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vendredi, 12 novembre 2010

En vrac et dans le désordre

Finalement je ne pensais pas si bien dire en parlant de "pause" dans le dernier billet ! Pause de fait... suite à une actualité bien intense ces derniers temps pour moi ! Rien que de très normal, mais pas vraiment eu l'occasion de venir coucher quelques mots ici. Alors en bref et dans le désordre :

- Un tour de France de l'ouest au sud et de l'ouest au centre. Nantes/Toulouse/Narbonne/Toulouse/Nantes/Paris/Nantes en quatre jours. Les voyages forment la jeunesse et déforment les sacs à dos. Je ne le dirai jamais assez.

- Une journée "chat noir" où j'ai tour à tour grillé : une unité centrale... la carte réseau de mon ordi portable... un ampli... et, pour finir la journée, mon téléphone portable. On va dire que c'était une grande journée... de merde.

- Une journée sans téléphone donc... alors qu'il sonne à intervalles réguliers toutes les 12 minutes depuis 10 jours. Autant dire pas bien pratique à gérer professionnellement parlant alors que j'étais en vadrouille.

etagere_echelle.jpg- Du bricolage à la maison pour essayer de trouver une solution pour caser tous mes bouquins qui débordent de tous les côtés. Je me suis rappelé que j'avais une vieille échelle dans le grenier... qui ferait une parfaite et originale étagère. Si tôt pensé, si tôt descendue, si tôt transformée (à quelques améliorations près à terminer quand je passerai plus d'une soirée d'affilée chez moi...). Ravie de l'idée et plutôt contente du résultat ! Reste à la remplir avec tous les romans qui traînent ça et là... et pourquoi pas quelques DVD aussi s'il reste de la place !

- Une soirée toute douce chez Marloute pour découvrir la mignonnette R., bébé vorace mais si zen, si "sympa"... la bercer longtemps dans mes bras, et m'émerveiller de cette toute petite chose si parfaite ! Parler de tout de rien avec les jeunes parents. De quoi reconnecter avec la vraie vie et couper quelques heures au moins avec les tourment(e)s extérieurs.

- 10 kg de pommes de mon jardin de la montagne remontées à Nantes et à transformer en compote dès que j'ai 5 minutes devant moi. Puis congeler des petits pots pour tenir tout l'hiver !

- Quelques appels dont je me serai bien passée... L'angoisse de ceux de milieu de nuit... et même si j'en ai vécu des dizaines comme ça, le temps n'atténue pas les angoisses, la colère et la tristesse. Et l'autre... qui promet d'autres angoisses à venir... et qui me donne la nausée depuis...

- Une bonne blague à la douane : "Mlle, vous avez des ciseaux dans votre sac"... "et merdeeee"... "Mademoiselle on ne dit pas "merde" on dit "mince""... "oui mais quand même "merde" j'y tiens à ces ciseaux c'est ma grand mère qui vient de me les offrir". Tellement l'habitude de prendre l'avion, de sauter dedans, de ne jamais mettre de sac en soute, tellement l'habitude de ne pas embarquer de liquide, de trucs tranchants... que là, ben, complétement zappé J'avais l'air maligne... une vraie bleue ! Ciseaux récupérés le lendemain soir... à l'autre bout de la France, grâce à mon frère bien trop habitué à gérer les errances de sa grande sœur.

citron_pluie.jpg- Je parle de chat... et hop... je reçois des mails-spam-commerciaux pour me vendre de la bouffe pour chat à peine quelques heures après mon billet. Sachez messieurs les annonceurs véreux, que ce chat (qui n'est pas mien de toute façon)... mange des pâtes au thon, mange des sardines grillées et me pique des restes de pain. Alors n'essayez pas de me vendre des croquettes bizarres, ce chat est au-dessus de ça ! Par contre vous, en dessous de tout, ça... pas de problème !

- Jour férié hier... je l'ai réalisé à peine quelques heures plus tôt ! Finalement j'ai pu choquer du mou... et c'était plus que bienvenue dans l'autoroute actuelle. Sans parler de petits tracas au boulot. Qui en temps normal déjà seraient l'occasion de coups de gueule.. mais qui là, ont pris la forme d'une bouderie telle que j'en suis la spécialiste. Et un mal-être profond qui me mine depuis...

