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lundi, 11 juillet 2011

Comme dans un film

- Quitter Nantes sous 19°, une pluie battante et une visi de quelques mètres empêchant de décoller pendant près d'une heure. Arriver 40 minutes plus tard sous la vraie chaleur estivale avec 30°, un soleil de plomb et un magnifique ciel bleu... et se dire que non, définitivement, je ne me ferai JAMAIS à la météo de la Loire-Atlantique... 

- Arriver chez moi à la montagne et retrouver le jardin avec toutes les tables sorties, des bougies et des lampions allumés partout, l'herbe bien tondue, les rosiers croulant sous les fleurs et une joyeuse équipe de cousins et copains de copains réunis pour un bon week end de fête.

- Aller cueillir de la menthe fraîche, sortir le rhum tout juste ramené de Guadeloupe et enchaîner la préparation de nombreux mojitos, ti-punch et punch vanille.

- Faire un tour au conseil municipal qui comme par hasard se tient ce soir-là... et calmer certains esprits échauffés. La jeunesse contre les vieux réacs n'ont jamais fait bon ménage. Ce n'est pas ce soir que ça va commencer...

- Se coucher au bout de la nuit après de franches rigolades. Rejoindre mon petit lit le sourire aux oreilles d'être là, de recevoir tant de monde dans la maison, de la voir vivre, vibrer de rigolades et de bonheurs partagés.

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- Être la première levée le matin très tôt, préparer un immense petit déjeuner dans le jardin avec des brioches, des confitures maison, des théières aux thés variés et se croire dans un remake de films entre "Les Petits Mouchoirs" et "Le Cœur des hommes". Entendre le premier levé s'exclamer "on se croirait dans un film de Claude Sautet" et adorer cette idée !

- Se lancer dans une équipée sauvage pour descendre les torrents en canoé-kayak. Se retourner plusieurs fois dans les rapides mais rire de bon cœur malgré l'eau glaciale qui change quelque peu des 30° de la mer des Caraïbes moins d'une semaine plus tôt.

- Se retrouver à une dizaine de filles dans la cuisine pour préparer des tartes, des salades, des melons, des salades de fruits, un caviar d'aubergines, des légumes... Passer la tête par la fenêtre et découvrir que la dizaine de mecs, bières à la main, est entrain de jouer aux quilles finlandaises... Les clichés ont la vie dure ! Les femmes à la cuisine, les mecs qui s'amusent...

- Chanter jusqu'au bout de la nuit dans le jardin sous le grand acacia (qu'il faut vraiment que j'élague bientôt) à la lueur des bougies et des lampes à pétrole... Se faire tout le répertoire des 60's, 70's, 80's, 90's, 2000's... mêler les champs patriotiques aux tubes à la mode. Les cantiques religieux (eh oui) aux vieilles rengaines. Et rire encore et encore de bon cœur.

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- Se réveiller tôt avec cette envie de profiter de chaque seconde ici. Rester à la table du petit dej sous l'acacia jusqu'à plus de midi au fil des réveils de chacun... et décider que la vraie rando vers un lac sera transformée en un tour de village par les crêtes. Ce qui est très bien aussi.

- Ramasser quelques champignons sur le bord du chemin, expliquer la montagne aux novices, montrer les chemins, les fruits des bois, les sommets, montrer les ruines cachées... et se dire que c'est dans mon rôle de sauvageonne que je suis le mieux.

- Pendre le chemin du retour vers l'avion avec les boules de remonter dans le froid et quitter le bonheur de mon village. Rebelotte évidemment. 30° au départ... 16 en atterrissant... Maudire le fait de vivre là... si loin des régions qui comptent pour moi. Mais se réconcilier en se disant que le week-end était si beau, si parfait, si heureux. Et qu'il n'y a pas de prix d'avoir un lieux aussi cher à nos cœurs !

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mercredi, 6 juillet 2011

Quand il faut rentrer...

