mercredi, 20 juillet 2011
Par Leeloolène - 7 commentaires
I had a dream last night. De quoi sabrer le champagne. Mais niveau champagne j'ai déjà eu plus que la triple dose cette semaine. Alors je vais me calmer. J'aurai l'occasion d'en reparler... du champagne.
En tout cas je me suis réveillée avec cette envie de retourner dans mon rêve. Juste pour être sûre. Juste pour me réjouir un peu plus encore de ce à quoi je venais d'assister. Revoir en détail chaque visage. Un surtout. L'autre au fond, qu'importe. Parce que l'avenir compte plus que le passé. Réentendre chaque phrase échangée, chaque mot.
Et puis finalement, peut être que c'est bien aussi de n'avoir pas de souvenir de tous les détails mais seulement de CETTE certitude que j'attendais de confirmer par ce dernier rêve. Certains signes ne me trompaient pas depuis quelques temps. Mais maintenant, je sais. J'attendais juste ce dernier signe.
C'est chose faite.

lundi, 18 juillet 2011
Par Leeloolène - 8 commentaires

J'ai tourné, retourné, détourné. Regardé, imaginé, fait des tests. Et
puis je crois que j'ai trouvé. A force. La nouvelle position de mon
lit. Et de mon bureau.
Pas simple d'organiser une chambre aussi grande que la mienne. Où
l'on peut mettre facilement 4 lits en 160 ! Depuis que j'ai acheté mon
appart ma chambre est la pièce que je me suis le moins approprié. Alors
avec l'arrivée d'un nouveau lit, j'avais envie de m'attaquer à cette
pièce et d'en faire un coin bien à moi. Ce qu'elle était déjà mais plus encore... en attendant la suite.
Depuis trois jours, le nombre d'heures de sommeil tend à prouver que
je dois me sentir bien dans cette nouvelle configuration. Des siestes de
30 min qui se transforment en plus de 4h de profond sommeil et des
nuits à faire bien plus que le tour du cadran. Alors certes en ce moment
même pliée en 4 dans un avion je fais des nuits complètes, mais quand
même... Je continue de récupérer les dizaines d'heures de sommeil
manquantes des 6 premiers mois de l'année. Et je dors, je dors, je dors...

Avoir une chambre "neuve", rangée, réorganisée, redécorée m'a donné
envie de continuer sur ma lancée. Et, puisque, à moins de revêtir un
ciré et des bottes, l'heure n'était pas aux flâneries extérieures, j'ai
joué les femmes d'intérieur. J'ai repassé... et rangé les placards
d'habits. Réparé une lampe en démontant tout le mécanisme et en
changeant finalement l’interrupteur. Puis attaqué un ménage de fond en
comble du salon, réorganisé certains bouquins qui ne rentraient plus
dans aucune étagère. Cuisine ensuite ; à lessiver tous les plans de
travail et les crédences. J'ai vidé les placards de bouffe et fait un
grand rangement par le vide. Jeté ce que définitivement je ne mangerai
jamais. C'est le problème en étant absente de chez soi plus de 6 mois de
l'année (et encore... les "petites" années...) Nettoyé. Refait le tri
entre le sucré, le salé. Les conserves, les confitures. Les pâtes, le
riz, les féculents d'un côté. Les farines de l'autre.

C'était mon premier week end chez moi depuis des mois et des mois. Un
week end de quatre jours où je me suis forcée à ne pas filer à l'autre
bout de la France. Première chose, j'ai survécu et ce malgré le gris, la
pluie, le froid... Deuxième chose, autant dire qu'il a été plus
qu'efficace ! Et je ne parle pas là de tous les moments de douceurs...
Les DVD dans le canapé enfouie sous des montagnes de coussins. Les
heures de lectures dans mon grand lit tout doux avant de plonger dans de
belles siestes. Les séances photos à essayer de me réapproprier mon
réflex. Les mots doux par textos lointains. Les litres de thés divers et variés. Les crêpes toutes chaudes avec plein de chocolat. Les films qui donnent des papillons dans le cœur (comme mes fleurs de bégonias).

