Week end sportif s'il en est. Viaduc plutôt devrais-je dire... J'ai profité du 14 juillet pour prendre 2 jours de récup et m'échapper évidemment vers le sud. Parce que bon... la vraie vie est bien plus importante que celle au travail... alors, j'aurai bien tort de me priver de ce bonheur.
Pas pu attraper d'avion cette fois... donc train. Train
s devrais-je dire. Rien que pour descendre, trois trains. 24 arrêts. 18 heures entre le départ de Nantes et mon arrivée chez moi là-haut à la montagne. Ça se mérite, c'est le moins que l'on puisse dire...

Mercredi aussitôt arrivée, j'ai continué le jardinage entamé deux week end auparavant. Mes plantations de baies se portent au mieux. 6 cassis et 10 groseilles pour une première "récolte". Pas de framboises par contre. Je tiens le bon bout pour faire de la confiture... d'ici quelques années ! Je me contente de bouloter ma maigre cueillette directement sur les pieds avec délectation.
Pour ne pas faire comme tout le monde, je commence le week end sportif par la fin... à savoir... une après-midi de thalasso. Après tout... ça prépare au mieux le corps pour les efforts à venir. Jacuzzi, douche glacée, cascade infernale, sauna, hammam, hydromassage, pluie tropicale, geysers et j'en passe. Le bonheur intégral... j'en ressors flottante de bien-être. Définitivement je suis un poisson qui revit dès qu'on la replonge dans l'eau. J'ai pris un abonnement... je sens que cela va devenir un nouveau lieu de détente... après les efforts...

14 juillet oblige... direction le traditionnel feu d'artifice que, par comble de hasard, je vois au même endroit depuis plus de 10 ans ! Cette fois la colline ne prend pas feu ! Étonnant ! Toute la marmaille est descendue pour l'occasion à la "ville"... mais on remonte bien vite vers nos montagnes pour notre premier cache-cache géant de l'été. On délimite le terrain de jeu... plusieurs hectares de forêt, de champs, de jardins, de recoins. 6 équipes de deux. Un grand avec un petit. Avant j'étais "une petite" que l'on faisait grimper dans les arbres ou sur les toits... là, c'est moi qui traîne ma toute jeune co-équipière dans un fond de jardin, on s'allonge pour se camoufler dans la nuit noire. Je n'ai plus mes presque trois décennies, j'ai 10 ans, laissez moi rêver que j'ai 10 ans. Pas plus en tout cas. J'ai de bons restes... car nous ne sommes pas trouvées une seule fois. On se fait quelques frayeurs au milieu des champs dans le noir. On pouffe quand on entend au loin les "découvreurs" qui passent sans nous voir. Pendant les 4 jours on continuera nos caches-caches nocturnes pour la plus grande joie de tous, et de moi en particulier ! Parce que sans aucun doute j'ai gardé mon âme d'enfant intacte. (Et je ne vous raconte même pas la chasse au trésor géante...)

Mais ce n'est pas le tout de jouer... place au sport ! Et pour commencer, 30 kilomètres de vélo en montagne (juste histoire d'ouvrir la route au Tour qui passera à quelques kilomètres de là deux jours plus tard). Je fais une pointe à 40km/h en descente, moi qui déteste la vitesse je suis servie... les montées passent finalement toutes seules après presque 6 mois à ne plus avoir le temps de nager. L'an dernier j'avais pris l'habitude de faire mon 'petit' tour tous les 4/5 jours, je sens que cette année je vais mettre la barre un peu plus haut. Ne serait-ce que pour le plaisir de mettre les pieds à terre avec les cuisses en béton et l'impression de ne plus toucher le sol. Joie de sentir mon corps de tous mes muscles.

Rando le lendemain. Ma préférée de ces dernières années... Le bonheur intégral est de penser à la baignade qui nous attend sur le chemin. L'eau est bien en-dessous de 15°, mais dans l'une des cascades, par un mystère inconnu, on y entre sans aucun souci, et on peut passer de longues minutes à jouer sous la cascade à essayer de lutter contre la force infinie du courant. Moment de joie et de plénitude absolu. Le soleil est au zénith. Les orchidées pullulent de tous les côtés. Il fait chaud. Les vipères se font dorer au soleil (moins fun ça)... la pluie qui est tombée quelques jours plus tôt a fait sortir quelques girolles.
Par contre les framboises ne sont pas encore mûres... il faudra que je revienne dans l'été (hein Floh ?!) !
Soirée sous les lampions et les bougies. C'est beau. Si beau. Si bon. Il fait doux... Les enfants s'impatientent et ne comprennent pas que je traîne. Ils m'appellent depuis la place du village. Et notre cache-cache nocturne alors ? Pensez bien que je ne l'ai pas oublié ! J'ai quelques bonnes idées de nouvelles cachettes. On échange les équipes. On restreint l'étendue du terrain de jeu pour compliquer encore un peu plus les cachettes.

Une pensée pour Moukmouk qui trouve que je vais
toujours dans des endroits trop chauds ! Voilà un peu de glace pour lui !

Lendemain... nouvelle rando. Cette fois on passe à la vitesse supérieure. De la haute montagne. 1200 mètres de dénivelé ascendante. Autant dire une belle petite montée ! On part dans le brouillard et heureusement... ça permet de ne pas trop souffrir de la chaleur vue la pente. Et puis, l'apparition divine une fois que l'on arrive à plus de 2500 mètres d'altitude. Le brouillard disparaît en un clin d'œil, laissant apparaitre la montagne plus belle que jamais. La magie de la montagne. On grimpe, on grimpe. Les premiers lacs... puis la neige. De grandes plaques de neige éternelle. Le paysage se transforme, on atteint les sommets rocailleux. Il faut faire attention à là où l'on met les pieds. Puis peu à peu la vue à 360° sur toute la chaîne des Pyrénées. En contrebas on sait que la région sera restée sous les nuages toute la journée, on bronze au soleil pendant ce temps. C'est la rançon de l'effort ! Nous sommes à un peu moins de 3000 mètres d'altitude. Jolie grimpette ! La descente est paradoxalement souvent plus difficile en montagne. Les pierriers avec les cailloux instables et le décor vertigineux sous les pieds. L'accident de l'été dernier m'a laissé quelques marques. Heureusement on retrouve bientôt la neige. Place aux vraies glissades ! Sur les fesses en short de toile... ou en version ski sur chaussure de rando.

A mi-parcours... et maintenant il faut monter sur le pic tout là-haut devant !
Y a pas à dire... la montagne ça vous gagne... un peu trop même !! En tout cas, c'est clairement ma drogue dure !
(Toutes les photos sont clickables pour les voir en un peu plus grandes !)
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