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lundi, 11 juillet 2011

Comme dans un film

- Quitter Nantes sous 19°, une pluie battante et une visi de quelques mètres empêchant de décoller pendant près d'une heure. Arriver 40 minutes plus tard sous la vraie chaleur estivale avec 30°, un soleil de plomb et un magnifique ciel bleu... et se dire que non, définitivement, je ne me ferai JAMAIS à la météo de la Loire-Atlantique... 

- Arriver chez moi à la montagne et retrouver le jardin avec toutes les tables sorties, des bougies et des lampions allumés partout, l'herbe bien tondue, les rosiers croulant sous les fleurs et une joyeuse équipe de cousins et copains de copains réunis pour un bon week end de fête.

- Aller cueillir de la menthe fraîche, sortir le rhum tout juste ramené de Guadeloupe et enchaîner la préparation de nombreux mojitos, ti-punch et punch vanille.

- Faire un tour au conseil municipal qui comme par hasard se tient ce soir-là... et calmer certains esprits échauffés. La jeunesse contre les vieux réacs n'ont jamais fait bon ménage. Ce n'est pas ce soir que ça va commencer...

- Se coucher au bout de la nuit après de franches rigolades. Rejoindre mon petit lit le sourire aux oreilles d'être là, de recevoir tant de monde dans la maison, de la voir vivre, vibrer de rigolades et de bonheurs partagés.

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- Être la première levée le matin très tôt, préparer un immense petit déjeuner dans le jardin avec des brioches, des confitures maison, des théières aux thés variés et se croire dans un remake de films entre "Les Petits Mouchoirs" et "Le Cœur des hommes". Entendre le premier levé s'exclamer "on se croirait dans un film de Claude Sautet" et adorer cette idée !

- Se lancer dans une équipée sauvage pour descendre les torrents en canoé-kayak. Se retourner plusieurs fois dans les rapides mais rire de bon cœur malgré l'eau glaciale qui change quelque peu des 30° de la mer des Caraïbes moins d'une semaine plus tôt.

- Se retrouver à une dizaine de filles dans la cuisine pour préparer des tartes, des salades, des melons, des salades de fruits, un caviar d'aubergines, des légumes... Passer la tête par la fenêtre et découvrir que la dizaine de mecs, bières à la main, est entrain de jouer aux quilles finlandaises... Les clichés ont la vie dure ! Les femmes à la cuisine, les mecs qui s'amusent...

- Chanter jusqu'au bout de la nuit dans le jardin sous le grand acacia (qu'il faut vraiment que j'élague bientôt) à la lueur des bougies et des lampes à pétrole... Se faire tout le répertoire des 60's, 70's, 80's, 90's, 2000's... mêler les champs patriotiques aux tubes à la mode. Les cantiques religieux (eh oui) aux vieilles rengaines. Et rire encore et encore de bon cœur.

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- Se réveiller tôt avec cette envie de profiter de chaque seconde ici. Rester à la table du petit dej sous l'acacia jusqu'à plus de midi au fil des réveils de chacun... et décider que la vraie rando vers un lac sera transformée en un tour de village par les crêtes. Ce qui est très bien aussi.

- Ramasser quelques champignons sur le bord du chemin, expliquer la montagne aux novices, montrer les chemins, les fruits des bois, les sommets, montrer les ruines cachées... et se dire que c'est dans mon rôle de sauvageonne que je suis le mieux.

- Pendre le chemin du retour vers l'avion avec les boules de remonter dans le froid et quitter le bonheur de mon village. Rebelotte évidemment. 30° au départ... 16 en atterrissant... Maudire le fait de vivre là... si loin des régions qui comptent pour moi. Mais se réconcilier en se disant que le week-end était si beau, si parfait, si heureux. Et qu'il n'y a pas de prix d'avoir un lieux aussi cher à nos cœurs !

vue_chemin.jpg

mardi, 27 juillet 2010

Tian de courgettes

En ce moment je me fais des orgi.s de courgettes ! A toutes les sauces !! Froides, chaudes... en entrées, en plats, en soupe, en carpaccio, en salade... Matin, midi et soir... ou pas loin !