- Plus de pluie en 5 jours qu'en une année complète réunie. J'en ai profité pour jardiner et mettre en terre pas mal de nouvelles plantes/boutures remontées du "sud". Puis j'ai sorti toute la journée d'hier une bonne partie de mes plantations pour leur faire profiter de toute cette eau.

mercredi, 13 octobre 2010

Bébé-Marloute est arrivéééééééééeeeeeeeeeeeee !!!!!

Marloute, ma copine "depuis la moitié de ma vie" est désormais une toute jeune maman ! Quelle émotion !!!

Je viens de publier un billet chez elle pour annoncer la belle nouvelle !!

Rendez-vous sur son blog pour en savoir plus !


mardi, 26 janvier 2010

In da train #6

Dernier train du dimanche. Celui qui ramène tous ceux qui comme moi veulent gratter jusqu'au dernier moment un petit bout de week end en arrivant aux premières heures du lundi à destination.

J'aime bien ce train là. Parce qu'il n'y a que des jeunes de mon âge dedans. Pas mal d'étudiants aussi. Une seule constante : tout le monde comate pour se remettre des excès du week end. Mines réjouies, révisions de dernière minute des cours pas appris pendant le week end. Il y a ceux qui bouquinent. Duras pour moi. Mais jamais personne qui ne parle... contrairement au vendredi soir qui nous avait tous transportés dans l'autre sens.

Dans ce train, il y a aussi tous ceux qui reviennent de voyages lointains. Ceux qui arrivent du Pacifique ou de l'Océan Indien. Les Antilles, non... ce sont les trains de mi-journée qu'ils ont pris.

Dans ce train là, on ne ressent jamais la nostalgie du retour du dimanche soir. C'est étonnant. Sûrement car nous sommes essentiellement des voyageurs qui faisons ce trajet si souvent.

Avant de rentrer, j'ai eu le temps de diner avec Marloute. On était au 4ème chez elle finissant de regarder quelques séries... Vers 20h30 on a vite emballé quelques restes de la fête de la veille. Coin de la rue, 6 étages... pour aller manger chez moi. Des restes de quiches... du tarama... du tatziki, du pain... J'ai mis le CD de Charlotte Gainsbourg... pour avoir le cœur net et me faire mon propre avis. L'heure tournait... j'étais déjà presque en retard... mais décoller pour laisser tout ça, cette ambiance, ces discussions, cet appart, c'est toujours un peu difficile. Une gaufre pour la route.

Et j'ouvre là une parenthèse. Marloute je te maudis jusqu'au dernier souffle de mon congélateur. Figurez-vous qu'elle m'a fait découvrir les gaufres congelées de chez Picard, qui sont JUSTE exceptionnelles !!! Et pourtant, Dieu sait si vous nous savez toutes les deux de vraies cuisinières, souvent derrière nos fourneaux à mitonner de bons petits plats. Elle m'avait prévenue avant. Mais force est d'avouer et de conclure (d'un commun accord) que cela ne sert finalement à rien de s'emmerder à faire des gaufres maison !! Tant celles de Picard sont bonnes et croustillantes et exactement comme sorties du gaufrier. Ne vous aventurez même pas je vous préviens ! Picard... c'est MAAAAAL.

Gaufre aidant, musique aidant, frérot aidant, discussions aidant, gant, bonnet, manteau aidant... me voilà à la bourre pour attraper le train. Je double-check mon sac. Et mon portefeuille ? Il est où ? Ah mais oui bien entendu ! Toujours dans le sac de Marloute... où je l'avais mis pendant notre grande balade du dimanche. Soit pour résumer : en bas des 6 étages, au coin de la rue, et 4 étages au-dessus.

Irrécupérable. Je vous l'ai dit 100 fois... Mais nous avions tellement tellement les idées à mille lieues des choses matérielles... que forcémment ni moi ni elle n'avons pensé à ça. Finalement... métro trainant aidant, Marloute a eu le temps de me l'amener à la station... et je repars donc avec mon portefeuille bien sur moi avec mes cartes... et... texto de Frérot "tu aurais pas embarqué les clés par hasard ?"... les deux jeux de clés de l'appart. Gloups.

"On ne te changera jamais".

