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jeudi, 24 novembre 2011

Week end orange

Long week-end inespéré. Des retrouvailles à Paris dans un timing juste parfait. Route vers le Nord. D'abord Lille... puis la Belgique... puis les Pays Bas.

Lille pour une soirée exquise... un hachis parmentier patate douce-confit de canard dont je me souviendrai très très longtemps. Une bonne nuit de sommeil dans une maison fabuleuse où l'on aimerait faire durer encore et encore le petit déjeuner tous ensemble autour de la table le lendemain matin. Une journée à arpenter cette ville que je voulais découvrir depuis très longtemps pour ôter tous mes préjugés. C'est chose faite. Une vraie âme dont manque si souvent la plupart des centres villes aujourd'hui. Des boutiques originales, des salons de thé mignons-mignons, des petits restaus qui donnent envie de s'arrêter à chaque coin de rue, l'impression d'être déjà ailleurs... Une ville où je reviendrai bien vite. Pour un vrai long week end...

La Belgique... Ostende, sur les traces de Ferré. Une soirée où l'on dégote un petit restau penchant entre la baraque à frites et le snack... mais où l'on a finalement mangé un petit festin. Moments de complicité, de rire, de sourire. Moments juste à nous. Le lendemain une journée de déambulation rapide dans la ville. Ostende. Ses gaufres évidemment, ses longues plages, ses fruits de mer vendus dans des petites barquettes pour grignoter en bord de mer... Cette impression bizarre que laisse une ville sans grand charme et sans intérêt... Où l'on se dit que l'on n'y passerait pas l'hiver et que l'on a vu ce que l'on voulait y voir. Pas spécialement beau, pas spécialement moche. "Et qu'on s'demande si c'est utile... Et puis surtout si ça vaut l'coup..."

Et puis, et puis après avoir traversé toute la Belgique, puis les Pays Bas... à chanter à tue-tête dans la voiture, place à Amsterdam. Avec une surprise énormissime en arrivant à l'hôtel. De celle qui vous laisse bouche bée. Et ce si beau bouquet de tulipes pour fêter ça. De quoi donner un immense sourire tout le week end. Un thé improvisé et des speculoos histoire de se remettre de nos émotions. Commencent alors 2 jours à marcher et à errer dans la ville sans s'arrêter. A arpenter les longs canaux. Passer de quartier en quartier en évitant bien consciencieusement le quartier rouge et sa débauche de sexe. Des kilomètres et des kilomètres de découvertes et d'admiration.

Le coup de foudre immédiat pour cette ville. Des vélos évidemment. Des centaines et des centaines. Qui circulent dans tous les sens. Des appartements, véritables vitrines de décoration. Aucun rideau aux fenêtres permettant ainsi de regarder les intérieurs, de s'émerveiller devant la taille des pièces, la beauté des ameublements... un vrai musée à ciel ouvert ! Combien de fois me suis-je arrêtée pour regarder des salons de particuliers et me suis-je prise à rêver d'habiter tel ou tel duplex. Noter des idées, capturer des scènes. Admirer la capacité d'innovation en terme de logements urbains et collectifs. Nous avons tant à apprendre ! Et oser tout simplement.

J'ai tant aimé cette ville. Son petit marché derrière l'hôtel où l'on a acheté des bons fromages. Du tissu pour faire des coussins. Ce supermarché au design très industriel, avec des palettes pour rayonnage. Et en sortant un chariot rempli de speculoos, de réglisse, de crackers aux milles graines, de poissons fumés. Le grand marché aux fleurs où j'ai évidemment fait mes réserves de bulbes pour l'hiver à venir. Des tulipes, des muscaris, des iris, des fresias...

Quelle si belle ville. Quel si fabuleux week end !!

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jeudi, 6 octobre 2011

Les beaux jours

Vous commencez à me connaître... alors vous ne vous étonnerez pas de savoir ô combien je revis avec ce sursaut tardif de l'été. Ces chaleurs incroyables qui ont tant manqué en juillet et août et qui sont enfin arrivées. Et ce soleil. Et ce ciel bleu. Et cette chaleur. Ah que je revis.

Et autant dire que j'en ai profité ces derniers temps.

