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mardi, 2 avril 2013

Happy blog's day !

02 avril 2003 - 02 avril 2013 ! 10 ans que ce blog existe. Une éternité. Une parenthèse. Une tranche de vie. Le tiers de la mienne en tout cas.

L'occasion de rebondir sur une discussion que nous avions hier avec Marloute.

Nous nous interrogions sur nos petits espaces d'écriture respectifs. Partagions nos sentiments et ressentiments sur l'écriture (tout en construisant et détruisant des enchevêtrements de cubes sous les éclats de rire de petite R. Quel délice.)

Nous étions assez unanimes pour reconnaitre que nos écritures avaient évolué... et finalement, bizarrement dans les mêmes grandes lignes.

A savoir que nous donnions beaucoup plus aux débuts de nos "carnets". Des recettes, des idées, des envies, une certaine intimité. Et au fil des années (et je vais recentrer sur ma propre écriture), je me suis interdite beaucoup de choses. J'ai perdu le fil conducteur du "partage" des premiers temps.

J'avançais l'idée qu'il s'agissait peut être "d'une maturité d'écriture" ou au contraire d'une usure de l'écriture. Nous n'arrivions pas à répondre. Maturité dans le sens où nous nous sommes peut être débarrassées des billets très factuels au profit de billets plus réfléchis, plus "profonds" qui forcément sont plus difficiles à graver ici... Usure peut être aussi à force d'écrire sur la vie quotidienne, qui aussi remplie et intense soit elle, est tout de même forcément cyclique et monotone...

Je l'ai souvent évoqué à demi-mots, mais la séparation d'avec "Petit Potam / P'tit Chéri" n'est pas pour rien dans le recul que j'ai pris au fil des années. Je sais qu'il a continué à me lire longtemps après sa disparition de ma vie. Je refusais donc de raconter certaines choses ici, alors qu'il m'avait imposée un mur, un silence, une absence totale d'explication sur son départ. Je n'allais pas lui offrir le confort de continuer à scruter ma vie. Et à la fois, et je l'avoue sans retenue, je me suis servie -souvent- de cet endroit comme un lieu de "manipulation", de messages cachés pour lui. Car je le s(av)ais lecteur là encore.

En y réfléchissant si longtemps après je réalise la torture d'esprit et la complexité de la chose. Mais c'est ainsi. Et encore aujourd'hui, malgré le temps, je reste prisonnière parfois de mes propres interdits.

J'ai aimé parler avec Marloute de tout cela. Nous interroger sur cette écriture si particulière. Ce que nous souhaitions transmettre à travers nos pages. A ce moment-là j'aurais aimé ouvrir un cercle de discussion autour de ces questions. Et pouvoir échanger avec les blogueurs "ancestraux"...

Alors à l'occasion des dix ans ce ce site, à moi de vous faire écrire (un peu, beaucoup, passionnément... comme vous voulez !)

Vous tous lecteurs plus ou moins réguliers, plus ou moins anciens, qui commentez parfois, jamais ou souvent, quelques petites questions : qu'aimez-vous lire chez moi ? Que détestez-vous ? Qu'est ce qui vous attache à ce lieux ? Comment avez-vous vu évoluer mon écriture. Que regrettez-vous d'avoir perdu ou au contraire qu'aimez vous aujourd'hui ! (et si je pose les questions c'est justement pour lire de vraies critiques ;) )

(Hop au boulot ! Vous avez deux heures, deux minutes ou deux secondes... au choix ;) )

Et Happy 10th Anniversary Big Blog !

mercredi, 27 mars 2013

[10 ans de blog - 2005] : 5,10,15...

(Suite de la série des billets marquant chacune des dernières 10 années à l'occasion des 10 ans de ce blog)

J'appréhendais un peu de me replonger dans cette année 2005. Car aujourd'hui j'ai le recul de ce que j'ai vécu cette année-là.

Aux premiers jours de janvier je me "faisais larguer en plein vol". Par un mail. Un simple mail. Après une si belle histoire en laquelle j'avais fondé tant d'avenir. Aucune explication. Un mail... et le vide. Pas d'explication. Le vide.

