vendredi, 31 juillet 2009
Par Leeloolène - 9 commentaires
Mon navigateur est réglé avec YahooActu en page d'accueil... et là, dans un coup d'oeil, une photo vient de m'attirer l'oeil.
Eh bééé... avant même d'être parti en vacances il est quand même aaaachement bronzé notre président ! Pour quelqu'un qui sort de l'hôpital... et à côté de sa femme mannequin qui doit passer quelques heures sous les UV par semaine. Mais bon, c'est vrai que le jogging (hein Anne), ça conserve vachement et ça donne bonne mine.
Et là, je regarde quand même la photo en taille réelle... et Nicolas n'est pas seulement méga bronzé... il est juste ajouté grossièrement, je n'oserai même pas dire par photoshop tant la retouche est grossière et mal faite. Ah le joli outil tampon même pas calibré !! Certaine que le détourage a été fait à la baguette magique. Pas possible autrement... Il fait quoi le bras magique qui arrive de nulle part avec une chemise à carreau verte ?!
Et c'est signé de qui ?? Ah oui... une micro agence de presse qui cherche sa voie...
(click sur la photo pour la voir en taille réelle et pour admirer le travail
de sagouin de cochon retouche)

En attendant... moi aussi je devais partir en vacances ce soir. Finalement ben non... changement de dernière minute... plus de vacances immédiates. Plus de train ce soir vers le SOLEIL et la CHALEUR !! Trop de contingences boulot pas marrantes... Repoussées. Pffff... Encore quelques jours à supporter les températures en dessous de 25°....
mercredi, 29 juillet 2009
Par Leeloolène - 11 commentaires
Allez ! Je pense que vous avez eu votre dose de montagne, de grand air et de nature ! Il faut dire qu'en ce moment (et je dirais même depuis le début de l'année), mes pas me portent plus souvent vers des week end au vert que des déplacement professionnels vers la capitale. Je ne suis jamais aussi peu allée à Paris que cette année. Ca rattrape les 7 années précédentes où je faisais plusieurs aller-retour par semaine ! Et à vrai dire je ne m'en porte pas plus mal !
Lundi matin, voyage express vers la capitale pour deux heures sur place. 7h30, gare de Nantes. Deux heures de trajet pendant lesquels je m'endors profondément pour compenser la nuit blanche sous les étoiles. 9h40 arrivée à Paris Montparnasse, direction le métro. La ligne 13, la "mienne". Les yeux fermés je suis capable de rallier les quais du TGV à ceux du métro, sans les ouvrir une seule fois. Mettez-moi au défi, je vous montrerai.
9h55, je descends à St François-Xavier... Pour la première fois depuis un paquet d'années je me sens heureuse d'être là... de flâner dans ce quartier, dans ces rues qui ont tant comptées à une époque. J'ai le cœur léger. Je passe devant la Pagode avec un sourrire ému. Je n'ai même pas à lire les panneaux... là encore mes pieds me portent sur des chemins que j'ai empruntés si souvent. Je vérifie le numéro de la rue où j'ai rendez-vous. A trois numéros d'une amie très chère. Je n'avais même pas réalisé, pas anticipé. A croire que certaines coïncidences de la vie, font que de toute façon nos routes se croiseront à nouveau. Bientôt.
Comme cette journée de décembre si particulière il y a 3 ans... Je passe devant sa porte avec le cœur gros. Je dois d'abord poser les documents pour lesquels je suis venue à Paris. Mais en sortant, je l'appelle. Ce n'est pas possible autrement. Ma fuite a assez duré... il est temps de nous revoir.

10h20, j'ai terminé ma mission. Je me dirige vers un café pour m'y poser et envoyer le texto repoussé depuis toutes ces années. Je commande un thé. Je dois dégager un air libéré, heureux, épanoui... Les trois cravateux assis aux tables adjacentes ne cessent de me glisser des regards langoureux. C'est si bon. Le petit zinc parisien. Les chaises alignées face à la rue. Malheureusement mon amie n'est pas là... Je vérifie les horaires de train. Eté oblige certains trains sont supprimés... j'ai des tonnes de chantiers sur le feu... j'envoie donc un texto à Karmara pour annuler notre déjeuner.