Il y a eu ce moment tout particulier... sur l'eau, jusqu'au bout de la nuit, jusqu'au petit matin presque. Qui réconcilie et réconforte. Qui redonne surtout l'envie de continuer. Qui a permis de dire et d'échanger. Qui a fait verser quelques larmes forcémment. Et surtout d'évacuer les dernières semaines si difficiles. Nous retrouver pour nous confier et construire un peu plus encore cette histoire si particulière. Si forte.

Il y a eu cette journée dans l'eau. A me baigner jusqu'à ce que le soleil touche l'eau. A barboter comme un poisson, à nager, à ramer, à jouer comme une gamine. A faire de grandes rondes tourbillonnantes dans l'eau si douce de la mer montante réchauffée par le sable brûlant de la journée. Être la toute dernière de la plage à sortir de l'eau dans la lumière si belle du soleil couchant. Et juste après la magie d'un ti'punch dans le sable, ce repas au-dessus du ressac langoureux des vagues à regarder les derniers rayons de soleil en se disant que même si ça devait être la dernière journée de grande chaleur de l'année, on n'aurait pas pu en profiter plus que ce jour-là.

Il y a eu cette journée où rien ne devait se passer comme prévu, mais qui finalement fut aussi magique que perturbante. Aussi peu conventionnelle qu'importante. Les sentiments ballotés entre l'agacement suprême et la perfection de l'instant. Entre l'envie d'ouvrir grand ma gueule ou plutôt de mettre des œillères. Parce qu'à quoi bon ? Et finalement prendre la décision de décider justement. De mettre un terme à la mascarade et aux jeux invisibles.

Enfin, il y a eu cette journée qui définitivement réconcilie avec tous les doutes des dernières semaines. Dans un endroit hors du temps. Un moment unique avec des gens uniques. Le paradis comme décor. L'adrénaline comme meilleur ami. Ma drogue, à en faire des overdoses. La course contre la montre pour qu'à l'instant T les planètes s'alignent. Pour qu'au coup de sifflet, comme la meilleure des horloges suisses, comme une mécanique parfaitement huilée qu'un seul grain de sable pourrait anéantir, la perfection agisse. La grâce. Ce sentiment d'accomplissement couronné par 45 minutes assise dans le sable, pieds nus, sous le soleil à se demander si l'on est entrain de regarder un film ou si l'on est vraiment dans la vraie vie à papoter autour de quelques coupes de champagne. Comme ça, tout naturellement.

Ma drogue si douce, si dure, si intense.

Ah et puis... mais ça n'a presque rien à voir avec tout le reste (quoique) il y a eu aussi ce croquant au chocolat au cœur coulant de framboise... tout simplement orgasmique. Pas d'autre mot. Juste orgasmique. Et ça. Je vous jure... wawou... le Chef qui m'a apporté mon dessert à ma table, je l'aurais épousé sur le champs ! (et maintenant j'en suis sûre c'est bien le chocolat qui réussira à me faire fondre... eheheh)

Une belle semaine moi je vous dis.

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mardi, 27 septembre 2011

Comme seul remède

Ca devenait vital. De fuir, loin, et de reprendre pied d'une manière ou d'une autre. Et évidemment il n'y avait pas meilleur endroit que ma très chère montagne pour me remettre un peu d'aplomb.

Alors au tout petit matin j'ai pris un avion, j'ai fini ma nuit au-dessus de la France encore endormie, j'ai atterri au lever du soleil... et là, mon cœur s'est empli de joie et de bonheur rien qu'en mettant le pied dans cette ville chérie. Une voiture m'attendait, on a pris la route immédiatement pour rejoindre les sommets. J'avais un sourire niais sur le visage pendant toute la route. On faisait mille projets de randos. Et je riais, et j'étais heureuse, et je reprenais goût à tout. J'exultais.

Sur les dernier kilomètres on a chanté comme des fous, avec la musique à fond, les cheveux au vent. On klaxonnait à chaque virage.

Le temps d'attraper la clé dans la cachette, d'ouvrir la maison, de mettre mes chaussures de montagne, de remplir à la va-vite mon sac à dos... que nous voilà partis pour escalader cette montagne qui me fait de l'oeil depuis 30 ans, l'une des seules de la région que je n'avais jamais gravie, celle pourtant sur laquelle se perche mon village. En temps normal il était juste l'heure de commencer une journée de travail. Là, il était surtout l'heure de partir à l'assaut des chemins, le coeur léger.