Et la recette qui bat tous les records est celle du tian, que j'agrémente de poivrons rouges... car c'est ma deuxième orgi. du moment (le poivron rouge) (mais ce n'est pas obligatoire... mais à ceux qui n'aiment pas le poivron cru, je conseille de goûter le poivron caramélisé au miel de cette recette... et ils m'en diront des nouvelles !).

Place à la recette... histoire de remplir un peu la rubrique "Recettes, miam miam", quelque peu délaissée cette dernière année pour cause d'appétit en berne ! C'est bon, c'est rapide, c'est sain, c'est plein de vitamines, ça sent l'été et en plus c'est joli !

tian_legume.jpgIngrédients

- 2/3 courgettes de même taille (histoire que ce soit joli dans le plat)
- 1 poivron rouge (ou pas... mais caramélisé c'est un tel régal !)
- 2/3 petits chèvres frais (comme sur la photo)
- Du romarin, du miel, de la bonne huile d'olive
- Du sel, du poivre, des baies roses éventuellement

Préparation

Coupez les courgettes en rondelles d'épaisseur égale. Découpez des lamelles de poivron rouge dans leur longueur.

Dans un plat, positionnez les courgettes en ligne en les faisant se chevaucher légèrement... Alternez le sens des "lignes de courgettes" d'une rangée à l'autre. Entre deux rangées, posez quelques lamelles de poivrons. Versez de l'huile d'olive sur les légumes et parsemez de romarin.

Dans un bol, faites un mélange chèvre(s) frais, 2 larges cuillères de miel, sel, poivre, 1/2 verre d'eau. Écrasez le tout et versez sur les légumes.

Enfournez pendant 30/35 minutes à four chaud jusqu'à ce que les légumes soient bien caramélisés.


Variantes

Vous pouvez évidemment agrémenter de légumes divers et variés... courgettes, courgettes, courgettes... ah non ça c'est mon obsession du moment. De tranches d'aubergines, poivrons rouges / jaunes (ce sera encore plus joli au service)... mettre des tranches de mozzarella...

mardi, 28 juillet 2009

Dans l'eau de la claire fontaine...

Comme promis, cette fois je n'ai pas oublié ! J'ai pris en photo la cascade dont je vous parlais il y a quelques jours... Nous y sommes descendus pendant le week end histoire de se rafraîchir un peu. Je n'ai pas eu le courage de me mettre à l'eau. Je vous rappelle qu'elle arrive directe des sommets et que sa température avoisine les 10°... Alors pour la peine j'ai profité d'être là pour faire pas mal de photos, et à vrai dire j'ai eu quelques difficultés à tout faire rentrer dans le même cadre... On se rend peu compte de la hauteur de la chute qui fait pourtant bien plus d'une dizaine de mètres de haut ! Obligée de la prendre en trois fois !


Ce que la photo ne vous montre pas, c'est le souffle incroyable de fraîcheur chargée d'humidité qui vous accueille en remontant le torrent. Un pshitt tout ce qu'il y a de plus naturel ! Un jet de fraîcheur revivifiant. C'est donc à l'endroit où l'eau plonge qu'il y aurait un trésor caché. Souvent nous passons derrière pour nous y cacher, mais jamais aucune trace de trésor n'a été trouvée depuis au moins 3 générations. Mais comme nous perpétuons la légende auprès des jeunes générations, il est évident qu'il se passera encore quelques années pendant lesquelles les gamins du village viendront tenter leur chance ! Et leurs enfants à leurs tours...

Le plus drôle est évidemment d'escalader les cailloux et de se jeter dans la grande "piscine" en faisant des bombes. La semaine dernière avec les gamins du village nous avons repéré une autre cascade. Juste au-dessus de celle-ci. Pour l'instant inaccessible faute de chemin... Mais je sens que cela ne va pas durer bien bien longtemps ! Ce serait mal nous connaître.

