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jeudi, 11 avril 2013

[10 ans de blog - 2007] : L'éternel recommencement

Hop hop ! Je reprends le fil des archives. Difficile après le dernier billet "confession" et un emploi du temps plutôt chargé :)

2007. Une année de voyages plus encore que toutes les autres années. En 12 mois je ne passe "que" 2 mois chez moi. Le reste du temps en déplacements professionnels de plusieurs mois dans différents pays d'Europe, quelques missions courtes dans l'hémisphère sud, d'autres dans des pays nordiques, pas mal de tours de France.
A titre personnel, je m'envole à l'autre bout de la planète pour découvrir une de mes nouvelles attaches de famille... en Polynésie... Je pars au tout début de janvier, très malade depuis plusieurs mois de la coqueluche, cassée dans tous les sens, épuisée et à bout physiquement de 5 mois de toux... Tahiti et ses îles, un endroit idyllique aux yeux de tous et qui pourtant me fait trembler de peur avant même de la découvrir pour pas mal de raisons personnelles.
Finalement le Pacifique, les lagons, les paysages paradisiaques, les journées de plongée me guérissent très vite et je me refais une santé.

Dans cette folle année, je me décide à faire quelque chose de constructif pour "moi". A distance depuis mes pays lointains je regarde les petites annonces pour acheter un appartement. Un jour où je passe par Nantes entre deux missions, j'en visite un pour lequel j'ai un coup de cœur. Je dois décider très vite car je repars le lendemain pour plusieurs mois. Je n'ai jamais été aussi seule de ma vie. Et c'est pour ça que j'ai de toute façon entrepris ce "chantier".
Je décide de devenir propriétaire, acquérir un bien pour MOI. Quelque chose qui n'appartiendra qu'à MOI et à aucun homme de ma vie ou autre. Pour le futur.
A postériori je m’effare encore de la capacité que j'ai eue à accomplir tout cela entre deux missions à l'étranger. A la folie de ces trois jours chronométrés passés en France où j'ai du signer un prêt, des milliers de papiers et de contrats, préparer un déménagement, me démêler de rebonds de dernière minute avec le notaire et la mairie, signer, déménager, accomplir toutes les démarches administratives entre trois apparts... et repartir vers un autre pays...


28 Octobre 2007 : L'éternel recommencement

Trois gouttes de vanille. Un jus de citron vert. Du sucre de canne. J'inonde le tout d'une large coulée de rhum. Un glaçon... et je trinque. Je trinque au premier des derniers jours dans cet appartement. Je n'aurai plus de dimanche ici. Je garde encore intact mon salon. Je recule le moment où j'enfermerai tous mes objets de l'ailleurs, mon oeuf de Terre Adélie. Ma lampe de Tahiti. Ma boîte de Guadeloupe. Ma statut du Gabon. Mes calebasses de coquillages du Pacifique, de l'Indien, des Caraïbes. Mes grigris du Congo. Mes mobiles de bois flottés polis au fil des océans. Mes objets à l'image de ma vie et de mes voyages.

Au fond, j'aime déménager. Ce ne sera que le 15ème en 27 ans. Combien de maison quittées ? Combien d'intérieurs recréés ? Et puis. Déménager c'est trier les souvenirs. C'est laisser dans les murs quittés ceux dont on ne veut plus. C'est rendre encore plus précieux ceux avec lesquels ont veut encore vivre. Encore grandir. Et forcément en créer de nouveaux grâce à l'espace libéré par les souvenirs abandonnés, que l'on a laissés derrière soi.

Je repense à chacun des déménagements de ma vie. Je revois les caisses maritimes livrées dans un nouveau jardin. Un grand cube de bois renfermant notre vie. Les cartons si patiemment pensés par ma mère, si impeccablement agencés. Je repense, aux tris que l'on devait faire. Les choses que l'on reverrait "un jour", cantonnées dans un garde-meuble quelques années et les choses qui nous suivaient au bout du monde.