Je m'accorde tout de même une heure à Paris avant de reprendre le TGV. Je suis dans le meilleur des quartiers. Il est hors de question que je ne fasse pas un petit tour au Bon Marché, puis au Conrad Shop... et surtout à la Grande Épicerie de Paris, comme à l'époque... La bobo-attitude me lâche peu souvent... mais quitte à être dans ce quartier autant la laisser s'exprimer à outrance !
Je sais exactement ce que je vais m'y acheter. C'est un peu ma drogue douce ou dure suivant les jours... mon shut de plaisir intégral... Je flâne dans les allées comme avant. J'ai envie de prendre un panier et de faire les courses... Sauf que, ne l'oubliez pas... je n'ai plus de carte bleue... et j'ai bien entendu oublié ma carte de secours, l'American Express à Nantes... Dommage, c'est dans une journée comme celle-ci que je suis capable de dépenser sans compter. Je me contente de ce pour quoi je suis venue et c'est déjà parfait. L'absolu plaisir gustatif. Un grand chocolat. J'opte pour du Valrhona Caraïbe. Je repense
à l'émission d'Inter entendue l'autre jour avec un célèbre chocolatier. A la question "
quel sentiment vous évoque le chocolat ?". Nous avions répondu à l'unisson "
l'orgasme". J'étais plutôt contente de ne pas être la seule à éprouver un tel plaisir... Allons donc pour un plaisir orgasmique à 66% ! Je ne vous en dis pas plus... mais l'effet... est... whawouu... garanti... et à la hauteur !

J'ai ma petite idée avant de reprendre le train... et pour reprendre un peu pied avec la réalité après mes quelques carrés de chocolat ! J'ai besoin/envie de passer par le square Catherine Labouré (Karmara ne t'avise même pas au jeu de mot avec ce qui précède). J'entre sous le sourrire d'un policier en faction devant je ne sais quel ministère. C'est le quartier... Je ressors quasi aussitôt... mais avec le cœur encore plus léger. Je remonte la Rue de Babylone l'Ipod avec le volume au maximum... Je vole vers le TGV de midi.
Vous voyez là l'incarnation parfaite de celle que je suis. Capable de passer en quelques heures de petite sauvageonne aux pieds sales, aux mains griffées, aux cheveux ébouriffés à courir la montagne, marquer des sentiers, descendre les torrents et fuir la civilisation... à la bobo-working-girl qui passe de TGV en TGV pour affaires et rendez-vous au sommet, qui se complait dans les épiceries fines et les boutiques chics... C'est bien ces grands écarts qui me plaisent tant !
mardi, 28 juillet 2009
Par Leeloolène - 5 commentaires
Comme promis, cette fois je n'ai pas oublié ! J'ai pris en photo la cascade dont je vous parlais il y a quelques jours... Nous y sommes descendus pendant le week end histoire de se rafraîchir un peu. Je n'ai pas eu le courage de me mettre à l'eau. Je vous rappelle qu'elle arrive directe des sommets et que sa température avoisine les 10°... Alors pour la peine j'ai profité d'être là pour faire pas mal de photos, et à vrai dire j'ai eu quelques difficultés à tout faire rentrer dans le même cadre... On se rend peu compte de la hauteur de la chute qui fait pourtant bien plus d'une dizaine de mètres de haut ! Obligée de la prendre en trois fois !

Ce que la photo ne vous montre pas, c'est le souffle incroyable de fraîcheur chargée d'humidité qui vous accueille en remontant le torrent. Un pshitt tout ce qu'il y a de plus naturel ! Un jet de fraîcheur revivifiant. C'est donc à l'endroit où l'eau plonge qu'il y aurait un trésor caché. Souvent nous passons derrière pour nous y cacher, mais jamais aucune trace de trésor n'a été trouvée depuis au moins 3 générations. Mais comme nous perpétuons la légende auprès des jeunes générations, il est évident qu'il se passera encore quelques années pendant lesquelles les gamins du village viendront tenter leur chance ! Et leurs enfants à leurs tours...
