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Dans les transports

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lundi, 7 février 2011

Du sourire gratuit qui fait du bien !!

Entendu tout à l'heure dans le deuxième avion de la journée. Le pilote, qui nous a déjà offert quelques jolies pépites au moment de la présentation de l'équipage et de la météo exécrable qui règne à notre destination, reprend la parole.
- Pour les passagers assis à gauche de l'appareil, vous pouvez admirer une magnifique vue sur Paris.
- Pour les passagers assis à droite de l'appareil... vous pouvez observer une très belle vue sur les passagers de gauche regardant Paris.

C'est tellement rare de sortir des habituels messages à caractère informatif lus sur le petit bouquin des PNC (à vos portes... armement des toboggans... vérification de la porte opposée).

En fin de vol, alors qu'il nous annonce notre proche atterrissage :
- La météo s'est dégradée sur Nantes durant notre vol. Comme c'est étonnant ! Et puisque nous accuserons un petit retard de 5 minutes à cause du brouillard. Exceptionnellement, je vais faire quelque chose que je ne fais jamais... le pétrole c'est pour moi aujourd'hui !

(à la version allemande il a éclaté de rire dans le micro...)

Merci Monsieur le Pilote du Paris/Nantes ! Voici bien le genre de petite fantaisie qui permet d'égayer une journée :)

[Edit]
Au moment de l'atterrissage il a terminé son vol par deux petites perles supplémentaires :
- Finalement nous sommes à l'heure... donc... je ne vous offre pas le carburant !

- Nous venons d'atterrir à Nantes Atlantique. Comme vous le voyez il fait un brouillard à couper au couteau et la température extérieure est de.... saison. (plutôt que l'habituel chiffre qui fait frémir les gens qui arrivent de destinations lointaines et ensoleillées !)

En sortant de l'appareil je lui ai lancé un immense sourire, comme à peu près d'ailleurs la totalité des passagers de l'avion !

Ah que ça fait du bien du sourire gratuit comme ça !!

IMAG0292.jpg

(avec mon nouveau joujou ultra portable spécial avions/trains/avions/trains/avions...)

mardi, 19 octobre 2010

Apprendre à faire avec...

Je sais déjà que ce billet va forcémment susciter un peu de polémique... et inversement je le commence sans trop savoir comment je vais le structurer !

Hier soir, je terminais mon puzzle de 3000 pièces (celui de mes 30 ans)... et face à mes centaines de pièces à placer j'ai toujours l'esprit qui vagabonde. En bruit de fond, j'écoutais une émission sur les blocages, les pénuries d'essence et j'en passe. Et alors qu'un usager excédé réagissait... pour dire qu'il était intolérable de penser qu'il ne puisse pas se déplacer pour partir en vacances à la fin de la semaine... j'ai compris et réalisé ce que l'expérience de vies dans des pays un peu moins "modernes" que la France m'a appris. La fatalité. Tout simplement savoir "faire avec" et trouver des systèmes D pour se débrouiller. Ce que bien trop d'européens ont oublié depuis des années. Tant tout semble acquis et d'une telle évidence dans leur quotidien !

C'est pour ça que j'ai tant aimé quand le volcan islandais a cloué au sol des milliers d'avions. Car on ne pouvait pas faire autrement !! Et pourtant l'on trouvait encore des gens capables de râler en parlant "d'ineptie", "de intolérable de nous empêcher de nous déplacer"... Pendant une période au moins, on a montré au monde que NON... il n'est pas acquis et évident de pouvoir se déplacer autour de la planète en un claquement de doigt. Que parfois... il faut aussi faire avec des aléas extérieurs. Qu'ils soient humains (dans le cas de grèves) ou naturels (en cas d'inondations, tempête, cyclone...). Et que justement, il est parfois bon aussi de se souvenir que se déplacer est une chance. Un luxe énorme. Un progrès devenu tellement évident dans les pays du nord qu'il semble vécu comme un "droit absolu" par certains. Or non.

