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jeudi, 24 mars 2011

S'arracher

Je n'avais pas fait le compte... même si j'avais conscience de m'être beaucoup envoyée en l'air ces derniers temps (ça c'est pour le teasing à la Karmara). 22 avions. En 3 mois. Soit une moyenne de deux avions par semaine. C'est bien ça.
Alors, et même si j'adore ça, je commence à ne plus bien savoir où j'habite. Ou plutôt si. Je sais justement où je vis. Ici, au soleil, au bord de la mer, dans une ville qui de jour en jour se fait de plus en plus mienne. Avec des gens que j'aime. Que je dois quitter tous les 5/6 jours. Et je souffre chaque fois un peu plus de ces transitions. Des ces arrachements d'un endroit à un autre. Quitter les gens quelques jours... pour en retrouver d'autres. M'habituer et profiter des uns quelques heures, pour mieux les quitter encore et encore. Revenir en décalage complet, avec une phase de transition de plus en plus difficile à gérer. L'esprit encore là-bas, pas encore ici... ou l'inverse. Et même si je sais que d'un côté ou de l'autre de l'avion je suis heureuse de trouver ou retrouver des gens, des lieux... Juste la phase de transition entre les deux, le changement de mode "cerveau" qui demandent chaque fois un peu plus encore de gymnastique.

J'ai perdu l'envie de raconter ce que je vis à chaque fois que je m'en vais. Alors je joue mon autiste et ne réussis plus à communiquer. "C'était bien ?"... "Oui super". Ne pas aller beaucoup plus dans les détails, ne pas raconter ce qui de toute façon est inracontable, tant le partage des émotions et des vécus est bien trop personnel. Tant la frontière entre toutes mes différentes vies est infranchissable pour les uns et les autres. Perpétuel abandon.

Quitter en permanence. Abandonner. Laisser. Retrouver un lit dans un endroit, puis dans un autre, puis un autre, puis un autre. Se coucher la tête toujours vers la droite mais ne plus bien savoir si je regarde un mur, ou une fenêtre, ou une porte. Et au fond, qu'importe. La plus grosse difficulté n'est pas ce mouvement perpétuel. Au contraire c'est ma drogue, mon essence de vie, la manière dont j'ai grandi et me suis construite. Mais à contre-partie, ma vie ne repose que sur des ruptures de lieux, de gens, de modes de vie...

La difficulté est plutôt de "s'arracher". Le moment où je ne suis plus vraiment là, mais pas encore ailleurs. L'entre deux... La tristesse de quitter, de laisser, d'abandonner. Et même si la plupart du temps ce n'est que pour quelques heures ou quelques jours, je vis de plus en plus mal les transitions. Parce que je sais que je suis bien dans les deux lieux et dans les centaines d'autres où je me suis posée un jour, une année, une semaine. Des dizaines de chez-moi ou de lieux d'attaches. C'est pour ça aussi que je sème des bouts de moi un peu partout involontairement. Des cartes bleues, des trousses de toilettes, des chargeurs de téléphone. Car j'ai semé tant et tant de petits bouts de vie partout dans le monde qu'il faut bien le matérialiser autrement que par des sentiments insaisissables. Et même si l'actualité n'est pas de choisir les uns ou les autres de tous ces lieux... j'y pense parfois. Avoir tant d'attaches dans tant de lieux. Avoir vécu dans tant d'endroits et savoir qu'ils sont tellement nombreux les lieux où je pourrais un jour vivre et revivre. Mais que jamais cela ne sera possible. Savoir qu'il existe tant d'endroits qui me correspondent... mais l'impossibilité de les accorder autrement que par des passages furtifs. Un puzzle. Un immense puzzle que l'on ne peut pas assembler. Que je ne pourrais jamais réassembler...

