- Quitter Nantes sous 19°, une pluie battante et une visi de quelques mètres empêchant de décoller pendant près d'une heure. Arriver 40 minutes plus tard sous la vraie chaleur estivale avec 30°, un soleil de plomb et un magnifique ciel bleu... et se dire que non, définitivement, je ne me ferai JAMAIS à la météo de la Loire-Atlantique...
- Arriver chez moi à la montagne et retrouver le jardin avec toutes les tables sorties, des bougies et des lampions allumés partout, l'herbe bien tondue, les rosiers croulant sous les fleurs et une joyeuse équipe de cousins et copains de copains réunis pour un bon week end de fête.
- Aller cueillir de la menthe fraîche, sortir le rhum tout juste ramené de Guadeloupe et enchaîner la préparation de nombreux mojitos, ti-punch et punch vanille.
- Faire un tour au conseil municipal qui comme par hasard se tient ce soir-là... et calmer certains esprits échauffés. La jeunesse contre les vieux réacs n'ont jamais fait bon ménage. Ce n'est pas ce soir que ça va commencer...
- Se coucher au bout de la nuit après de franches rigolades. Rejoindre mon petit lit le sourire aux oreilles d'être là, de recevoir tant de monde dans la maison, de la voir vivre, vibrer de rigolades et de bonheurs partagés.

- Être la première levée le matin très tôt, préparer un immense petit déjeuner dans le jardin avec des brioches, des confitures maison, des théières aux thés variés et se croire dans un remake de films entre "Les Petits Mouchoirs" et "Le Cœur des hommes". Entendre le premier levé s'exclamer "on se croirait dans un film de Claude Sautet" et adorer cette idée !
- Se lancer dans une équipée sauvage pour descendre les torrents en canoé-kayak. Se retourner plusieurs fois dans les rapides mais rire de bon cœur malgré l'eau glaciale qui change quelque peu des 30° de la mer des Caraïbes moins d'une semaine plus tôt.
- Se retrouver à une dizaine de filles dans la cuisine pour préparer des tartes, des salades, des melons, des salades de fruits, un caviar d'aubergines, des légumes... Passer la tête par la fenêtre et découvrir que la dizaine de mecs, bières à la main, est entrain de jouer aux quilles finlandaises... Les clichés ont la vie dure ! Les femmes à la cuisine, les mecs qui s'amusent...
- Chanter jusqu'au bout de la nuit dans le jardin sous le grand acacia (qu'il faut vraiment que j'élague bientôt) à la lueur des bougies et des lampes à pétrole... Se faire tout le répertoire des 60's, 70's, 80's, 90's, 2000's... mêler les champs patriotiques aux tubes à la mode. Les cantiques religieux (eh oui) aux vieilles rengaines. Et rire encore et encore de bon cœur.

- Se réveiller tôt avec cette envie de profiter de chaque seconde ici. Rester à la table du petit dej sous l'acacia jusqu'à plus de midi au fil des réveils de chacun... et décider que la vraie rando vers un lac sera transformée en un tour de village par les crêtes. Ce qui est très bien aussi.
- Ramasser quelques champignons sur le bord du chemin, expliquer la montagne aux novices, montrer les chemins, les fruits des bois, les sommets, montrer les ruines cachées... et se dire que c'est dans mon rôle de sauvageonne que je suis le mieux.
- Pendre le chemin du retour vers l'avion avec les boules de remonter dans le froid et quitter le bonheur de mon village. Rebelotte évidemment. 30° au départ... 16 en atterrissant... Maudire le fait de vivre là... si loin des régions qui comptent pour moi. Mais se réconcilier en se disant que le week-end était si beau, si parfait, si heureux. Et qu'il n'y a pas de prix d'avoir un lieux aussi cher à nos cœurs !



Un petit tour au marché samedi pour faire le plein de bonnes choses. Moment précieux avec ma sœur... à imaginer les menus du week end, goûter du miel, se faire offrir du fromage, trouver des piécettes au fin fond du porte-monnaie pour payer (pas une pour rattraper l'autre en terme de rangement de sac)... Dans le panier en osier, que je lui offre pour l'occasion, nous avons surtout mis du fromage à n'en plus finir. Le meilleur du monde évidemment ! Du brebis des Pyrénées... un peu de vache aussi... puis du Bethmale... et des chèvres à tomber par terre.
J'avais cuisiné pour le dessert une immense salade de fruits. C'est bien là-dessus que je suis la meilleure cuisinière et que mes convives se régalent systématiquement. J'aime tellement agrémenter les fruits entre eux et surtout trouver les petits secrets pour chacune de mes salades. Là, c'est justement la gelée de pommes qui est venue ajouter la touche finale, puis comme marque de fabrique de la menthe du jardin, et pour la couleur et le décor, les dernières groseilles et cassis qui m'avaient attendue.
Au lever du jour, vers 6 heures, nous redescendons dans le village. J'enjambe des matelas et un tas de ronfleurs pour rejoindre mon lit. Persuadée qu'il est bien plus de midi, je me lève moins de 3 heures plus tard... Je suis la dernière couchée mais première levée. J'ai tellement soif de profiter de chaque seconde ici. Petit déjeuner avec les confitures, miels et fromages du marché... thé face à la montagne. Une copine du Gabon se réveille tôt également, nous ne nous sommes pas vues depuis si longtemps que cet instant juste toutes les deux avant que toute la maison se réveille est délicieux. Puis un ami passe au loin dans le village. Voilà 20 ans que nous nous étions pas croisés. A l'époque j'étais plus jeune que ses propres enfants d'aujourd'hui. Forcément nous avons beaucoup à nous raconter. Quelques théières font l'affaire...




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