Voilà un peu de fraîcheur à tous ceux qui ont la chance d'être au soleil et dans la vraie chaleur de l'été...

lundi, 27 juillet 2009

Au vert

Retour de mon week end à la montagne hier soir tard en avion. Train très tôt ce matin pour un A/R express à Paris. 2 heures de train, 2 heures sur place, et re-2 heures de train dans l'autre sens.

Il a fait chaud, il a fait beau tout le week end. Une belle soirée d'anniversaire avec des loupiotes, des bougies, des lampions disséminés un peu partout dans le jardin. Et malgré l'absence de lune, inutile d'ajouter la moindre lumière artificielle. Un vrai décor bucolique comme je les aime !

Un petit tour au marché samedi pour faire le plein de bonnes choses. Moment précieux avec ma sœur... à imaginer les menus du week end, goûter du miel, se faire offrir du fromage, trouver des piécettes au fin fond du porte-monnaie pour payer (pas une pour rattraper l'autre en terme de rangement de sac)... Dans le panier en osier, que je lui offre pour l'occasion, nous avons surtout mis du fromage à n'en plus finir. Le meilleur du monde évidemment ! Du brebis des Pyrénées... un peu de vache aussi... puis du Bethmale... et des chèvres à tomber par terre.

Et puis aux bonnes sœurs où j'aime bien me fournir, encore du fromage... une tomme dont elles ont le secret... et une gelée de pommes dont le pot n'a pas vu la fin du week end... Chez un autre petit producteur, deux gros pots de miel du coin. Ici, ce que j'apprécie c'est que personne ne fait tout un foin du "bio" à outrance, contrairement aux marchés bobos qui fleurissent dans toutes les villes et qui sous couvert de mode de retour à la nature affichent d'immenses panneaux ventant les mérites de leurs produits... L'affichage à outrance, j'ai toujours trouver cela suspect ! Ici, tous les produits que l'on trouve viennent du coin, de micro fermes et ne font pas plus de 50 km pour arriver jusqu'au marché. 

J'avais cuisiné pour le dessert une immense salade de fruits. C'est bien là-dessus que je suis la meilleure cuisinière et que mes convives se régalent systématiquement. J'aime tellement agrémenter les fruits entre eux et surtout trouver les petits secrets pour chacune de mes salades. Là, c'est justement la gelée de pommes qui est venue ajouter la touche finale, puis comme marque de fabrique de la menthe du jardin, et pour la couleur et le décor, les dernières groseilles et cassis qui m'avaient attendue.

La menthe du jardin justement, idéale pour quelques mojitos face à la montagne quand le soleil a commencé à se coucher derrière les sommets. Une longue nuit de fête commençait alors... un barbecue de magrets de canards... des brochettes maison... Vers 3 heures du matin après un grand feu dans le jardin, et alors que tout le monde est parti se coucher, j'ai attrapé quelques couvertures, un duvet... et me voilà partie avec un groupe de copains d'enfance du village sur un chemin sinueux, boueux et vraiment casse-gueule en pleine nuit et sans frontale. Objectif étoiles puisque visiblement c'est LE jour. Le spectacle n'est même pas descriptible. J'en ai observé des ciels étoilés. Aux quatre coins de la planète... et dans des endroits vraiment reculés, à des centaines de kilomètres de toute source lumineuse. Mais là, samedi soir au milieu de la montagne, je n'avais jamais vu autant de milliards d'étoiles... et des dizaines d'étoiles filantes (j'ai arrêté de compter au bout d'une cinquantaine)... Et puis de toute façon j'étais vraiment à court de vœux !! Moment magique. Juste un petit moment flippant quand j'ai tourné la tête à un moment, me retrouvant quasi nez à nez avec un cheval venu nous rendre visite ! Quel con de m'avoir fait sursauter !