Et puis et puis. Ce n'est ni un conseil, ni même une recommandation. Mais un ordre. Immédiat, absolu, impératif. Allez écouter la sublissime émission de Marie-Pierre Planchon, déesse de son état par son talent et sa voix.
Parler d'amour est déjà une émission fabuleuse pour
"tous les amoureux et futurs amoureux" que j'attends 10 mois durant en écoutant les archives des été précédents. Mais celle du jour sur
l'amour-amitié est à se passer en perfusion, bien installé au calme avec une grande théière et plein de gâteaux au chocolat (ou pas). Tant elle rappelle la force de certaines amitiés, plus belles encore que tout amour. Comment ça ? Vous êtes encore là à me lire ?! Filez écouter l'émission.
C'est un ordre.

*
La première fois que tu vois la mer là-bas, tu as un haut le cœur tellement le bleu est caricatural * [Cette phrase de Kriss me replonge tellement à mon arrivée dans la Baie d'Opunohu à Moorea (Tahiti)... quand je me suis mise à pleurer devant telle beauté de paysage. Parce qu'un bleu turquoise pareil. Ce n'est presque pas naturel.]
dimanche, 17 juillet 2011
Par Leeloolène - 6 commentaires
Lumière allumée toute la journée. Pluie battante. Gris. Froid. 15 juillet... L'été en principe ? Heureusement que la télé est là pour m'en convaincre en voyant ma montagne sous un splendide soleil et les gens en tenues légères de saison.
Mais ici... que nenni. Le plein automne. Les gens en bottes et manteaux. Les fenêtres fermées. Burk.
Alors j'ai fait des crêpes. J'ai allumé de l'encens. Puis, je me suis lovée dans le canapé sous une grosse couette pour finir une série fabuleuse que je vous conseille vivement : Engrenages (les 3 saisons pour le prix de 2 en ce moment à la Fnac). J'ai ressorti mon appareil photo. Mes objectifs. J'ai bouquiné. Pris pas mal de photos. Et pour me réchauffer, j'ai bu des litres de thé tout au long de la journée. Dans chacune de mes théières.
Jusqu'à ce que je prenne en photo ma théière de Chine, la toute petite. Celle qui m'a été ramenée de là-bas l'an dernier. Avec le thé qui va avec. Je l'ai bu de manière traditionnelle. Avec plusieurs eaux comme l'on peut voir dans les petits bols et les variations de couleurs des infusions.






lundi, 11 juillet 2011
Par Leeloolène - 12 commentaires
- Quitter Nantes sous 19°, une pluie battante et une visi de quelques mètres empêchant de décoller pendant près d'une heure. Arriver 40 minutes plus tard sous la vraie chaleur estivale avec 30°, un soleil de plomb et un magnifique ciel bleu... et se dire que non, définitivement, je ne me ferai JAMAIS à la météo de la Loire-Atlantique...
- Arriver chez moi à la montagne et retrouver le jardin avec toutes les tables sorties, des bougies et des lampions allumés partout, l'herbe bien tondue, les rosiers croulant sous les fleurs et une joyeuse équipe de cousins et copains de copains réunis pour un bon week end de fête.
- Aller cueillir de la menthe fraîche, sortir le rhum tout juste ramené de Guadeloupe et enchaîner la préparation de nombreux mojitos, ti-punch et punch vanille.
- Faire un tour au conseil municipal qui comme par hasard se tient ce soir-là... et calmer certains esprits échauffés. La jeunesse contre les vieux réacs n'ont jamais fait bon ménage. Ce n'est pas ce soir que ça va commencer...
- Se coucher au bout de la nuit après de franches rigolades. Rejoindre mon petit lit le sourire aux oreilles d'être là, de recevoir tant de monde dans la maison, de la voir vivre, vibrer de rigolades et de bonheurs partagés.