Pôle Caraïbes. L’heure du départ a sonné. Combien de fois ai-je pleuré toutes les larmes de mon corps en passant cette douane… Me retournant le visage défait pour dire au revoir à la famille, aux amis. Esquissant un vague sourire suite aux remarques réconfortantes des douaniers « mais vous reviendrez ! » ou « vous avez de trop beaux yeux pour les cacher dans les larmes ». Mais cette fois, je réussis à être forte. Pas (trop) déstabilisée par tous les autres passagers et familles qui pleurent aussi. Ou par ce petit frère qui accroche son grand frère en lui hurlant qu’il ne doit pas partir, qu’il ne doit pas l’abandonner. Je ravale mes larmes d’émotion. Forte. Forte.

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J’ai profité jusqu’au bout. Comme d’habitude. Et plus encore pour rattraper les 3 jours de pluie battante à cause du passage de la première tempête tropicale de la saison (Arlene). Des hectolitres de pluie en quelques minutes. On part à deux à la plage. On se retrouve à une vingtaine de potes de potes de potes finalement. C’est chouette. Je sors de l’eau moins de deux heures avant l’avion. Juste le temps de me « déssaler » avec une rapide douche. D’attraper une glace au congel pour le moral et le trajet vers l’aéroport… J’ai glissé mon maillot et mes paréos trempés dans la valise. Zou aéroport. Enregistrement. Passage obligé et traditionnel à la librairie de l’aéroport pour m’offrir un petit livre, mon seul réconfort les jours de départ. Je recule encore et encore le passage de la douane. Et puis. Peut être viendra-t-il ? Ou pas ? Je ne sais pas de quoi j’ai envie finalement…

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J’ai réservé le dernier vol du soir. Il fait nuit depuis bien longtemps. Décollage. Amertume évidemment. Boule dans le ventre de quitter l’île… Le grand virage sur les Grands Fonds. Collée au hublot je regarde chaque sillon de route éclairé, chaque découpage de côte, imaginant les mornes en dessous. Imaginant mes anciennes maisons que l’on est entrain de survoler. En quelques toutes petites minutes, les dernières lumières disparaissent. L’Atlantique nous attend.

En l'occurrence une longue nuit de sommeil pour moi. Je m'endors immédiatement, vaguement réveillée par le repas que j'avale en 5 minutes avant de replonger dans un profond sommeil malgré les hurlements d'un bébé à 4 sièges devant moi qui dureront toute la nuit. Je me réveille sur les côtes françaises quand le pilote annonce que l'on est "actuellement entrain de survoler la ville de Nantes". Effectivement en regardant par le hublot je vois ma rue, j'ai envie de demander au pilote de "me jeter là" histoire de gagner quelques heures de transport. Et j'aurai eu du nez de le faire !

Alors que j'aurai mis 7h30 pour traverser l'Atlantique il me faudra 4h30 pour rallier Orly à Paris. Et pourtant mes bagages avaient été livrés en 10 minutes. Mais... alerte à la bombe au moment précis où j'allais monter dans le bus. Nous sommes évacués sur une zone du parking... confinés par un cordon de sécurité. Pour une fois il fait beau à Orly... j'ai du bon pain de St-Félix dans mon sac que je commence à grignoter en faisant bronzette. Je suis zen et finalement moins chamboulée que d'habitude par mon retour. Je réussis à me connecter à un wifi pour prévenir Marloute que j'aurai sûrement du retard (le baby-sitting de mon téléphone est fini). Le périmètre de sécurité est encore étendu... il règne une ambiance de fin du monde incroyable en ce jour de grands départs en vacances. Tout est si calme, si silencieux. Les gens sont zen, chuchotent. Même les enfants ne piaillent plus. Plus un bus, plus un taxi. L'ambiance est tellement apaisante. Tout a été mis en mode "pause". Le temps est arrêté.

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Et puis au bout d'une heure et demi la "valise abandonnée" explose. Un grand boom qui marque le retour à la vie. Le vacarme des moteurs. Comme pour un départ de marathon, une haie de chariots s'élance vers les transports. On rigole avec les militaires qui nous donnent le top départ. Et là... le début des emmerdes. La désorganisation ABSOLUE du bordélique bus Air France (que je ne prends JAMAIS à cause de ça... mais ce jour-là je suis obligée et pas la peine de penser à un taxi… il y a bien 2h d’attente pour en attraper un). Je me fais refouler de trois bus alors que mes bagages sont déjà dans le coffre à bagages. Il faut tout décharger… comme à peu près 10 autres passagers. Les insultes commencent à fuser de toute part par les voyageurs qui subissent le même sort que moi. Là... je commence à avoir envie de chialer. Envie de repartir dans l'autre sens, d'emmerder ce pays, la connerie des gens qui doublent, la mocheté des bâtiments, le bruit infernal, la pollution qui monte déjà au nez.

