Les journées passent à une allure incroyable. Plus de 10 jours que je suis là…. Les jours de février disparaissent tellement vite. Déjà le 7 ?!!
Je passe mes journées entières dans l’eau… à patauger avec les poissons, à nager avec les raies, à photographier les requins, à débusquer les anémones de mer.
Dimanche, j’ai vécu une des journées que je placerai dans le top 3 des plus belles journées de ma vie. (je réfléchis d’ailleurs pour trouver les deux autres qui compléteraient le podium !). Tour de Moorea avec un copain de Guadeloupe. Moorea est la plus proche des îles en face de Papeete. C’est la vue directe que j’ai depuis le bateau. Un cœur à trois lobes, avec de hauts reliefs, vestiges de l’ancien volcan qui a formé l’île.
Nous avons fait le tour avec son bateau à moteur (une sorte de saintoise, mais version polynésienne), entrecoupé de " plouf " dans l’eau au milieu de l’eau translucide et des patates de corail. Le masque, les palmes, un grand plongeon depuis l’arrière du bateau et c’est le bonheur intégral. Les fonds changent un peu. Moins de beaux coraux que dans le lagon où je " vis " mais une eau beaucoup plus transparente (oui oui c’est possible !) remplie de milliers de poissons. Des clowns (vous savez les " Nemos ", j’en connais un que ça va faire hurler :p ), des anges qui sont en fait des chevaliers… mais que j’aime appeler comme ça pour leur nageoire dorsale qui rappelle une grande aile, des bleus, des verts, des roses, des violets, des panachés de toutes ces couleurs….
Et puis, summum des plongées, une heure au milieu de dizaines de raies et de requins dans 1,5 mètre d’eau entre Moorea et un motu (un îlet). J’appréhendais un peu ce moment de me retrouver en pleine haut avec autant de requins… finalement c’était vraiment vraiment fantastique : de les courser, de nager en parallèle d’eux. Il s’agissait là de requins à pointes noires, donc d’assez petites tailles (un peu plus d’un mètre je pense). Je vous passe le passage avec des dizaines de dauphins sur un spot de surf… Pour se remettre de toutes ces plongées nous nous sommes fait un restau sur un motu idyllique. Des petites tables parsemées sous d’immenses filao (des arbres à " feuilles-fil ") sur un petit îlet désert… j’ai choisi un steak de thon sauce vanille. Un vrai régal ! Evidemment conclu par un fondant au chocolat, et commencé j’avais oublié par l’apéro avec un planteur au Père Labat (rhum de Guadeloupe), des toast au foie gras que j’avais ramené de France et un guacamole avec de VRAIS avocats (versus les mauvais avocats d’Israël que l’on peut manger en France). Le tout dégusté dans 1 mètre d’eau sur une table flottante assis dans le sable de l’eau jusqu’au cou… Sincèrement, il est difficile de trouver plus paradisiaque et parfait !
J’ai été éblouie par les grandes baies formées au pied des immenses pics de montagne, recouverts d’un vert quasi-fluo grâce aux palmiers, cocotiers et champs d’ananas. Je m’étais assise sur le pont avant et j’en avais les larmes aux yeux de tant de splendeur. Je me suis crue dans un tableau de Gauguin. Il me tarde d’ailleurs de regarder sa peinture pour appréhender encore mieux son œuvre maintenant que j’ai goûté un peu à sa principale source d’inspiration !
Voilà, un aperçu de pourquoi je n’écris pas trop par ici ! Pour faire mes billets, je m’assois généralement sur le pont du bateau au soleil couchant, l’ordinateur sur les genoux, face à Moorea pour trouver l’inspiration… Et je vois une raie qui passe sous mes pieds, alors je retourne à l’eau…
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