dimanche, 26 février 2012
Par Leeloolène - 7 commentaires

Instantanés de dimanche. Le premier de l'année qui fleure bon le printemps. Pique-nique d'après-marché dans l'herbe au soleil. Des huitres, des olives, des supions, des antipasti... Qu'il est bon de retrouver ces petits bonheurs et les douces chaleurs. Sur mes rebords de fenêtres les fleurs de certains bulbes sont prêtes à fleurir. C'est un autre signe qui ne trompe pas...
En rentrant, je m'émerveille d'étoiles sur le parquet. J'ai mis du temps à comprendre d'où elles venaient. L'ombre d'un tige fleurie. C'est bien la première fois que je les vois. Sûrement l'orientation de ce début de soleil printanier. Je les regarde comme un signe, un message.
Et ce soir la lune qui se lève sur la cheminée d'en face. Un tout petit croissant. Ce mince croissant qui me fais divaguer de longues minutes, à mesure qu'apparaissent les premières étoiles. Je la regarde tout en pensant à là-bas à l'autre bout de la planète, où ce soir la même se lèvera sur l'océan... Et je divague... Il est déjà tard et il fait nuit noire quand je ferme les fenêtres.
Je me remets au bricolage et à mes jardinières en bois sur mesure. Je scie, je cloue, je coupe. Je suis ravie du résultat à venir (photos / billets à venir d'ici quelques jours). J'ai acheté des framboisiers et un rosier. Optimiste de son petit nom. Là aussi j'ai souri en voyant son nom à postériori.
Ce dimanche se termine bien trop vite. J'avais envie encore et encore de cette douceur retrouvée...


vendredi, 24 février 2012
Par Leeloolène - 7 commentaires
J'allais écrire un billet. Printanier. Fleuri. Léger. Et puis. Et puis non.
Plusieurs déconvenues en ce vendredi soir. Plusieurs tourments qui viennent quelque peu assombrir ma légèreté de la journée. C'est peut être pour ça que je me plais tant à photographier en ce moment. Les choses, il est facile de les rendre belles. Les faits beaucoup moins.
Les mots seraient ternes, tordus. Bloqués. Car depuis quelques années j'ai auto-censuré certains sujets. Qui ont disparu totalement de ce blog. Par peur de certains jugements. Par protection surtout. Mais certains jours j'aurais envie de déverser tous ces tourments. Savoir écrire tout cela.
Alors, à Anna Karina je prends les mots... si doux, si tendres... sur fond si déroutant.
"Ne dis rien // Surtout pas // N'aie pas peur // Ne crains rien de moi // Suis-moi jusqu'au bout de la nuit // Jusqu'au bout de ma folie // Laisse le temps // Oublie demain // Oublie tout // Ne pense plus à rien"
(Ces mots que je fredonne si souvent depuis un an...)