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1h30 plus tard je suis en route pour Paris... passage à Montparnasse pour poser mes 24 + 13 + 8 + 5 kilos de bagages à la consigne. La gare est surbondée... je ne peux pas acheter de billet de métro tant il y a la queue. Je décide de sortir de cet enfer et d'aller à pied à la station suivante. Un métro, deux métros, un bus. Presque 5h après être sortie de l'avion j'arrive chez Marloute les larmes aux yeux d'agacement et de dégoût d’être à Paris. Je n'ai qu'à mettre les pieds sous la table pour manger une méga salade. Je la bénis de cette petite attention qui tombe à pic. Bébé R. me fait la fête. Elle est si gracieuse, si souriante. Ses éclats de rire si communicatifs. Après un thé, on part pour une belle balade dans le nouveau quartier de Marloute. Que c’est chouette. Je suis de nouveau zen et heureuse de ce temps passé avec elle. Je récupère mon téléphone (oublié depuis 15 jours chez elle). Pas envie de l’allumer, d’écouter les messages… Je ferai ça plus tard. Plus tard.

L’heure avance, j’ai rdv avant de prendre le train pour quelques mojitos avec ma super copine des derniers mois. On retrouve notre complicité, nos délires et nos fous rires. Il faut bien ça pour digérer le retour. L’heure du dernier train arrive. En route pour 2h de TGV… Je dors la moitié du trajet. Fin des vacances. Qui marquaient en fait les vacances de Toussaint, Noël, Hiver, Pâques, et week-end des 5 derniers mois… Autant dire qu’elles ont été vitales !

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jeudi, 24 mars 2011

S'arracher

Je n'avais pas fait le compte... même si j'avais conscience de m'être beaucoup envoyée en l'air ces derniers temps (ça c'est pour le teasing à la Karmara). 22 avions. En 3 mois. Soit une moyenne de deux avions par semaine. C'est bien ça.
Alors, et même si j'adore ça, je commence à ne plus bien savoir où j'habite. Ou plutôt si. Je sais justement où je vis. Ici, au soleil, au bord de la mer, dans une ville qui de jour en jour se fait de plus en plus mienne. Avec des gens que j'aime. Que je dois quitter tous les 5/6 jours. Et je souffre chaque fois un peu plus de ces transitions. Des ces arrachements d'un endroit à un autre. Quitter les gens quelques jours... pour en retrouver d'autres. M'habituer et profiter des uns quelques heures, pour mieux les quitter encore et encore. Revenir en décalage complet, avec une phase de transition de plus en plus difficile à gérer. L'esprit encore là-bas, pas encore ici... ou l'inverse. Et même si je sais que d'un côté ou de l'autre de l'avion je suis heureuse de trouver ou retrouver des gens, des lieux... Juste la phase de transition entre les deux, le changement de mode "cerveau" qui demandent chaque fois un peu plus encore de gymnastique.

J'ai perdu l'envie de raconter ce que je vis à chaque fois que je m'en vais. Alors je joue mon autiste et ne réussis plus à communiquer. "C'était bien ?"... "Oui super". Ne pas aller beaucoup plus dans les détails, ne pas raconter ce qui de toute façon est inracontable, tant le partage des émotions et des vécus est bien trop personnel. Tant la frontière entre toutes mes différentes vies est infranchissable pour les uns et les autres. Perpétuel abandon.

Quitter en permanence. Abandonner. Laisser. Retrouver un lit dans un endroit, puis dans un autre, puis un autre, puis un autre. Se coucher la tête toujours vers la droite mais ne plus bien savoir si je regarde un mur, ou une fenêtre, ou une porte. Et au fond, qu'importe. La plus grosse difficulté n'est pas ce mouvement perpétuel. Au contraire c'est ma drogue, mon essence de vie, la manière dont j'ai grandi et me suis construite. Mais à contre-partie, ma vie ne repose que sur des ruptures de lieux, de gens, de modes de vie...

