Il est un endroit de perdition absolu. Un de mes petits luxes. Un de mes remontant les plus efficaces. Un lieu de réconfort et de détente où j'aime aller passer des dimanches après midi. Un endroit idéal pour les confidences et les discussions entre copines.
Un endroit où je n'hésite pas à fixer des réunions de travail quand je sais que j'ai rendez-vous uniquement avec des "femmes"...
Parce qu'il s'agit bel et bien d'un "endroit de gonzesses" comme aime à me le faire remarquer mon chef quand j'organise des réunions là-bas.
Allez... un petit indice. C'est le temple de la douceur et de l'absolu bien-être. LE temple des macarons. Vous aurez bien compris que je vous parle de chez Ladurée.
Alors le week end dernier, j'ai eu envie de trainer Marloute là bas. Histoire d'abord d'assouvir mon envie depuis un mois d'aller y faire un tour (soyons honnêtes et égoïstes)... et puis parce qu'on n'a pas tous les jours 29 ans, c'était un endroit idéal pour son jour anniversaire !
Ne croyez pas que je me sois contentée de regarder Marloute mangeant son pain perdu... Il fallait bien que je fasse honneur à la carte et à l'endroit (et à ma gourmandise et à l'alignement des planètes et à tant d'autres bonnes excuses)...
Il faisait froid dehors, on avait déjà traversé trois arrondissements... un chocolat chaud s'imposait. Servi bien sûr dans son pot en argent... épais, onctueux... à tomber. Comme d'habitude. Mais c'est fondamental de vérifier que les essentiels ne changent pas. On ne sait jamais !
Et puis, dans le temple du macaron, j'étais bien obligée de prendre une pâtisserie tout de même. Mon pêché mignon étant le macaron à la rose et devant me remettre de mes 4/5 jours sans manger, j'ai craqué pour un Ispahan, un macaron à la rose, agrémenté de crème aux pétales de rose, de framboises fraîches et de litchis. Plaisir quasi orgasmique (je vous avais prévenus... c'est un truc de gonzesses...)
Bon et puis... parce qu'on a parlé pendant plus de 2h, moi surtout d'ailleurs, il fallait bien hydrater un peu ma gorge. J'ai redemandé la grande et belle carte. Aux tons pastels vert amande et rose. Rien que pour ça... je craque. Je suis atteinte. J'avoue. Un thé Marie-Antoinette était tout trouvé pour que je puisse continuer à raconter ma vie... Un thé noir de Chine agrémenté, je cite "d'huiles essentielles au subtil arôme d’agrumes et de fleurs de rose et de jasmin, parsemés de morceaux de fruits séchés et agrémentés de miel".
D'accord... tout cela est bien "surfait", complétement "chico-bobo-capricio-girly"... mais j'aime ces endroits qui me donnent le sourire, où l'on mange avec des couverts en argents et une vaisselle en porcelaine. Qui appellent à la confidence et au délassement. Au beau et au bon. Parce que vraiment, il n'y a pas de mal à se faire plaisir !!
Je devais aller faire un foot en salle... mais complétement oublié que c'était ce soir. Dommage... J'aurai bien couru un peu ! A la place, je tombe sur La Grande Librairie, une émission qui je suis sûre va me plaire*. Tous ces écrivains qui n'ont pas pu s'exprimer au Festival Étonnants Voyageurs de Port au Prince et qui se retrouvent sur un plateau de télé ce soir. Pour discuter, débattre, raconter encore la terre qui tremble. Et surtout faire vivre cette culture si riche. Tous ses noms si souvent entendus à la maison... mais que j'avoue n'avoir jamais lus. Frankétienne, Danny Laferrière, Louis-Philippe Dalembert... Je scotche devant l'écran, buvant chaque mot et chaque idée. Je prends en note des titres. Il faudra que je les emprunte la prochaine fois que j'irai à Paris à l'appart.
Au four cuisent des crèpes d'épinards. Une première tentative... une innovation. J'avais des feuilles de brick au frigo depuis des semaines, sans bien savoir quoi en faire. J'ai réfléchi à ce que j'avais à ma disposition. Un oeuf, un peu de fromage, du sel, du poivre et des épinards. Je roule cette base dans des feuilles que j'ai badigeonnées avec la bonne huile olive du moulin. Au four quelques minutes. Le résultat est incroyablement bon, croustillant, original. J'attrape mon petit carnet de recettes pour inscrire à la dernière page des "recettes faciles" cette nouveauté. Ca pourra servir un jour d'accompagnement... Je suis la spécialiste pour improviser en 10min des plats originaux et dignes de "grandes recettes" pour moi toute seule... et totalement paniquée de faire à manger quand je reçois du monde. Alors désormais... je note les réussites à la dernière page de mon petit livre. Pour me donner des idées, pour me souvenir de mes "inventions".
Un yaourt avec de la confiture de cassis. De ceux ramassés l'été dernier à la montagne. Une tisane au réglisse. Il est déjà tard. Et je veux terminer Duras ce soir.
Wawwwwouuuu comment ça a l'air TROOOOOP BIEN !! (et trop gadget, et trop design, et trop sympa, et trop indispensable, et trop caprice, et trop trop THE THING TO HAVE)
Sachant que je bois environ 2 litres de thé par jour... vous conviendrez que c'est indispensable que je me l'offre !