Et pourtant, pour rien au monde je n'abandonnerai ces petits bonheurs... D'être hier à 14h sur la photo n°1, dans un monde de noir et blanc... de retour à 17h dans un monde de couleurs de bord de mer et demain déjà repartie... Ici, là-bas, ailleurs. Aujourd'hui, demain, hier. Juste s'arracher d'un endroit à l'autre... Partir. Quitter. Et apprivoiser ces sentiments permanents de départs. Avec cette douleur bien ancrée systématiquement dans mon cœur de départ.


mardi_10h.jpgmardi_17h.jpgailleurs_paris.jpg

(difficile d'écrire ce billet... tant il remue de sentiments contradictoires... et de fondements de celle que je suis... par sa complexité et sa multiplicité...)

vendredi, 27 novembre 2009

Remettre les neurones à leur place

Vendredi soir, un vrai. Veille d'un vrai week end... Je n'oserai vous dire à quand remontait le dernier... en tout cas c'était à la saison précédente quand il faisait encore chaud et beau ! C'est vous dire...

Alors autant avouer qu'il est mérité celui-là !! Qui plus est en pensant au nouveau rush à venir très vite...

Vendredi soir donc. Débuté par un passage à la pharmacie (même que je n'ai pas joué à la "pressée" malgré la jeune maman devant moi qui a passé 15min à demander si c'était normal que son tire-lait tout neuf ne tire-pas-le-lait et que pourquoi son bébé était constipé et est-ce qu'elle devait continuer les suppos ou aller voir le médecin... et est-ce que ça pouvait venir de la diversification alimentaire... est-ce qu'elle devait continuer le lait artificiel...). Mais ce soir pour la première fois depuis trois mois j'avais une vraie soirée devant moi... alors je l'ai joué supra zen et j'ai eu un peu de compassion pour cette maman qui semblait bien désorientée !! Mes grogs anti-rhume (citron vert / rhum / eau chaude) n'y faisant rien... je suis passée à la méthode juste au-dessus pour enrayer le rhume qui m'est tombée dessus depuis hier soir.  Clim immonde de l'avion oblige. Je vous ai déjà dit que je haïssais la clim ? Dites. Vous ai-je déjà dit que je détestais la clim ? Et que j'allais monter un comité anti-clim ? Car dans 99,99% des cas la clim ne sert à RIEN ?? Si ce n'est à brasser les microbes et leur offrir le meilleur bouillon de culture qui soit ? Enfin, en un mot un seul... MORT A LA CLIM ! (ça fait 4 mais je m'en fiche je suis supra rebelle en ce moment)

Semaine extrêmement difficile. Difficile nerveusement et psychologiquement... Parce que les retours des tropiques ne m'ont jamais réussi... Je gère très mal cette frustration de revenir dans un mode de vie qui chaque fois me paraît plus encore éloigné de la vie qui me correspond. Incapable de gérer cette frustration et cette peine autrement que par le conflit. Et le conflit jusqu'à preuve du contraire ne mène pas à grand chose. Si ce n'est à une détresse intérieure assez profonde.

Situations conflictuelles toute la semaine... par ma faute. Deux mails d'avertissements suite à des remarques de but en blanc... parce que garder ma langue dans ma poche dans ce genre de période... c'est bien la dernière chose que je sache faire. Et encore... le dossier "open space à 20" n'a pas encore été mis sur la table. (faut dire aussi qu'on ne m'aide pas à être d'humeur conciliante...).

S'il est une chose qui me calme et me permet de remettre mes neurones les uns avec les autres en douce harmonie, c'est bien de me poser à faire un puzzle. Alors ce soir... pendant plus de 4h je n'ai pas décollé de mes tournesols de Van Gogh. Jusqu'à maintenant en fait. Jusqu'à ce que je réalise qu'il faisait faim quand même... 4 heures de relaxation à essayer de faire la paix avec cette semaine si difficile. A faire tourner les milles choses qui bouillonnent dans ma tête pour les ranger une à une. Comme autant de pièces que je place consciencieusement.

A la fois... quand on sait quand elle a commencé cette semaine... Pas étonnant qu'il me faille un peu de temps pour me retrouver... et remettre de l'ordre tout là-haut...