Il faisait tellement chaud, tellement beau, les paysages étaient merveilleux. On a grimpé tout droit au milieu de centaines de colchiques. Je ne marchais pas... je courais. On a fait une sieste de deux heures par plus de 30°, allongés dans l'herbe. On a repris l'ascension. Les bergers avaient rassemblé les moutons en vue de la transhumance le lendemain. Pas moins de 600 sur notre chemin. Je me suis rêvée bergère après avoir papoté avec l'une d'elles, d'à peu près mon âge. Au sommet, à plus de 2000 mètres, j'ai cru verser une larme devant le panorama époustouflant. Tout été si beau. A dominer toute la région, j'avais cette impression que le monde m'appartenait. Et au fond c'était bien ça.

Pour la descente, on a taillé tout droit puisqu'il n'existe aucun chemin par cette face de la montagne. A l'oeil. La symbolique, fort à propos, de choisir son chemin comme on l'entend. A l'instinct, à vue... sans route tracée.

La maison sentait bon, le jardin avait été tondu de près pour mon arrivée, les rosiers croulaient sous les fleurs, j'ai fait le tour des maisons, papoté avec chacun, tout était si doux... si parfait.

Le soir en m'endormant dans mon grand lit, j'ai imaginé que c'était un soir de grande vacances comme un autre. Que l'été ne faisait que commencer... et finalement, c'est peut être de ça dont j'ai besoin.

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mercredi, 14 septembre 2011

Dans ce café

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J'étais dans ce café après deux jours de bonheur pur... au vrai sens du terme. De ces moments si précieux qu'on les vit à fond mais aussi, avec dans un tout petit coin de la tête, l'envie de les faire durer encore et encore parce qu'on sait qu'ils sont trop rares.

J'étais dans ce café et je rêvais d'avoir un petit magnétophone avec moi pour capter chaque bruit de tasse, chaque petite cuillère cliquetant, le brouhaha général, les pas sur les pavés, les serveurs s'invectivant...

J'étais dans ce café et je me félicitais d'y être. D'être là. Une victoire sur moi, sur nous.

J'étais dans ce café et j'aimais chaque détail du décor. J'aimais cette carafe désuète que j'aurais voulu voler. J'aimais l'argenterie des théières. J'aimais le vaste choix de parfums de thé. J'aimais le sol. J'aimais le plafond. J'aimais l'odeur.

J'étais dans ce café et j'ai saisi au vol quelques détails avec mon petit appareil photo pour graver un peu plus encore ce moment. En déchargeant la carte j'ai trouvé une photo de moi me servant du thé.

J'étais dans ce café... et j'étais heureuse. Légère. Bien. Tout simplement bien.


jeudi, 24 mars 2011

S'arracher

Je n'avais pas fait le compte... même si j'avais conscience de m'être beaucoup envoyée en l'air ces derniers temps (ça c'est pour le teasing à la Karmara). 22 avions. En 3 mois. Soit une moyenne de deux avions par semaine. C'est bien ça.
Alors, et même si j'adore ça, je commence à ne plus bien savoir où j'habite. Ou plutôt si. Je sais justement où je vis. Ici, au soleil, au bord de la mer, dans une ville qui de jour en jour se fait de plus en plus mienne. Avec des gens que j'aime. Que je dois quitter tous les 5/6 jours. Et je souffre chaque fois un peu plus de ces transitions. Des ces arrachements d'un endroit à un autre. Quitter les gens quelques jours... pour en retrouver d'autres. M'habituer et profiter des uns quelques heures, pour mieux les quitter encore et encore. Revenir en décalage complet, avec une phase de transition de plus en plus difficile à gérer. L'esprit encore là-bas, pas encore ici... ou l'inverse. Et même si je sais que d'un côté ou de l'autre de l'avion je suis heureuse de trouver ou retrouver des gens, des lieux... Juste la phase de transition entre les deux, le changement de mode "cerveau" qui demandent chaque fois un peu plus encore de gymnastique.

J'ai perdu l'envie de raconter ce que je vis à chaque fois que je m'en vais. Alors je joue mon autiste et ne réussis plus à communiquer. "C'était bien ?"... "Oui super". Ne pas aller beaucoup plus dans les détails, ne pas raconter ce qui de toute façon est inracontable, tant le partage des émotions et des vécus est bien trop personnel. Tant la frontière entre toutes mes différentes vies est infranchissable pour les uns et les autres. Perpétuel abandon.