A cette époque j'ai sombré dans une période terrible. Je n'ai jamais parlé des détails, ici. J'ai mis des mois à en parler à mon entourage, en omettant volontairement la plupart des détails... Je sais aujourd'hui que je me suis souvent mise en danger pendant cette période. La première semaine je n'ai rien mangé. A peine bu quelques gorgées d'eau. Et puis un matin je suis tombée... J'avais perdu 7kg en moins d'une semaine. J'ai passé des mois d'insomnie. Des mois de mal-être profond. Des mois d'auto-destruction.

Je l'écris aujourd'hui comme un défi personnel. J'ai mis 7 ans à me remettre de cette séparation. 7 ans à me reconstruire. Comptez... cela ramène donc à il y a un an (moins 3 jours). Ce 31 mars Marloute, ma meilleure amie, m'a offert le plus beau et le plus grand des cadeaux. La plus belle des preuves d'amitié. J'en reparlerai.

Cette année 2005 d'écriture est paradoxalement plate, peu intéressante. Je pensais avoir écrit sur mon mal être... finalement très peu. J'ai donc choisi un billet sur ma propre histoire...

10 avril 2005 : 5,10,15...

Vu à droite à gauche sur différents blogs, ce petit jeu m’a bien plu, je me prête donc au jeu ! 


Il y a… 25 ans en 1980.
Quelques mois avant ma naissance, mes parents jeunes étudiants en médecine viennent de se marier et de mettre en " route " leur premier bébé. Le 1er septembre à 18h28, je nais à Lyon. Premier bébé des deux côtés de la famille, je suis un " bébé du siècle " qui aura vingt ans en l’an 2000.


Il y a… 20 ans, en 1985.
J’en suis déjà à mon 4ème déménagement. J’ai 5 ans, une sœur de 3 ans et un petit frère d’un an. Nous vivons à Nîmes et ma grande passion du jardinage débute dans le jardin de notre maison, je prends soin de notre potager, des plants de tomates, de fraisiers et des plantes aromatiques. Mes souvenirs de l’époque vont des vignettes panini, aux vacances dans mon village, du canal à sec dans lequel nous jouions au pied de la maison (et qui débordera peu de temps après entraînant des désastres catastrophiques). 


Il y a… 15 ans, en 1990.
J’en suis à mon 6ème déménagement. Je vis en Guadeloupe, au milieu des mornes, à courir pieds nus, à jouer au foot avec les filles du quartier contre les garçons. Mes mercredis et week end sont consacrés à la voile. Je découvre ma grande passion et deviens très vite assez douée dans ce sport. Je gagne la plupart des compétitions auxquelles je participe, jusqu’à mon titre de championne de Guadeloupe. Nous avons une vie heureuse, entourée d’eau… masque et tubas jamais très loin pour plonger.


Il y a… 10 ans, en 1995.
J’en suis à mon 10ème déménagement. Après avoir vécu les années les plus terribles de ma vie : un retour de Guadeloupe très mal vécu dans une région horrible et un accident terrible de ma sœur, je vis au Gabon, en Afrique. Je revis enfin… Je suis première de classe, dans un fabuleux collège gabonais, avec des profs tellement dévoués. Avec mon frère et ma sœur nous faisons partie d’une " bande " soudée comme les doigts de la main. Adolescence dorée, premiers émois amoureux, amitiés sans faille… Vie au milieu de la brousse, découverte des splendeurs du Gabon, vie simple, loin de la modernité, de la " mode " et du milieu européen. Je rêve de devenir primatologue et appréhende mon retour en France…


Il y a… 5 ans, en 2000.
Je ne compte plus les déménagements… Etudiante à Paris en journalisme, ma famille vit à nouveau en Guadeloupe, mon père chez les pingouins. Je partage ma vie entre la capitale, et les Antilles. Je découvre l’amour et vis le début d’une très belle histoire qui se prolongera jusqu’à il y a quelques mois. Je franchis le cap du nouveau millénaire au Gosier, en Guadeloupe, dans l’île que je considère désormais comme mon " chez moi ".