La difficulté est plutôt de "s'arracher". Le moment où je ne suis plus vraiment là, mais pas encore ailleurs. L'entre deux... La tristesse de quitter, de laisser, d'abandonner. Et même si la plupart du temps ce n'est que pour quelques heures ou quelques jours, je vis de plus en plus mal les transitions. Parce que je sais que je suis bien dans les deux lieux et dans les centaines d'autres où je me suis posée un jour, une année, une semaine. Des dizaines de chez-moi ou de lieux d'attaches. C'est pour ça aussi que je sème des bouts de moi un peu partout involontairement. Des cartes bleues, des trousses de toilettes, des chargeurs de téléphone. Car j'ai semé tant et tant de petits bouts de vie partout dans le monde qu'il faut bien le matérialiser autrement que par des sentiments insaisissables. Et même si l'actualité n'est pas de choisir les uns ou les autres de tous ces lieux... j'y pense parfois. Avoir tant d'attaches dans tant de lieux. Avoir vécu dans tant d'endroits et savoir qu'ils sont tellement nombreux les lieux où je pourrais un jour vivre et revivre. Mais que jamais cela ne sera possible. Savoir qu'il existe tant d'endroits qui me correspondent... mais l'impossibilité de les accorder autrement que par des passages furtifs. Un puzzle. Un immense puzzle que l'on ne peut pas assembler. Que je ne pourrais jamais réassembler...

Et pourtant, pour rien au monde je n'abandonnerai ces petits bonheurs... D'être hier à 14h sur la photo n°1, dans un monde de noir et blanc... de retour à 17h dans un monde de couleurs de bord de mer et demain déjà repartie... Ici, là-bas, ailleurs. Aujourd'hui, demain, hier. Juste s'arracher d'un endroit à l'autre... Partir. Quitter. Et apprivoiser ces sentiments permanents de départs. Avec cette douleur bien ancrée systématiquement dans mon cœur de départ.


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(difficile d'écrire ce billet... tant il remue de sentiments contradictoires... et de fondements de celle que je suis... par sa complexité et sa multiplicité...)

vendredi, 26 novembre 2010

A l'aube au-dessus des nuages

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Le lever de soleil splendide au-dessus des nuages. Moments magiques dont je ne me lasserai jamais... puis l'atterrissage sous la neige et le froid glacial après deux jours avec les palmiers, la mer et le soleil.

Je bénis d'avoir désormais un petit appareil toujours dans la poche. Tellement plus pratique et rapide qu'avec un gros réflex pour capturer des moments sur le vif ! :)

vendredi, 12 novembre 2010

En vrac et dans le désordre

Finalement je ne pensais pas si bien dire en parlant de "pause" dans le dernier billet ! Pause de fait... suite à une actualité bien intense ces derniers temps pour moi ! Rien que de très normal, mais pas vraiment eu l'occasion de venir coucher quelques mots ici. Alors en bref et dans le désordre :

- Un tour de France de l'ouest au sud et de l'ouest au centre. Nantes/Toulouse/Narbonne/Toulouse/Nantes/Paris/Nantes en quatre jours. Les voyages forment la jeunesse et déforment les sacs à dos. Je ne le dirai jamais assez.

- Une journée "chat noir" où j'ai tour à tour grillé : une unité centrale... la carte réseau de mon ordi portable... un ampli... et, pour finir la journée, mon téléphone portable. On va dire que c'était une grande journée... de merde.

- Une journée sans téléphone donc... alors qu'il sonne à intervalles réguliers toutes les 12 minutes depuis 10 jours. Autant dire pas bien pratique à gérer professionnellement parlant alors que j'étais en vadrouille.

etagere_echelle.jpg- Du bricolage à la maison pour essayer de trouver une solution pour caser tous mes bouquins qui débordent de tous les côtés. Je me suis rappelé que j'avais une vieille échelle dans le grenier... qui ferait une parfaite et originale étagère. Si tôt pensé, si tôt descendue, si tôt transformée (à quelques améliorations près à terminer quand je passerai plus d'une soirée d'affilée chez moi...). Ravie de l'idée et plutôt contente du résultat ! Reste à la remplir avec tous les romans qui traînent ça et là... et pourquoi pas quelques DVD aussi s'il reste de la place !