Je ne sais pas si on me changera... mais moi en tout cas je ne changerai rien à un week end aussi parfait et agréable !

lundi, 4 janvier 2010

Un long dimanche de bien-être

Un vrai beau dimanche d'hiver parisien. D'un froid glacial qui pique le visage mais sous un ciel bleu resplendissant. Une journée idéale pour marcher et prendre l'air pour digérer des bons plats du réveillon.

J'ai commencé la matinée par une petite visite sur la tombe de Verlaine, à écouter encore et encore de longs vers récités par ma mère de passage en Europe. Puis, nous avons sillonné tous les parcs et jardins du quartier... du square des Batignolles au Parc Monceau. Un peu de patinoire sur les pontons gelés du parc Martin Luther King... m'amusant à briser avec mes talons l'épaisse couche de glace des plans d'eau. Il n'y a vraiment pas d'âge pour rigoler ! En tout cas, je suis la première à retomber en enfance pour ce genre de choses.

Echange de textos avec Marloute... Je lui propose d'amener une galette des rois et qu'elle m'offre le thé dans l'après midi. Marché conclu. On se fera une balade avant. Le temps de boire un thé chez moi, de laisser filer ma mère vers un énième avion. Six étages à descendre. Un angle de rue à contourner. Monter 5 autres étages et me voilà dans la douceur du nid douillet de Marloute à papoter du métier de journaliste, de nos "chers confrères"... et de la déontologie perdue... ou en tout cas sacrément en danger dans pas mal de situations.

Ayant déambulé tout le matin dans les parcs du Sud de l'arrondissement, nous décidons de nous diriger "vers" Montmartre. Marchant comme on aime à le faire l'une et l'autre au grès des curiosités, des fonds de cours pittoresques, des parcs croisant notre chemin, des vitrines de librairie. Nous digressons mille fois... ne sachant jamais quel sujet nous a amenées à celui en cours. C'est là la force de notre amitié. Pouvoir partir dans mille directions tant nous avons de choses à nous dire. Le fil de nos conversations est aussi décousu que l'itinéraire que nous empruntons. Nos pas suivant un imprécis cheminement, sous un ciel de plus en plus menaçant de neige... Un contraste de gris foncé ensoleillé magnifique. Nous sortons nos appareils pour capturer ces ciels so tipically Parisiens.

Un thé dans un petit restaurant où nous profitons seules de la vue sur le tout Paris. Une halte à la halle Saint-Pierre pour feuilleter encore et encore de beaux ouvrages, plonger dans des livres de photos, des bouquins d'archi, des carnets de voyages, autant de livres qui pourraient déjà alimenter notre future liste du Père Noël. Au hasard de nos déambulations, nous retombons du mauvais côté de la butte... à l'exact opposé de là où l'on habite. Qu'importe. On a encore tellement de choses à se dire et à partager. Et ce n'est sûrement pas nous qui rechignerons à marcher encore et encore pour débusquer les petites curiosités de la capitale. Et même si nous avons fait ces balades des centaines de fois... chaque fois est l'occasion de découvrir encore et encore des mystères cachés.

Le jour est maintenant tombé. Nous achetons deux galettes, puisque c'était tout de même l'objectif premier de la journée.
Nous retrouvons l'intérieur chaud du "cinquième côté cours". Marloute a pitié de moi et me concocte une tisane anti-grippe-rhume-extinction de voix-fièvre. Du thym, du gingembre, du citron, du miel... et que sais-je encore, mais sans aucun doute une décoction pleine de vertus ! Aucun de nous trois n'est roi... La fève s'est sûrement cachée dans le petit bout de galette restant.

Je ne vois pas l'heure passer... Il me faut partir. Vite les cinq étages, l'angle de rue, les six étages à monter. Il est l'heure de manger, on va le transformer en tea-time. Russian Earl Grey. Cette fois je suis reine pour ma deuxième galette de la journée. J'ai des sacs à rassembler, un train à prendre, la course va recommencer. Dommage. C'était si doux.

à Paris

Montmartre, 3 janvier à la tombée du jour

En écho-réponse au billet de Marloute qui a publié bien plus vite que moi !
Une idée hier au moment où nous prenions la même vue en photo de publier un billet jumeau sur nos blogs respectifs.
Le récit de la journée à suivre ...

samedi, 19 décembre 2009

Entre mer et lagune... entre forêt et souvenirs insondables

Je suis sortie tôt faire mes courses. Il faut dire que le dernier week end avant Noël annonce la foule des grands jours dans mon quartier... et dans le genre "mode sauvage" dans ces périodes, je fais pas mal !