Il y a… aujourd’hui, en 2005.
Je vis à Nantes, j’en suis à mon 13 ou 14ème déménagement, je suis journaliste depuis 4 ans dans la même entreprise, je voyage beaucoup. L’année commence sur les pistes de ski auprès de celui que je considérais comme mon " amoureux ", quelques jours plus tard, tout s’effondre… (et je n’y reviendrai pas). Voulant profiter de mes vacances deux mois plus tard, pour sortir " la tête de l’eau ", je me brûle les yeux et replonge dans l’enfer… Je déteste ce début d’année…. Nous verrons la suite... seul l’avenir sait ce que j’écrirai dans 5 ans…

lundi, 25 mars 2013

[10 ans de blog - 2004] : Retour d'Afrique

(Suite de la série des billets marquant chacune des dernières 10 années à l'occasion des 10 ans de ce blog)

Je viens de survoler l'année 2004. Je dois avouer être un peu retournée. Parce qu'au fil des billets j'ai vu et compris ce qu'à l'époque je n'avais pas su anticiper, et qui m'éclatera à la figure début 2005.

Cette année 2004 est surtout marquée par mes dizaines et dizaines de déplacements professionnels. Je sillonne l'Europe dans tous les sens. La France en long en large en travers... Je n'arrête pas une seconde tant j'enchaîne les gros projets. Et quand ce n'est pas pour le boulot c'est pour des week end ou des vacances en amoureux. Je retourne plusieurs fois en Guadeloupe... sur les traces de mon enfance, les traces de ma vie, retrouver la famille et y passer des moments importants.

De nombreux écrits de cette année 2004 tournent autour de mon enfance fondée sur les voyages et les déménagements incessants. Je m'interroge beaucoup sur mon absence de racines. Je sens dans tous ces écrits cette volonté de poser "certains bagages" dans un endroit donné. Je cherche. Je cherche.

Ce billet est parfaitement représentatif de mes réflexions de cette année-là.

24 Novembre 2004 : Retour d'Afrique...

Écrire sur ce qui me touche au plus profond… Réussir à mettre des mots simples sur des situations si compliquées et des sentiments enfouis au fond de moi. J’avais dit que je m’y mettrai ce soir. Que ce soir je réussirai enfin à écrire quelques phrases sur cette vie " là bas " dont les souvenirs me submergent parfois...

D’abord l’Afrique… car c’est peut être là, que j’ai le plus à rechercher… le plus à analyser pour revivre ces instants de bonheur, ces instants qui m’ont marquée à vie et qui tantôt m’emplissent de joie, tantôt de mélancolie extrême…

C’était en 1994. Dix ans déjà. Je me souviens en cette fin de journée, dans cette grande maison, c’était entre le bureau et le salon. Nous venions de vivre la pire des années qui soit après l’accident de ma sœur… Je me souviens de mon père nous appelant tous les quatre autour de lui… l’air gêné… Je me souviens de cette pensée que j’ai eu à cet instant " ça sent encore un voyage ça "… Et PAF… ça n’avait pas raté ! " Les enfants, nous partons vivre en Afrique ". Explosion de joie de la part de nous trois… face à mes parents gênés de nous " imposer " encore un déménagement. Un nouveau départ. Enfin quitter une ville dans laquelle aucun de nous ne s’était adapté après le retour des Antilles, une ville située exactement au croisement des deux droites qui sépare le Nord du Sud et l’Ouest de l’Est, une ville où le matin en achetant le pain on dit " bonsoir ". De ce jour je me souviens cet éclat de joie de savoir que l’on allait repartir loin… où ça ? Nous voilà tous les cinq autour d’un grand atlas à chercher l’Afrique, puis l’équateur, puis le petit pays situé dans le creux, avec des frontières tracées à angle droit à cheval entre l’hémisphère Nord et l’hémisphère Sud…

J’ai déjà raconté plusieurs fois notre arrivée là bas. Peu notre vie sur place… tout simplement cas ces souvenirs sont encore trop proches, trop frais dans ma tête, trop " épidermiques ". Je n’arrive pas à raconter cette enfance africaine. En attendant que cela mûrisse, je lis des gens (Le Clézio en tête) qui ont su mettre sur papier ce que nous tous " enfants blancs d’Afrique " ressentons. Un petit quelque chose commun à tous, incompris par les autres, inexplicable… un peu comme les grands marins rentrant de mer après des mois de navigation, qui raconteraient leur " là bas ". Au plus profond de ce que vous pouvez sentir, jamais vous ne connaîtrez le goût des embruns, jamais vous ne saurez la moiteur des nuits sur le Pacifique, jamais vous ne pourrez sentir le vent dans vos cheveux… Oh oui, vous pourrez imaginer l’eau bleue de l’Atlantique, le passage du Cap Horn, le coucher de soleil sur la mer des Caraïbes. Mais tant que vous n’aurez pas vécu, vous, cela, toutes les sensations vous seront inconnues.

