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juillet 2012

lundi, 16 juillet 2012

Une semaine juste comme ça

* Entendre au détour d'une conversation que l'on pense à moi pour un déplacement professionnel dans l'endroit exact où je rêve d'être depuis plusieurs jours.

* Partager la bonne nouvelle, se réjouir de cette occasion tombée du ciel pour se voir et apprendre en même temps que le week end tant attendu tombe à l'eau.

* Prendre la route sous une pluie battante mais le cœur léger et heureux d'aller rejoindre le bout du monde.

* Voler quelques toutes petites heures entre deux avions, trois trains, deux bateaux, mille dossiers... juste pour le meilleur, juste pour ce qu'il y a de plus précieux.

* Affronter la pluie encore et encore et encore et encore et se dire que ça ne s'arrêtera donc jamais... ce maudit automne à retardement.

* Manger la première framboise de mon auto-production de balcon.

* Monter et descendre le "limaçon" en ne réalisant toujours pas que l'appartement est désormais transformé en duplex et que cette deuxième chambre, celle sous les étoiles, ouvre la voie à tant de nouvelles histoires.

* Prendre un billet d'avion sur un coup de tête et décoller quelques heures plus tard... pour filer dans le sud, fuir l'horrible météo de la moitié nord de la France et surtout rebondir sur la déconvenue du week end annulé...

* Cogiter un peu trop à toute la difficulté de passer plus de quelques heures ensemble çà et là... volées au temps... au grès de hasards… grapillées sur tout le reste.

* M'envoler au-dessus des nuages et réaliser que le soleil n'a pas définitivement disparu de la surface de la terre en sentant les premiers rayons de soleil depuis près d'un mois.

* Coller mon visage sur le hublot pour absorber toute la chaleur des rayons, m'emplir les yeux de la luminosité oubliée.

* Entendre le pilote annoncer "une température à notre arrivée de 30°"... soit plus du double de celle quittée quelques minutes plus tôt.

* Passer un week end de prémice aux vacances juste parfait. A faire des tartes aux abricots, à jardiner, à couper des arbres, décharger le pommier croulant sous les fruits, à cuisiner les champignons juste ramassés au barbecue, à planter et fleurir les murets, à installer le jardin, à souffler des bougies, s’entendre dire mille fois que « j’ai fondu »... et réaliser les marques laissées par les trois mois de maladie…

* Prendre la route de retour et comprendre très très vite que jamais je n'aurai mon avion englués que nous étions dans les caravanes publicitaires, les cars régie, les motos médias, les véhicules sanitaires, les voitures techniques, les vélos…

* Profiter de l'avion raté pour prolonger le week end d'une douce soirée... ce qui finalement est loin de me déplaire... et ce malgré les 45 min de vol transformées en 8h de train...

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vendredi, 6 juillet 2012

Reproduire

En ce moment, je suis en grande réflexion / interrogation sur la reproduction de certains schémas.
Et je m'interroge. Je m'interroge sur le pourquoi de la répétition d'histoires dont on connait pourtant toutes les difficultés (puisque par définition déjà vécues)... Et pourquoi inconsciemment on retombe ou devrais-je dire "replonge" systématiquement. Inconsciemment, je le répète. Puisqu'on le réalise quand il est déjà trop tard...
Par facilité d'aller vers le connu ? Par mimétisme ? Ou tout simplement par le mystère de l'attirance d'un même type de "profil".

Je réalise en ce moment l'incroyable répétition de certaines histoires... qui m'ont construite depuis ma naissance... et que je reproduis encore et encore et encore. Je mets trois "encore" volontairement. Car trois histoires.
Je n'ai pas choisi "volontairement" au départ les "options" de l'histoire actuelle. Et pourtant... je réalise en me penchant dessus "à tête reposée" toutes les similitudes avec les précédentes. Les fondements communs identiques à ce qui m'a fait souffrir auparavant...