- Être la première levée le matin très tôt, préparer un immense petit déjeuner dans le jardin avec des brioches, des confitures maison, des théières aux thés variés et se croire dans un remake de films entre "Les Petits Mouchoirs" et "Le Cœur des hommes". Entendre le premier levé s'exclamer "on se croirait dans un film de Claude Sautet" et adorer cette idée !
- Se lancer dans une équipée sauvage pour descendre les torrents en canoé-kayak. Se retourner plusieurs fois dans les rapides mais rire de bon cœur malgré l'eau glaciale qui change quelque peu des 30° de la mer des Caraïbes moins d'une semaine plus tôt.
- Se retrouver à une dizaine de filles dans la cuisine pour préparer des tartes, des salades, des melons, des salades de fruits, un caviar d'aubergines, des légumes... Passer la tête par la fenêtre et découvrir que la dizaine de mecs, bières à la main, est entrain de jouer aux quilles finlandaises... Les clichés ont la vie dure ! Les femmes à la cuisine, les mecs qui s'amusent...
- Chanter jusqu'au bout de la nuit dans le jardin sous le grand acacia (qu'il faut vraiment que j'élague bientôt) à la lueur des bougies et des lampes à pétrole... Se faire tout le répertoire des 60's, 70's, 80's, 90's, 2000's... mêler les champs patriotiques aux tubes à la mode. Les cantiques religieux (eh oui) aux vieilles rengaines. Et rire encore et encore de bon cœur.

- Se réveiller tôt avec cette envie de profiter de chaque seconde ici. Rester à la table du petit dej sous l'acacia jusqu'à plus de midi au fil des réveils de chacun... et décider que la vraie rando vers un lac sera transformée en un tour de village par les crêtes. Ce qui est très bien aussi.
- Ramasser quelques champignons sur le bord du chemin, expliquer la montagne aux novices, montrer les chemins, les fruits des bois, les sommets, montrer les ruines cachées... et se dire que c'est dans mon rôle de sauvageonne que je suis le mieux.
- Pendre le chemin du retour vers l'avion avec les boules de remonter dans le froid et quitter le bonheur de mon village. Rebelotte évidemment. 30° au départ... 16 en atterrissant... Maudire le fait de vivre là... si loin des régions qui comptent pour moi. Mais se réconcilier en se disant que le week-end était si beau, si parfait, si heureux. Et qu'il n'y a pas de prix d'avoir un lieux aussi cher à nos cœurs !

mercredi, 6 juillet 2011
Par Leeloolène - 4 commentaires
Pôle
Caraïbes. L’heure du départ a sonné. Combien de fois ai-je pleuré toutes les
larmes de mon corps en passant cette douane… Me retournant le visage défait
pour dire au revoir à la famille, aux amis. Esquissant un vague sourire suite
aux remarques réconfortantes des douaniers « mais vous
reviendrez ! » ou « vous avez de trop beaux yeux pour les cacher
dans les larmes ». Mais cette fois, je réussis à être forte. Pas (trop) déstabilisée
par tous les autres passagers et familles qui pleurent aussi. Ou par ce petit
frère qui accroche son grand frère en lui hurlant qu’il ne doit pas partir, qu’il
ne doit pas l’abandonner. Je ravale mes larmes d’émotion. Forte. Forte.

J’ai
profité jusqu’au bout. Comme d’habitude. Et plus encore pour rattraper les 3
jours de pluie battante à cause du passage de la première tempête tropicale de
la saison (Arlene). Des hectolitres de pluie en quelques minutes. On part à
deux à la plage. On se retrouve à une vingtaine de potes de potes de potes
finalement. C’est chouette. Je sors de l’eau moins de deux heures avant l’avion.
Juste le temps de me « déssaler » avec une rapide douche. D’attraper
une glace au congel pour le moral et le trajet vers l’aéroport… J’ai glissé mon
maillot et mes paréos trempés dans la valise. Zou aéroport. Enregistrement. Passage
obligé et traditionnel à la librairie de l’aéroport pour m’offrir un petit
livre, mon seul réconfort les jours de départ. Je recule encore et encore le
passage de la douane. Et puis. Peut être viendra-t-il ? Ou pas ? Je
ne sais pas de quoi j’ai envie finalement…