dimanche, 19 février 2012
Par Leeloolène - 9 commentaires
Je passe une partie du week end à chercher la toute petite boîte à bijoux. Je l'ai cachée il y a plus d'un an quelque part, tellement bien qu'il m'est impossible de remettre la main dessus. Une boîte dans une autre boîte peut être. J'ouvre toutes les boîtes de la maison. Elle n'y est pas. Je vide chaque étagère des bibliothèques. Elle n'y est pas. Je déplace chaque pile de linge bien pliée. Elle n'y est pas. Je commence à angoisser tant je suis incapable de me souvenir où j'ai pu la mettre.
A chaque nouvel emplacement je range ce qui doit l'être. Je plie le linge, je replace des bouquins dans les bibliothèques. Je jette et trie. Un grand rangement de printemps en quelque sorte. J'ouvre grand les fenêtres pour aérer l'appartement. Passe l'aspirateur.
J'en profite pour trier une énorme pile de papiers administratifs non classés encore en buvant un thé au tiaré de Tahiti. Comme à mon habitude je m'installe par terre sur le parquet et fais des petits tas pour chacune des administration. Sécu, assurance, salaires, syndic... Je range ensuite chacune de ces piles dans les boîtes appropriées.
Je jardine. Au marché je me suis offert deux jacinthes. Une bleue et une rose vif. Ainsi qu'un cactus de Noël (Schlumbergera). La légende familiale veut que toute petite, à mes premiers pas, je passais de longues minutes à regarder l'énorme qui trônait dans le salon chez nous. Pas de doute donc que ma passion du jardinage soit très lointaine. Je réfléchis à la construction de bacs de fleurs sur mesure pour mes balconnets. Je prends des mesures, fais des plans. Il faudra que je ramasse des palettes abandonnées dans la rue pour récupérer le bois et m'en servir.
Je pose un filet sur les ferronneries pour empêcher les pigeons de venir squatter les jardinières. Je fais pendre des CD pour leur faire peur. Le soleil renvoie de grands reflets éclatant un peu partout. Cela donne une jolie touche printanière je trouve.
Je me relance dans la recherche de la petite boîte. Est-ce le rêve que j'en ai fait cette nuit qui m'aide ? Toujours est-il qu'en tendant la main dans l'endroit secret je la sens. Ouf. J'ai envie de porter ma médaille de baptême que je n'ai pas remis depuis plus de 25 ans.
J'installe une guirlande lumineuse de la Case de cousin Paul. J'aime le nom de cette boutique... et les jolies lumières qui font désormais office de tête de lit.
J'ai encore tant à faire avant la fin du week end.
mercredi, 15 février 2012
Par Leeloolène - 8 commentaires
Retour de la montagne. Traversée de la France. Tout est blanc de part en part sur 900km. Les couleurs n'existent plus. La neige a tout recouvert. Les routes, les forêts, les champs... Et il neige encore et encore. Les cours d'eau et la Loire sont figés dans d'épaisses couches de glace.
Je n'aime pas la grisaille maussade... mais j'aime ce spectacle époustouflant de grand froid et ces températures polaires. Je voudrais en profiter encore et encore.
Arrêt pour la nuit en Sologne. Le lendemain matin le soleil est de retour. Longue promenade pour digérer d'un repas si bon. Tour d'un lac totalement glacé. La neige craque sous mes grosses bottes canadiennes d'Antarctique. J'ai remis mes habits de ski mieux adaptés aux températures largement négatives. Je m'arrête souvent regarder les traces d'animaux. Je pense à Marloute évidemment en me penchant sur les empreintes, les poils, les nombreux indices de présence. C'est bien ce qui nous a réunies il y a plus de 15 ans...
J'ai entendu les accidents récents... Je sais que c'est imprudent, mais "au pire" il y a un tout petit peu plus d'un mètre d'eau en dessous. On sonde, on tape la glace, encore et encore. Et on se lance. Pas après pas avec cette petite angoisse évidemment présente, l'adrénaline qui donne encore plus d'intensité à la promenade. Je marche sur l'eau. Je glisse. Je saute. On traverse le lac.
Comme si souvent ces derniers temps je redeviens une gamine qui joue, rigole et s'amuse. Encore que... enfant c'est sous les tropiques que j'ai passé la plupart de mes hivers...
Et le spectacle est si beau sous cette lumière et ce soleil. Il y a bien longtemps que je n'avais pas tant aimé l'hiver, cet hiver tout du moins !





mardi, 14 février 2012
Par Leeloolène - 9 commentaires
Je suis une contemplative. Je peux rester des heures à regarder les paysages. M'arrêter en admiration devant un spectacle de la nature.
Un coucher de soleil.
La neige qui tombe.
Le ressac de la mer.
Je peux m'émouvoir à en pleurer d'un lever de lune.
Des rayons de soleil qui percent les nuages.
Regarder longtemps les cratères un soir de pleine lune.
Le va et vient des vagues sur le sable.
La neige fraîche qui vole sur une crête de montagne.
Le soleil qui se lève sur l'océan.
La voie lactée qui apparait au fur et à mesure que les yeux s'habituent.
Une étoile filante qui déchire la nuit noire.
Je m'arrête les yeux perdus et je veux suspendre le temps. Pour m'emplir encore et encore de tant de beauté. Je deviens poétique, romantique. J'ai envie d'aimer. J'ai envie d'écrire. Chaque instant est unique. Je redeviens une enfant qui découvrirait pour la première fois ce spectacle.
Et là j'ai aimé le paysage devenu noir et blanc. Mieux encore que sur n'importe quelle ancienne pellicule. Le chaos des rochers couverts de neige. La lune qui partait se coucher juste avant d'aller dévaler les pistes.
Suspendre le temps. Le transformer en tableau. Et contempler encore et encore. Jusqu'au bout du jour. Jusqu'au bout de la nuit.