Depuis que je suis tombée sur cet objet ce matin sur un site de design que je suis régulièrement... je cherche désespérément à le commander... quel que soit le prix ! Mais impossible de trouver un revendeur. GRrrrr !!!!
C'est fun non ?? (au delà du fait qu'il faudrait si je réussis à en trouver un... que j'investisse aussi dans un mug transparent... mais c'est un détail !)
(Karmara, Floh... si vous voulez on fait un achat groupé :) je suis sûre que vous allez 'kiffer' aussi !)
Dernier train du dimanche. Celui qui ramène tous ceux qui comme moi veulent gratter jusqu'au dernier moment un petit bout de week end en arrivant aux premières heures du lundi à destination.
J'aime bien ce train là. Parce qu'il n'y a que des jeunes de mon âge dedans. Pas mal d'étudiants aussi. Une seule constante : tout le monde comate pour se remettre des excès du week end. Mines réjouies, révisions de dernière minute des cours pas appris pendant le week end. Il y a ceux qui bouquinent. Duras pour moi. Mais jamais personne qui ne parle... contrairement au vendredi soir qui nous avait tous transportés dans l'autre sens.
Dans ce train, il y a aussi tous ceux qui reviennent de voyages lointains. Ceux qui arrivent du Pacifique ou de l'Océan Indien. Les Antilles, non... ce sont les trains de mi-journée qu'ils ont pris.
Dans ce train là, on ne ressent jamais la nostalgie du retour du dimanche soir. C'est étonnant. Sûrement car nous sommes essentiellement des voyageurs qui faisons ce trajet si souvent.
Avant de rentrer, j'ai eu le temps de diner avec Marloute. On était au 4ème chez elle finissant de regarder quelques séries... Vers 20h30 on a vite emballé quelques restes de la fête de la veille. Coin de la rue, 6 étages... pour aller manger chez moi. Des restes de quiches... du tarama... du tatziki, du pain... J'ai mis le CD de Charlotte Gainsbourg... pour avoir le cœur net et me faire mon propre avis. L'heure tournait... j'étais déjà presque en retard... mais décoller pour laisser tout ça, cette ambiance, ces discussions, cet appart, c'est toujours un peu difficile. Une gaufre pour la route.
Et j'ouvre là une parenthèse. Marloute je te maudis jusqu'au dernier souffle de mon congélateur. Figurez-vous qu'elle m'a fait découvrir les gaufres congelées de chez Picard, qui sont JUSTE exceptionnelles !!! Et pourtant, Dieu sait si vous nous savez toutes les deux de vraies cuisinières, souvent derrière nos fourneaux à mitonner de bons petits plats. Elle m'avait prévenue avant. Mais force est d'avouer et de conclure (d'un commun accord) que cela ne sert finalement à rien de s'emmerder à faire des gaufres maison !! Tant celles de Picard sont bonnes et croustillantes et exactement comme sorties du gaufrier. Ne vous aventurez même pas je vous préviens ! Picard... c'est MAAAAAL.
Gaufre aidant, musique aidant, frérot aidant, discussions aidant, gant, bonnet, manteau aidant... me voilà à la bourre pour attraper le train. Je double-check mon sac. Et mon portefeuille ? Il est où ? Ah mais oui bien entendu ! Toujours dans le sac de Marloute... où je l'avais mis pendant notre grande balade du dimanche. Soit pour résumer : en bas des 6 étages, au coin de la rue, et 4 étages au-dessus.
Irrécupérable. Je vous l'ai dit 100 fois... Mais nous avions tellement tellement les idées à mille lieues des choses matérielles... que forcémment ni moi ni elle n'avons pensé à ça. Finalement... métro trainant aidant, Marloute a eu le temps de me l'amener à la station... et je repars donc avec mon portefeuille bien sur moi avec mes cartes... et... texto de Frérot "tu aurais pas embarqué les clés par hasard ?"... les deux jeux de clés de l'appart. Gloups.
"On ne te changera jamais".
Je ne sais pas si on me changera... mais moi en tout cas je ne changerai rien à un week end aussi parfait et agréable !
Je me lève. Il n'est ni trop tôt ni trop tard. Juste la bonne heure pour un dimanche où je suis rentrée ni trop tôt ni trop tard. Il était déjà demain mais pas non plus le petit matin. Je suis dans ce lit où j'ai envie de rester encore et encore. Ce lit. Mon lit. Notre lit. Je tourne et retourne dedans. Les yeux au plafond. Mes idées vagabondent. Tantôt heureuses, tantôt nostalgiques, tantôt amusées. J'entends la radio de la voisine. Pourtant le silence a toujours été absolu dans l'appartement. Sûrement mes sens plus en éveil que d'habitude.
A part ce ronron très lointain rien. Le silence. Chacun dort dans une pièce. J'attrape mon livre. J'ai lu la moitié la veille. Je décide d'aller lire dans la cuisine. Un thé fume dans la tasse de Nouvelle Zélande. Je suis assise sur un tabouret, les pieds sur un autre. La pluie fine coule sur les vitres. Le ciel est gris. Blanc. Il m'inspire.
Je récite quelques vers.
Il pleure dans mon coeur Comme il pleut sur la ville ;
Peu à peu je plonge dans une forme bien indéfinie de tristesse et de réflexion profonde. C'est sûrement cela que l'on appelle mélancolie. J'avance à vive allure dans mon bouquin. Les mots ne font rien pour me sortir de la profonde réflexion qui m'anime. Déjà plus d'une heure que je me suis installée dans la cuisine. 5 ou 6 eaux sur la chaussette à thé. La pluie ruisselle de plus belle. Mon coeur aussi.
Ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits !
Pas de mouvement dans les autres pièces. Il est bien plus de midi. Il me reste quelques chapitres et j'entends bien ne pas me lever avant d'avoir terminé. Hier soir j'ai emprunté un Duras que je n'ai jamais lu. Après un Musso, léger et tout sauf cérébral, ce sera bien de lire du plus consistant. Une profonde réflexion continue tout au fond de moi au fil des chapitres. J'élabore peu à peu des explications sur celle que je suis, sur ce que m'a inspiré la soirée de la veille, sur cette éternelle cohabitation entre des mondes qui se joignent et se rejoignent. Je suis sur mon tabouret depuis presque 2h. Dernière page. Dernière ligne. Dernier mot... Une dernière tasse de thé. Le téléphone sonne. La conversation et les projets à venir me sortent de la mélancolie dans laquelle j'ai plongé peu à peu. Au fil des pages. Au fil des gouttes qui coulent sur les vitres. Avant d'aller me doucher, je continue de réciter le poème de Verlaine :
Il pleure dans mon coeur Comme il pleut sur la ville ; Quelle est cette langueur Qui pénètre mon coeur ?
[Attention... un certain mot s'est placé à outrance dans le texte à suivre. C'est bien moindre que le nombre de fois où je l'ai prononcé dans la dernière heure. Estimez-vous heureux de ne pas m'avoir à côté de vous !]
Mon enthousiasme est inversement proportionnel à mon dernier billet dans cette catégorie. Retour du code. Série de merde par excellence. Uniquement des questions à la con, débiles et inutiles à souhait. Vous savez-vous sur quel site on peut regarder combien il reste de points sur notre permis ?! Je tape sur google et puis voilà. Quelle connerie de question. Série de merde daubique. Pffff... Mon pire résultat depuis le tout départ. (15 fautes sur 40)
De toute façon dès la deuxième question j'avais décidé que cette série était merdique, donc je me suis auto-sabotée tout au long des questions, poussant de grands soupirs désespérés à chaque nouvelle diapo plus débile encore que la précédente. Vous savez-vous combien vous consommez en plus en ayant une conduite anarchique en centre ville ?? 20%, 35% ou 40% ? Honnêtement ??!!! C'est pas une question daubique ça ? D'accord... je le savais et j'ai eu juste (40%) mais rien que pour le principe je boycotte.
Tout ça en plus pour rater ma séance de ciné encore une fois. Pfff... J'aurai mieux fait de sécher cette série daubique !
La seule bonne nouvelle de la soirée est que finalement je ne bosserai pas ce week end. 4 appels contradictoires rien qu'aujourd'hui pour confirmer et/ou infirmer. 5 ou 6 dans la semaine. Oui. Non. Oui... en fait non. "Tu es sûr ?"... "Oui, enfin garde quand même ton téléphone en veille, on ne sait jamais". J'ai l'habitude... Ca fait quasiment 10 ans que ça dure !
Enfin... signe que tout va mieux du côté de ma santé, je râle et je grogne depuis 2h. C'est mon meilleur indice pour tester ma forme physique et morale. Et celui-ci qu'il vente, qu'il pleuve, qu'il neige... avec ou sans feu de croisement (ah je ne vous ai pas dit que je haïssais les feux aussi ?)... il est toujours fiable et sans piège !
Il y a des jours comme ça... où j'ai l'impression que la "terre*" entière décide d'avoir besoin de moi. Dans l'instant évidemment et si possible... en même temps.
Depuis ce matin, chaque fois que je raccroche le téléphone, j'ai un autre appel qui m'attend au standard. Pendant ce temps là, trois skype clignotent sur mon écran... quatre mails sont arrivés... et un nouvel appel est mis en attente par la standardiste. Le temps de raccrocher, je vois mon portable qui vibre de tout son corps sur mon bureau... Des prestataires, des clients, des partenaires. Des gens qui n'ont à priori aucune raison de m'appeler en ce moment... mais qui décident TOUS de le faire le même jour.
Il y a un alignement bizarre de planètes aujourd'hui ou quoi ? Lâchez-moi un peu ! J'ai déjà 15 casseroles sur le feu et presque autant qui attendent.
Et puis de toute façon je suis épuisée, fatiguée et à moitié gerbouilleuse (alors que ça allait bien mieux). Et puis j'ai froid (je viens de me faire une bouillotte histoire de me réchauffer - encore un coup de super-copine-collègue-jumelle qui a la bonne idée d'en avoir une au bureau).
Alors, là tout de suite... je mets mon téléphone hors ligne... j'ouvre mon blog pour publier un billet plaintif à souhait... je me fais un thé... je blottis ma bouillotte contre moi... et je rêve de l'instant où je mettrai mon oreiller sur la tête, allongée sous ma couette chaude. Parce que comme j'aime à le dire parfois... là tout de suite... j'en ai ... un peu beaucoup très marre !
C'était l'objectif du jour. Et il fut atteint et même dépassé ! 7 fautes sur 40. En moins de trois semaines de cours, eh bien je suis sortie excitée comme une puce et surtout sacrément fière de moi. Sachant qu'il faut faire 6 fautes maxi, je ne suis pas très loin du but. Il s'agit maintenant de se maintenir pendant au moins deux ou trois cours à ce niveau, histoire de... Qui a dit que les "vieilles" avaient le cerveau un peu endormi ?!