Alors quand la semaine dernière j’ai vu ces images de " rapatriés " de Côte d’Ivoire, tous ces souvenirs sont remontés. Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer devant ces familles chassées (volontairement ou non) d’une terre en laquelle ils ont cru, un pays où ils ont construit leur vie, où ils se sont investis, où les enfants ont créé leur " chez eux ". Les voir arriver à Roissy, dans un pays qui n’est plus le leur, un pays où il leur faudra des mois pour se réadapter, un pays qui va les juger pour leur " exotisme "… Évidemment je ne suis pas une nostalgique du " colonialisme ", évidemment les " Blancs " ont fait du mal en Afrique, évidemment la France doit se désengager petit à petit, évidemment je ne parle pas des expatriés qui arrivent en Afrique avec l’ignoble intention de faire " comme les africains "…

Mais je repense à mon retour. Je me revois dans cette cours de récréation, ayant décrété que personne ne pourrait jamais comprendre mon " malheur " d’être rentré, d’avoir laissé là bas cette vie que j’aimais. Avoir à affronter ces réflexions si blessantes à longueur de journée " ah oui, maintenant c’est fini le farniente sous les cocotiers… faut se mettre au travail ", " et vous aviez l’électricité là bas ? ", " et les noirs, ils ne sont pas comme ci ou comme ça ", " de toute façon tous les africains sont des feignants, tu as bien du attraper le virus ". Des clichés, des milliers de clichés… pas une seule question constructive sur la vie réelle en Afrique. Jusqu’à ce jour où ma prof de math, m’avait demandé de rester à la fin du cours. " Je vous voie si malheureuse tous les jours dans ma classe. Je sais d’où vous arrivez. Si vous saviez le nombre d’enfants rentrant d’Afrique que j’ai eu en cours… vous êtes tous pareils les premiers mois. Essayez de ne pas en vouloir à la terre entière d’être rentré d’un endroit que vous aimiez. Continuez de rêver, continuez de penser à votre vie là bas… mais reconstruisez ici, sans nostalgie de là bas ". Enfin quelqu’un qui m’avait comprise !

Je n’étais absolument pas partie pour écrire cela… mais qu’importe ! Je parlerai plus tard de la Guadeloupe, plus tard de " l’exotisme mal placé et déplacé "... et pour que le terme "blanc d'Afrique" ne résonne pas comme une image de clichés de colons venu pleins de bonnes intentions en sauveur de cette "pauvre Afrique"... s'il vous plait, n'allez pas imaginer cela !

vendredi, 22 mars 2013

[10 ans de blog - 2003] : Je sais que c'est pas vrai...

... mais j'ai (presque) 10 ans ! Pas moi... mais ce blog ! D'ici une dizaine de jours.

10 ans ! Soit presque un tiers de ma vie que j'ai couché au fil des années sur ces pages d'écriture. Des anecdotes de la vie, des moments importants, des joies et quelques tristesses... Souvent l'anodin comme fil conducteur.

J'aime parfois me replonger dans les archives. Souvent pour y chercher trace de mes souvenirs de cette dernière décennie. Régulièrement comme aide-mémoire pour me retrouver dans les dates, les années, dans cette course folle de déplacements, de voyages, de missions à droite à gauche. Mes archives sont ma meilleure mémoire et mon outil le plus utile pour retrouver le fil de cette vie de bohème.

Mon écriture a évolué au fil des ces années. Les débuts offrent des billets détaillés, précis, sans vraiment de réserve. Et puis au fil du temps, mes écrits se sont transformés en ellipses, allusions. Ces dernières années, je me suis censurée la plupart du temps. Préférant rester dans les demis mots, l'évocation, l'insinuation. Par retenue face à certains regards. De lecteurs connus. De gens qui ont disparu de ma vie mais qui restent dans l'anonymat des lecteurs. Souvent j'aimerais retrouver la légèreté et l'insouciance des débuts de mon écriture...