Le plus drôle est évidemment d'escalader les cailloux et de se jeter dans la grande "piscine" en faisant des bombes. La semaine dernière avec les gamins du village nous avons repéré une autre cascade. Juste au-dessus de celle-ci. Pour l'instant inaccessible faute de chemin... Mais je sens que cela ne va pas durer bien bien longtemps ! Ce serait mal nous connaître.
Voilà un peu de fraîcheur à tous ceux qui ont la chance d'être au soleil et dans la vraie chaleur de l'été...
lundi, 27 juillet 2009
Par Leeloolène - 9 commentaires
Retour de mon week end à la montagne hier soir tard en avion. Train très tôt ce matin pour un A/R express à Paris. 2 heures de train, 2 heures sur place, et re-2 heures de train dans l'autre sens.
Il a fait chaud, il a fait beau tout le week end. Une belle soirée d'anniversaire avec des loupiotes, des bougies, des lampions disséminés un peu partout dans le jardin. Et malgré l'absence de lune, inutile d'ajouter la moindre lumière artificielle. Un vrai décor bucolique comme je les aime !
Un petit tour au marché samedi pour faire le plein de bonnes choses. Moment précieux avec ma sœur... à imaginer les menus du week end, goûter du miel, se faire offrir du fromage, trouver des piécettes au fin fond du porte-monnaie pour payer (pas une pour rattraper l'autre en terme de rangement de sac)... Dans le panier en osier, que je lui offre pour l'occasion, nous avons surtout mis du fromage à n'en plus finir. Le meilleur du monde évidemment ! Du brebis des Pyrénées... un peu de vache aussi... puis du Bethmale... et des chèvres à tomber par terre.
Et puis aux bonnes sœurs où j'aime bien me fournir, encore du fromage... une tomme dont elles ont le secret... et une gelée de pommes dont le pot n'a pas vu la fin du week end... Chez un autre petit producteur, deux gros pots de miel du coin. Ici, ce que j'apprécie c'est que personne ne fait tout un foin du "bio" à outrance, contrairement aux marchés bobos qui fleurissent dans toutes les villes et qui sous couvert de mode de retour à la nature affichent d'immenses panneaux ventant les mérites de leurs produits... L'affichage à outrance, j'ai toujours trouver cela suspect ! Ici, tous les produits que l'on trouve viennent du coin, de micro fermes et ne font pas plus de 50 km pour arriver jusqu'au marché.
J'avais cuisiné pour le dessert une immense salade de fruits. C'est bien là-dessus que je suis la meilleure cuisinière et que mes convives se régalent systématiquement. J'aime tellement agrémenter les fruits entre eux et surtout trouver les petits secrets pour chacune de mes salades. Là, c'est justement la gelée de pommes qui est venue ajouter la touche finale, puis comme marque de fabrique de la menthe du jardin, et pour la couleur et le décor, les dernières groseilles et cassis qui m'avaient attendue.
La menthe du jardin justement, idéale pour quelques mojitos face à la montagne quand le soleil a commencé à se coucher derrière les sommets. Une longue nuit de fête commençait alors... un barbecue de magrets de canards... des brochettes maison... Vers 3 heures du matin après un grand feu dans le jardin, et alors que tout le monde est parti se coucher, j'ai attrapé quelques couvertures, un duvet... et me voilà partie avec un groupe de copains d'enfance du village sur un chemin sinueux, boueux et vraiment casse-gueule en pleine nuit et sans frontale. Objectif étoiles puisque visiblement c'est LE jour. Le spectacle n'est même pas descriptible. J'en ai observé des ciels étoilés. Aux quatre coins de la planète... et dans des endroits vraiment reculés, à des centaines de kilomètres de toute source lumineuse. Mais là, samedi soir au milieu de la montagne, je n'avais jamais vu autant de milliards d'étoiles... et des dizaines d'étoiles filantes (j'ai arrêté de compter au bout d'une cinquantaine)... Et puis de toute façon j'étais vraiment à court de vœux !! Moment magique. Juste un petit moment flippant quand j'ai tourné la tête à un moment, me retrouvant quasi nez à nez avec un cheval venu nous rendre visite ! Quel con de m'avoir fait sursauter !