Pourtant dans le genre "endormie", je n'étais pas trop mal... Une variante assez proche du zombie... épuisée après une gastro carabinée qui m'a scotchée au lit toute la journée d'hier (enfin... pendant les intervalles vous savez où). Plus de 18h de sommeil dans la journée, alternant les coups de chaud et coups de froid... me lovant tour à tour contre ma bouillotte ou envoyant balader mes trois polaires et deux couvertures. Une bonne grosse fièvre accompagnant le tout donc... Sans parler des courbatures m'empêchant de tenir assise plus de 3min afin de finir le méga dossier que je devais impérativement rendre ce jour-là (évidemment)... Moi qui me lave les mains à peu près 45 fois dans la journée (je suis devenue assez extrême sur la question), je me demande bien où j'ai pu chopper ça. GRrrrrr... Sûrement dans un plat préparé mangé la veille.
36h sans avaler un morceau... à me shooter au coca (mon seul et unique vrai remède quand je suis raplapla comme ça), et me voilà à peu près remise sur pied (et à ne faire que 7 micros fautes au code yeaaahhh). Deux kilos en moins ce soir sur la balance.
La moitié d'un bol de soupe ce soir car je reste un peu vaseuse... Mais c'est paaaaaassss grave... on a fait moins de 10 fautes !!! C'est TROOOP bien ! (même que le billet de Chiboum du jour m'a servi 2 fois ! Au feu ROUGE on s'arrête... enfin sauf si un agent des forces publiques-nationales-internationales fait signe de passer... ou que le feu est rouge, rouge et demi ! Entendons-nous bien !)
Z'avez vu ? Mes bottes elles font des jolies fleurs dans le sable !
Week end d'évasion et de bon air (de bonheur surtout). A humer les embruns du bassin d'Arcachon et à fouler le sable des dunes.
Le charme absolu et tant recherché de l'arrière saison, des stations balnéaires vidées de ses touristes. Le charme discret et désuet qui reprend le dessus quand la foule a abandonné les lieux. La grande dune juste "pour nous" ou pas loin. Les kilomètres de plage au sable vierge de tout pas.
Magnifiques couleurs pastels aidées par un temps mitigé... mais en accord parfait avec ce week end hors saison. L'ascension de la Dune du Pyla plus de vingt ans après y être allée quand nous vivions à quelques kilomètres de là. Reconstruction d'images et de lieux qui s'étaient mélangés pour former de vagues souvenirs au fil des années.
Délice de canelés, huitres, crevettes, fruits de mer... Longues
conversations en marchant pendant des heures sur le sable, sur la plage, sur la lande. Souvenirs de
temps anciens. Paroles décousues mais suivant la trame logique de notre
vie qui n'a rien de linéaire. De la géopolitique à la culture... de la
famille aux amis... des envies aux rêves.. des voyages à nos
quotidiens.. Avec des pensées permanentes vers l'horreur haïtienne...
et cette triste nouvelle de la mort d'un ami de sœurette disparu bien
trop tôt... enseveli comme des dizaines de milliers d'autres.
Déambulation dans Arcachon... à flâner dans les charmantes boutiques
bien loin des habituelles chaînes si répandues dans tous les centres
villes de France et de Navarre, et que j'exècre par dessus-tout. L'occasion donc de se faire plaisir et de m'offrir quelques jolies choses.
Depuis hier, et le terrible tremblement de terre qui touche Haïti... des dizaines de gens arrivent sur ce blog espérant trouver des photos et des infos sur "tremblement de terre à Tahiti" / "Photos séïsme Tahiti"... Je vous épargne le reste... tant la confusion est grossière..
Alors... pour ceux qui n'ont aucune notion de géographie (ou effectivement qui n'ont pas eu la chance que j'ai pu avoir de vivre dans ces lieux ou non loin d'eux), petits rappels :
Tahiti est une île du Pacifique située en Polynésie Française. C'est un POM, un Pays d'Outre-Mer... autrement dit un petit bout de France au milieu du Pacifique.
Haïti est un pays des Grandes Antilles, situé sur l'île d'Hispaniola (baignée par la Mer des Caraïbes et l'Océan Atlantique). Haïti "partage" cette île avec la République Dominicaine, autre pays indépendant.
Voilà pour la petite mise au point nécessaire visiblement.
Mes derniers billets ont été assez noirs déjà avec les disparitions successives de plusieurs artistes... et je crois malheureusement que celui-ci ne sera pas beaucoup plus gai.
Cependant je n'ai aucun mot pour parler de l'horreur que vit cette île maudite. Parce qu'à ce stade là... il n'y a pas d'autre terme approprié, tant ce petit pays cumule les drames et les tragédies depuis des décennies.
Comme vous le savez, j'ai longtemps vécu en Guadeloupe...Haïti est une île voisine donc forcémment "proche" dans notre quotidien. Évidemment par sa large culture (je vous laisse lire le bon billet d'Akynou à ce sujet), ses peintures que nous avons en nombre à la maison, sa musique, ses croyances fortement ancrées... Les amis et connaissances originaires de là-bas... Mais, et c'est le côté le plus sombre, aussi par les terribles histoires humaines entourant les "zahitiens", insulte suprême à l'école dans la cour de récré... Les immigrés, les sans-papiers, la population la plus démunie, les sidéens (et je ne fais là-dessus aucune stigmatisation je précise car le raccourci a bien trop souvent été fait dans l'histoire).