Au fond, j'aime réagencer ma vie. La faire rentrer dans des boîtes. L'ordonner pour faire un nouveau point. Un nouveau point de départ. Et à la fois... je n'ai connu que cela depuis ma naissance. Le recommencement éternel.
Depuis des mois, j'angoissais à l'idée que j'allais passer le cap du "plus long temps passé dans le même endroit" dans mon appartement actuel. C'était une angoisse inconsciente évidemment. Parce que bien sûr en étant en déplacement la moitié de l'année à droite à gauche, j'en étais loin. Mais quand même... j'avais l'impression de m'encroûter. L'impression que ce cycle éternel prenait un rythme de croisière bien trop pépère pour moi.

Alors à Oxygène qui s'inquiétait de me voir devenir propriétaire, de m'installer dans une vie posée et à long terme; je dis qu'au contraire, c'est encore un recommencement. Encore une nouvelle vie. La douzième. C'est un point de chute que je créé. Pour mieux repartir. Encore et encore.

mercredi, 27 février 2013

Yummy !

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Vous allez croire que j'ai passé tout mon séjour à manger (et à photographier mes repas)... mais promis je mettrai quelques paysages si je trouve l'inspiration pour les accompagner de mots.

Première mission sur la route vers notre cottage de rêve face à la mer : arrêt au supermarché pour faire le plein de bonne nourriture pour la semaine.

Et en tête de la liste de courses acheter de quoi cuisiner un "perfect sunday breakfast" pour BIEN commencer les vacances (et replonger dans mes souvenirs de si bons petits déj en famille).

Sooo ! What's in the list ?

Du brown bread (ce pain inimitable aux milles céréales), du black pudding (un boudin noir aux épices), des beans (oups ils ne sont pas encore dans mon assiette au moment de la photo), des sausages de pork, de l'irish bacon, des eggs... et puis des potatoes farls (des galettes de pommes de terre dont je peux descendre un paquet entier en une journée). Moins traditionnel, du moins plutôt destiné au tea-time mais incontournable : des scones, du Irish butter, de la raspberry jam...

ET... bien entendu deux trois théières de black tea dans mon mug auto-cadeau sooooo british avec des beaux lilas :)

Le tout sur les traditionnels sets de tables irlandais... en regardant les moutons dans le jardin... l'immensité de l'océan face à nous... les montagnes vertes du Connemara et le grand soleil qui ne nous a pas quittés de toutes les vacances.

Autant vous dire que... yummy yummy !!!!!!

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samedi, 16 février 2013

A scone story...

Dans un lieu que j'aime tant. Le dernier étage d'un magasin où je pourrais acheter chaque objet. Chaque mug. Chaque théière. Chaque livre. Chaque couverture. Chaque habit. Chaque botte colorée. Chaque objet. TOUT TOUT TOUT.

Et au dernier étage, une grande salle pour boire le thé, manger des pâtisseries, parler des heures en refaisant le monde sur de vieux sièges en cuir. de belles tables patinées. Où je m'imaginais tant avec Marloute en regardant les vieux abat-jour tellement rétro, les laies de tapisseries tout ce qu'il y a de plus rétro et fleuri.

Autant dire que le scone n'a pas fait long feu avec sa Raspberry jam and cream...

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vendredi, 15 février 2013

Here we are

Je ne sais pas à qui j'en veux le plus. A mon corps ou à ma tête. En tout cas à la combinaison de l'un et/ou l'autre qui hier, au moment où j'envoyais un dernier mail boulot avant la libération de quelques jours de repos m'a totalement bloquée tout le haut du corps. Impossible de bouger la tête, les bras. De me pencher, de tourner dans un sens ou l'autre la tête. Pratique quand on a un avion à prendre une heure plus tard, une valise à porter. J'en ai pleuré tant mon corps irradiait de douleur et tant je m'en voulais que cela m'arrive à l'instant précis où j'étais enfin en vacances après 6 mois de (très) dure labeur. La concordance des deux a été trop soudaine pour ne pas y voir une sorte de signe ou de message.