Est-ce que ce blog est aujourd'hui à l'image de celle que je suis ? Sûrement bien moins qu'avant. Évidemment par certaines facettes que j'ose retranscrire. En tout cas comme au premier jour j'aime cet espace entre journal de confidences, journal intime, lieu d'échange (de moins en moins je remarque ;) ), lieu de rencontre...

Pour marquer le coup des 10 ans, j'ai décidé de ressortir d'ici le 2 avril, jour anniversaire donc, un billet marquant par année.

Back to 2003. Quand j'ouvre cette espace en avril je vis en Bretagne. J'ai 23 ans. J'ai terminé mes études. Je travaille depuis déjà 2 ans. Je suis amoureuse depuis près de 4 ans d'un certain "Petit Potam". Heureuse. Pleine de projets avec mon "chéri". Quelques mois plus tard je suis mutée à Nantes. Ce billet d'octobre symbolise parfaitement cette année 2003. Un condensé de ce qui remplissait ma vie à cette époque.

[Presque... installée]

Et voilà, après un week end de courses diverses, l'appartement commence vraiment à prendre forme !
Le salon s'est enrichi d'un joli canapé blanc (après moultes hésitations sur la couleur), la cuisine de vaisselle, casseroles et plats à gâteaux, la salle de bain d'un joli panier à linge et d'un beau caillebotis et enfin la chambre de tout un tas de bordel ranger, quand j'aurai trouvé ce que je cherche au niveau meuble ! Les placards de la cuisine sont pleins à craquer et j'ai installé un beau garde-manger pour tous les fruits et légumes que j'ai achetés sur le marché !
Samedi a été un véritable marathon dans les différentes grandes surfaces entourant Nantes : Ikéa, Fly, Carrefour... wawou... j'ai eu ma dose pour les six prochains mois !! En tout cas j'ai presque trouvé tout ce que je cherchais et ma liste de course "fond comme neige au soleil" !
Quel bonheur, samedi soir de dormir avec Petit Potam au coin du feu dans le tout nouveau canapé (en attendant de récupérer mon lit) ! Très romantique le petit feu de cheminée !
Devant la pluie diluvienne du week end nous sommes allés plusieurs fois au cinéma : Frida (que l'on avait tous les deux raté, malgré ma passion pour la peinture de Frida Kahlo), Janis et John (un arrière goût d'inachevé pour ce dernier film de Marie Trintignant) et enfin hier soir je suis retournée voir Chou-Chou... après avoir fait de très bonnes gaufres, encore autour d'un feu de cheminée ! Je rassure tous les gens qui se seraient inquiétés pour Beau-Frère, nous avons retrouvé le paquet de PQ :-) c'était bien la Twingo qui l'avait "avalé"...

samedi, 24 juillet 2010

L'essence même de ce blog ?

Leeloolène nous fait partir en vacances, elle vit en Guadeloupe... Avec son blog on se voit bien, dans un hamac avec un petit jus de fruits bien frais, un magazine girly et l'embrun de la mer sur notre petit visage!

Telle est la description que je viens de découvrir à la une de Chez les Filles, un annuaire de blogs de filles... Si ce n'est que je ne vis malheureusement plus en Guadeloupe, je trouve cette description parfaitement à mon image et donc à l'image de mon blog.

Une touche de girly-tude qui m'envahit de plus en plus. Je me fais peur d'ailleurs... aujourd'hui je porte un débardeur rose, un sac rose et j'écoute mon ipod rose. Au secours ! Certes, je viens de passer la matinée les mains dans la terre à planter, bouturer et transvaser mes plantations. Certes, je fais de l'électricité, de la plomberie, des trous dans les murs, du parquet et j'en passe... Mais quand même ! Du rose ?! Sur moi...  je crois que me voilà atteinte de girlytude aigüe !

Un hamac... évidemment, celui de ma chambre en chaise de singe... évidemment celui sur nos terrasses en Guadeloupe, au Gabon et ailleurs... celui que j'accroche, ici et là, dans la forêt ou en bord de rivière... celui que j'ai mis à poste ce week end entre l'acacia et le mur en pierre là-haut à la montagne pour observer les hauts sommets...

Un jus frais ? Celui de maracudja évidemment. Le meilleur, le plus divin. Celui que l'on fait après avoir cueilli les fruits de la passion dans le jardin et que l'on mixe avec quelques glaçons pour le boire tout de suite. Celui que l'on achète au lolo juste avant la plage pour boire entre deux baignades. Celui, avec tellement moins de saveur et pas spécialement naturel, qui accompagne mon petit déjeuner ici, en France...