Haïti désolée, détruite, martyrisée, ravagée. Comme je le disais je n'ai pas vraiment de mots... tant cela paraît finalement dérisoire de s'apitoyer sur une tragédie qui au fond ne nous touche pas directement. Que dire aux amis qui n'ont pas de nouvelles de leurs proches, de leurs familles ? Si ce n'est un mail de soutien... bien dérisoire là encore.
Ce matin, je passais devant un bâtiment en destruction près du bureau. Ironie des scènes et des images. Une grande pelleteuse était entrain d'arracher des poutres et des tôles. J'ai du m'arrêter face aux injonctions d'un des ouvriers. Le toit s'effondrait dans un fracas de poussière, de bruit et de destruction... Et là, les larmes ont coulé en transposant cette scène avec celle des milliers de gens ensevelis sous ces amas de gravas.
Attention ! Aujourd'hui débute une nouvelle GRANDE catégorie... qui durera le moins longtemps possible je l'espère.
Juste avant la fin d'année, nous avions une mission SuperCollègueCopineJumelle et moi. Nées le même jour... toutes les deux filles des îles... inséparables depuis son arrivée au bureau... et donc toutes les deux désormais lancées dans une grande aventure.
Alors... après en avoir parlé pendant des mois et des mois. Après l'avoir mûri, analysé, réfléchi, pensé, décortiqué... Après avoir attendu des mois et des mois que la situation administrative de SuperCollègueCopineJumelle soit régularisée (saloperie de pays... mais c'est une autre question)... nous voilà lancées !
Non... nous n'avons pas coordonné d'avoir un bébé en même temps... Non non, nous voilà sur la grande route du permis de conduire côte à côte... pour le pire et le meilleur !
La nouvelle a été accueillie avec un tel choc dans l'entreprise, que notre chef nous a immédiatement proposé de nous offrir la formation (yeahh ! joli cadeau de Noël). Il faut dire que c'était un des grands sujets de raillerie à notre sujet systématiquement. Inversement JAMAIS je n'ai eu besoin de voiture, me déplaçant à 99,99 % avec mes pieds ou les transports en commun. Étant même tout simplement une anti-voiture primaire en centre ville, et pour la plupart des usages qui en sont faits au quotidien... Au-delà de ça, ma vie professionnelle ne me laissant déjà pas le temps de faire des courses alimentaires ou autres joyeusetés 10 mois sur 12, je vois mal à quel moment j'aurai placé des cours depuis 9 ans où j'ai commencé ma vie de sur-active...
Toujours est-il qu'à un moment il faut bien se lancer... bien que n'ayant aucune intention de changer mes habitudes de déplacement, bien trop attachée à la marche à pieds en toutes circonstances, accessoirement donc à ma forme physique... et à ma lutte contre les voitures en centre-ville.
Nous voilà donc de retour depuis le début de l'année sur les bancs de l'école plusieurs soirs par semaine... au milieu de jeunes lycéens révoltés et rebelles, avec tous le même but dans un premier temps : notre code.
Avant tout... sacré choc culturel de côtoyer des ados rebelles d'à peine 16/17 ans. Je ne vais pas jouer la vieille conne... mais autant dire que le fossé est assez profond. Je passe les écarts de langage permanents qui m'ont choquée de tout temps, mais qui n'ont fait qu'empirer avec le temps (ah non... on me souffle dans l'oreillette que c'est moi qui vieillis...). Je passe les phases de rébellion quand certaines questions déplaisent "mais on s'en fout ça ! Ca sert à quoi de savoir ça ?". Ça me rappelle ces éternels râleurs qui essayaient de discuter l'apprentissage de certains cours au prétexte que "ça ne servirait jamais dans la vie". (a posteriori 11 ans après, je crois pouvoir affirmer que l'ensemble de mes cours de lycée m'ont été utiles un jour ou l'autre depuis que j'ai passé mon bac... mais je jouerai à la vieille conne si j'osais leur expliquer ça !)
Ce soir, après la séance, nous étions les dernières à quitter la salle avec SuperCollègueCopineJumelle, comme chaque fois d'ailleurs. Il faut dire que nous avons perdu l'habitude de fuir les salles de cours à la vitesse de l'éclair une fois la sonnerie retenti, technique sacrément maîtrisée par les ptits jeunes (mais arrêteeeeeeuuuu de faire ta vieille conne !!) ! Le moniteur nous invective en nous demandant "vous avez plus de 30 ans vous non ?" Et nous voilà partis pendant un quart d'heure de mises en garde sur le fait de passer le permis après 30 ans (que je n'ai pas encore de toute façon non, mais !!!)... les difficultés de mémorisation, le je-m'en-foutisme de la voiture (bon là, d'accord il a tapé pile dans le mile avec moi), les certitudes bien ancrées, l'incapacité d'observer l'environnement autre qu'un écran d'ordinateur, la fatigue après-bureau, l'esprit occupé par le travail, le mari, les courses, les enfants, la maison, la prise de conscience plus développée du danger...
En gros... on est mal barrées. Et on sera sacrément méritantes de le décrocher à l'écouter. On a déjà repéré plus vieux que nous dans l'assemblée, c'est déjà ça. On n'est pas des cas totalement désespérés...
Et puis bon... on fait déjà moins de 15 fautes sur 40... c'est pas si pire pour un début ! Les mamies ont encore de bons restes faut croire...