Au lever du jour, vers 6 heures, nous redescendons dans le village. J'enjambe des matelas et un tas de ronfleurs pour rejoindre mon lit. Persuadée qu'il est bien plus de midi, je me lève moins de 3 heures plus tard... Je suis la dernière couchée mais première levée. J'ai tellement soif de profiter de chaque seconde ici. Petit déjeuner avec les confitures, miels et fromages du marché... thé face à la montagne. Une copine du Gabon se réveille tôt également, nous ne nous sommes pas vues depuis si longtemps que cet instant juste toutes les deux avant que toute la maison se réveille est délicieux. Puis un ami passe au loin dans le village. Voilà 20 ans que nous nous étions pas croisés. A l'époque j'étais plus jeune que ses propres enfants d'aujourd'hui. Forcément nous avons beaucoup à nous raconter. Quelques théières font l'affaire...

La maison s'anime alors que l'Angélus sonne. La randonnée vers un lac est quelque peu compromise vue l'heure, on se rabat sur un tour de village par les sommets. Mon chemin préféré, celui que je connais comme ma poche, dont je connais chaque caillou, chaque arbre, chaque croisement. Pique-nique-goûter dans un grand champs de chardons. Sieste au soleil, concours de bâtons... Je ne sais pas qui a la bonne idée de demander l'heure... C'est vrai que c'est un détail, mais j'ai quand même un avion à prendre dans moins de 3h, dont une heure de marche avant la maison et une heure de route avant l'aéroport... Je saute l'option bain dans le torrent et la cascade que prennent tous les copains pour aller faire le tour du village et dire au revoir à ceux qui finissent leurs vacances. J'abandonne à la hâte mon short et mon vieux débardeur sur mon lit... je jette les chaussures de marche sous l'escalier. En un coup de main je me suis transformée en fille des villes (version jean/bensimon je vous rassure). Je laisse ici la vraie sauvageonne que je suis... il est temps de se mettre en route...

Pour la photo de la grange, c'est un billet de Sara qui m'a fait prendre conscience la semaine dernière que je ne prenais jamais en photo les vestiges de notre montagne... Ces vieilles granges désuettes qui sont peu à peu rénovées pour laisser place à des gites... Alors ce week end j'y ai pensé et j'ai pris quelques vues bien typiques ! Merci Sara :)

mardi, 7 juillet 2009

La petite nouvelle

Un petit chiffre tout rond pour ce billet ! Le 1100eme !

Je suis peut être la seule à me plaindre... mais le chaud s'en est allé... et j'ai été obligée de remettre une couverture au dessus de ma housse de couette. Ah qu'ils me plaisaient les 30° et plus ! La chaleur écrasante que tout le monde appelait "la canicule". Une petite semaine de vrai été tel que je le conçois... Depuis tant d'années, j'ai l'impression que nous n'avions pas eu de vraies bonnes chaleurs ! Mais dommage... la liesse populaire anti-chaleur l'a emporté. Pfff...

Alors histoire de me réchauffer un peu (j'exagère un peu, c'est mon côté marseillais qui ressort ;) mais, honnêtement, pour moi, en dessous de 25° il ne s'agit plus d'été... simplement d'un bon printemps), je me suis offert une petite théière ! Toute petite, minuscule ! La plus petite de ma collection. Qui ne remplit même pas un mug complet, mais que j'ai trouvée si joli. En solde chez Habitat, je n'ai pas pu résister. Pour 7€ j'aurai eu tort de me priver ! J'étais venue pour acheter une boîte en fer pour ranger mon thym... je suis repartie avec une théière ! Inversement, avec le thym que je ne sais toujours pas où ranger je pourrais faire des tisanes... c'est une manière un peu particulière de le stocker, mais pourquoi pas ! Je ne suis pas à ce genre d'originalité près.


En passant la souris sur l'image... vous verrez sa taille réelle :)

Je l'ai inaugurée en me faisant un petit thé à la menthe fraîche achetée sur le marché... 30 cts l'énorme botte. Une partie pour faire un méga taboulé... quelques feuilles pour mon thé... et le reste direct au congel. Je m'étais installée un matelas de sol en plein soleil sur le parquet, oreillers de rigueur, lunettes de soleil et le dernier Cornwell que je dévore depuis 3 jours. La tête pas dans les nuages mais avec vue directe sur les belles fleurs qui sortent de tous les côtés dans les jardinières ! C'est d'une beauté. Des pétunias dans des tons tout doux... des roses, des violets tendres, des blancs, des parmes... Des pois de senteurs violet soutenu, des blancs, des fuchsias... et des mufliers jaunes, oranges, rouges, blancs... Et tout ça uniquement à partir de graines récoltées ça et là, là haut à la montagne !! Un petit bout de jardin reconstitué sur quelques micros-mètres de rebords de fenêtres ! Ma petite nature de centre ville !