Les embruns. Ceux des mers du monde qui ont forgé ma vie, mon visage... et mon caractère évidemment. Ceux qui m'accompagnent au quotidien depuis si longtemps maintenant. Ceux que je fuis l'été pour ne surtout pas m'agglutiner sur les plages de ce côté de l'Atlantique et que je m'empresse de rejoindre l'hiver, de l'autre côté, ou dans le Pacifique, l'Indien... sur des plages désertes, ensoleillées...

Merci les filles :) 

gentiane_koch.jpgEt pour l'occasion quelques belles gentianes (de Koch), sans retouche de couleur. Leur bleu éclatant est totalement naturel (et même en-deçà de la réalité !) C'est l'une des fleurs qui m'émeut le plus en montagne !

vendredi, 23 avril 2010

Il s'est fait attendre

Ce soir je dois m'acquitter d'une punition*. Ou plutôt d'un défi si l'on considère mon peu d'assiduité depuis quelques semaines sur ce blog. Opération du soir... Pondre un billet.

Pas simple je vous le répète... Le nuage de cendres doit m'empêcher de me connecter à mes neurones célestes, car je suis complétement incapable de dégager un peu de cerveau pour raconter des choses ici.

Pourtant j'ai eu quelques idées fugaces de billets, mais pas vraiment concrétisées.

Ma très longue marche samedi le long de l'Erdre, l'une des rivières qui coule par ici. Plus d'une vingtaine de kilomètres entre course et marche rapide. Pour ça, j'aurai pu essayer un billet bucolique... qui aurait tour à tour évoqué les petites fleurs de printemps, les bourgeons dans les arbres, le chant des oiseaux remplaçant mon ipod laissé à la maison. Le bonheur de marcher des kilomètres, les idées perdues dans le vague, rigolant par moment aux pensées qui s'immisçaient dans mon esprit, suite à des discussions la veille. Le bonheur de se dépenser physiquement et simplement d'avoir le temps devant moi.

De là a découlé une deuxième idée de billet. Pour le coup ça aurait pris le ton d'un coup de gueule. Soit les gens d'ici sont des chameaux... soit on ne leur a pas encore expliqué l'intérêt d'installer des fontaines à eau dans les parcs et les endroits stratégiques de la ville. En bonne fille du sud, j'ai toujours été habituée à trouver une fontaine à tous les coins de rue, dans tous les jardins publics... mais ici non. Imaginez au bout de 20 kilomètres sous le soleil sans une goutte d'eau. J'ai maudit les nantais sur 4 générations et plus encore. Certes sur un chemin de terre perdu, je n'avais pas d'illusion d'en trouver... mais alors dans l'un des plus grands jardins de la ville en fin de course, près des jeux pour enfants. Rien, nada, niente, nakache ! Pas un maudit point d'eau. Ils sont bizarres ici les gens. Et non, je ne pouvais pas prendre de gourde (pas vraiment adapté quand on court)... et non je n'imaginais pas une seconde que l'on ne trouve pas de fontaine dans cette maudite ville !

Il y aurait aussi eu des mots pour parler du calme intégral de la ville, sans un avion dans les airs, sans une voiture dans les rues en début de semaine. Une ambiance surréaliste de calme et de silence absolu. La concomitance entre le volcan islandais et les vacances scolaires. Et là... je me suis mise à rêver d'une ville, à la mode suédoise... interdite aux voitures, où la place serait réservée intégralement aux vélos et piétons. Je me suis revue dans le sud de la Suède il y a quelques années, dans les embouteillages de vélos le matin quand nous partions tous au travail. Sans danger, sans pollution, sans bruit... Ce que les pays du Nord ont su mettre en place et offrir à leurs habitants depuis des années, et qu'en France nous rechignons à installer dans les villes. (Ça c'est aussi de la provoc rapport à la punition qui m'a été donnée d'écrire un billet ce soir).