Par chance j'avais quelques bonnes doses de cheval dans ma pharmacie, je me suis gavée de médocs pour tenir au moins le temps des différents transferts. J'ai serré les dents tout le voyage. Et puis, et puis... je me suis envolée au-dessus des nuages. Le soleil me chauffait le dos, la tête. J'ai plongé dans un bon bouquin. J'ai somnolé. Réveillée plusieurs fois par un monstre de gamin qui hurlait à trois sièges de moi. J'ai essayé de contrôler la douleur qui ne me quittait pas.

Des années que je n'étais pas revenue en Irlande tant le temps a filé depuis... depuis quand déjà ?! J'étais heureuse de revenir sur les terres d'une partie de la famille, là où j'ai bossé/vécu quelques mois il y a... si longtemps ! J'ai retrouvé ma cousine à l'arrêt de bus. On a posé les affaires chez elle, bu un grand black-tea, mangé des crêpes, papoté, discuté, échangé les dernières nouvelles. Dehors le grand soleil nous appelait. On a filé direction l'université. J'ai aimé déambuler dans les amphis, les cafets, les salles de sport, cette ville dans la ville... Je ne détonnais pas dans le flux d'étudiants et me prenais à rêver d'en être moi aussi. J'ai eu une énorme nostalgie de refaire partie de ce monde, cette époque d'insouciance, de savoir, d'apprentissage...

La nuit est tombée. Les premières gouttes aussi. On a quitté l'immense campus. Pris le bus, ces grands bus à deux étages dans lesquels j'ai passé tant d'heures quand je vivais ici.

La Saint Valentin dégoulinait à chaque vitrine, chaque angle de rue, chaque panneau. Le kitchissime atteint souvent des sommets ici... avec la fête des amoureux il bat des records de mauvais goût absolu. On s'est amusé à trouver les vitrines les plus moches en déambulant dans les rues. On a mangé un énorme burger dans un restau Néo Zed avec du bon cidre Sud Africain. Bu des cocktails dans un des plus beaux bars de la ville au nom et au style tellement français (Café en Seine).

Puis on a marché dans la nuit, longtemps, longtemps.

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lundi, 11 février 2013

Regarde la mer... c'est un pays qui nous ressemble...

Je crois que les meilleurs moments de mes week end de pause sont ces petits déjeuners à rallonge que je peux prendre pendant des heures et des heures... en descendant des litres de thé, en lisant tout ce qui me tombe sous la main, et en parlant, parlant, refaisant le monde, la vie, les rêves, les souvenirs, les lendemains qui chanteront, ceux qui ont déchanté et les autres. Tous les autres.

J'aime tant rester comme cela à glandouiller sur une belle et grande table dressée de confitures, de pains frais, de pancakes, de fromages, habillée de polaires et de grosses chaussettes après une longue grasse matinée. C'est définitivement mon repas de la journée préférée... moi dont les parents se sont battus depuis toujours pour me faire avaler ne serait-ce qu'un verre d'eau avant de commencer la journée et qui aujourd'hui encore pars 9 jours sur 10 le ventre vide.

Tout à l'heure j'étais dans la grande maison face à la mer, au cœur de ce temple de sérénité et d'évasion. Ce paradis de bien être. De bois, de bibliothèques, de tableaux, d'objets hétéroclites, de livres précieux, de planchers qui craquent, d'histoire. Je me servais mon quatrième mug de thé. Je lisais Télérama, puis Biba, puis le journal, puis des livres de cuisine. Les grands avaient quitté la table. Les petits arrivaient au compte goutte. Et moi je restais. J'ai légèrement tourné la chaise pour être encore plus face à la mer. Il pleuvait des cordes dehors. La mer était grise, le ciel était gris... mais mille nuances parsemaient le paysage. Mes pensées voguaient au fil des bateaux qui passaient au bas du jardin.