[N'empêche... vous vous souvenez-vous à quoi ressemble le panneau pour indiquer une auberge de jeunesse ?? On est d'accord ça sert à rien non ?? (Mais t'arrrrrêêêêêêêteeeeu de faire ton ado rebelle !!)]
Et voilà que maintenant le destin s'acharne aussi sur ma vidéothèque !
Eric Rhomer qui vient de rejoindre les étoiles. Ses légendaires Contes des Quatre Saisons qui m'ont fait vibrer, jeune collégienne, jeune lycéenne... puis jeune étudiante amoureuse d'un amoureux avec qui nous regardions ses films... ou plutôt dévorions les longs dialogues.
Ou Pauline à la Plage que je me souviens avoir regardé en Guadeloupe dans ma dernière maison là-bas... avec Arielle Dombasle, toute jeunette, dont on ne sait dire si elle est détestable, complètement jetée ou juste à côté de la plaque ! Mais que Rohmer avait su magnifier dans ce joli opus.
Il faudrait peut être que la série s'arrête là, non ? Ce site va finir par ressembler à un carnet nécrologique, c'est loin d'être l'objectif.
Et puis bon... ça va devenir compliqué d'écouter les émissions hommage pour revivre les meilleurs moments de chacun !
Brillez depuis là-haut Lhasa, Mano et Rohmer... Je sais que les deux premiers ont beaucoup de choses à se raconter et se connaissaient bien. Que vont-ils pouvoir se dire ces trois là ? Ils parleront sûrement d'amour. Torturé, limpide ou alambiqué... en tout cas ils continueront de philosopher là-dessus...
Décidément ! C'est une épidémie ou quoi ?! Ma discothèque qui disparaît peu à peu en une semaine... Quelle tristesse d'apprendre son décès aux infos de 17h... alors que moins de 30 min plus tôt je rangeais ses CD près de ma chaîne pour l'écouter après Karajan (ne cherchez aucune transition logique dans mes écoutes musicales). Sûrement le seul et unique chanteur que je n'ai jamais idolâtré. C'était à un concert avec Marloute... il y a si longtemps. J'ai encore sa petite carte encadrée dans ma chambre avec son joli dessin qu'il avait fait juste pour moi. Le seul autographe jamais demandé de toute ma vie, tant je trouve cela dérisoire. Mais un dessin de lui, qui était également un peintre/dessinateur accompli, c'était un vrai cadeau.
Je l'avais découvert en 1994 au Gabon. Un CD ramené dans le fin fond de notre brousse, comme un grand bol d'air frais, là-bas où les découvertes musicales étaient si rares. Puis j'avais acheté chaque album le jour de leur sortie. Le dernier il y a quelques mois écouté en boucle pendant des semaines.
J'en ai les larmes aux yeux. C'est pas du gâteau... Je marche seul... Allo Paris... Pont d'Austerlitz... Je taille ma route... Julie... J'avance... Allez viens... Quelques titres parmi tous ceux qui me viennent en tête et que je suis capable de réciter mot par mot.
Je suis mort, mais rien n'est fini, il reste ma voix et bien peu d'écrits. Mes amis ne pleurez pas, le combat continue sans moi. Tant que quelqu'un écoutera ma voix je serai vivant dans votre monde à la con. Adieu mes amis, priez pour moi...
Ils sont côte à côte. Dans le sens inverse de la marche. Leurs deux têtes ne dépassent que par l'interstice de leurs sièges. Ils s'embrassent goulument sans discontinuer. Les têtes se balancent au rythme de leur langue. Ses mains aux ongles manucurés caressent le crâne rasé. Les baisers se font de plus en plus fougueux. De plus en plus démonstratifs.
Ils se regardent les yeux dans les yeux. Un dialogue sourd et silencieux que seuls eux peuvent entendre et comprendre. Les baisers s'accélèrent. Ils se cherchent des yeux... les visages se caressent, les nez se titillent. Il vient essuyer une larme qui coule sur son visage déjà fatigué. Les sièges ne laissent pas voir les mains, qu'on imagine enlacées.
Les voyageurs alentours commencent à observer le jeu amoureux. Tellement démonstratif. Il pose sa tête sur son épaule pendant qu'elle lui caresse amoureusement les cheveux. Et la valse des baisers reprend de plus belle.
Ce qu'elle ne sait pas encore, c'est que demain il va lui annoncer qu'il la quitte. Mais pour quelques heures encore il lui fait croire à la pureté de leur amour.
C'est de saison les mauvaises nouvelles visiblement. Lhasa a été emportée la semaine dernière, le premier janvier, par un cancer du sein. La disparition d'une jeune femme de tout juste 37 ans ça fait réfléchir. Qui plus est quand il s'agit de l'une de mes chanteuses favorites de ces dernières années.
Je voulais faire un billet à ce sujet... mais il serait tombé comme étant le premier de l'année 2010... pas très réjouissant donc !
Forcément depuis que j'ai appris la nouvelle, j'ai réécouté l'essentiel de sa discographie... qui tournait déjà en boucle de toute façon dans mon ipod au moins une chanson sur 4 en temps habituel. Je ne sais pas si vous connaissiez, et si vous appréciez... mais je ne peux que vous inviter à la découvrir... ou à revivre ses plus belles chansons !