Alors, certes, je sais plus que jamais où ça fait mal. J'anticipe les situations qui vont me mettre en position de faiblesse. Pour les avoir vécues 10 fois, 20 fois, 100 fois... Et je les vis évidemment mieux qu'avant. Mais quand même. Ca m'énerve. De réaliser que je suis à nouveau encore dans ce même schéma. Et j'essaye de faire entendre que je n'ai pas "volontairement" choisi une histoire comme ça... mais plutôt qu'elle m'est tombée dessus avec certaines options dans le package qui "comme de par hasard" sont celles que j'aurais préféré décocher si on m'avait demandé de choisir sur un catalogue !

Et je me bats pour faire entendre que ce n'est pas du masochisme. Et qu'au fond ce n'est pas "si grave" de reproduire un schéma ? Et quand j'avoue certaines difficultés "on" me dit que c'est tout de même moi qui ai décidé ou pas, à un moment donné, d'accepter ce futur "schéma". Suis-je au fond responsable d'accepter l'évidence de certains sentiments... plutôt que de les envoyer balader ?
Oui c'est moi qui me suis battue alors qu'à ce moment-là j'avais déjà en main certains paramètres me laissant deviner certaines difficultés à venir. Oui je me suis battue pour vivre cette histoire. Certes.

Que c'est compliqué cette connerie de reproduction de schéma ! Surtout quand on réalise qu'on retombe encore dedans... et qu'on commence à y réfléchir !

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La photo n'est évidemment pas choisie au hasard...

mercredi, 4 juillet 2012

La première nuit là-haut

La très grosse partie des travaux est terminée... l'escalier en place, l'isolation du toit faite.

Hier soir, il était très tard et j'avais interdiction absolue de rentrer dans ma chambre le temps des dernières finitions. Alors je papotais et refaisais le monde avec une amie dans le salon. Et puis mes artistes de choc m'ont appelée. Ils avaient éteint toutes les lumières pour me faire la surprise. J'ai ouvert la porte, la lumière s'est éclairée. Ils avaient tout nettoyé, lavé, mis en scène... Ils m'ont invitée à monter, à descendre, à monter, à descendre. J'étais fière d'eux. Heureuse de savoir qu'ils allaient enfin pouvoir se reposer. Ravie d'imaginer que j'allais pouvoir inaugurer la chambre...

J'ai monté des draps. J'ai remis le matelas sur son sommier. J'ai monté des coussins. On a fini de refaire le monde jusqu'à bien trop tard. Et au milieu de la nuit j'ai rejoint ma chambre sous les étoiles. Pour ma première nuit dans cette nouvelle cabane. Une nuit de pleine lune... comme petit signe rigolo.

Alors évidemment il reste à trouver une solution pour le sol en vieille tomette du 18ème siècle. Un sacrilège de les perdre... mais un casse-tête et un travail de titan pour rendre le sol agréable et joli... Il restera aussi à habiller les murs et les grandes pentes sous les toits... moins compliqué mais il faudra trouver un week end de libre pour le faire.

J'ai dormi comme un bébé... au point d'émerger alors qu'il était plus que largement l'heure d'être au bureau...

Et ce soir en rentrant je me suis précipitée sous les toits pour aménager la chambre. Remiser tous les restes de travaux sous les pentes du toit. Aspirer et laver les tomettes poussiéreuses... en attendant...

J'ai ciré l'ancien lit et l'ai remonté tant bien que mal en équilibre en m'aidant de mes deux pieds et mes deux mains. Je me suis émerveillée une fois encore de ses vieilles chevilles et de son mécanisme incroyable. J'ai sorti une belle housse de couette. J'ai regardé longtemps le coucher de soleil depuis le grand vélux.

Et voici une première vue partielle de l'escalier avant d'avoir repeint les murs. Notre "limaçon" comme on a décidé de l'appeler !

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(Dites... vous aussi vous avez du mal à afficher les photos de mon blog ces temps-ci ?!!)