Ces moments-là je pourrais les faire durer jusqu'au soir. Je contemplais la mer jusqu'à plus soif. J'aurais pu refaire le monde jusqu'au lendemain. Parfois je me levais et me collais au carreau, pour me perdre un peu plus encore dans les vagues. Je remplissais alors ma deuxième ou troisième théière. Nous parlions entre deux lignes de lecture. La pluie s'est arrêtée. La mer s'est teintée de bleu. De turquoise, de vert, d'émeraude. On parlait. On lisait. On vagabondait.

Pendant ces petits déjeuners comme ceux de ce week end je m'interroge systématiquement sur ma capacité à passer d'un rythme de 3 ou 4 heures de sommeil par jour pendant des semaines... à des journées où je pourrais rester à ne rien faire d'autre que contempler la vie sur une table de petit déjeuner. En prenant autant de plaisir dans l'un ou l'autre des rythmes. Et je me dis que les gens qui me côtoient dans une situation ou dans l'autre ne pourraient jamais imaginer que je puisse me transformer en l'une ou l'autre de ces personnes !

Que je les aime ces petits déjeuners à rallonge. Qu'ils me font rêver et vagabonder.

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[Le titre du billet en référence à une des plus belles chansons de la période "mer" de Bachelet, dont j'avoue être une inconditionnelle... Entre nous deux il n'y a plus que la mer... On s'y retrouve on s'y regarde et l'on s'y perd... Forcément... Ces mots qui collent trop bien à cette réalité, cette histoire...]

mercredi, 9 janvier 2013

Une grande bouffée de bonheur

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C'était le jour supposé de la fin du monde et moi je partais à côté du seul village qui devait être sauvé ! C'était surtout et d'abord le début de mini-vacances ! Pour enfin souffler. Je revois encore le moment où je me suis posée dans le TGV à Gare de Lyon, m'affalant dans mon siège. Et parce que la gare de Lyon a toujours eu cet accent incroyable de joie dans mon cœur, je voletais de bonheur d'être là, au milieu des milliers de vacanciers. Et moi légère légère.
J'ai passé le trajet à écrire une cinquantaine de mails, finaliser des dossiers... pour avoir l'esprit libre 4 jours, 4 petits jours mais une éternité après ce gros marathon.

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Il y a eu tous ces moments de bonheur pendant cette période. Un condensé de joie.

Cette longue promenade dans la clape à parler, rire, jouer, courir, profiter, admirer, marcher, se souvenir... Puis cette marche sur la plage avec cette lumière si spécifique du grand sud en hiver juste avant qu'il ne fasse nuit.
D'un côté la pleine lune se levant sur l'horizon, de l'autre le soleil se couchant sur les montagnes. Mes deux "fadas" décidant que l'eau les appelait et qu'il fallait la goûter. Rigoler encore et encore en les voyant se lancer le défi, se déshabiller, courir vers la mer et se jeter dedans comme des enfants. Marcher tous ensemble dans le sable. Courir de bonheur les bras en l'air. Et se dire que s'il fallait retenir un moment dans l'année qui touchait à sa fin celui-ci serait sans conteste dans le Top 5 des plus beaux, des plus forts.

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Il y a eu cette soirée improvisée avec tous les cousins / cousines. Autour d'une grande table. On a rit, tellement rit. Et aussi un peu pleuré. On était ensemble, juste ensemble. Comme trop rarement. Ce qui en fait, de fait, des moments si précieux et si intenses.

Il y a eu Noël. Cette fête que j'aime tant. De joie et de partage. D'échanges. La grande crèche toujours aussi belle. Les menus de fête. Les rires encore et encore. Les échanges de cadeaux. Et les moments ensemble.

L'escapade de quelques heures là-haut dans la montagne. Pour découvrir la grande maison vide. Entièrement vidée. Plus un souvenir au mur. Plus un meuble. Plus un objet rappelant la vie d'avant. Et je garde cette image de moi au milieu de l'ancienne chambre. Regardant abasourdie tout ce vide, tous ces souvenirs qui n'y sont plus... J'avais envie de pleurer, pleurer. Et malgré tout ce que les mois à venir vont apporter... malgré les grands travaux qui vont la transformer en maison de rêve... il y a ce cœur qui se serre dès que je pense à ce vide. Et même s'il est sûrement idiot de s'attacher à des objets... ça fait mal, tout dedans, au plus profond de moi.