Au Gabon, nous vivions à environ 50km de l'école. Nous empruntions la seule route goudronnée de la province. Celle qui reliait la ville du président à l'aéroport. Ailleurs... il s'agissait de pistes de latérite, la terre rouge caractéristique des pays équatoriaux. Et évidemment en saison des pluies, il arrivait fréquemment que la route soit inondée. Ou la chaussée emportée... ou quoi d'autre encore ? Coupée par des troncs d'arbres. Encombrée par des animaux... Et que faisions nous ? Eh bien nous nous adaptions. On finissait à pieds. Ou bien l'on sortait des tronçonneuses et l'on sciait les arbres pour laisser passer les voitures. Et... l'on ne cherchait pas un responsable à cette situation. On agissait simplement... car l'évidence d'aller d'un point A à un point B n'était pas acquise. Jamais. C'était un luxe, que nous, européens, pouvions nous offrir chaque matin en voiture... mais que des dizaines d'autres élèves faisaient à pied. 30 km à pied dans un sens et dans l'autre pour aller à l'école. Eh oui.

Alors que certains puissent se plaindre aujourd'hui de devoir faire quelques kilomètres en vélo ou en marchant me laisse toujours pantoise !

J'ai la même réaction quand j'entends des gens hurler au complot, à la fainéantise de certains agents ou que sais-je encore, quand un train s'arrête entre les voies pour un souci technique ou un suicidé. Pourquoi leur faut-il un responsable ?! Que veulent-ils faire ?!! Est-ce la faute du conducteur ? Des agents de circulation ? Pas vraiment... Il faut attendre. Que les voies soient dégagées... les catainers réparés. Parce que non... on ne peut pas être maître de tout tout le temps. Il faut aussi accepter l'imprévu, et savoir prendre avec philosophie tout cela sans chercher forcémment un responsable.

Tous les matins, je vais en vélo au bureau. Alors certes, j'ai l'immense privilège d'avoir montre en main 3 minutes de pédalage entre les deux lieux. (Mais je fais pareil pour les trajets plus longs de plusieurs kilomètres. Mes pieds ou mes mollets sont mes meilleurs alliés !) Et je me gargarise TOUS les matins, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige de remonter les files continues de voitures bloquées dans les embouteillages. Et je prends un malin plaisir à les narguer en essayant de leur donner envie d'abandonner leurs voitures et de faire fonctionner leurs pieds... ou de pédaler. Tous ne pourraient pas le faire peut être... mais bien les 3/4 en y mettant un tout petit peu de bonne volonté ! En terminant leurs trajets à pied. En vélo. En transport en commun. En co-voiturage. A cheval (hein Arkadia ?!) Ils économiseraient de l'essence... des abonnements en salles de sport... des heures d'énervement... et quelques années de survie à notre planète. Mais non. Ils ont, depuis bien longtemps, oublié. Que l'on peut AUSSI vivre sans voiture. Qu'avant l'on mettait 3 jours par la Nationale 7 pour rallier le sud. Et 3 semaines en bateau pour traverser l'Atlantique. Et que faire 15/20 km en vélo est totalement de l'ordre du possible ! Sans parler des déplacements en centre ville qui à 95% peuvent se faire à force de jambes !

Mon propos n'est pas de reculer et revenir plusieurs siècles en arrière. Mais simplement de profiter des aléas (actuels) pour se poser quelques questions sur nos modes de vie et de déplacements ! Et relativiser sur tout cela ! En se sentant aussi coupables. Pas seulement victimes !