Difficile de choisir la plus belle de toutes... Incontestablement l'album la Llorana était mon favori (vous pouvez écouter sur Deezer par le lien)... J'ai choisi pour ici la chanson La Celestina pour toute l'énergie et la vie qui transpercent de la vidéo, cette vie qui l'a abandonnée bien trop tôt.
- C'est beau une région sous la neige ! Manteau blanc de sortie depuis ce matin, sur les arbres, les chemins, les toits. Et que la froidure ambiante permet de conserver toute la journée. C'est si joli ! Les branches couvertes d'un joli duvet, les fontaines gelées, les champs immaculés... Splendide !
- Décider sur un coup de tête de prendre le train pour aller passer une douce soirée au bord de la mer auprès de mes chéris-chéris, c'est si booooon !
- Raconter des histoires avec une extinction de voix, j'ai connu plus facile ! Qui plus est quand il s'agit d'imiter le méchant loup qui va souffler la maison des petits cochons.
- Rater le train de bon matin à cause du verglas, c'est rigolo. Mais ce qui l'est encore plus c'est de réussir à le rattraper dans la ville suivante. Et donc quand même arriver à l'heure au bureau !
- Ce qui l'est moins c'est de revivre les angoisses de ma coqueluche cette nuit... avec trois heures d'étouffement et de toux incontrôlables, à essayer de retrouver ma respiration... et à chercher un calmant dans la grande maison aux milles placards. J'ai débusqué des pastilles qui m'ont permis de dormir 1h.
- Le must, c'est de rentrer du bord de mer avec deux sacs débordant de provisions pour "vider les placards" avant de quitter la maison. Des légumes rares, des boudins de Saint-Félix (Akynou... j'en ai 1,5 kg qu'il va bien falloir manger !!!! Avis aux fillottes !!), des yaourts, du fromage, du foie gras maison... Yesss ! Pas de courses à faire pendant un bon mois :)
- N'empêche, des vraies bottes en cuir c'est quand même beaucoup plus adapté à l'hiver (au verglas et à la neige) que des Converses en toile ! Ou comment Leeloolène, plus grande détestatrice des soldes, a réussi à trouver enfin des vraies chaussures dignes de ce nom ce midi ! Des super bottes Kickers trop trop belles qui donnent envie de se mettre en jupe !
- Le plus doux instant ce sont ses tous petits bras qui essayent de m'attraper et de me faire un câlin quand je suis venue lui faire un bisous ce matin au réveil. Sentir son odeur de bébé et la douceur de sa peau avant de partir pour une longue journée. Hmmmm... Cette image là, je la garderai bien longtemps tellement elle était attendrissante.
- Avoir chaud aux mollets grâce à des vraies bottes, c'est le pied intégral et absolu !! Comment ça je radote ?! Je vous l'ai déjà dit ?!
- Investir dans une bouillotte est un truc que j'aurai du faire depuis des années... Alors ce soir, en passant au magasin de bricolage pour m'acheter un radiateur (dis donc ! c'est vraiment un billet chaud bouillant :) ), j'ai investi dans une splendide bouillotte-polaire violette (eh oui...). Depuis que je suis rentrée elle me chauffe, me réchauffe et j'essaye d'adoucir ma cage thoracique un peu malmenée, en la calant sous mes 2 pulls. Mmmmhhhh...
- Je dois en être à mon 15ème citron pressé en une semaine. Ce soir j'attaque les citrons verts. Et à la vanille / miel et gingembre, je vais ajouter un peu de clou de girofle et de poivre... On verra bien, si c'est buvable !
Un vrai beau dimanche d'hiver parisien. D'un froid glacial qui pique le visage mais sous un ciel bleu
resplendissant. Une journée idéale pour marcher et prendre l'air pour digérer des bons plats du réveillon.
J'ai commencé la matinée par une petite visite sur la tombe de Verlaine, à écouter encore et encore de longs vers récités par ma mère de passage en Europe. Puis, nous avons sillonné tous les parcs et jardins du quartier...
du square des Batignolles au Parc Monceau. Un peu de patinoire sur les pontons gelés du parc Martin
Luther King... m'amusant à briser avec mes talons l'épaisse couche de glace des plans d'eau. Il n'y a vraiment
pas d'âge pour rigoler ! En tout cas, je suis la première à retomber en enfance pour ce genre de choses.
Echange de textos avec Marloute... Je lui propose d'amener une galette des rois et qu'elle m'offre le thé dans l'après midi. Marché
conclu. On se fera une balade avant. Le temps de boire un thé chez moi, de laisser filer ma mère vers
un énième avion. Six étages à descendre. Un angle de rue à contourner.
Monter 5 autres étages et me voilà dans la douceur du nid douillet de Marloute à papoter du métier de journaliste, de nos "chers
confrères"... et de la déontologie perdue... ou en tout cas sacrément en danger dans pas mal de situations.
Ayant déambulé tout le matin dans les parcs du Sud de l'arrondissement, nous décidons de nous diriger "vers"
Montmartre. Marchant comme on aime à le faire l'une et l'autre au grès des curiosités, des fonds de cours pittoresques, des parcs croisant notre chemin, des vitrines de librairie. Nous digressons mille fois... ne
sachant jamais quel sujet nous a amenées à celui en cours. C'est là la force de notre amitié. Pouvoir partir dans
mille directions tant nous avons de choses à nous dire. Le fil de nos conversations est aussi décousu que
l'itinéraire que nous empruntons. Nos pas suivant un imprécis cheminement, sous un ciel de plus en plus menaçant
de neige... Un contraste de gris foncé ensoleillé magnifique. Nous sortons nos appareils pour capturer ces ciels so
tipically Parisiens.