Ce décor campagnard semble plaire à des petites envahisseuses... des chenilles qui me bouffent toutes les feuilles des futures roses trémières ! Je préfère les laisser là et ne pas employer la manière forte... Déjà... quelle idée d'arriver jusqu'à un 4ème étage en plein centre ville ! Je ne sais pas si elles ont pris les escaliers où si elles ont été posées là par quelques papillons en début de saison, mais rien que pour l'exploit d'avoir trouvé le chemin et de chérir mon petit coin de verdure je les laisse vivre leur vie de chenilles... Et puis, dans quelques semaines, l'idée d'avoir de jolis papillons me ravit ! J'ai déjà le hamac et les lampions... Les guêpes et les abeilles qui butinent une bonne partie de la journée... il me reste juste les papillons et quelques cigales pour m'y croire vraiment vraiment !

jeudi, 2 juillet 2009

Escapade grenobloise

Petite traversée expresse de la France sur la journée... Nantes-Grenoble-Nantes.

Train de nuit du grand ouest au grand est. Inondations, voie affaissée et donc bordel ambiant tel que je les aime. A ne pas trop savoir si le train va pouvoir partir, l'attente d'une voie qui va se libérer ou pas, et surtout l'extrême professionnalisme du chef de train. Passé 5 fois dans chaque couchette pour s'assurer que nous n'avions pas trop froid, pas trop chaud, que l'on ne s'inquiète surtout pas, qu'il éteindrait la clim deux fois dans la nuit, juste le temps qu'il ne fasse pas trop froid et pas trop chaud, il y veillerait, et que demain matin sur le quai il nous accompagnerait dans les correspondances compliquées, et que si on voulait de l'eau il pouvait nous en apporter. Limite s'il n'a pas bordé chacun des passagers ! Il y a quand même une grosse conne qui a osé lui hurler dessus que c'était intolérable d'attendre en gare de Nantes et qu'en plus sa couchette n'était pas confortable. Mais grognasse !! On t'a dit que la voie elle est cassée, l'eau elle a tout emporté et tu n'auras pas une minute de retard à l'arrivée, on rattrapera les 1h30 de retard dans la nuit ! C'est comme les gens qui klaxonnent dans les embouteillages causés par des accidents sur la route et qui imaginent que les pompiers font vraiment exprès de bloquer les voitures et que klaxonner va sûrement améliorer et accélérer les choses. La bêtise humaine en boîte. Des gens pareils j'ai envie de les jeter hors du train... j'avais honte et pitié pour ce pauvre agent tellement attentionné et plein de gentillesse qui avait tout fait (et parfaitement bien) pour nous informer à chaque minute de l'évolution des inondations et se préoccupait de chacun des passagers au cours de ses nombreux passages. Que l'on ne s'étonne pas que très vite les agents ne communiquent plus avec les passagers si c'est pour se faire insulter de la sorte malgré toute la bonne volonté dont ils font preuve au début !

Bonne nuit de dodo comme je les aime. Bercée par le roulis du train. A Lyon, je fais une petite pirouette de trajet histoire de chopper ma correspondance... j'attrape un tram entre les deux gares plutôt que d'y aller en train. Me voilà dans Lyon, et comble des hasards passant devant ma mairie de naissance. Ça m'a fait tout bizarre d'entendre au haut-parleur "prochain arrêt mairie du 3ème". C'est quelque chose que j'écris depuis 28 ans sur tous les papiers officiels, mais sans que cela n'ai aucune signification de lieu ou de souvenir pour moi ! Je sais désormais à quoi le quartier ressemble... et je visualiserai un peu mieux de quoi je parle quand je remplirai les champs "lieu de naissance".

