquille les yeux... Non ce ne sont pas mes nouvelles lunettes ! Je vois deux parfums d'une rareté absolue. Corrosol et goyave !! Deux fruits antillais dont même en Guadeloupe on a du mal à trouver du sorbet (pour le corossol surtout, ce gros fruit vert plein de piquants extérieurs et à la chaire blanche (Anne, extérieurement ça ressemble à du durian, mais le goût n'a strictement rien à voir)). Petite je me revois parcourant le morne pour en ramasser et en faire des sorbets pour toute la famille ! En trouver de ce côté-ci de l'Atlantique est juste incroyable !! Et en plus c'est d'un délice plus qu'absolu un vrai sorbet, pas trop sucré, exactement ce que j'aime !!! Rien que pour ça je n'aurai pas hésité une seconde pour faire mes 17 heures de train...

Mais ce n'est pas vraiment pour des glaces que je suis venue... plutôt pour l'exact inverse. Pour le feu ! Le feu que Johnny va allumer d'ici peu. Il est l'heure de rejoindre la pelouse du stade des Alpes... Ce soir, c'est concert de Johnny Hallyday ! (enfin, c'était hier soir hein ;) ) Je vous raconte demain !

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