Au lever du jour, vers 6 heures, nous redescendons dans le village. J'enjambe des matelas et un tas de ronfleurs pour rejoindre mon lit. Persuadée qu'il est bien plus de midi, je me lève moins de 3 heures plus tard... Je suis la dernière couchée mais première levée. J'ai tellement soif de profiter de chaque seconde ici. Petit déjeuner avec les confitures, miels et fromages du marché... thé face à la montagne. Une copine du Gabon se réveille tôt également, nous ne nous sommes pas vues depuis si longtemps que cet instant juste toutes les deux avant que toute la maison se réveille est délicieux. Puis un ami passe au loin dans le village. Voilà 20 ans que nous nous étions pas croisés. A l'époque j'étais plus jeune que ses propres enfants d'aujourd'hui. Forcément nous avons beaucoup à nous raconter. Quelques théières font l'affaire...
La maison s'anime alors que l'Angélus sonne. La randonnée vers un lac est quelque peu compromise vue l'heure, on se rabat sur un tour de village par les sommets. Mon chemin préféré, celui que je connais comme ma poche, dont je connais chaque caillou, chaque arbre, chaque croisement. Pique-nique-goûter dans un grand champs de chardons. Sieste au soleil, concours de bâtons... Je ne sais pas qui a la bonne idée de demander l'heure... C'est vrai que c'est un détail, mais j'ai quand même un avion à prendre dans moins de 3h, dont une heure de marche avant la maison et une heure de route avant l'aéroport... Je saute l'option bain dans le torrent et la cascade que prennent tous les copains pour aller faire le tour du village et dire au revoir à ceux qui finissent leurs vacances. J'abandonne à la hâte mon short et mon vieux débardeur sur mon lit... je jette les chaussures de marche sous l'escalier. En un coup de main je me suis transformée en fille des villes (version jean/bensimon je vous rassure). Je laisse ici la vraie sauvageonne que je suis... il est temps de se mettre en route...
Pour la photo de la grange, c'est un billet de Sara qui m'a fait prendre conscience la semaine dernière que je ne prenais jamais en photo les vestiges de notre montagne... Ces vieilles granges désuettes qui sont peu à peu rénovées pour laisser place à des gites... Alors ce week end j'y ai pensé et j'ai pris quelques vues bien typiques ! Merci Sara :)
vendredi, 24 juillet 2009
Par Leeloolène - 9 commentaires
Y a pas à dire... on est quand même mieux dans le Sud !!!
Situation à 19h : Nantes... pluie depuis 10 jours... crachin... froid... 17° aux bonnes heures. Pull, pantalon et parapluies de sortie.

Situation à 20h : Toulouse. Une toute petite heure d'avion et me voilà dans la ville rose. Chaud, 28° à l'atterrisage, beau soleil, les façades roses qui resplendissent, la Garonne plus belle que jamais... Petite pizza en bord de Garonne...à regarder le ciel qui rougeoit.

Oui vraiment... il y a des endroits où il fait meilleur vivre !!
jeudi, 23 juillet 2009
Par Leeloolène - 14 commentaires
Bordel quand même. 5 ! En moins d'un an. Bon d'accord je l'avais prévenu la dernière fois. A priori on se verra assez souvent... Tous les 2 ou 3 mois... au minimum. Mais quand même. Cette fois je pensais qu'on allait former un couple un tout petit peu plus stable que les fois précédentes !
Il y a eu dans un bar. Puis, dans le train, le 11 novembre. Puis, dans la rue je ne sais même plus où. Puis quelque part en Provence. Et là... encore dans le train ! Vous savez, avant hier je vous parlais de la malédiction de Rennes. C'était tout de même bizarre... au retour je n'avais pas eu le moindre soucis. Pas le moindre retard. Eh bien, c'est ce matin que j'ai réalisé ce qu'il s'était passé là-bas.
Bon allez... vous qui me connaissez bien. Vous avez trouvé ?! De quoi je veux parler ?!
Eh oui... ce matin... j'ai du faire ma 5ème opposition de carte bleue en moins d'un an. Envolée, perdue ou volée. Aucune idée... En tout cas... impossible de remettre la main dessus depuis que j'ai acheté mon billet à 5h43 lundi matin à la gare. Pfffttt... volatilisée !