Cette photo c'est spéciale dédicace à Floh qui saura pourquoi ;)

Je débarque à Grenoble, toute fière de mon frérot tout juste diplômé en architecture. Demain, il livre son premier chantier (il n'attend pas hein ! En plus d'avoir gagné un concours national d'archi cette année, il a déjà des clients ! *mode fière fière fière* ) et comme d'hab dans le bâtiment un prestataire lui a fait faux bond (beaucoup n'ont de professionnel que l'insertion du nom de leur entreprise dans les pages jaunes...) Ça tombe plutôt bien que je sois là... ça va me prendre 20 minutes de dépanner le chantier, il s'agit pile poile de mon cœur de métier. Je lui enlève une sacrée épine du pied et moi ça me fait marrer de bosser dans un contexte et un milieu si différent du mien ! On revient sur le chantier (qui n'en a d'ailleurs plus le nom tellement tout est beau) plusieurs fois dans la journée pour finaliser des petits détails. J'adore ça ! Ça m'éclate !

Je profite de ma journée de "vacances" pour aller m'acheter des lunettes. C'est impératif depuis que je me suis assise sur les miennes. Je fais tourner mon frère en bourrique... la vendeuse abandonne avant lui. Il faut dire qu'en la matière je suis une archi-chieuse. Inversement les lunettes de soleil ne quittent jamais mes yeux hiver comme été au moindre rayon de soleil, donc je suis plus qu'exigeante en la matière. Je ne veux pas que l'on voit mes yeux à travers (pour pouvoir détourner le regard à certaines occasions), je dois avoir des protections maximales à cause de mon accident à l'eau de javel, des modèles sport car elles doivent tenir en toutes circonstances (et surtout essentiellement dans les sports extrêmes), je ne veux que du plastique car je les garde dans l'eau et sous l'eau quand je suis à la plage, sur un bateau, en canyoning ou ailleurs... Au bout de plus d'une heure et d'environ 40 essayages, je repars avec de magnifiques Oakley... et une interdiction définitive, j'imagine, de redemander à mon frère de m'aider dans mon choix de lunettes...

Il fait une sacrée chaleur, mais ça me convient bien, moi l'animal tropical qui revis au delà de 30°... Histoire de se rafraichir, on s'offre une glace artisanale... je n'en reviens pas devant la carte. J'écarquille les yeux... Non ce ne sont pas mes nouvelles lunettes ! Je vois deux parfums d'une rareté absolue. Corrosol et goyave !! Deux fruits antillais dont même en Guadeloupe on a du mal à trouver du sorbet (pour le corossol surtout, ce gros fruit vert plein de piquants extérieurs et à la chaire blanche (Anne, extérieurement ça ressemble à du durian, mais le goût n'a strictement rien à voir)). Petite je me revois parcourant le morne pour en ramasser et en faire des sorbets pour toute la famille ! En trouver de ce côté-ci de l'Atlantique est juste incroyable !! Et en plus c'est d'un délice plus qu'absolu un vrai sorbet, pas trop sucré, exactement ce que j'aime !!! Rien que pour ça je n'aurai pas hésité une seconde pour faire mes 17 heures de train...

Mais ce n'est pas vraiment pour des glaces que je suis venue... plutôt pour l'exact inverse. Pour le feu ! Le feu que Johnny va allumer d'ici peu. Il est l'heure de rejoindre la pelouse du stade des Alpes... Ce soir, c'est concert de Johnny Hallyday ! (enfin, c'était hier soir hein ;) ) Je vous raconte demain !

mercredi, 16 avril 2003

N° 24

Journée très chargée encore une fois ! Quasiment pas eu le temps d'écrire ... réunion toute la journée ... mais dehors en plein soleil vu le temps splendide qu'il faisait ! J'ai bien bronzé et on sent vraiment l'été qui arrive :))
Coup de téléphone de Damien à midi pour dire qu'il venait faire un beach-volley à Saint-Malo et si j'avais envie de venir y jouer :) ça aurait été bien sympa mais obligation de travail ;-(( Je suis crevée ce soir ... est-ce l'approche des vacances ?