Un paquet à envoyer à la Poste, des chaussures à acheter, un tour chez le Chinois du coin pour m'acheter de bons fruits : je ressors avec deux maracudjas et une boîte de lapsang Souchon en sachets tant qu'à être là. Magasins de jouets : un cadeau pour mon ti'moun (le p'tit gars qui arrose l'oursin dans le bandeau du haut) et qui arrive demain. La ville et les rues sont encore bien calmes... j'en profite donc pour faire un tour à la librairie, et me farcir la corvée de courses de nourriture pour finir la matinée.

Petit repas dont je reparlerai car j'ai innové un truc très rigolo dont j'ai fait des photos. Puis j'allume par le plus grand des hasards la télé. Je tombe sur le début d'un reportage sur une expédition scientifique au Gabon. Ca m'énerve car ils ne donnent pas le nom exact de la région (grrrrr), mais très vite je reconnais. Et pour cause ! C'est l'endroit exact où il y a plus de 15 ans je rencontrai Marloute... Vague d'émotions. J'hésite à regarder car je sais que ça va réveiller en moi de vieux souvenirs tellement bons et tellement heureux qu'ils me plongeront irrévocablement dans la nostalgie de ces si merveilleux moments.

Et puis, il faut bien affronter ma nostalgie latente de cette enfance si particulière, et pour laquelle j'ai bien du mal à accepter que plus jamais je n'aurai la chance de vivre si grandes aventures. Alors je m'installe confortablement avec une grosse couverture dans le canapé. Je me marre à plusieurs reprises en entendant les commentaires de la scientifique anglaise. Et, ce que je vais raconter ne manquera pas de faire éclater de rire Marloute.

"La lagune est infestée de crocodiles... hors de question de s'y baigner". Hmmmm... nous y avons pris nos bains quotidiens pendant deux mois pour nous laver après les journées d'exploration !

"Se promener seul sans guide dans la forêt est très dangereux. Des éléphants pourraient arriver"... huhuhuhu !! Et dire que nous partions toutes les deux le matin, pour aller écouter les singes... ou à la recherche des éléphants.

"Dormir au sol serait suicidaire, tant les insectes veillent. Dans cette régions ils sont souvent mortels. L'équipe est obligée de construire une cabane dans les arbres pour poser ses tentes". Je repense avec émotion à notre campement au sol entre mer et lagune. Je ressors mes vieilles photos pour la peine. Je retrouve notre tente "igloo" qui servait à la fois de chambre, de lieu de rendez-vous nocturnes pour de longues nuits de confidences, de crèche pour les bébés crocodiles... 

Les singes, les éléphants, les panthères, les hippopotames, les gorilles, les serpents... Ce sont les mêmes que nous observions il y a 15 ans, et que je vois désormais dans un très épuré et très beau reportage animalier. C'était notre quotidien, notre bonheur à nous, notre rencontre avec la forêt la plus préservée au monde. Celle qui renferme le plus d'espèces protégées. Une chance exceptionnelle et une expérience inoubliable quand on a même pas 15 ans.

Je replonge dans mes souvenirs intacts. La chasse aux crocodiles la nuit. Les captures d'oiseaux. La forêt "impénétrable" (disent-ils) où nous parcourions des kilomètres machette en main à la recherche des éléphants ou des grands primates. Les campements improvisés. Les repas au feu de bois. La vaisselle sur la plage.

Le générique confirme qu'il s'agit pile poil de là où nous avons passé ces deux mois de vie. Relire ce nom de village, me donne presque les larmes aux yeux... Mais un jour j'y retournerai, et je me baignerai à nouveau dans la lagune. Je me roulerai dans les souilles à éléphant dans la boue molle. Et on passera des heures à observer les singes dans les arbres, à écouter les éléphants au loin et à débusquer les panthères en pirogue. Hein Marloute ?

J'ai déjà fait quelques billets sur cet été magique, si vous voulez en apprendre plus, allez les lire :

Extraits en vrac de mon carnet de voyage pendant les deux mois en pleine forêt

Une escapade matinale avec Marloute qui aurait pu mal se terminer (ou pas !)

La "chasse" au crocodile de nuit