- Une soirée toute douce chez Marloute pour découvrir la mignonnette R., bébé vorace mais si zen, si "sympa"... la bercer longtemps dans mes bras, et m'émerveiller de cette toute petite chose si parfaite ! Parler de tout de rien avec les jeunes parents. De quoi reconnecter avec la vraie vie et couper quelques heures au moins avec les tourment(e)s extérieurs.

- 10 kg de pommes de mon jardin de la montagne remontées à Nantes et à transformer en compote dès que j'ai 5 minutes devant moi. Puis congeler des petits pots pour tenir tout l'hiver !

- Quelques appels dont je me serai bien passée... L'angoisse de ceux de milieu de nuit... et même si j'en ai vécu des dizaines comme ça, le temps n'atténue pas les angoisses, la colère et la tristesse. Et l'autre... qui promet d'autres angoisses à venir... et qui me donne la nausée depuis...

- Une bonne blague à la douane : "Mlle, vous avez des ciseaux dans votre sac"... "et merdeeee"... "Mademoiselle on ne dit pas "merde" on dit "mince""... "oui mais quand même "merde" j'y tiens à ces ciseaux c'est ma grand mère qui vient de me les offrir". Tellement l'habitude de prendre l'avion, de sauter dedans, de ne jamais mettre de sac en soute, tellement l'habitude de ne pas embarquer de liquide, de trucs tranchants... que là, ben, complétement zappé J'avais l'air maligne... une vraie bleue ! Ciseaux récupérés le lendemain soir... à l'autre bout de la France, grâce à mon frère bien trop habitué à gérer les errances de sa grande sœur.

citron_pluie.jpg- Je parle de chat... et hop... je reçois des mails-spam-commerciaux pour me vendre de la bouffe pour chat à peine quelques heures après mon billet. Sachez messieurs les annonceurs véreux, que ce chat (qui n'est pas mien de toute façon)... mange des pâtes au thon, mange des sardines grillées et me pique des restes de pain. Alors n'essayez pas de me vendre des croquettes bizarres, ce chat est au-dessus de ça ! Par contre vous, en dessous de tout, ça... pas de problème !

- Jour férié hier... je l'ai réalisé à peine quelques heures plus tôt ! Finalement j'ai pu choquer du mou... et c'était plus que bienvenue dans l'autoroute actuelle. Sans parler de petits tracas au boulot. Qui en temps normal déjà seraient l'occasion de coups de gueule.. mais qui là, ont pris la forme d'une bouderie telle que j'en suis la spécialiste. Et un mal-être profond qui me mine depuis...

- Plus de pluie en 5 jours qu'en une année complète réunie. J'en ai profité pour jardiner et mettre en terre pas mal de nouvelles plantes/boutures remontées du "sud". Puis j'ai sorti toute la journée d'hier une bonne partie de mes plantations pour leur faire profiter de toute cette eau.

lundi, 26 avril 2010

In da plane - Il faut sauver le Schweppes !

Depuis qu'Air France a remplacé le Coca Cola par du Pepsi... et en vraie intégriste là-dessus, j'ai du me rabattre sur une autre boisson.

Car pour moi, le cola, le seul, le vrai, l'unique, c'est celui de chez Coca Cola. Sans parfum bizarre, sans sucres retirés, sans bonne conscience parce qu'il sera soit disant sugar-free, diet ou que sais-je encore. Non, je ne bois que du vrai Coca Cola américain plein de sucre, avec des grosses méga bulles, comme seul le géant américain sait le faire.

Alors désormais, au moment de la collation dans l'avion j'alterne entre jus de tomates (avec le complément sel de céleri), du Gin Tonic si j'ai envie d'un peu d'alcool ou, quand il s'agit d'être un peu plus soft, du Schweppes seul.

Et vendredi soir, c'est de ce dernier dont j'avais envie. Alors quand l'hôtesse m'a tendu ma petite canette, elle n'a pas manqué de me dire "Profitez-en car la compagnie est entrain d'écouler les stocks, nous ne renouvellerons pas le Schweppes dans les avions !" Oh stupeur (et tremblements). "Nous faisons d'ailleurs le compte des gens qui en boivent".