Revenons-en aux blocages du moment. Il n'y a plus d'essence dans les stations ? Eh bien... on l'économise. Que cette pénurie soit du fait d'hommes bloquant les dépôts (on est d'accord ou pas avec leur action... toujours est-il que les stations sont bloquées) ou pourquoi pas, un jour pas si lointain que ça, de la disparition du pétrole sur la planète. Si l'on vivait sur une île, que le bateau était bloqué dans une tempête et que l'on n'avait pas d'autre choix que de faire "sans". On n'irait sûrement pas gueuler contre Eole (encore que certains en seraient bien capables) qui fait ch...er de souffler trop fort ! On se rabat sur le vélo. Sur le covoiturage. Les baskets. On organise du travail à distance. On modifie certaines réunions de visu en visioconférence. Et on en profite pour réfléchir à ce que serait la vie "sans voiture", sans avion, sans train à grande vitesse... quel moyen on mettrait en œuvre pour changer un peu nos modes de déplacement.

Depuis 3/4 jours que les pénuries sont légion (et je suis bien contente d'avoir fait un acte citoyen en vidant 2 pompes en faisant le plein pour l'auto école ! Na !!)... je ne vois pas plus de cyclistes en ville qu'habituellement. Mais toujours plus de voitures. Et en plus de tous les narguer bloqués dans leurs embouteillages, je rêve de me mettre à un rond point et demander à chaque automobiliste combien de kilomètres ils font avec leur voiture ? Et si concrètement... faire 30/40 minutes de vélo serait complétement impossible en ce moment ?!

Je ne conteste pas... qu'évidemment, ça m'agace aussi parfois d'être bloquée des heures dans des trains en panne à cause d'un arbre tombé sur la voie... ou de ne pas pouvoir aller et venir comme bon me semble au moment précis où j'en ai envie s'il y a des grèves... Mais... je relativise. Sans chercher de responsable (si ce n'est moi même d'être dans ce transport à ce moment précis)... et je me rappelle systématiquement quel luxe et quelle chance immense l'on a aujourd'hui nous européens de trouver évident de pouvoir se déplacer aussi facilement 99,99% des fois où l'on veut aller d'un point A à un point B !

velo_embranchement.jpg

mardi, 18 mai 2010

In da train - Dans mon sac à secrets...

Dans mon sac à secrets du moulin à huile...

... il y a :

- Un petit bouquet de roses rouges du jardin. Les premières de la saison... avant les milliers d'autres qui fleuriront le jardin fabuleux de ma grand mère.

- Du thym fraîchement ramassé. Nous sommes tombés pile poil au bon moment. L'an dernier j'étais descendue 2 semaines trop tard... là, avec le printemps qui se fait attendre, les champs étaient roses à perte de vue. A moi les tisanes et les bons plats parfumés.

- Mes réserves de savon du moulin à huile. 4 savons à l'huile d'olive parfumé à la verveine pour la douche et un gros savon de Marseille, à l'huile d'olive aussi, pour se laver les mains dans la cuisine. On l'achète au poids... là j'ai pris un bloc de 300g avec 72% d'huile d'olive. La vraie solution pour ressembler un tout petit peu moins à un crocodile...

- Des pralines. Avec les amandes d'ici évidemment "et surtout pas des américaines, deux fois moins chères mais sans aucun goût". Longtemps j'ai remué les amandes dans l'eau et le sucre... et à un instant précis, quand la mélasse a pris une consistance sablonneuse, j'ai retiré du feu et continué à mélanger énergiquement... avant de les remettre et de mélanger encore jusqu'à ce que le caramel enrobe les amandes. J'avais les bras en compote après 4 fournées ! Mais mon Dieu que c'est bon !

- Un grand bocal de soupe au pistou. La meilleure du monde évidemment, avec le basilic frais et les pâtes, les carottes, les haricots, les petits morceaux de pomme de terre... et tout l'amour qu'évidemment personne d'autre ne peut y mettre.

- Des petits pâtés à la viande : restes de l'apéritif de samedi. Un joyeux moment entre amis... avec par dessus tout la joie de retrouver sur pieds, loin des chambres stériles, cette toute jeune amie qui est passé si près de la mort cet hiver, revenue de si loin...

- Des couverts à salade en bois d'olivier : ne mangeant que très peu de salade (je suis pas un escargôôôôôt...), je n'avais pas de couverts à salade... mais pour les très grosses salades que je fais ce sera un ustensile bien utile !