Click sur la photo pour la voir en plus grand...

samedi, 26 septembre 2009

Remparts

Qu'il est facile de bâtir des murs. De s'enfermer et de se protéger de tout ce que l'on ne veut plus vivre. Qu'il est facile de se murer dans une réalité bien à soi. Un idéal très confortable qui ne demande aucune confrontation avec certaines souffrances.

Je viens de faire le ménage de fond en comble chez moi. J'étais partie pour un rapide coup d'aspirateur. Finalement, j'ai lessivé les murs, les portes, les poignées de porte. J'ai javellisé tout ce qui pouvait l'être. J'ai passé de la cire sur les parquets. J'ai aspiré, rangé, plié, repassé. Certes l'appartement en avait besoin... de là à récurer chaque recoin... Mais je crois que j'avais surtout besoin de m'investir dans une tâche sans intérêt pour laisser divaguer mon esprit après une journée assez éprouvante.

Ce soir les étudiants ont réinvesti la ville. La rue est bordélique de gens qui hurlent, de casseroles qu'ils se lancent, de chants débiles de soirées d'intégration. Ils se jettent de la farine, des œufs. Il est tout juste minuit et ils sont déjà ivres morts. J'en entends beugler au loin. Je ne crois pas avoir encore passé le stade de la vieille grincheuse aigrie (encore que... peut être)... mais ce soir je n'ai aucune patience en la matière.

D'autant que la nouvelle serveuse du bar d'en bas commence son rituel. Tous les soirs depuis 3 semaines au moment de la fermeture après minuit... pendant 20 minutes, elle tire les tables en fer sur les pavés au lieu de les soulever. A intervalles réguliers toutes les minutes. Un fracas au moment de sombrer dans le sommeil. De plus en plus angoissant. J'ai décidé d'aller glisser un mot dans la boîte aux lettres pour leur demander de les soulever histoire d'éviter de réveiller tout le quartier. Car de soir en soir je suis moins tolérante sur cette nuisance. D'autant qu'environ 20 minutes plus tard c'est le lourd rideau de fer que le patron descend comme un fou furieux.

J'ai bâti un rempart. Contre tellement de choses. Julio l'autre jour me trouvait fantastique de me débrouiller dans autant de domaines. Tellement vastes. Ah ça oui. Je n'ai besoin de personne. Jamais. C'est ma plus grande fierté. Mon fer de lance. Et quand je ne sais pas, j'apprends dans la minute. Pour rajouter une corde de plus à mon arc. Qui ressemble bien plus à un couteau suisse qu'un simple canif. Mais surtout ne dépendre de personne. Tellement plus facile, plus confortable. Mon artillerie de défense dépasse toutes les armées du monde. Mais un jour il faut bien accepter de partir à la guerre.

mardi, 7 juillet 2009

Pesto, hommage et souvenirs...

Toute la semaine je me suis cuisiné des bons petits produits du marché... et ce soir... place au pesto maison !

Basilic, pignons, huile d'olive, ail, poivre et parmesan ! J'ai pilé dans mon mortier pendant toute la cérémonie d'hommage à Mickaël Jackson... avec, je dois l'avouer, les larmes qui me sont venues à quelques reprises. Eh oui ! J'ai les larmes faciles parfois ! Alors j'ai continué de pilonner, pilonner ! Pour finalement mélanger le tout avec quelques gnochhies. (La recette simplissime ici ! C'est de saison en plus). Un régal absolu que j'ai un peu regretté de ne partager avec personne.

J'ai réalisé tard dans la journée, la date du jour... avec cette envie très forte de dire à ma sœur que je l'aime. Un peu plus que les autres jours. J'ai eu plusieurs fois quelques flash de cette journée d'il y a 16 ans. La première des vacances qui avait tourné au cauchemar à cause d'un barbecue. A cette heure-ci, au moment où le jour tombait, j'étais sur le parking de l'hôpital. Je revois très exactement l'endroit... mon père venait de me dire qu'on allait être obligé de la greffer. Dans ma tête de petite fille, j'avais traduit ça par le fait qu'on devrait sûrement lui enlever un organe vital. C'est à ce moment seul que j'avais craqué après des heures à attendre la moindre nouvelle d'elle dans la salle d'attente pendant que mon père était à ses côtés, déjà dans le milieu stérile où elle allait passer le reste de son été. J'avais crié entre deux sanglots que moi je voulais bien lui donner tout ce qu'on pouvait prendre sur moi, que je lui donnerai tout. Mais qu'elle, il fallait qu'elle reste entière.