Alors... je lance un grand appel international... les prochaines fois où vous voyagerez sur notre compagnie nationale... pensez à votre petite dose de Schweppes histoire d'augmenter les stats de consommation et d'œuvrer à la sauvegarde du Schweppes à bord !!! Et au pire, commandez-en une canette et ramenez-là à vos amis si vous n'aimez pas ça !

Merci par avance !!

Peut être un cliché qui entrera dans l'histoire sous peu... quand le Schweppes aura définitivement disparu de chez Air France...

dimanche, 14 février 2010

In da plane #5

Tout à l'heure dans l'avion je lisais le portrait de Jason Lamy-Chappuis dans Libé. A l'atterrissage... je me branche sur les JO... Et là l'émotion que seul le sport peut procurer. Je sautille pour encourager sa course folle. Dans la dernière ligne droite il revient comme un bolide... et d'un coup de spatule il franchit la ligne en tête. La victoire ! La médaille d'or. C'est fort ! C'est beau ! Quel pied !

Yeaaaah !!! Youhou !! Et en plus j'ai une photo parfaite pour illustrer ça ! Il était prêt pour l'envol. Il a fait encore mieux que ça !!

Et moi j'ai failli faire pas mal aussi avec ma carte d'identité en me rendant compte juste avant de prendre l'avion qu'elle périme demain ! Mais bon... j'avais mon passeport au pire...(Putain déjà 10 ans !! Je me souviens du jour précis où j'ai pris la photo pour la faire. De chaque instant dans ce photomaton. Putain 10 ans.)

jeudi, 26 novembre 2009

In da plane #2,3,4

Pleins d'avions aujourd'hui ! 3 vols pour le prix d'un.

#1 - 1h de vol - La malédiction du coca continue... J'ai dormi 2h la nuit avant de prendre l'avion... à la fois ça donne un entraînement pour les 10 jours qui vont suivre au même rythme. Je rêve d'un coca frais pour prendre des forces. Ca fait plusieurs jours d'ailleurs que je rêve de mon coca, rappelez-vous. J'ai bataillé plus d'une heure à l'enregistrement pour récupérer toutes les cartes d'embarquement des 3 vols à suivre. On me marie à un collègue le temps du voyage... "vous serez concubins ça ne vous dérange pas ?!" Depuis tout ce temps, j'attendais le petit chariot qui allait ENFIN me permettre de boire un coca, assise et avec rien d'autre à faire que le déguster jusqu'à la dernier goutte. Et non loupé. Le steewart me tend un Pepsi. Je reviens sur mon choix "un Perrier, s'il vous plait". A cet instant je me marre et je pense à Floh et vous à qui je vais raconter l'anecdote quand j'aurai le temps. J'ai à peine le temps de lire une page du nouveau Thilliez que je dors déjà. On a atterri quand je me réveille. J'ai tellement d'heures de sommeil à récupérer...

#2 - 13h de vol - Puisque Air France est passé sous Pepsi... je continue avec des Perrier. (et un gin tonic histoire de finir de m'achever) J'attendrai d'être sur le sol Américain pour avoir mon Coca (avec un citron vert et des glaçons face à la mer des Caraïbes... c'est sympa aussi). C'est l'heure de l'apéro... "Salé ou sucré ?" J'opte pour des croquants à l'huile d'olive. Le menu des 3 repas à suivre nous est distribué. J'adore leurs menus aux airs rétros des anciens vols transatlantiques. Ca fait des années que je les garde précieusement. Ce sera poulet coco dans un demi-sommeil. Leur croquant au chocolat est à tomber. Une petite photo pour la série "in da plane" avant de m'écrouler et de me réveiller au-dessus du Canada. J'hésite entre un détournement d'avion ou une erreur de pilotage. Nous avons frôlé l'Islande et le Groënland. Drôle de parcours pour rallier l'Amérique Centrale. Deux énormes dépressions sur l'Atlantique expliquent cette balade. Quelques heures de somnolence en survolant le nord Américain du grand Nord au grand Sud, puis le repas du soir... Je me rendors à nouveau... jusqu'à l'atterrissage, l'un des plus beaux jamais effectué... jusqu'à la dernière seconde on est au milieu des immeubles de la plus grande ville du monde, au milieu du trafic et des fêtes foraines. C'est fabuleux ! Le dernier rayon de soleil disparait au moment de se poser. A couper le souffle !