- Du laurier ramassé au fond du jardin. Place aux lasagnes et plats en sauce ! Miam !

- Des olives du marché de Manosque : olives aux fines herbes, d'autres au pesto et bien sûr des toutes petites noires

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Je ne l'ai pas quitté des yeux dans les deux TGV qui me remontaient vers le grand nord mon sac à secrets. Trop précieux. Un vrai condensé de bonheur.

Jusqu'à présent ce blog me servait de repère dans le temps... mais depuis quelques semaines je ne réussis à écrire mes billets qu'avec plusieurs jours de retard... trop prise dans la tourmente des jours qui filent à trop grande allure, épuisée et lessivée par les derniers neuf mois. Il va falloir que je corrige le tir pour garder trace plus précise de mes souvenirs...

Et puis... je publie ce billet tout joyeux alors que maintenant je suis dans un "b(s)ad mood" depuis mon retour ici. Pour plein de raisons. Plus ou moins avouables. Plus ou moins valables. Mais évidemment complétement légitimes. En tout cas qui me plongent dans une mélancolie qui me colle aux basques depuis deux jours...

samedi, 1 mai 2010

In da train - Il faut sauver mon ordi

Explication en photo. Je fais court ... car clavier en rade... cette fois il a eu soif de thé, un mug complet, quelques minutes avant de livrer 3 dossiers au client et de partir en week end... Trois heures de train pour essayer de sécher l'ensemble... pas bien brillant a l'arrivée... une touche sur deux ne fonctionne plus ou plutôt écrit trois lettres a la fois...

lundi, 26 avril 2010

In da plane - Il faut sauver le Schweppes !

Depuis qu'Air France a remplacé le Coca Cola par du Pepsi... et en vraie intégriste là-dessus, j'ai du me rabattre sur une autre boisson.

Car pour moi, le cola, le seul, le vrai, l'unique, c'est celui de chez Coca Cola. Sans parfum bizarre, sans sucres retirés, sans bonne conscience parce qu'il sera soit disant sugar-free, diet ou que sais-je encore. Non, je ne bois que du vrai Coca Cola américain plein de sucre, avec des grosses méga bulles, comme seul le géant américain sait le faire.

Alors désormais, au moment de la collation dans l'avion j'alterne entre jus de tomates (avec le complément sel de céleri), du Gin Tonic si j'ai envie d'un peu d'alcool ou, quand il s'agit d'être un peu plus soft, du Schweppes seul.

Et vendredi soir, c'est de ce dernier dont j'avais envie. Alors quand l'hôtesse m'a tendu ma petite canette, elle n'a pas manqué de me dire "Profitez-en car la compagnie est entrain d'écouler les stocks, nous ne renouvellerons pas le Schweppes dans les avions !" Oh stupeur (et tremblements). "Nous faisons d'ailleurs le compte des gens qui en boivent".

Alors... je lance un grand appel international... les prochaines fois où vous voyagerez sur notre compagnie nationale... pensez à votre petite dose de Schweppes histoire d'augmenter les stats de consommation et d'œuvrer à la sauvegarde du Schweppes à bord !!! Et au pire, commandez-en une canette et ramenez-là à vos amis si vous n'aimez pas ça !

Merci par avance !!

Peut être un cliché qui entrera dans l'histoire sous peu... quand le Schweppes aura définitivement disparu de chez Air France...

dimanche, 14 février 2010

In da plane #5

Tout à l'heure dans l'avion je lisais le portrait de Jason Lamy-Chappuis dans Libé. A l'atterrissage... je me branche sur les JO... Et là l'émotion que seul le sport peut procurer. Je sautille pour encourager sa course folle. Dans la dernière ligne droite il revient comme un bolide... et d'un coup de spatule il franchit la ligne en tête. La victoire ! La médaille d'or. C'est fort ! C'est beau ! Quel pied !

Yeaaaah !!! Youhou !! Et en plus j'ai une photo parfaite pour illustrer ça ! Il était prêt pour l'envol. Il a fait encore mieux que ça !!