Quitter en permanence. Abandonner. Laisser. Retrouver un lit dans un endroit, puis dans un autre, puis un autre, puis un autre. Se coucher la tête toujours vers la droite mais ne plus bien savoir si je regarde un mur, ou une fenêtre, ou une porte. Et au fond, qu'importe. La plus grosse difficulté n'est pas ce mouvement perpétuel. Au contraire c'est ma drogue, mon essence de vie, la manière dont j'ai grandi et me suis construite. Mais à contre-partie, ma vie ne repose que sur des ruptures de lieux, de gens, de modes de vie...

La difficulté est plutôt de "s'arracher". Le moment où je ne suis plus vraiment là, mais pas encore ailleurs. L'entre deux... La tristesse de quitter, de laisser, d'abandonner. Et même si la plupart du temps ce n'est que pour quelques heures ou quelques jours, je vis de plus en plus mal les transitions. Parce que je sais que je suis bien dans les deux lieux et dans les centaines d'autres où je me suis posée un jour, une année, une semaine. Des dizaines de chez-moi ou de lieux d'attaches. C'est pour ça aussi que je sème des bouts de moi un peu partout involontairement. Des cartes bleues, des trousses de toilettes, des chargeurs de téléphone. Car j'ai semé tant et tant de petits bouts de vie partout dans le monde qu'il faut bien le matérialiser autrement que par des sentiments insaisissables. Et même si l'actualité n'est pas de choisir les uns ou les autres de tous ces lieux... j'y pense parfois. Avoir tant d'attaches dans tant de lieux. Avoir vécu dans tant d'endroits et savoir qu'ils sont tellement nombreux les lieux où je pourrais un jour vivre et revivre. Mais que jamais cela ne sera possible. Savoir qu'il existe tant d'endroits qui me correspondent... mais l'impossibilité de les accorder autrement que par des passages furtifs. Un puzzle. Un immense puzzle que l'on ne peut pas assembler. Que je ne pourrais jamais réassembler...

Et pourtant, pour rien au monde je n'abandonnerai ces petits bonheurs... D'être hier à 14h sur la photo n°1, dans un monde de noir et blanc... de retour à 17h dans un monde de couleurs de bord de mer et demain déjà repartie... Ici, là-bas, ailleurs. Aujourd'hui, demain, hier. Juste s'arracher d'un endroit à l'autre... Partir. Quitter. Et apprivoiser ces sentiments permanents de départs. Avec cette douleur bien ancrée systématiquement dans mon cœur de départ.


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(difficile d'écrire ce billet... tant il remue de sentiments contradictoires... et de fondements de celle que je suis... par sa complexité et sa multiplicité...)

mardi, 20 juillet 2010

Toujours plus haut...

Week end sportif s'il en est. Viaduc plutôt devrais-je dire... J'ai profité du 14 juillet pour prendre 2 jours de récup et m'échapper évidemment vers le sud. Parce que bon... la vraie vie est bien plus importante que celle au travail... alors, j'aurai bien tort de me priver de ce bonheur.

Pas pu attraper d'avion cette fois... donc train. Trains devrais-je dire. Rien que pour descendre, trois trains. 24 arrêts. 18 heures entre le départ de Nantes et mon arrivée chez moi là-haut à la montagne. Ça se mérite, c'est le moins que l'on puisse dire...

papillons_rouges.jpgMercredi aussitôt arrivée, j'ai continué le jardinage entamé deux week end auparavant. Mes plantations de baies se portent au mieux. 6 cassis et 10 groseilles pour une première "récolte". Pas de framboises par contre. Je tiens le bon bout pour faire de la confiture... d'ici quelques années ! Je me contente de bouloter ma maigre cueillette directement sur les pieds avec délectation.
Pour ne pas faire comme tout le monde, je commence le week end sportif par la fin... à savoir... une après-midi de thalasso. Après tout... ça prépare au mieux le corps pour les efforts à venir. Jacuzzi, douche glacée, cascade infernale, sauna, hammam, hydromassage, pluie tropicale, geysers et j'en passe. Le bonheur intégral... j'en ressors flottante de bien-être. Définitivement je suis un poisson qui revit dès qu'on la replonge dans l'eau. J'ai pris un abonnement... je sens que cela va devenir un nouveau lieu de détente... après les efforts...