Pendant tout l'été, le seul lien que j'ai pu avoir avec elle s'est fait par caméras interposées et un combiné de téléphone. Chambres stériles obligent. Et un jour, après plusieurs semaines d'isolement... grâce au statut de médecin de mes parents, j'ai obtenu une dérogation spéciale pour une enfant de mon âge, dont l'accès dans ce service était strictement interdit... trop choquant... trop traumatisant. Je me souviens quand on m'a désinfectée de la tête aux pieds. Habillée avec des vêtements stériles verts. Qu'on m'a fait passer un interrogatoire pour savoir si j'étais vraiment sûre de vouloir la voir, de rentrer dans ce service si difficile. Quel plus grand cadeau pouvait-on nous faire même pour quelques minutes ?

Le plus drôle ce jour là, et symboliquement il y a tant à dire, nous nous sommes ruées sur les feutres pour nous "tatouer". C'est la première chose que l'on a faite après la longue séparation physique. Elle m'a marqué sur tout le corps des dessins et des écritures. Les bras, les jambes, le visage. Et moi j'ai bariolé ses pansements partout où je pouvais les atteindre sans lui faire mal. Nous nous sommes évidemment faite engueulée par les infirmières - à la mesure de ce que l'on peut crier sur deux sœurs qui ne se sont pas vues depuis si longtemps et dont l'une est en service de grands brûlés.

Ce souvenir vraiment symbolique nous est revenu en même temps il y a très peu de temps... Enfoui, le temps de le digérer, de l'analyser peut être.

Mon billet ne partait absolument pas sur ce sujet ! Je ne pensais même pas évoquer ce souvenir aujourd'hui... mais finalement, après avoir pleuré à chaque mot... je respire d'avoir évacué encore un peu de cette journée si particulière. D'ici quelques années... peut être j'en aurai fait le tour. Mais pas encore...

Et comme je le répète chaque année ou dès que je vois un barbecue. Attention à vous, attention à vos enfants. Par pitié, faites attention. Allez relire le billet que j'avais écrit l'an dernier à ce sujet... pour continuer encore et encore la prévention face à l'accident domestique qui fait le plus de dégâts l'été.

jeudi, 25 septembre 2008

Du besoin d'écrire...

Le week end dernier, nous discutions avec Akynou de différents blogueurs de notre connaissance. Et à la question de savoir pourquoi l'une d'elle postait beaucoup moins ces temps-ci, Akynou me répondit entre autres raisons "elle en a moins besoin aussi".

Et depuis je tourne cette phrase dans ma tête... Ainsi donc nous aurions tous, nous blogueurs, un "besoin" d'écrire. Un besoin de coucher sur papier des mots. Des maux peut être. Sûrement d'ailleurs. Et pas une simple passion de l'écriture ou un désir de faire vivre un site... J'y ai réfléchi et je l'ai appliqué à ma propre façon de bloguer. 

Et sincèrement j'ai du mal à répondre. Étonnamment les périodes où je vais mal sont celles où j'écris le moins. Il n'y a qu'à voir en ce moment la désertion dont je suis capable. Et j'ai pourtant les doigts qui me titillent pour venir coucher des mots sur un grand espace blanc dès que m'on coeur se serre et que je suffoque. Mais je m'interdis de venir ici déverser mes états d'âmes. Et même quand je le fais, je reste évasive sur le pourquoi, les causes, les vraies explications pourtant si simples.

Ce n'est sûrement pas ce soir que je me contredirai. Que j'ai mal et que j'en ai gros sur le cœur. Mais je ne peux pas écrire ici pourquoi. En tout cas, je me l'interdis. Je laisse seulement sous-entendre ce mal-être qui me ronge. Ce besoin de cracher, d'évacuer... au point d'en avoir la nausée...