Et moi j'ai failli faire pas mal aussi avec ma carte d'identité en me rendant compte juste avant de prendre l'avion qu'elle périme demain ! Mais bon... j'avais mon passeport au pire...(Putain déjà 10 ans !! Je me souviens du jour précis où j'ai pris la photo pour la faire. De chaque instant dans ce photomaton. Putain 10 ans.)

mardi, 26 janvier 2010

In da train #6

Dernier train du dimanche. Celui qui ramène tous ceux qui comme moi veulent gratter jusqu'au dernier moment un petit bout de week end en arrivant aux premières heures du lundi à destination.

J'aime bien ce train là. Parce qu'il n'y a que des jeunes de mon âge dedans. Pas mal d'étudiants aussi. Une seule constante : tout le monde comate pour se remettre des excès du week end. Mines réjouies, révisions de dernière minute des cours pas appris pendant le week end. Il y a ceux qui bouquinent. Duras pour moi. Mais jamais personne qui ne parle... contrairement au vendredi soir qui nous avait tous transportés dans l'autre sens.

Dans ce train, il y a aussi tous ceux qui reviennent de voyages lointains. Ceux qui arrivent du Pacifique ou de l'Océan Indien. Les Antilles, non... ce sont les trains de mi-journée qu'ils ont pris.

Dans ce train là, on ne ressent jamais la nostalgie du retour du dimanche soir. C'est étonnant. Sûrement car nous sommes essentiellement des voyageurs qui faisons ce trajet si souvent.

Avant de rentrer, j'ai eu le temps de diner avec Marloute. On était au 4ème chez elle finissant de regarder quelques séries... Vers 20h30 on a vite emballé quelques restes de la fête de la veille. Coin de la rue, 6 étages... pour aller manger chez moi. Des restes de quiches... du tarama... du tatziki, du pain... J'ai mis le CD de Charlotte Gainsbourg... pour avoir le cœur net et me faire mon propre avis. L'heure tournait... j'étais déjà presque en retard... mais décoller pour laisser tout ça, cette ambiance, ces discussions, cet appart, c'est toujours un peu difficile. Une gaufre pour la route.

Et j'ouvre là une parenthèse. Marloute je te maudis jusqu'au dernier souffle de mon congélateur. Figurez-vous qu'elle m'a fait découvrir les gaufres congelées de chez Picard, qui sont JUSTE exceptionnelles !!! Et pourtant, Dieu sait si vous nous savez toutes les deux de vraies cuisinières, souvent derrière nos fourneaux à mitonner de bons petits plats. Elle m'avait prévenue avant. Mais force est d'avouer et de conclure (d'un commun accord) que cela ne sert finalement à rien de s'emmerder à faire des gaufres maison !! Tant celles de Picard sont bonnes et croustillantes et exactement comme sorties du gaufrier. Ne vous aventurez même pas je vous préviens ! Picard... c'est MAAAAAL.

Gaufre aidant, musique aidant, frérot aidant, discussions aidant, gant, bonnet, manteau aidant... me voilà à la bourre pour attraper le train. Je double-check mon sac. Et mon portefeuille ? Il est où ? Ah mais oui bien entendu ! Toujours dans le sac de Marloute... où je l'avais mis pendant notre grande balade du dimanche. Soit pour résumer : en bas des 6 étages, au coin de la rue, et 4 étages au-dessus.

Irrécupérable. Je vous l'ai dit 100 fois... Mais nous avions tellement tellement les idées à mille lieues des choses matérielles... que forcémment ni moi ni elle n'avons pensé à ça. Finalement... métro trainant aidant, Marloute a eu le temps de me l'amener à la station... et je repars donc avec mon portefeuille bien sur moi avec mes cartes... et... texto de Frérot "tu aurais pas embarqué les clés par hasard ?"... les deux jeux de clés de l'appart. Gloups.

"On ne te changera jamais".

