Ne pas terminer le week end sans un petit billet. Sous peine de ne pas en publier avant une autre longue période.
A nouveau dans le grand rush... à essayer de saisir le temps. Mes journées de travail ultra-chargées enchaînent sur des soirées toute aussi occupées. Je cours, je cours après les minutes et je voudrais pouvoir les rendre élastiques.
Alors ce soir je profite d'être allongée dans le canapé devant un petit feu de bois pour donner quelques nouvelles.
J'ai ramassé pas mal de châtaignes dans l'après midi au cours d'une longue marche sous le chaud soleil d'automne... J'en ai fait griller quelques unes sur les braises. Un petit thé à l'amande. Un carré de chocolat à la pointe de sel. Ce sera suffisant comme repas à la place de mon habituelle petite soupe du soir.
J'aime cet automne qui n'en est presque pas un tellement il fait chaud, tant le soleil brille depuis des semaines. Mon nouveau pigeon de balcon ne s'y est pas trompé... Deux bébés sont nés avant-hier dans une des jardinières. Ce sont les 5èmes de l'année. Je n'ose pas vous mettre de photos tant ils sont moches avec leur bec disproportionné et leurs conduits auditifs béants. Mais je m'amuse à les regarder chercher le bec de leur mère pour se nourrir. Je rigolerai moins d'ici 3 semaines quand ils feront un raffut de tous les diables le matin dès 6h quand ils crieront famine... Au bout des 4 et 5ème, je connais la chanson !
Depuis des semaines j'ai l'impression de tenir le rôle central d'une comédie dramatique. Ce n'est d'ailleurs plus du tout une impression. De jour en jour le rôle de figurant prenant des accents de pivot. La neutralité comme maître mot. L'écoute et la présence deux qualités requises (et demandées). Impossible de m'extraire de cette histoire pour l'instant. Mais autant dire que rien n'est simple ou facile à gérer.
Et pour finir quelques photos de ce mois d'octobre si doux... Mon échelle-jardin n'a rarement été aussi belle qu'en ce moment, alors je la capture de tous les côtés. L'été encore là... que je fais durer encore et encore et que mes plantes se plaisent à m'offrir !





Vous commencez à me connaître... alors vous ne vous étonnerez pas de
savoir ô combien je revis avec ce sursaut tardif de l'été. Ces chaleurs
incroyables qui ont tant manqué en juillet et août et qui sont enfin
arrivées. Et ce soleil. Et ce ciel bleu. Et cette chaleur. Ah que je
revis.
Et autant dire que j'en ai profité ces derniers temps.
Il y a eu ce moment tout particulier... sur l'eau, jusqu'au bout de
la nuit, jusqu'au petit matin presque. Qui réconcilie et réconforte. Qui
redonne surtout l'envie de continuer. Qui a permis de dire et
d'échanger. Qui a fait verser quelques larmes forcémment. Et surtout
d'évacuer les dernières semaines si difficiles. Nous retrouver pour nous
confier et construire un peu plus encore cette histoire si
particulière. Si forte.
Il y a eu cette journée dans l'eau. A me baigner jusqu'à ce que le
soleil touche l'eau. A barboter comme un poisson, à nager, à ramer, à
jouer comme une gamine. A faire de grandes rondes tourbillonnantes dans
l'eau si douce de la mer montante réchauffée par le sable brûlant de la
journée. Être la toute dernière de la plage à sortir de l'eau dans la
lumière si belle du soleil couchant. Et juste après la magie d'un
ti'punch dans le sable, ce repas au-dessus du ressac langoureux des
vagues à regarder les derniers rayons de soleil en se disant que même si
ça devait être la dernière journée de grande chaleur de l'année, on
n'aurait pas pu en profiter plus que ce jour-là.
Il y a eu cette journée où rien ne devait se passer comme prévu, mais
qui finalement fut aussi magique que perturbante. Aussi peu
conventionnelle qu'importante. Les sentiments ballotés entre l'agacement
suprême et la perfection de l'instant. Entre l'envie d'ouvrir grand ma
gueule ou plutôt de mettre des œillères. Parce qu'à quoi bon ? Et
finalement prendre la décision de décider justement. De mettre un terme à
la mascarade et aux jeux invisibles.
Enfin, il y a eu cette journée qui définitivement réconcilie avec
tous les doutes des dernières semaines. Dans un endroit hors du temps.
Un moment unique avec des gens uniques. Le paradis comme décor.
L'adrénaline comme meilleur ami. Ma drogue, à en faire des overdoses. La
course contre la montre pour qu'à l'instant T les planètes s'alignent.
Pour qu'au coup de sifflet, comme la meilleure des horloges suisses,
comme une mécanique parfaitement huilée qu'un seul grain de sable
pourrait anéantir, la perfection agisse. La grâce. Ce sentiment
d'accomplissement couronné par 45 minutes assise dans le sable, pieds
nus, sous le soleil à se demander si l'on est entrain de regarder un
film ou si l'on est vraiment dans la vraie vie à papoter autour de
quelques coupes de champagne. Comme ça, tout naturellement.
Ma drogue si douce, si dure, si intense.
Ah et puis... mais ça n'a presque rien à voir avec tout le reste
(quoique) il y a eu aussi ce croquant au chocolat au cœur coulant de
framboise... tout simplement orgasmique. Pas d'autre mot. Juste
orgasmique. Et ça. Je vous jure... wawou... le Chef qui m'a apporté mon dessert à ma table, je l'aurais épousé sur le champs ! (et maintenant j'en suis sûre c'est bien le chocolat qui réussira à me faire fondre... eheheh)
Une belle semaine moi je vous dis.


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