Et pourtant je sais qu'au moment où j'appuierai sur le bouton "enregistrer" et "publier", je serai un peu soulagée. Un peu libérée. Le coeur moins serré. Les larmes un peu ravalées.

D'ailleurs ce soir cette blogueuse aussi a écrit. Et bien sûr qu'elle en avait besoin.

C'est aussi car j'en avais besoin que je poste enfin un billet...

vendredi, 12 septembre 2008

Orage dans l'air

Allez... ça faisait bien longtemps que je n'avais pas eu de petit coup de mou. Mais là, aujourd'hui, en ce vendredi... ça dépasse toutes les limites. Aujourd'hui je mords, je grince des dents, je ronchonne et mes yeux envoient des étincelles. Depuis le début de semaine, la coupe se remplit... aujourd'hui elle déborde.

Tout simplement ras le bol. Ras le bol du fouttage de gueule. Ras le bol d'être mise de côté. Ras le bol de tant et tant de choses en cette rentrée. Ce midi j'ai quitté le bureau avec une rage au ventre comme je n'avais pas ressentie depuis longtemps. Marcher vite, très vite... pour calmer cette colère. Monter mes quatre étages à la vitesse de l'éclair, histoire de me défouler.

Et comme par hasard j'ai les oreilles qui bourdonnent et la gorge en feu. Une angine qui tente de pointer son nez depuis 3 jours. Mais elle ne m'aura pas ! En tout cas je fais tout pour. Pourquoi cette ville rime systématiquement avec des ennuis de ce type ?!

Seul rayon de soleil de cette journée, mon ptit marin au long cours a fait une rapide intrusion dans l'après midi sur skype depuis Malte. Nous avons pu discuter un peu. Phrases tapées à toute vitesse qui calment et qui m'ont redonné le sourire le temps d'un échange. Exactement ce dont j'avais besoin. M'extraire du bureau. Quitter ces murs... Parce qu'à ce moment là c'est plutôt les larmes qui essayaient de trouver la porte de sortie.

Et pourtant que l'atmosphère est douce le soir quand je rentre chez moi. Bientôt un an que j'ai acheté mon appartement, et je commence tout juste à me sentir vraiment dans mes murs. Inversement, je n'ai passé que trois mois dedans... Normal donc que je commence à peine à y prendre mes marques. Depuis une semaine, je fais tourner les meubles, je déplace des étagères. Je remplis, vide, re-remplis mes bibliothèques de bouquins. Je construis des tiroirs (bientôt un billet à ce sujet). Je scie, je cloue, je ponce. Je rénove un bureau. Entre deux chantiers, je m'installe dans le hamac, me laisse balancer et scrute ma chambre pour m'emplir de l'univers si chaleureux qui s'en dégage. Qu'est ce qu'on est bien chez soi, dans un cocon protecteur, loin des tracas du dehors...

mercredi, 3 septembre 2008

Savoir rentrer...


Y a pas à dire... Cette ville est vraiment désespérante ! Pourtant qu'est ce que j'ai le moral au beau fixe après un mois de pur bonheur ! Mais deux journées ici et je commence déjà à avoir des envies d'évasion pour retourner fissa dans le grand sud. J'ai laissé la ville rose derrière moi... pour retrouver la ville grise ! La ville grise. Voilà un terme totalement approprié ! D'ailleurs mes plantes ne s'y sont pas trompées. Un mois toutes seules. Sans un soin, sans un apport d'eau... dans n'importe quelle ville normalement constituée en plein mois d'août elles y auraient laissé leur feuillage et aurait succombé à la soif. Mais ici non. Elles sont rayonnantes, d'un vert qu'on ne trouve même pas en forêt tropicale ! Tout est gris, gris, gris... et pluvieux évidemment !