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Et puis, il y a ces quelques jours de plus vraiment vacances à travailler à distance depuis chez Ptite Soeur. Magie des technologies qui m'a offert de ne pas être cantonnée au bureau et ainsi de ne pas passer le réveillon toute seule au bureau... Et quand je n'étais pas accaparée par le travail-travail... je passais en mode peinture, enduits, plâtre, ponçage. Pour finir les journées par le meilleur : les repas, les soirées DVD-série, les discussions, les mains sur le ventre rond... Des moments parfaits, magiques, ressourçant comme jamais de par leur simplicité...

Et tout doucement est arrivé l'an neuf. Qui, et je ne l'invente pas, après cette année placée sous le signe des Mayas... s'est terminée chez une... Maïa ! Quand j'ai vu le prénom apparaitre dans le mail qui m'invitait à cette soirée de réveillon (dont je ne connaissais pas l'organisatrice) je n'ai pu retenir un sacré sourire et me dire que décidément... il y a parfois des coïncidences troublantes ! TRES troublantes. Un passage à l'année supérieure fêtée au coin du feu dans un jardin... en regardant le ciel, les étoiles, les lampions s'envolant très haut... en faisant la fête juste comme il faut à grand coups de champagne, de chants autour du brasier, de musique, de danse, de discussions...

Alors pour cette année 2013, à mon tour de vous souhaiter un peu de tout ça... et beaucoup du reste ! Des sourires, des escapades, des moments de bonheur, de tendresse, de partage, de joie, de rires, de délires, d'amour, d'échanges...

Joyeux 2013 !

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jeudi, 26 avril 2012

premier dernier

J'aime bien au cours d'un voyage regarder après mon retour la première et la dernière photo du séjour. Et chaque fois je me dis que ce serait une bonne idée de billet... que je n'écris finalement jamais.

Alors action.

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Première photo (n°072), au tout petit matin, il fait encore nuit dehors. Après 9 heures de vol à dormir profondément nous atterrissons à plus de 2000 mètres d'altitude. Escale de 5h à l'aéroport de Mexico... Je me dis que c'est quand même idiot d'être à quelques kilomètres d'une des villes les plus mythiques au monde et de ne pas aller y faire un tour. Je suis chargée comme une mule... il faut d'abord trouver des consignes pour se débarrasser de nos fatras... quelques minutes plus tard, après avoir bien bien galéré à retirer de l'argent, c'est chose faite. Et nous voilà partis dans la nuit noire à la découverte expresse de la capitale.

Nous avons 3h30 devant nous. Où aller quand on n'a ni guide, ni aucune connaissance de la ville et de ce qu'il faut y faire (à 5h du matin... qui plus est...). Le quartier historique me semble un choix, si ce n'est peu original, du moins une valeur sûre. Nous traversons les faubourgs de cette gigapole... il y a des centaines de voitures de policiers partout, partout, partout. C'est évidemment ce qui nous interroge le plus... inversement nous ne voyons rien d'autre tant il fait noir ! Inutile donc d'imaginer se faire un tour tout de suite de la ville et des monuments historiques... je demande finalement au chauffeur de nous poser dans un endroit pour prendre un petit dej... en attendant que le jour se lève. Jus de mangue frais... guacamole et tacos. Ça me paraît un bon début de journée. L'endroit est paraît-il mythique et l'on imagine aisément le comptoir qui doit grouiller de monde aux heures de pointe... Nous sommes seuls, la ville est endormie. J'aime tant être en décalage le plus total avec la normalité d'un endroit. Dehors les premières lueurs du jour se lèvent.