Je m'énerve. Mais que je m'énerve. Pas plus tard que vendredi dernier je rigolais au bureau en fanfaronnant que celle-là, je l'avais depuis 2 mois !! Que j'allais bientôt battre mon record précédent. Eh bien j'aurai mieux fait de me taire !
Me revoilà, cette après midi, à prendre mon téléphone pour faire opposition et évidemment commander une nouvelle carte... Oui la même... et sans les options pourries. Oui je suis bien certaine. Depuis hier, j'ai refait tous mes faits et gestes depuis lundi. C'est facile, en trois jours, il n'y en a pas eu 50 depuis ma descente du train ! Bureau, bureau, bureau, bureau et un peu de bureau... Ah si quand même, piscine deux fois, mais ça c'était juste avec un maillot de bain et ma carte de piscine. Rien d'autre tant je passe mes soirées à boucler des dossiers seule au bureau quand le calme de la journée et du brouhaha revient enfin. Donc, le seul moment où j'ai pu me la faire voler/perdre/subtiliser... c'est entre le guichet automatique et ma descente de train. En tout cas, une chose est certaine, elle n'est plus nulle part...
Enfin, ce n'est là que simple routine à force. Mais quand même...
Dans mon ancienne banque, quand le directeur entendait mon nom de famille la première chose qu'il demandait c'était "
c'est laquelle des deux soeurs aujourd'hui ?"... et la deuxième question "
et cette fois c'est quoi ? le chéquier ou la carte bleue ?". C'est vous dire s'il me connaissait comme le loup blanc. Et dans cette nouvelle banque... je pense qu'ils peuvent d'ores et déjà m'inscrire au catalogue des records. 5 cartes en un an... ça fait... si je ne me trompe pas une durée de vie de 2,5 mois en gros !
Mince alors. J'avais annoncé il y a deux mois à mon beau banquier : "
promis, celle là je la garde au moins 6 mois" !
Raté... encore une fois... Je me désespère. Y a pas d'autre mot ! Je suis désespérante...
Inversement on ne peut pas avoir la tête partout... et quand il faut être concentré sur le reste, à courir après le temps, les trains, les avions, il y a certains détails du quotidien qui passent à la trappe... Les courses (la dernière fois c'était... hmmm... il y a bien 3 ou 4 semaines) et les cartes bleues. Mes deux fusibles quand la pression devient trop forte !
A la demande de fille_bavarde, une petite photo illustratrice ! Ce n'est pas pendant ce trajet-là que j'ai perdu mon billet... Depuis 3 mois, chaque fois que je prends le train j'essaye de prendre une photo de ma tablette pendant le trajet :) Une petite manière de garder en mémoire mes aller-retour ! En voilà un exemple il y a presque un mois entre Paris et Nantes. (et en prime mes nouvelles Oakley que Floh voulait voir !!)
lundi, 20 juillet 2009
Par Leeloolène - 12 commentaires
J'ai une malédiction avec la gare de Rennes... Je hais la gare de
Rennes. Je maudis la gare de Rennes. J'exècre la gare de Rennes.
Pendant 3 ans, j'y ai effectué ma correspondance deux fois par
semaine entre Saint-Malo et Paris, c'était à l'époque où le TGV
n'offrait pas de liaison directe entre les deux villes. Calculez un
peu... 40 semaines X 2 fois X 3 ans...
J'ai appris au fur et à mesure de ces années à détester cette gare.
Le lundi matin plus particulièrement, car je devais m'extraire de mes
deux heures de dodo dans le train pour finir ma nuit,déjà interrompue une première fois aux alentours de 5h du matin... après avoir quitté le lit conjugal chaud et
douillet direction la gare Montparnasse... Puis cette deuxième fois, vers 7h pour changer de train. Une fois sur deux c'était pour sortir sous la pluie, le vent,
dans le froid... et attendre 20 minutes ma maudite correspondance avant de
pouvoir enfin me rendormir une heure. Le vendredi soir, je détestais ce
passage obligé et cette attente car elle grignotait quelques précieuses
minutes sur le week end auprès de l'aimé...