La reprise se fait en douceur... sur la forme en tout cas. Car sur le fond, la crise des "7 ans" fait rage... Je ne savais d'ailleurs pas qu'on pouvait la transposer du couple au travail ! C'est dans l'avion qui me ramenait ici que j'ai mis à plat toutes les tracasseries d'avant-vacances et envisagé plusieurs scénarios pour les évacuer... Je survolais la France en long puis en large (c'est bien connu... le chemin le plus court entre deux points chez Air France n'est pas la ligne droite... mais plutôt la somme des carrés des côtés. Comprenez : Toulouse/Nantes se fait de cette manière : Toulouse/Lyon puis Lyon/Nantes... Enfin, au moins j'aurai passé quelques minutes dans l'aéroport de ma ville de naissance... et économisé plus de 300€ non négligeables !). Je garde dans un petit coin de ma tête les décisions que j'ai prises. Peut être ne resteront-elles que de bonnes résolutions de rentrée qui ne verront jamais le jour ou peut-être pas... et dans ce cas là, ça risque de déménager !!


Un torrent sinueux au fond d'une jasse... voilà bien mon paysage favori de montagne


Mes valises viennent de me rejoindre. Je leur avais réservé un petit voyage en voiture, via la Bretagne Nord. Elles ont ainsi pu prendre l'air des embruns et moi, voyager avec un mini sac à main. Je ramène un cageot entier de compote de rhubarbe, cuisinée avant de partir. 10 kg de récolte dans le jardin... une matinée à éplucher les dizaines de branches... et quelques heures pour cuisiner tout ça, les mettre en bocal et les stériliser ! Quel bonheur en tout cas d'avoir pu profiter des produits du jardin tout l'été. J'ai besoin de fraises ? Hop... au jardin. De pommes de terre ? hop... au jardin. D'aubergines, de haricots verts, de salades, de framboises, de cassis, de courgettes, de carottes, de blettes, de persil, de basilic et j'en passe. Hop... au jardin !!
Sans parler des quintaux-tonnes de prunes. Un seau chaque matin ! Pour des confitures ou de la compote et surtout pour les manger telles quelles, encore toutes chaudes du soleil.

Vous comprendrez la gueule que j'ai tirée hier, contrainte d'aller acheter à manger, devant l'étal des légumes trop parfaits, trop chers, trop infestés de cochonneries, trop burk en somme !

Je ramène aussi mon futur jardin en kit. Samedi, après avoir ratiboisé le pied de rhubarbe, j'en ai profité pour prélever sur chaque massif de fleurs quelques graines. J'en ai fait de belles enveloppes, avec la date de cueillette, le lieu, et le nom de la fleur. J'en ai pris un peu plus que de raison, pour en offrir en temps voulu à mes proches et blogo-lecteurs qui voudront fleurir leurs intérieurs ou extérieurs !

Y a pas à dire... c'est quand même bien "pourrite" les retours en ville et la rentrée !

lundi, 3 septembre 2007

Sortez les trousses, les cartables...

L'heure de la rentrée a (aussi) sonné pour moi. Leeloolène n'a ni disparu, ni décidé d'ouvrir un nouveau blog, ne vous inquiétez pas chers lecteurs assidus ! Je me suis juste accordé un mois sans téléphone, sans ordinateur. Un répondeur aux abonnés absents jusqu’en début septembre.
Retour hier soir bien tard de vacances... Profiter jusqu'à la dernière heure des bons moments a toujours été ma ligne de conduite. Et c'est bien parce que je n'avais pas de train qui pouvait me ramener ce matin que j'ai dormi ma dernière nuit de vacances à Nantes !
Malgré ça, une fouttue boule à la gorge m'accompagne depuis ce matin. Je me suis retrouvée telle une incompétente au lever du lit à ne pouvoir rien faire. Impossible de m'habiller. Impossible d'aller sous la douche. Impossible d'avaler quoi que ce soit. Impossible de prendre mon courage à douze mains (oui oui je m'en suis faite greffer 10 pendant les wwaaacances) pour prendre le chemin du bureau.
C'est exactement comme une rentrée des classes. La même angoisse de retrouver la routine et d'abandonner les si belles vacances, les si bons moments du mois d'août !
Mon corps a retrouvé son peps et ses muscles comme je les aime. Me voilà –presque- re-sculpée comme quand j’avais le temps de prendre soin de moi.
J’ai couru les montagnes, arpenté les sommets, descendu des torrents, sillonné des grottes debout, assise, couchée, rampante, sur une main, sur un pied, à l’envers, au dessus du vide. Escaladé des rochers, arraché des tonnes de mauvaises herbes, labouré le jardin, déplacé des dizaines de poutres, des brouettes de gravats…
Qu’il est bon de vivre sainement. Qu’il est bon de profiter des siens. Qu’il est bon de penser à soi !