J'aurais pu vous raconter aussi quelques unes de mes dernières soirées et les anecdotes qui en découlent. Le bonheur de partager de longues discussions tantôt philosophiques, tantôt sentimentales, tantôt faites de fous rire et de phrases pleines d'humour. Et puis quelques discussions plus personnelles, que le partage d'expériences aide à analyser, à mieux comprendre et accepter. Tout simplement le bonheur d'avoir rencontré quelqu'un avec qui refaire le monde jusqu'au milieu de la nuit... au détriment de quelques heures de sommeil, certes. Mais qu'importe ! Comme je l'ai souvent dit... je dormirai dans une autre vie !

* Vous remercierez la réscurectrice de poissons rouges !

vendredi, 2 avril 2010

7 ans !

Petit billet traditionnel du 2 avril !
Voilà 7 ans aujourd'hui que Leeloolène existe. Je ne vous refais pas le topo annuel de comment ça a commencé, pourquoi, quand, où...

Par contre, je ne le redirais jamais assez, et le dernier week end en date avec deux blogo-copines est là pour le prouver, la blogosphère reste une sacrée belle aventure !
L'occasion de rencontres exceptionnelles qui ont débouchées sur de vraies amitiés, de grands échanges... et d'autres qui se concrétiseront "dans la vraie vie" je l'espère.
Ces derniers temps je retombe souvent dans mes archives qui me servent avant tout de repères dans le temps. Me souvenir où j'étais à quelle époque, tant j'ai bourlingué depuis sept ans. Mine de rien, cela reste ma meilleure mémoire. Et puis, ça me permet aussi de relire des billets avec émotion, avec joie, avec peine...

Sept ans... ça en fait du chemin parcouru ! A petites ou grandes vitesses, mais en tout cas bien loin d'une route toute tracée.

Hier je voulais écrire un post intitulé "Tout part en vrille"... sur le temps qui passe... et qui racontait en gros qu'après mon lave-vaisselle... c'était au tour de mon lave-linge de me jouer des misères. Par miracle pur et absolu, j'étais dans la salle de bain entrain de me laver les dents quand j'ai commencé à voir et entendre de l'eau se répandre au sol. Le joint de fermeture qui pour une raison totalement inconnue et étrange s'est désolidarisé de la machine. Je n'ai jamais autant béni d'avoir été à cet instant précis à côté ! J'ai très rapidement réparé la panne (un simple ressort qui s'était fait la malle, sûrement entrainé par une fringue coriace... mais toujours sympathique quand on est déjà bien bien en retard au bureau). Malheureusement mon joli nouveau top que je mettais avec mes bottes est déchiqueté.

Tout ça pour dire que sept ans... représente certes l'âge de raison... mais bon Dieu que je vieillis (même mes premiers appareils ménagers commencent à me lâcher !). D'ici quelques mois je passe du côté obscur de la force. Ma vie ne ressemble à rien de ce que j'avais imaginé pour cet âge là. Mais j'en suis pleinement satisfaite ou pas très très loin en tout cas.

Alors pour l'occasion de ce blog-anniversaire et parce que c'est aussi pour vous et grâce à vous que j'ai envie de continuer encore cette belle aventure, je vous dis un immense merci ! D'accord, d'accord ça fait un peu gnangnan et il ne manque que les violons pour que le cliché soit complet ! Mais tout de même.

Alors en vrac et dans le désordre, merci à Karmara, Akynou, Flo, sleabo, Chiboum, Saperli, Marloute, Fille Bavarde, Mamzelle X, Gilsoub, Oxygene, Minium, julio, Elles, Poufpouf, Lili, Moukmouk, Valérie de Haute Savoie, meerkat, peter, Fauvette, kaay, Arkadia, manu, Lyjazz, Jeanne, Eor, Ppn, veronique, Gaël de Nuit...

Et tous les autres que j'oublie (vous m'excuserez !! ) ou dont j'ignore tout simplement l'existence. Les lecteurs de l'ombre notamment qui n'osent pas laisser de mots ici ou signaler leur présence. J'effraye paraît-il... ou j'intimide. Mais soyez en sûrs je n'ai rien d'exceptionnel ou d'extraordinaire. Juste le plaisir de vous conter quelques anecdotes de ma vie et de partager les instants les plus pimentées avec vous.

mercredi, 30 septembre 2009

De retour !