#3 - 2h de vol - C'est l'heure des formalités douanières. Je suis une spécialiste pour recommencer 10 fois les papiers tant ces démarches me stressent (rappelez-vous pour mon arrivée à Los Angeles)... j'appréhende tellement de me tromper et d'avoir tout à recommencer que je m'applique à la manière d'un élève de CP ! Yes ! J'ai bon du premier coup... à peine une mini rature pour ma date de retour. Inversement elle va changer trois fois pendant le séjour... j'anticipais tout simplement le coup ! Il nous faudra remplir 6 formulaires dans le même genre. 1 pour la grippe, 1 pour le matériel transporté, 1 pour entrer en pays étranger, 1 pour les valises, 1 encore pour notre état de santé, 1 autre encore pour dire que l'on ne transporte pas de marchandises prohibées... J'écoute des podcast à tire-larigot tout en dormant. Eric Young, Kriss (dont j'apprends la mort quelques jours plus tard), Marie-Pierre Planchon... et la BO de Bleu (de Kieslowski) que je me passe en boucle depuis 10 jours. Apaisement du corps et de l'esprit... Un peu plus de 11h de sommeil au total... pas dormi autant depuis des semaines et des semaines. Le reste de l'équipe est épuisé de ce voyage... Je pète le feu et revis à la vue du premier palmier... J'ai le sourire jusqu'au bout des oreilles d'avoir chaud et d'entendre les bruits de la nuit tropicale. Il doit être une ou deux heures du mat quand on pose les valises à l'hôtel. Pas de répit, pas le temps d'une douche... Il faut s'y mettre. Vite. Très vite.

mercredi, 25 novembre 2009

J'addoooooore les retours

Et voilà... retour de ce côté de l'Atlantique. 24 h de voyage... pendant lesquels j'ai dormi plus qu'en 10 jours sur place ! Je n'ai décollé de nulle part encore... puisque je dormais profondément avant chaque décollage... juste réveillée quelques secondes avant les atterrissages. Je me souviens vaguement avoir mangé un peu de poulet dans le vol transatlantique... replongeant avant même le dessert dans un profond sommeil.

Certains ne dorment nulle part... et surtout pas dans les transports. Moi je dors partout et surtout dans les transports ! Il faut dire que le déficit sommeil était à son paroxysme. Alors je me suis rattrapée dans les transports ! 1h dans le bus. 2h dans le premier vol. 12h dans le second. 1h dans le dernier me ramenant dans la très monochrome Nantes.
16h de sommeil donc. Sans compter la nuit de 15h enchainée derrière. Là pour le coup j'ai carrément doublé mon temps de récup !

Retour bien difficile au bureau hier... Difficile mais rapide.
Je savais par quelques indiscrétions que les bureaux avaient été déménagés en mon absence, sans que je sois officiellement prévenue. (ni ma collègue évidemment qui était du voyage avec moi). Forcément... nous sommes les deux syndicalistes de la maison. Les deux refusant de voir notre open-space de 12 personnes, ce qui est déjà largement au delà de la limite du supportable pour le métier que nous faisons... transformé en un open space à 20. La fournaise absolue. Le capharnaüm infernal. Sachant qu'un bureau entier est désormais vide... Allez comprendre !

Je suis arrivée donc... évidemment de sale humeur appréhendant de retrouver mon espace de travail complètement chamboulé... et de toute façon de sale poil d'être rentrée tout simplement. Mais ça, j'avais décidé de le mettre un peu de côté. Vis à vis de ceux qui n'ont pas eu la chance de partir.
Sauf qu'au moment de connecter mon ordinateur... le wifi ne voulait plus rien savoir. Le câble réseau encore moins. J'ai fait deux trois manip rapides... Vaines. Qu'à cela ne tienne. Le réseau ne veut pas de moi. Comme j'ai encore moins envie du réseau, j'ai rangé mon sac, mon ordi et j'ai énoncé très haut et très fort "Je rentre travailler chez moi, je reviendrai quand on aura de bonnes conditions de travail". Et je suis repartie dans l'autre sens, moins de 10 min après être arrivée.

