* Entendre au détour d'une conversation que l'on pense à moi pour un déplacement professionnel dans l'endroit exact où je rêve d'être depuis plusieurs jours.

* Partager la bonne nouvelle, se réjouir de cette occasion tombée du ciel pour se voir et apprendre en même temps que le week end tant attendu tombe à l'eau.

* Prendre la route sous une pluie battante mais le cœur léger et heureux d'aller rejoindre le bout du monde.

* Voler quelques toutes petites heures entre deux avions, trois trains, deux bateaux, mille dossiers... juste pour le meilleur, juste pour ce qu'il y a de plus précieux.

* Affronter la pluie encore et encore et encore et encore et se dire que ça ne s'arrêtera donc jamais... ce maudit automne à retardement.

* Manger la première framboise de mon auto-production de balcon.

* Monter et descendre le "limaçon" en ne réalisant toujours pas que l'appartement est désormais transformé en duplex et que cette deuxième chambre, celle sous les étoiles, ouvre la voie à tant de nouvelles histoires.

* Prendre un billet d'avion sur un coup de tête et décoller quelques heures plus tard... pour filer dans le sud, fuir l'horrible météo de la moitié nord de la France et surtout rebondir sur la déconvenue du week end annulé...

* Cogiter un peu trop à toute la difficulté de passer plus de quelques heures ensemble çà et là... volées au temps... au grès de hasards… grapillées sur tout le reste.

* M'envoler au-dessus des nuages et réaliser que le soleil n'a pas définitivement disparu de la surface de la terre en sentant les premiers rayons de soleil depuis près d'un mois.

* Coller mon visage sur le hublot pour absorber toute la chaleur des rayons, m'emplir les yeux de la luminosité oubliée.

* Entendre le pilote annoncer "une température à notre arrivée de 30°"... soit plus du double de celle quittée quelques minutes plus tôt.

* Passer un week end de prémice aux vacances juste parfait. A faire des tartes aux abricots, à jardiner, à couper des arbres, décharger le pommier croulant sous les fruits, à cuisiner les champignons juste ramassés au barbecue, à planter et fleurir les murets, à installer le jardin, à souffler des bougies, s’entendre dire mille fois que « j’ai fondu »... et réaliser les marques laissées par les trois mois de maladie…

* Prendre la route de retour et comprendre très très vite que jamais je n'aurai mon avion englués que nous étions dans les caravanes publicitaires, les cars régie, les motos médias, les véhicules sanitaires, les voitures techniques, les vélos…

* Profiter de l'avion raté pour prolonger le week end d'une douce soirée... ce qui finalement est loin de me déplaire... et ce malgré les 45 min de vol transformées en 8h de train...

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