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14 juillet oblige... direction le traditionnel feu d'artifice que, par comble de hasard, je vois au même endroit depuis plus de 10 ans ! Cette fois la colline ne prend pas feu ! Étonnant ! Toute la marmaille est descendue pour l'occasion à la "ville"... mais on remonte bien vite vers nos montagnes pour notre premier cache-cache géant de l'été. On délimite le terrain de jeu... plusieurs hectares de forêt, de champs, de jardins, de recoins. 6 équipes de deux. Un grand avec un petit. Avant j'étais "une petite" que l'on faisait grimper dans les arbres ou sur les toits... là, c'est moi qui traîne ma toute jeune co-équipière dans un fond de jardin, on s'allonge pour se camoufler dans la nuit noire. Je n'ai plus mes presque trois décennies, j'ai 10 ans, laissez moi rêver que j'ai 10 ans. Pas plus en tout cas. J'ai de bons restes... car nous ne sommes pas trouvées une seule fois. On se fait quelques frayeurs au milieu des champs dans le noir. On pouffe quand on entend au loin les "découvreurs" qui passent sans nous voir. Pendant les 4 jours on continuera nos caches-caches nocturnes pour la plus grande joie de tous, et de moi en particulier ! Parce que sans aucun doute j'ai gardé mon âme d'enfant intacte. (Et je ne vous raconte même pas la chasse au trésor géante...)

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Mais ce n'est pas le tout de jouer... place au sport ! Et pour commencer, 30 kilomètres de vélo en montagne (juste histoire d'ouvrir la route au Tour qui passera à quelques kilomètres de là deux jours plus tard). Je fais une pointe à 40km/h en descente, moi qui déteste la vitesse je suis servie... les montées passent finalement toutes seules après presque 6 mois à ne plus avoir le temps de nager. L'an dernier j'avais pris l'habitude de faire mon 'petit' tour tous les 4/5 jours, je sens que cette année je vais mettre la barre un peu plus haut. Ne serait-ce que pour le plaisir de mettre les pieds à terre avec les cuisses en béton et l'impression de ne plus toucher le sol. Joie de sentir mon corps de tous mes muscles.

cascade_bas.jpgRando le lendemain. Ma préférée de ces dernières années... Le bonheur intégral est de penser à la baignade qui nous attend sur le chemin. L'eau est bien en-dessous de 15°, mais dans l'une des cascades, par un mystère inconnu, on y entre sans aucun souci, et on peut passer de longues minutes à jouer sous la cascade à essayer de lutter contre la force infinie du courant. Moment de joie et de plénitude absolu. Le soleil est au zénith. Les orchidées pullulent de tous les côtés. Il fait chaud. Les vipères se font dorer au soleil (moins fun ça)... la pluie qui est tombée quelques jours plus tôt a fait sortir quelques girolles. Par contre les framboises ne sont pas encore mûres... il faudra que je revienne dans l'été (hein Floh ?!) !

Soirée sous les lampions et les bougies. C'est beau. Si beau. Si bon. Il fait doux... Les enfants s'impatientent et ne comprennent pas que je traîne. Ils m'appellent depuis la place du village. Et notre cache-cache nocturne alors ? Pensez bien que je ne l'ai pas oublié ! J'ai quelques bonnes idées de nouvelles cachettes. On échange les équipes. On restreint l'étendue du terrain de jeu pour compliquer encore un peu plus les cachettes.

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Une pensée pour Moukmouk qui trouve que je vais
toujours dans des endroits trop chauds ! Voilà un peu de glace pour lui !

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Lendemain... nouvelle rando. Cette fois on passe à la vitesse supérieure. De la haute montagne. 1200 mètres de dénivelé ascendante. Autant dire une belle petite montée ! On part dans le brouillard et heureusement... ça permet de ne pas trop souffrir de la chaleur vue la pente. Et puis, l'apparition divine une fois que l'on arrive à plus de 2500 mètres d'altitude. Le brouillard disparaît en un clin d'œil, laissant apparaitre la montagne plus belle que jamais. La magie de la montagne. On grimpe, on grimpe. Les premiers lacs... puis la neige. De grandes plaques de neige éternelle. Le paysage se transforme, on atteint les sommets rocailleux. Il faut faire attention à là où l'on met les pieds. Puis peu à peu la vue à 360° sur toute la chaîne des Pyrénées. En contrebas on sait que la région sera restée sous les nuages toute la journée, on bronze au soleil pendant ce temps. C'est la rançon de l'effort ! Nous sommes à un peu moins de 3000 mètres d'altitude. Jolie grimpette ! La descente est paradoxalement souvent plus difficile en montagne. Les pierriers avec les cailloux instables et le décor vertigineux sous les pieds. L'accident de l'été dernier m'a laissé quelques marques. Heureusement on retrouve bientôt la neige. Place aux vraies glissades ! Sur les fesses en short de toile... ou en version ski sur chaussure de rando.
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A mi-parcours... et maintenant il faut monter sur le pic tout là-haut devant !