On décide de partir marcher dans le quartier. On ne sait ni où l'on est ni où l'on va. C'est justement l'état de flottement dans lequel je suis depuis 48 heures, j'aime cette analogie... j'ai besoin de ça pour remettre quelques neurones en place. Le Mexico grouillant et surpeuplé est pour le coup désert... les premiers étals se mettent en place ça et là, timidement. Les petits marchands de tortillas de maïs ou de blé sortent leurs camionettes. La rue s'anime peu à peu. On vagabonde de ruelles en grandes artères. On rentre ça et là dans des fonds de cour. Mexico se réveille. La lumière rasante est fabuleuse... On erre longtemps en marchant au milieu des rues. Puis il est déjà temps de prendre un taxi pour attraper le 2ème avion.

Moment volé sur un temps mort d'attente. Je suis heureuse de ce sentiment de liberté total et de folie. Je crois que ce matin là décidera de tout le reste du séjour.

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Dernière photo (n°997), avion du retour. Ma voisine ne m'a pas encore renversé sa bouteille de vin dessus... Ce sera le cas quelques minutes après cette photo. Je profite systématiquement de mes nombreuses transatlantiques pour rattraper les films ratés au cinéma. Ce soir-là je saute sur l'occasion quand je vois que The Artist est dans la très large liste de films proposés (le bonheur des playlist Air France !!).

L'apéritif vient d'être servi alors que j'avais déjà entamé ma nuit. Je me suis réveillée en sursaut ne sachant pas si l'on était déjà en vol ou encore sur le tarmac... en regardant à travers le hublot je n'ai pas de réponse... l'avion est tellement silencieux, tellement calme que je n'ai aucune idée. Je suis la spécialiste de ces endormissement pré-décollage... et rate systématiquement les envols ! Je suis déboussolée et demande à ma voisine si l'on est dans les airs ou encore au sol.

Je viens de commander un Schweppes Agrume. Le diner va bientôt être servi... Sur l'écran à côté de moi un tout autre film (Margaret Tatcher) et, même si la photo rend finalement assez mal, je rigole de la coïncidence d'une scène. Sur les deux écrans, au même instant précis un couple s'embrasse. Deux couples. Le temps d'attraper mon appareil pour saisir ce clin d’œil... Je ris intérieurement... car forcémment il n'y a pas de hasard !

dimanche, 15 avril 2012

So typical...

Allez... pour répondre à tous les commentaires en-dessous... quelques vues bien bien typiques d'ici ! Avec des couleurs qui pétillent partout et une douceur tropicale parfaite.

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jeudi, 12 avril 2012

Pas toujours facile...

Le plus dur reste quand même de trouver la bonne position des bras pour pouvoir écrire... Je vous assure j'ai une vie professionnelle pas facile hein... Et c'est peu dire !

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vendredi, 6 avril 2012

Cartes postales

Vous ne me croirez pas si je vous dis que je viens de me faire une journée de 30 heures de boulot... non stop. Pas mécontente donc de trouver un hamac qui passait par là pour me faire une sieste de 30 minutes, bercée par un petit vent entre deux cocotiers... puis une nuit de jour de quelques heures. Évidemment vitale.

Alors au réveil, sans bien savoir ni quel jour ni quelle heure il était (plus de tel et pas de montre) je suis partie flâner un peu autour de mes bureaux avant de me remettre au boulot. Quelques kilomètres de marche les pieds dans l'eau sur la plage.

C'est aussi ça le grand avantage de mon boulot de fou... pouvoir malgré tout profiter et être dans des lieux magiques.

Clic-clac rapides et quelques instantanés pour vous qui allez bientôt vous réveiller de l'autre côté de l'Atlantique.

#1 : les si belles couleurs au coucher du soleil - #2 : les camions incroyables prêts à traverser l'Amérique du Nord au Sud - #3 : les petits marchands de mangues juteuses et bien douces dont je fais des orgies depuis mon arrivée - #4 : un petit vendeur de fruits à la sauvette - #4 : coucher de soleil sur le front de mer qui m'a permis de savoir qu'on était donc le soir tout de suite après ma nuit de sommeil de jour...

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