
Le plus difficile n'est pas de s'arrêter d'écrire... mais de reprendre. Et là... mine de rien cela fait presque deux semaines que j'ai lâché le clavier du blog, sans (re)trouver la moindre inspiration pour m'y remettre. Pas la tête à ça surtout...
Je n'ai pas été totalement inactive ici... puisque j'ai fait la grosse mise à jour Dotclear pour passer en 2.2... Gilsoub m'avait un peu fait flipper en racontant sa mise à jour les galères qu'il avait eues... et grâce à ses quelques mises en garde, j'ai fait la mienne en moins de 5 minutes montre en main (prévenue que j'étais que les plugins allaient poser souci !). Me reste donc à passer tous les bébés blogs vers la nouvelle plateforme et nous serons tous au top de la technologie blogosphérique !
Voilà pour la partie technique qui n'intéresse sûrement pas grand monde. Pour le reste. Que dire ? Que les dernières semaines ont été assez mouvementées. Du très bon... et des moments bien moins drôles...
Dans le bon, et par la grâce de grands changements au sein de mon auto-école, j'ai commencé la conduite ! Et je carbure... Je suis déjà à plus de 6 heures en deux semaines. Je m'éclate dans les cours. J'ai jonglé avec les trois moniteurs... donc trois méthodes d'apprentissage, ce qui est parfait pour moi que la monotonie endort. Le premier m'a dit que pour une fille je m'en sortais plutôt très bien. Le deuxième a comparé le point de patinage au point G : "une fois qu'on la trouvé... on ne le lâche plus". Vu sous cet angle, effectivement, on retient mieux les cours... Et le troisième est tellement tendancieux... que je ne préfère pas raconter ici le 1/4 des insinuations de la toute petite heure de conduite que j'ai eue avec lui. Retenez une seule chose futurs conducteurs. La conduite c'est comme le sexe : il faut savoir donner de grands coups au moment où il faut... et préférer la douceur à d'autres. Le décor est donc planté...
Si j'avais imaginé rigoler autant en apprenant à conduire, je me serai lancée il y a quelques dizaines d'années ! En tout cas... j'avance à grand pas. Passer les vitesses de 1 à 5. Rétrograder. Démarrer en côte (finger in the nose). M'arrêter à un point précis. Reculer en ligne droite. Chevaucher mes mains. J'ai conduit sur le périph, en ville, en campagne. En un mois la super-nouvelle-responsable a réussi a me placer la moitié de mes heures de conduite (il faut dire que dans le genre chieuse je suis plutôt douée)... avec la précédente... je n'avais de planifiées que 2h en 3 mois. Autant dire que je suis motivée à bloc ! Et même si je sais que sous peu je vais stagner dans l'apprentissage... j'aurai déjà bien avancé !
Dans le moins drôle, il y a eu ce week end, deux jours express à la montagne. Pour essayer d'accepter l'inacceptable... Mettre des mots et des images sur ce qui semblait encore inqualifiable quand tout est arrivé pendant mes vacances en Guadeloupe... et désormais... faire face à l'éternelle absence. Il y a eu le retour toute seule dimanche. Plus seule que jamais. Plus loin encore des gens que j'aime.
Il y a eu le bonheur de m'acharner dans le jardin tout là-haut. Pour arracher les orties si envahissantes et découvrir en dessous mes boutures de l'été dernier. Tous les pieds ont pris. D'un côté les cassis et les groseilliers et au fond du jardin les framboisiers. Sous ce fatras de mauvaises herbes 4 petites groseilles avaient eu la force de grandir et murir ! Je suis loin de faire des confitures... mais l'essentiel pendant un ou deux ans est que tout cela s'enracine bien profondément dans la terre pour pouvoir rêver à des cueillettes fructueuses d'ici un ou deux étés. Il y a eu le désherbage des rocailles pour y planter quelques plantes grasses envahissantes et fleuries.
Ici, à Nantes, il y a la joie aussi de voir mes boutures de patchoulis se couvrir peu à peu de petites feuilles. D'observer les longues racines blanches se multiplier de jour en jour. Dans la foulée du jardinage, il y a eu hier une séance de webcam pour découvrir les noyaux de mangues posés dans la terre il y a à peine trois semaines en Guadeloupe et déjà transformés en une longue tige avec 6 feuilles rougeoyantes. Incroyable !
Et puis et surtout, il y a ce bonheur de profiter des fortes chaleurs depuis mon retour. Ce soleil au beau fixe. Ces températures que j'aime tant... qui permettent de mettre des jolies petites robes que je ne sors généralement que sous les tropiques... Ah en parlant de petites robes il faudra que je vous raconte une histoire de filles. Finalement, comme le disait Duras : "Ecrire c'est essayer de savoir ce que l'on écrirait si l'on écrivait"...
Peut être vais-je retrouver l'envie d'écrire... alors que je publie ce billet avec l'unique volonté de le faire disparaître avant même publication...
En photo d'illustration, la lumière céleste... le soir où...

En vrac et dans le désordre... Il a fait un temps magnifique qui m'a vite vite redonné une couleur un peu plus naturelle que le blanc cachet d'aspirine que j'arborais depuis des mois à être restée en France tout l'hiver. Un beau bronzage doré doré signe du grand air pur et des bonnes vitamines des hauts sommets. Une chaleur dingue qui m'a fait redevenir le temps d'une après midi la gamine qui a passé ses étés dans ce village à faire les mêmes bêtises que les gamins d'aujourd'hui... Fils et filles des "grands" qui nous faisaient faire les bêtises à l'époque. Normal donc que nous prenions le relais aujourd'hui en tant que "grands". Les générations défilent... mais les traditions restent ! C'est d'ailleurs peut être ce qui me rattache tant à cet endroit. Tous les mômes autour de la fontaine de la place du village à s'arroser avec l'eau de la fontaine descendue tout droit de la montagne... Je jardine dans mon jardin, mais en entendant les hurlements de joie, je ne résiste pas à l'envie. Je les rejoins pour apporter mes bras pour attraper les plus petits et les balancer dans le bassin. Finalement très vite... nous y passons tous. Tour à tour en se débattant mais avec au fond la grande joie de se rafraîchir. On finit tous tout habillés dans l'eau qui frôle les 10° au maximum. On s'arrose, on hurle, on se balance des paquets d'eau... on arrose les rares voitures qui passent.
Et les jardins... imaginez ma joie ! Les vergers croulant sous le poids des poires et des pommes, le petit jardin à la française, le parterre de framboisiers que l'on imagine regorgeant de beaux fruits roses. Et les prairies couvertes d'une toison rose et blanche, tant les cyclamens éclatent en cette fin d’été au milieu des feuilles mortes.



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