dimanche, 29 juillet 2007

Y a pas à dire...

... le mois de novembre juillet en Bretagne Nord... c'est vraiment vraiment sympa !!
A la fois... n'ayant pas vu passer l'année, je ne serai pas étonnée de me rendre compte qu'il s'agissait bel et bien d'une blague géante, une conspiration nationale... et que nous sommes en fait bien en début d'automne ! Et absolument pas en milieu d'été, obligés d'allumer le chauffage, de mettre des grosses chaussettes et de se réchauffer au thé !
A la fois, je ne suis pas encore en vacances... juste en week end. Je plains et je pense à tous ces gens qui se sont payés des vacances hors de prix, pour rester enfermés dans des maisons presque innondées, froides... Avec des gamins qui hurlent de ne pouvoir aller à la plage et des parents effondrés de ne pas pouvoir parfaire leur bronzage...
Y a vraiment pu de saison !! (ma bonne dame !)


J'ai mis à jour mon dotclear (pensez à passer au 1.2.7 - Merci Oxygène de m'avoir tenue informée). Si vous voyez quelques erreurs, bugs ou messages d'erreurs, merci de me l'indiquer dans les commentaires (maintenant qu'ils sont réparés justement - Merci Oxygène encore ;) )

vendredi, 20 juillet 2007

Cogitation extrême...

Je suis là, je suis là ! Pas totalement disparue de la circulation, pas partie en vacances ou à l'autre bout du monde... mais tellement occupée.
Que de choses cette dernière semaine. Des choses qui chamboulent et qui font que la plus que totalité de mon esprit est occupée à tergiverser nuit et jour.
J'ai reculé mes vacances tellement j'ai de dossiers sur le feu au bureau. Et pourtant ce bureau. Qu'il est dur ces temps-ci d'y être au quotidien. Le marquage de territoire par la seule et unique autre fille ça me répugne ! Je reste correcte, mais je refrène ma haine en me plongeant dans des paquets de bonbons. Et être prise pour une conne... voilà bien une chose que je n'accepte pas ! Ah... je vous jure...
Je n'ose plus regarder mon calendrier et me rendre compte que nous sommes fin juillet. Au début je rigolais de ce temps qui file si vite, désormais il m'angoisse. Je vois des échéances arriver bien plus vite que je ne peux l'endurer. 30 jours de présence chez moi en 9 mois... c'est juste complètement inimaginable.
L'heure est au bilan. Bilan professionnel... bilan personnel. J'ai tapé du poing sur la table (à défaut de le mettre dans la gueule de GP (ptit surnom à compléter...) ) ce qui m'a value une plus que très très nette augmentation. Voilà une chose de faite !
Je suis partie 4 jours pour m’isoler dans la montagne et faire le point. J’avais besoin de ce sas de décompression pour prendre des décisions. Le genre de décision qui demande quand même un ptit temps de reflexion ! J’ai pris une bêche et j’ai ratissé, dé-caillouté, dé-souché, désherbé. Et j’ai tapé fort avec ma bêche pour retourner la terre sur des mètres et des mètres. J’ai aussi frotté, frotté des parquets. Et j’ai planté des dizaines et des dizaines de fleurs. J’ai arraché, j’ai coupé, j’ai taillé… et pendant ce temps je cogitais. Je pensais à ma vie, à mon avenir… je chassais mes démons et offrais enfin la place à des pensées plus douces. Qui forcémment... aident à la décision !

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