vendredi, 10 février 2012
Par Leeloolène - 7 commentaires
... il vaut mieux savoir parler anglais, même en France ! Parce que je ne sais pas vous... mais moi, "salle hors sacs" eh bien, heureusement que j'ai la traduction pour comprendre, sinon je cogiterai encore pour savoir de quoi il s'agit !
Chaque année ce panneau me fait marrer alors tout à l'heure je l'ai pris en photo... Salle hors sacs ?! Mais que ne faut-il pas entendre (ou lire en l’occurrence).
Mais cela n'empêche pas la neige d'être absolument fabuleuse ! Alors... ce n'est pas si grave.

jeudi, 9 février 2012
Par Leeloolène - 3 commentaires

Je n'ai pas pu résister. Avec toute cette neige partout dont on nous bassine tant les oreilles, l'appel des hauts sommets à été bien bien trop fort. Un mail pour poser quelques jours, deux genoux en moins (bleus violets en tout cas) après une chute rocambolesque dans le métro, un train de nuit, et place à la vraie neige de montagne. Parce que quitte à avoir froid autant savoir pourquoi. Et d'ailleurs les -20/-30° d'ici sont toujours moins froids que les -8 des centres villes !
Neige de fou furieux. Soleil de Côte d'Azur. Pistes quasi désertes. Autant dire que je prends mon pied intégral :) Et c'est bon, tellement bon !!
Et en option pas du tout optionnel, les tartes aux myrtilles, les vins chauds, la raclette, les shuss, les bosses, les sauts, la poudreuse, les couchers de soleil, la montagne qui devient rose, les paysages à couper au couteau, les traces d'avions qui traversent le ciel de toute part...
Ah que je revis.






jeudi, 2 février 2012
Par Leeloolène - 10 commentaires
* Tout à l'heure j'ai lu qu'il fallait baisser sa consommation d'électricité entre 18h et 20h. Alors quand je suis rentrée je n'ai pas allumé le chauffage jusqu'à 21h. Par conscience collective. En me disant que ces quelques kilowatt économisés iraient vers d'autres foyers... et éviteraient peut être certaines coupures de courant.
* Je suis rentrée épuisée et fatiguée. Comme depuis plusieurs jours. Du matin au soir. L'envie de dormir, de me reposer... Malgré les longues nuits de sommeil.
* Assise dans le canapé je regarde la Grande Librairie. J'ai soif de lecture depuis le début de l'hiver. Et depuis que j'ai lu Delphine de Vigan et appris son lien avec Busnel j'avais envie de regarder l'émission en toute connaissance de cause. Ce genre de couple m'intrigue, me fascine et me fait divaguer.
* Sur le gaz mijote un pot au feu. Le premier que je cuisine... j'aurais aimé le faire sur mon feu de cheminée là-haut à la montagne, qu'il cuise toute la nuit sur les braises comme je l'ai vu faire pendant mon enfance, l'hiver dans la grande cheminée. Mais ce sera sur le gaz de ville pour cette fois.
* Une douce odeur de fleur d'oranger ou plutôt de néroli flotte dans l'appartement. La belle bougie offerte à Noël brûle depuis quelques heures. Je me plais à me perdre dans la lueur de la flamme.
* J'enfile une polaire que j'ai mise au préalable à réchauffer sur le chauffe-serviette de la salle de bain. C'est si doux, si "confy", si tendre...
* Je m'amuse à lire les échanges facebook d'une partie de la bande d'ados cloitrée chez eux par les violences politiques dans ce pays lointain. Je me replonge à leur âge, dans cette vie africaine où l'incertitude de la politique pouvait faire basculer le pays d'un jour à l'autre dans le chaos. La pleine conscience de cela au quotidien. Aujourd'hui c'est la joie de ne pas avoir d'école, de ne pas devoir aller au bahut, de voir les plans de soirées du week end tomber à l'eau. Mais que garderont-ils de tout ça une fois adulte... Cette ouverture sur le monde d'avoir vécu tout cela au plus près. De connaître sur les doigts d'une main la géopolitique d'un continent. Qu'ai-je fait de tout cela ? Qu'en feront-ils ? Destins croisés, mêlés. Qui s'approchent, se rapprochent, s'éloignent... sur plusieurs générations.
* Dehors il ne neige pas. Toujours pas. Là-haut, le village est coupé du monde. Je rêve d'y être. Évidemment. Et puis je pourrais dormir des heures et regarder la neige tomber.
* Il n'y a pas de doute, l'hiver est là, bien là. Est-ce que mes tulipes germées vont résister ? Et comment vais-je retrouver les muscaris. Je pourrais les rentrer... mais c'est aussi la loi de la nature. Et en la matière, je la laisse parler.


Derniers commentaires