J’ai
réservé le dernier vol du soir. Il fait nuit depuis bien longtemps. Décollage.
Amertume évidemment. Boule dans le ventre de quitter l’île… Le grand virage sur
les Grands Fonds. Collée au hublot je regarde chaque sillon de route éclairé,
chaque découpage de côte, imaginant les mornes en dessous. Imaginant mes
anciennes maisons que l’on est entrain de survoler. En quelques toutes petites
minutes, les dernières lumières disparaissent. L’Atlantique nous attend.
En l'occurrence une longue nuit de sommeil pour moi. Je
m'endors immédiatement, vaguement réveillée par le repas que j'avale en 5
minutes avant de replonger dans un profond sommeil malgré les hurlements d'un
bébé à 4 sièges devant moi qui dureront toute la nuit. Je me réveille sur les
côtes françaises quand le pilote annonce que l'on est "actuellement
entrain de survoler la ville de Nantes". Effectivement en regardant par le
hublot je vois ma rue, j'ai envie de demander au pilote de "me jeter
là" histoire de gagner quelques heures de transport. Et j'aurai eu du nez
de le faire !
Alors que j'aurai mis 7h30 pour traverser l'Atlantique il me faudra 4h30 pour
rallier Orly à Paris. Et pourtant mes bagages avaient été livrés en 10 minutes.
Mais... alerte à la bombe au moment précis où j'allais monter dans le bus. Nous
sommes évacués sur une zone du parking... confinés par un cordon de sécurité.
Pour une fois il fait beau à Orly... j'ai du bon pain de St-Félix dans mon sac
que je commence à grignoter en faisant bronzette. Je suis zen et finalement
moins chamboulée que d'habitude par mon retour. Je réussis à me connecter à un
wifi pour prévenir Marloute que j'aurai sûrement du retard (le baby-sitting de
mon téléphone est fini). Le périmètre de sécurité est encore étendu... il règne
une ambiance de fin du monde incroyable en ce jour de grands départs en
vacances. Tout est si calme, si silencieux. Les gens sont zen, chuchotent. Même
les enfants ne piaillent plus. Plus un bus, plus un taxi. L'ambiance est
tellement apaisante. Tout a été mis en mode "pause". Le temps est arrêté.

Et puis au bout d'une heure et demi la "valise abandonnée" explose.
Un grand boom qui marque le retour à la vie. Le vacarme des moteurs. Comme pour
un départ de marathon, une haie de chariots s'élance vers les transports. On rigole
avec les militaires qui nous donnent le top départ. Et là... le début des
emmerdes. La désorganisation ABSOLUE du bordélique bus Air France (que je ne
prends JAMAIS à cause de ça... mais ce jour-là je suis obligée et pas la peine
de penser à un taxi… il y a bien 2h d’attente pour en attraper un). Je me fais
refouler de trois bus alors que mes bagages sont déjà dans le coffre à bagages.
Il faut tout décharger… comme à peu près 10 autres passagers. Les insultes
commencent à fuser de toute part par les voyageurs qui subissent le même sort
que moi. Là... je commence à avoir envie de chialer. Envie de repartir dans
l'autre sens, d'emmerder ce pays, la connerie des gens qui doublent, la mocheté
des bâtiments, le bruit infernal, la pollution qui monte déjà au nez.

1h30 plus tard je suis en route pour Paris... passage à
Montparnasse pour poser mes 24 + 13 + 8 + 5 kilos de bagages à la consigne. La
gare est surbondée... je ne peux pas acheter de billet de métro tant il y a la
queue. Je décide de sortir de cet enfer et d'aller à pied à la station
suivante. Un métro, deux métros, un bus. Presque 5h après être sortie de
l'avion j'arrive chez Marloute les larmes aux yeux d'agacement et de dégoût d’être
à Paris. Je n'ai qu'à mettre les pieds sous la table pour manger une méga
salade. Je la bénis de cette petite attention qui tombe à pic. Bébé R. me fait
la fête. Elle est si gracieuse, si souriante. Ses éclats de rire si
communicatifs. Après un thé, on part pour une belle balade dans le nouveau
quartier de Marloute. Que c’est chouette. Je suis de nouveau zen et heureuse de
ce temps passé avec elle. Je récupère mon téléphone (oublié depuis 15 jours
chez elle). Pas envie de l’allumer, d’écouter les messages… Je ferai ça plus
tard. Plus tard.
L’heure avance, j’ai rdv avant de prendre le train pour
quelques mojitos avec ma super copine des derniers mois. On retrouve notre
complicité, nos délires et nos fous rires. Il faut bien ça pour digérer le
retour. L’heure du dernier train arrive. En route pour 2h de TGV… Je dors la
moitié du trajet. Fin des vacances. Qui marquaient en fait les vacances de
Toussaint, Noël, Hiver, Pâques, et week-end des 5 derniers mois… Autant dire qu’elles
ont été vitales !