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Y a pas à dire... la montagne ça vous gagne... un peu trop même !! En tout cas, c'est clairement ma drogue dure !

(Toutes les photos sont clickables pour les voir en un peu plus grandes !)

mardi, 16 mars 2010

De la glisse


Vous comprenez qu'un lumbago trois jours avant d'aller dévaler les pistes... ce n'était pas vraiment ce qu'on pouvait appeler du bon timing ! Surtout en n'ayant strictement jamais eu de problème de ce genre ! Mais j'avais mis toutes les chances de mon côté avant de partir avec des doses de cheval de médocs et une longue manipulation d'ostéo... et aussi un peu de discussion avec mon corps pour lui demander de me laisser tranquille pendant 24h. Ce qu'il a fait jusqu'à 24h + 5 min !

Parce que ce week end, j'avais au programme 24 heures de relais en équipe chic (forcémment) et choc. Beaucoup beaucoup de descentes... des run, des shuss... et des fous-rire comme rarement.
Le bonheur de skier la nuit, de se donner à fond physiquement, d'être sur les pistes quand le soleil disparaît derrière les montagnes et réapparait une cinquantaine de descentes plus tard de l'autre côté. De regarder les étoiles pendant les remontées en télésiège. De faire le plein d'énergie vers 6h du matin entre deux relais en engloutissant une assiette de pâtes, accompagnée de thé et de fromage bien puant.
Le tout sous un soleil resplendissant... et une nuit relativement douce, en tout cas sans vent.

Et puis hier pour "se remettre" de nos 24h de relais, parce qu'il est difficile de rassasier une telle bande... journée de randonnée avec un pisteur dans des hors-piste bien bien chauds. Autant dire qu'il m'a fallu un peu de temps pour être à l'aise, puisque la veille un pisteur s'était tué à l'endroit précis où nous sommes passés. Le genre d'image et de destin brisé qui refroidit un peu. Et des images d'un accident que j'ai vécu cet été, et dont je n'ai parlé qu'à Marloute, m'ont hantée une bonne partie de l'après midi... Certes nous étions bien entourés et dans des conditions de sécurité relativement bonnes... mais en montagne le danger n'est jamais loin. L'essentiel étant de l'avoir dans un creux de la tête à chaque instant.

Mais quel plus grand bonheur que de dévaler des pistes au milieu des "bambis" (la fatigue aidant nous n'avons pas retrouvé le nom exact pendant de longues minutes) dans des paysages à couper le souffle, le tout avec une bande de joyeux rigolos.

Autant dire que j'ai plus qu'écrasé dans le train de nuit après ces trois jours de grande dépense physique et de très très peu de sommeil !

lundi, 1 février 2010

Prendre le large

Week end sur l'eau. Sous un soleil radieux et un ciel bleu (presque) d'azur. Petit dej et déjeuners pris dehors sous le soleil là encore. Comme un avant-goût de printemps. Premiers bain de soleil depuis bien trop longtemps. J'ai repris enfin une couleur un peu moins cadavérique, juste halée comme il faut. Fiesta, fiesta et encore fiesta. Navigation aussi un peu... on était quand même là pour ça ! Des copains pas vus depuis tellement longtemps. De belles rencontres aussi. Dans une sacrée ambiance de joie et de bonne humeur. Je n'avais pas dansé autant depuis si longtemps. Raconté autant de bêtises aussi. Et chanté à tue-tête quelques tubes oubliés.

Pleine lune au rendez-vous, magnifiant les reflets sur l'eau. Éclairant comme en plein jour le port. Une vague impression de grandes vacances. De croisière comme en plein été. De parenthèse suspendue.

Bref un petit week end idéal, parfait, bien agréable... absolument pas reposant certes, mais iodant et revigorant à souhait. Qui plus est dans ma ville de la côte ouest favorite. Aux portes du sud. Où mon cœur a battu si souvent, dans la joie, la tristesse ou l'abandon. Cette fois ce fut bonheur et légèreté au programme.