Je pense que ça a bien jasé quand j'ai eu fermé la porte. Mais ils ont l'habitude de mes coups de gueule et... ils ne le savent pas encore... mais ce n'est que le début ! J'attends le retour de ma collègue demain pour que toutes les deux nous montions au front et quittions par provocation le bureau où l'on nous impose tant de gens. Je sens que la bataille ne fait que commencer.

Retour donc chez moi pour travailler. Dans le silence, le calme, la chaleur, le pantamou de rigueur, la théière, la musique de fond... C'est quand la nuit est tombée que j'ai réalisé que je n'avais pas décollé une minute la tête de mon ordi depuis le matin.
Et je me suis dit aussi que je n'avais pas mangé depuis... je ne sais plus vraiment quand. En tout cas la dernière fois c'était en terre Maya... Direction le congel... puisque les miracles de retrouver un appart où quelqu'un aurait fait les courses en mon absence n'existent définitivement pas !

Et là, à plus de 21h... j'ai trouvé la porte du congel mal fermée. Avec du givre formé tout autour... et bien entendu l'ensemble des produits congelés, recongelés, décongelés, à jeter... et rien à manger... Les mains dans la glace pendant 1h pour vider, nettoyer, pester... J'addoooooore les retours. Dans la bataille, j'ai cassé un très joli plateau auquel je tenais beaucoup. J'addoooooore les retours. Ah et je ne vous avez pas raconté. En arrivant sur mon palier la veille, j'avais trouvé le plafond complétement écroulé. Entremêlas de plâtre et d'eau. Fuite chez le connard du dessus qui n'a rien à foutre de la vie en collectivité. Après 24h de voyage, la première chose qu'on a envie de faire c'est bien d'appeler son syndic non ? J'addoooooore les retours.

Enfin, sinon à part ça, j'ai une patate !! Vous n'imaginez même pas !

Pour les transports, vous prenez ce que vous voulez ! Y a le choix ! Et si vous cliquez dessus... vous pouvez les voir en grand :)
 

lundi, 2 novembre 2009

In da plane #1

Nantes / Toulouse en avion cette fois.

45 minutes de vol contre plus de 7h en train. Et pour beaucoup moins cher en plus. Je n'hésite plus jamais quand je descends vers ma montagne... Air France en priorité.

Je hais la politique tarifaire de la SNCF... D'un transport populaire, cela est devenu un luxe de pouvoir s'offrir des week end à l'autre bout de la France. Alors merci Air France qui offre des tarifs vraiment abordables du vendredi soir au dimanche soir ! Mon empreinte écologique en prend un coup... certes. Mais je fais 95% de mes trajets à pied... 5% en transports en commun. Et je ne suis pas montée dans une voiture individuelle depuis... pfiouuu...

Mais de plus en plus je refuse de rentrer dans le système tarifaire odieux mis en place par la SNCF depuis environ 2 ans. Et Dieu sait si vous connaissez ma défense absolue de la SNCF... mais là... non... faut pas non plus nous prendre pour des cons.

Toujours est-il qu'en 45 min me voilà rendue dans le grand sud. Presse gratuite. L'occasion de lire Libé et Le Monde. Même si en 3/4 d'heure de vol il est bien difficile de faire le tour des deux. J'ai trois UM dans mon dos. Des gamins odieux, vulgaires et bruyants. Je me souviens quand je prenais l'avion seule à leur âge, j'avais du respect pour les gens qui m'entouraient... pour les hôtesses... Mon voisin de siège perd patience avant moi. Ouf... ça m'aurait embêtée de passer pour la grincheuse de service.

Même pas le temps de finir mon thé... j'atterris déjà. Beau Frère m'attend dans le hall... on réussit tout de même à se louper 3 fois. Lui dehors... moi dedans. Il rentre par une porte je ressors par l'autre... Je rerentre... il ressors... Vite. Rejoindre le centre. Retrouver Soeurette. Se faire une pizza en bord de Garonne et prendre la route vers les sommets.

Juillet 2009

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