Ce soir je dois m'acquitter d'une punition*. Ou plutôt d'un défi si l'on considère mon peu d'assiduité depuis quelques semaines sur ce blog. Opération du soir... Pondre un billet.

Pas simple je vous le répète... Le nuage de cendres doit m'empêcher de me connecter à mes neurones célestes, car je suis complétement incapable de dégager un peu de cerveau pour raconter des choses ici.

Pourtant j'ai eu quelques idées fugaces de billets, mais pas vraiment concrétisées.

Ma très longue marche samedi le long de l'Erdre, l'une des rivières qui coule par ici. Plus d'une vingtaine de kilomètres entre course et marche rapide. Pour ça, j'aurai pu essayer un billet bucolique... qui aurait tour à tour évoqué les petites fleurs de printemps, les bourgeons dans les arbres, le chant des oiseaux remplaçant mon ipod laissé à la maison. Le bonheur de marcher des kilomètres, les idées perdues dans le vague, rigolant par moment aux pensées qui s'immisçaient dans mon esprit, suite à des discussions la veille. Le bonheur de se dépenser physiquement et simplement d'avoir le temps devant moi.

De là a découlé une deuxième idée de billet. Pour le coup ça aurait pris le ton d'un coup de gueule. Soit les gens d'ici sont des chameaux... soit on ne leur a pas encore expliqué l'intérêt d'installer des fontaines à eau dans les parcs et les endroits stratégiques de la ville. En bonne fille du sud, j'ai toujours été habituée à trouver une fontaine à tous les coins de rue, dans tous les jardins publics... mais ici non. Imaginez au bout de 20 kilomètres sous le soleil sans une goutte d'eau. J'ai maudit les nantais sur 4 générations et plus encore. Certes sur un chemin de terre perdu, je n'avais pas d'illusion d'en trouver... mais alors dans l'un des plus grands jardins de la ville en fin de course, près des jeux pour enfants. Rien, nada, niente, nakache ! Pas un maudit point d'eau. Ils sont bizarres ici les gens. Et non, je ne pouvais pas prendre de gourde (pas vraiment adapté quand on court)... et non je n'imaginais pas une seconde que l'on ne trouve pas de fontaine dans cette maudite ville !

Il y aurait aussi eu des mots pour parler du calme intégral de la ville, sans un avion dans les airs, sans une voiture dans les rues en début de semaine. Une ambiance surréaliste de calme et de silence absolu. La concomitance entre le volcan islandais et les vacances scolaires. Et là... je me suis mise à rêver d'une ville, à la mode suédoise... interdite aux voitures, où la place serait réservée intégralement aux vélos et piétons. Je me suis revue dans le sud de la Suède il y a quelques années, dans les embouteillages de vélos le matin quand nous partions tous au travail. Sans danger, sans pollution, sans bruit... Ce que les pays du Nord ont su mettre en place et offrir à leurs habitants depuis des années, et qu'en France nous rechignons à installer dans les villes. (Ça c'est aussi de la provoc rapport à la punition qui m'a été donnée d'écrire un billet ce soir).

J'aurais pu vous raconter aussi quelques unes de mes dernières soirées et les anecdotes qui en découlent. Le bonheur de partager de longues discussions tantôt philosophiques, tantôt sentimentales, tantôt faites de fous rire et de phrases pleines d'humour. Et puis quelques discussions plus personnelles, que le partage d'expériences aide à analyser, à mieux comprendre et accepter. Tout simplement le bonheur d'avoir rencontré quelqu'un avec qui refaire le monde jusqu'au milieu de la nuit... au détriment de quelques heures de sommeil, certes. Mais qu'importe ! Comme je l'ai souvent dit... je dormirai dans une autre vie !

* Vous remercierez la réscurectrice de poissons rouges !