Un thé dans un petit restaurant où nous profitons seules de la vue sur le tout Paris. Une halte à la halle Saint-Pierre pour feuilleter encore et encore de beaux ouvrages, plonger dans des livres de photos, des bouquins d'archi, des carnets de voyages, autant de livres qui pourraient déjà alimenter notre future liste du Père Noël. Au hasard de nos déambulations, nous retombons du mauvais côté de la butte... à l'exact opposé de là où l'on habite. Qu'importe. On a encore tellement de choses à se dire et à partager. Et ce n'est sûrement pas nous qui rechignerons à marcher encore et encore pour débusquer les petites curiosités de la capitale. Et même si nous avons fait ces balades des centaines de fois... chaque fois est l'occasion de découvrir encore et encore des mystères cachés.
Le jour est maintenant tombé. Nous achetons deux galettes, puisque c'était tout de même l'objectif premier de la journée. Nous retrouvons l'intérieur chaud du "cinquième côté cours". Marloute a pitié de moi et me concocte une tisane anti-grippe-rhume-extinction de voix-fièvre. Du thym, du gingembre, du citron, du miel... et que sais-je encore, mais sans aucun doute une décoction pleine de vertus ! Aucun de nous trois n'est roi... La fève s'est sûrement cachée dans le petit bout de galette restant.
Je ne vois pas l'heure passer... Il me faut partir. Vite les cinq étages, l'angle de rue, les six étages à monter. Il est l'heure de manger, on va le transformer en tea-time. Russian Earl Grey. Cette fois je suis reine pour ma deuxième galette de la journée. J'ai des sacs à rassembler, un train à prendre, la course va recommencer. Dommage. C'était si doux.
En écho-réponse au billet de Marloute qui a publié bien plus vite que moi ! Une idée hier au moment où nous prenions la même vue en photo de publier un billet jumeau sur nos blogs respectifs. Le récit de la journée à suivre ...
Oh lala !! Me voilà déjà bien en retard en ce début d'année ! Je ne peux donc attendre plus longtemps pour vous souhaiter de très belles choses pour 2010 et une année à l'image de vos vœux les plus chers.
Les derniers jours ont été sacrément chargés et occupés... A traverser la France dans un sens, puis dans l'autre, puis vers le haut et un peu vers le bas... pour un retour finalement en ce milieu de nuit vers le grand Ouest. Une sacrée belle fin d'année. Finalement relativement reposante, ce qui devenait plus ou moins vital après ces trois mois à 300% (9 mois de travail en 3... on arrive à ce chiffre en gros...) J'aurai bien enchaîné sur une vraie semaine complète de vacances qui m'aurait permis de reprendre un peu plus de forces et d'énergie... pour commencer l'hiver... mais bon.
Pas vraiment l'impression d'être passée dans une nouvelle année tant la précédente a été un véritable n'importe quoi en terme de rythme et d'énergie dépensée. 2009 n'a été qu'une succession de courses contre la montre et contre le temps. Les précédentes n'avaient été pas mal dans leurs genres... accentuées par les nombreux voyages autour de la planète, les avions, les trains, les hôtels... 2009 aura été légèrement plus sédentaire... mais a filé, plus encore que les autres, telle un éclair, me laissant de trop rares échappées... de trop rares moments pour moi et ma vie personnelle. Inutile donc de tirer un bilan sur 2009... simple continuité des 4 années précédentes. Point de regrets ou de remords, tant elle fut intense et pleine de réussites. Juste un peu trop "débordante" pour me poser et me laisser du temps pour moi.
Je rentre les bras chargés de cadeaux et de belles choses. Je rentre également avec mon portefeuille, récupéré via Aix-les-Bains, Grenoble puis Paris (merci à ceux qui s'étaient proposés mais j'ai trouvé une autre solution entre temps !). Quelques mini-choses manquantes à l'intérieur... mais l'essentiel des cartes encore là, m'évitant pas mal de démarches dans les jours à venir. Refaire mes cartes bleues est déjà largement suffisant ! L'une des deux m'attendait d'ailleurs dans ma boîte aux lettres... je vais donc arrêter de me faire des dettes à droite à gauche !
Tout ceci étant dit... je vais pouvoir reprendre le cours normal des "émissions" sur ce blog ;)
- Le Mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti
- Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan
- La délicatesse, David Foenkinos
- Le goût des pépins de pomme, Katharina Hagena
- Une pièce montée, Blandine Le Callet
- Le Tailleur de pierre, Camilla Läckberg
- Le syndrome [E], Franck Thilliez
- La quête du naturaliste, Benoît Fontaine
- L'Oiseau de mauvais augure, Camilla Läckberg
- Les débutants, Anne Serre
- Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir
- Gataca, Franck Thilliez
- Les Morues, Titiou Lecoq
- Plutôt crever, Caryl Férey
- Ce qu'il advint du sauvage blanc, François Garde
- La Jambe Gauche de Joe Strummer, Caryl Férey
Vu en 2012
- L'amour dure trois ans
- Italy : love it or leave it
- The descendants
- La vie d'une autre
- Infidèles
- Nos plus belles vacances
- Cloclo
- Les femmes du bus 678
- Un bonheur n'arrive jamais seul
- Camille redouble
- Du vent dans mes mollets
- Dans la maison
- Nous York
- Amour
- Argo
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