Je ne sais pas si on me changera... mais moi en tout cas je ne changerai rien à un week end aussi parfait et agréable !

dimanche, 10 janvier 2010

TGV 7688 - Ne rien dire

Ils sont côte à côte. Dans le sens inverse de la marche. Leurs deux têtes ne dépassent que par l'interstice de leurs sièges. Ils s'embrassent goulument sans discontinuer. Les têtes se balancent au rythme de leur langue. Ses mains aux ongles manucurés caressent le crâne rasé. Les baisers se font de plus en plus fougueux. De plus en plus démonstratifs.

Ils se regardent les yeux dans les yeux. Un dialogue sourd et silencieux que seuls eux peuvent entendre et comprendre. Les baisers s'accélèrent. Ils se cherchent des yeux... les visages se caressent, les nez se titillent. Il vient essuyer une larme qui coule sur son visage déjà fatigué. Les sièges ne laissent pas voir les mains, qu'on imagine enlacées.

Les voyageurs alentours commencent à observer le jeu amoureux. Tellement démonstratif. Il pose sa tête sur son épaule pendant qu'elle lui caresse amoureusement les cheveux. Et la valse des baisers reprend de plus belle.

Ce qu'elle ne sait pas encore, c'est que demain il va lui annoncer qu'il la quitte. Mais pour quelques heures encore il lui fait croire à la pureté de leur amour.

lundi, 2 novembre 2009

In da plane #1

Nantes / Toulouse en avion cette fois.

45 minutes de vol contre plus de 7h en train. Et pour beaucoup moins cher en plus. Je n'hésite plus jamais quand je descends vers ma montagne... Air France en priorité.

Je hais la politique tarifaire de la SNCF... D'un transport populaire, cela est devenu un luxe de pouvoir s'offrir des week end à l'autre bout de la France. Alors merci Air France qui offre des tarifs vraiment abordables du vendredi soir au dimanche soir ! Mon empreinte écologique en prend un coup... certes. Mais je fais 95% de mes trajets à pied... 5% en transports en commun. Et je ne suis pas montée dans une voiture individuelle depuis... pfiouuu...

Mais de plus en plus je refuse de rentrer dans le système tarifaire odieux mis en place par la SNCF depuis environ 2 ans. Et Dieu sait si vous connaissez ma défense absolue de la SNCF... mais là... non... faut pas non plus nous prendre pour des cons.

Toujours est-il qu'en 45 min me voilà rendue dans le grand sud. Presse gratuite. L'occasion de lire Libé et Le Monde. Même si en 3/4 d'heure de vol il est bien difficile de faire le tour des deux. J'ai trois UM dans mon dos. Des gamins odieux, vulgaires et bruyants. Je me souviens quand je prenais l'avion seule à leur âge, j'avais du respect pour les gens qui m'entouraient... pour les hôtesses... Mon voisin de siège perd patience avant moi. Ouf... ça m'aurait embêtée de passer pour la grincheuse de service.

Même pas le temps de finir mon thé... j'atterris déjà. Beau Frère m'attend dans le hall... on réussit tout de même à se louper 3 fois. Lui dehors... moi dedans. Il rentre par une porte je ressors par l'autre... Je rerentre... il ressors... Vite. Rejoindre le centre. Retrouver Soeurette. Se faire une pizza en bord de Garonne et prendre la route vers les sommets.

Juillet 2009

mardi, 27 octobre 2009

In da train #5

Le vrai luxe c'est d'être là
"Le vrai luxe c'est d'être là". Message publicitaire pour le Languedoc Roussillon dans le TGV Magazine. Pas faux que ce serait un vrai luxe de pouvoir aller y passer un week end. Histoire de voir la famille, les cousins. Histoire de me faire chouchouter et dorloter. Histoire de courir la clappe et de regarder la mer au loin. Histoire de ramasser les raisins et de manger de bons petits plats. Histoire de goûter aux confitures que je n'ai pas pu aller faire. Histoire de souffler quelques bougies. Juste avoir le temps d'un vrai week end en fait !

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