mardi, 5 juillet 2011
Par Leeloolène - 14 commentaires
Trois jours de grosse tempête tropicale... des trombes d'eau si belles, si soudaines. Comme une immense douche toutes vannes ouvertes. Et des rafales de vent à décorner tous les bèf pitchés* du morne. Parce que oui, ici la pluie est belle. Parce qu’elle vient et part aussi vite qu’elle n’arrive… et qu’entre deux averses, avec un peu d’observation, on peut voir des plantes pousser à l’œil nu… (enfin… à vrai dire là au bout de trois jours j’ai commencé à râler fort fort. Certes).
Alors... quand il y a eu une petite accalmie, je me suis offert MA plage. Pas Saint-Félix, ça c'est MA plage aussi, mais de tous les jours, après le travail, entre midi et deux, pour se "rincer" une heure quand il fait chaud, pour nager, ou pour barboter, pour faire des pâtés de sable ou de longues siestes sous les catalpas, pour voir les pélicans majestueux plonger à pic…
Non MA plage c'est celle de Port Louis... après le cimetière, après la mangrove, au bout du bout du chemin. La plupart du temps déserte. Où l'eau est encore plus turquoise qu'ailleurs, les poissons encore plus colorés, le sable encore plus doux... Celle qui me retourne le coeur quand j'y pose les pieds. Une sensation de plénitude, de bonheur absolu, de joie immense. Sensations indescriptibles de bien-être. Un truc vraiment profond, vraiment bizarre. Celle où j’ai les plus beaux souvenirs de journées en famille… mais aussi de souvenirs en amoureux, la plage entière just for the two of us…

Cette journée-là n’a pas dérogé à la règle du bonheur parfait… ou pas si loin. Parce que sur la route aller… sans le vouloir, sans le prévoir, mais comme guidée par mes pas, je me suis retrouvée devant ma tout première maison en Guadeloupe d’il y a plus de 20 ans (je ferai un billet spécial là-dessus), et que vous n’imaginez peut être pas, mais cela représente tellement tellement pour moi. Parce que l’on a préféré la route des Grands Fonds à sillonner les mornes au milieu de la végétation luxuriante plutôt que la grande route. Parce que contre toute attente il y a eu un soleil au zénith pendant qu’au loin la Basse-Terre se noyait sous des litres d’eau. Parce que l’eau était si chaude, si transparente, si belle. Parce que le midi j’ai mangé une des ces fricassés de lambis avec riz pois rouge / racines, aïe bon dié… parce que le sorbet corossol du dessert, manman ! Parce que je me suis laissée aller à plusieurs ti’punch miel puis sirop de surelle (je ne conduisais pas je précise). Parce qu’après ça… alors que je flottais déjà dans une douce ivresse, je suis restée plus de 3 heures à barboter dans les 80 cm d’eau en bonne compagnie (ahmmm)… Parce qu’en quittant la plage, j’ai compris que je venais d’être demandée en tant que marraine de mes deux petits bouts que je devais vite aller récupérer à la crèche. Et puis, parce que sur la route du retour j’ai fini de libérer mes derniers petits démons…
Et... comme par hasard en ce lieu. Rien n’est anodin. Non rien.

(Vous comprenez que je sois incapable d'aller à la plage l'été en France...quand on a la chance de profiter de plages désertes aussi belles...)
* Bèf pitchés = les boeufs attachés
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