En rentrant ce soir, à peine mon sac posé j'ai eu une envie soudaine de crêpes. Sûrement pour me rappeler celles cuisinées vers 3/4h du matin la veille au soir. Quand il a bien fallu se résoudre à manger quelque chose pour éponger le rhum coulant à flot. Ce soir, je n'avais pas enlevé encore mes bottes, que j'ai vérifié si j'avais tout ce qu'il me fallait. Des œufs du lait et de la farine... alors je me suis lancée ! Et puis, la Chandeleur est dans peu de temps. Pour une fois que je suis en accord avec la saison...

Puis j'ai du filer au bureau... le genre de sursaut de fin de week end qui coupe un peu les si bons moments de ces deux jours hors du temps... mais je tangue encore, le visage encore chaud du soleil engrangé, alors... pour quelques heures encore je flotte.

lundi, 18 janvier 2010

Du bon air

Week end d'évasion et de bon air (de bonheur surtout). A humer les embruns du bassin d'Arcachon et à fouler le sable des dunes.

Le charme absolu et tant recherché de l'arrière saison, des stations balnéaires vidées de ses touristes. Le charme discret et désuet qui reprend le dessus quand la foule a abandonné les lieux. La grande dune juste "pour nous" ou pas loin. Les kilomètres de plage au sable vierge de tout pas.

Magnifiques couleurs pastels aidées par un temps mitigé... mais en accord parfait avec ce week end hors saison. L'ascension de la Dune du Pyla plus de vingt ans après y être allée quand nous vivions à quelques kilomètres de là. Reconstruction d'images et de lieux qui s'étaient mélangés pour former de vagues souvenirs au fil des années.

Délice de canelés, huitres, crevettes, fruits de mer... Longues conversations en marchant pendant des heures sur le sable, sur la plage, sur la lande. Souvenirs de temps anciens. Paroles décousues mais suivant la trame logique de notre vie qui n'a rien de linéaire. De la géopolitique à la culture... de la famille aux amis... des envies aux rêves.. des voyages à nos quotidiens.. Avec des pensées permanentes vers l'horreur haïtienne... et cette triste nouvelle de la mort d'un ami de sœurette disparu bien trop tôt... enseveli comme des dizaines de milliers d'autres.

Déambulation dans Arcachon... à flâner dans les charmantes boutiques bien loin des habituelles chaînes si répandues dans tous les centres villes de France et de Navarre, et que j'exècre par dessus-tout. L'occasion donc de se faire plaisir et de m'offrir quelques jolies choses.

C'est si bon l'évasion.

lundi, 14 décembre 2009

Allô Paris...


Fin de mon séjour parisien... car il faut bien que même les meilleures choses aient une fin ! Qu'il était bon de passer 10 jours à la capitale. Ce fut bien entendu tonique et intense en terme de boulot... mais tellement riche de rencontres et de serrages de pognes. De blablatage, de négociations de contrats, de debriefing de l'année, de bisoutages de collègues que l'on n'a pas vus depuis longtemps et avec qui l'on passe l'année entière à échanger par mail et par skype, sans jamais se voir.

Occasion aussi et surtout, après les journées de boulot, de croiser/manger/boire un verre/refaire le monde avec les copines et les copains. Parce que mine de rien... la plupart sont quand même là-bas. Et autant profiter d'être sur place pour rattraper le retard de toutes ces fois où je suis obligée de refuser des invitations.

Mention toute particulière aux si bons moments passés avec Karmara à plusieurs occasions. Autour de bonnes assiettes ou de bons verres. Avec du bon thé et du chocolat à gogo. Qu'est-ce que l'on a pu parler et parler et parler... Je ne m'étais pas livrée autant à quelqu'un comme cela depuis plusieurs années. Et se livrer, souvent ça délivre... Je devrais m'en convaincre plus souvent...

L'occasion aussi de profiter de l'appart, de dormir dans mon lit d'étudiante, mon graaaand lit si confortable, de piocher dans la bibliothèque quelques bons ouvrages, d'écouter des CD, de regarder la Tour Eiffel s'illuminer de mille feux, profiter du lever du soleil au-dessus des toits. C'est si bon de retrouver les objets et l'univers de notre vie de voyageurs intrépides.

Temps heureux. Moments agréables. Au fond, c'est vraiment bon !


Click sur la photo pour la voir en grand.
Différents bars. Différentes brasseries. Différents thés...

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