Rassurez-vous... La fermeture de mon blog depuis 24h n'était pas volontaire ! Je suis "simplement" victime de mon propre succès. Enfin plutôt... vous venez un peu trop me lire... puisque nous avons explosé le trafic ce mois-ci (encore) !
Depuis 6 mois je suis systématiquement en dépassement dès le 20 du mois... et OVH a toujours été assez "coulant" sur mes débordements... mais là... ça n'est pas passé. Donc coupure du service (j'avoue... après 3 ou 4 mails d'avertissements)...
Et comme j'avais laissé ma carte bleue chez moi et que je rentre à peine à l'instant, je viens seulement de le débloquer.
Mais tout est rentré dans l'ordre désormais, et je viens de 'nous' installer dans un espace avec un peu plus de trafic mensuel. On devrait tous réussir à monter dans le bus chaque mois désormais et ne laisser plus personne sur le trottoir :) Ce serait dommage... l'idée du lieu est d'être le plus accueillant possible et ouvert à tous !

C'est l'occasion d'ailleurs de vous remercier toutes et tous pour votre fidélité. Ce blog m'accompagne depuis plus de 6 ans... et vous êtes de plus en plus nombreux à me lire. J'en suis bien entendu très touchée et comblée. Merci merci encore ! Et pour tous vos gentils commentaires de plus en plus nombreux et auxquels j'ai parfois un peu de mal à répondre rapidement en ce moment !! Mais j'essaye systématiquement tout de même de vous répondre individuellement :) Voilà, c'était pour l'auto-minute version 'nuit des césar/hommages/remerciements' !!

J'en profite également quitte à être dans les geekeries... à vous demander, si vous me suivez par flux rss... de changer mon adresse et de passer désormais par : http://feeds.feedburner.com/Leeloolene pour les billets (et par http://feeds.feedburner.com/Leeloolene-Commentaires pour le suivi des commentaires). Pour ceux qui ne comprennent pas de quoi je parle, ne vous inquiétez pas... ça ne change strictement rien pour vous !

Depuis le début de la soirée, je suis connectée avec le milieu du Pacifique avec ma mère... j'angoisse à chaque nouvelle info concernant le séisme et le tsunami en cours... Son île est à tout juste quelques encablures des Samoa... C'est le genre d'info toujours un peu flippante quand on a des proches dans le coin.
Les informations sont tellement contradictoires... Espérons qu'il n'y ait pas trop de répliques. Plus de 8 sur l'échelle de Richter, ce n'est pas rien... surtout pour des mini-galettes de terre au milieu des océans...

vendredi, 11 septembre 2009

Une vie extraordinaire ?

Je découvre parmi les liens qui mènent sur mon blog un petit classement dans lequel je figure. Ainsi donc, selon une étude savante, je fais partie du top 5 des blogueurs ayant la vie la plus extraordinaire de la blogosphère ! L'étude consiste en gros à comptabiliser les réponses au questionnaire qui a énormément circulé ces dernières années "fait ou pas fait" (mais si vous voulez le détail et analyser la matrice rendez-vous sur le site)... et j'obtiens donc un score sacrément élevé !

Eh bééé !! Si j'avais imaginé ça. C'est vrai que j'ai une vie plutôt sympa dans l'absolu. Je voyage beaucoup depuis toujours, ce qui m'amène évidemment à vivre des choses qui sortent un peu de l'ordinaire. J'ai eu une enfance sous les tropiques qui m'a permis de vivre quelques aventures assez hors du commun que l'on n'a pas forcémment la chance de vivre tous les jours. Je mène une vie un peu casse-cou, jamais assise sur la même chaise, à courir après des trains et des avions, très proche de la nature dès que je le peux, ce qui provoque inévitablement quelques aventures épiques et avec un boulot qui me permet quelques extravagances assez sympathiques. Donc... autant dire que ce sondage me ravit plutôt !

Je m'étais servie de ce questionnaire il y a quelques temps (ou années ? je ne sais même plus) pour me livrer un peu plus sur qui je suis. C'est l'occasion de le ressortir des oubliettes pour les récents arrivés sur ce blog qui ne l'auraient jamais lu ! Vous pourrez retrouver le(s) mien(s) dans plusieurs billets (le lire en une seule fois est juste imbuvable) ci-dessous :

C'était la minute d'auto-satisfaction de la journée ! Je retourne à la tâche...

jeudi, 2 avril 2009

6 ans !

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