Et depuis... chaque fois que je passe par cette gare, pour le
travail ou les déplacements personnels, la malédiction me poursuit.
Pour x raisons, je me retrouve bloquée à Rennes. Retards de train,
loupage de correspondance, voitures pas à l'heure pour me dropper et
j'en passe. La liste est longue. Toujours des plans bidons... Je hais
la gare de Rennes.
Ce week end encore. Deux heures et demie bloquée à attendre... pour
même pas deux heures de trajet ! Je ne l'avais pas senti venir celle là
! Je n'avais d'ailleurs pas du tout pensé à la malédiction... jusqu'au
texto m'avertissant du retard. Pfff... et me voilà déambulant dans
cette maudite gare dont je connais chaque bistrot, chaque sandwicherie,
chaque Relay H, chaque quai, chaque dalle. Je me suis installée pour un
thé chaud... fort bon et agréable... Heureusement j'avais un bon livre
(un Grangé) et j'ai pu m'y plonger pour essayer de m'y noyer. M'y noyer pour que le
flot des souvenirs n'en profite pas pour m'anéantir. Je hais la maudite
gare de Rennes. Je déteste la gare de Rennes. Et peut être plus encore que la boule dans la gorge et au fond du ventre qui a grandi au fur et à mesure de l'attente...
Heureusement que le week end au bord de la mer fut juste parfait... Juste idéal !

Ce matin... nouvelle correspondance aux aurores après une nuit
quasi blanche... Un petit thé au même endroit histoire de me
réchauffer. Juste un verre d'eau renversé sur mon sac... 40 minutes de correspondance... et même pas de raté ! Juste le sourire béat de
savoir que j'allais terminer ma nuit dans le petit train entre Rennes
et Nantes... bercé par le doux roulis des voies ferrées...
Que j'aime le train... mais que je hais la gare de Rennes. :)
jeudi, 16 juillet 2009
Par Leeloolène - 16 commentaires
Alors que je suis entrain de chercher un plugin permettant de bloguer par mail (histoire de vous poster quelques billets pendant les vacances*)... je tourne la tête vers l'extérieur tant quelque chose d'inhabituel m'attire l'œil. En un regard, j'ai le cœur qui se serre d'une force incroyable... une telle couleur ne peut être causée que par un incendie ! J'ai vu bien trop souvent d'immenses feux (les brûlis au Gabon qui prenaient des proportions démesurées), pour me tromper ! Je cours à la fenêtre de ma chambre pour voir d'où cela provient et qui sait... évacuer mon immeuble... pourtant je n'ai entendu aucun pompier.
Et là... le spectacle est à peine croyable. Le ciel s'est embrasé** d'un jaune doré vraiment rare. On croirait à une pluie d'or... j'en suis presque émue aux larmes tant le spectacle est beau. Je reste béate d'admiration sur mon balconnet. Tout mon champ de vision est d'un jaune éclatant. Les murs, les immeubles alentours, ma peau, mes fleurs... Il se met d'ailleurs à pleuvoir pour accentuer encore le côté irréel du spectacle.
Je prends une petite photo... même si évidemment le spectacle en vrai est encore plus beau !

Le temps d'écrire mon billet, le ciel s'est embrasé de rose... C'est fou quand même ce dont est capable la nature ! Ca me laisse sans mot de si beaux spectacles...

* Bon visiblement le plugin magique n'existe pas... Dommage !
** Peut être parce que je suis justement entrain d'écouter Johnny !!
Mais ça, surtout vous le dites pas à Karmara !! Promis hein ??!!
mercredi, 15 juillet 2009
Par Leeloolène - 6 commentaires
Il est une occupation que j'aime par dessus-tout... dans la même lignée que faire des puzzles... ou trier le riz... cueillir les fruits rouges.
Vous me verrez passer des heures et des heures à débusquer les myrtilles dans la montagne. Alors quel plus grand bonheur que d'être arrivée ce week end au pile moment où les groseilles étaient à maturité et qu'il fallait donc les ramasser.
J'ai proposé à mon amie de cueillir les fruits pour elle, n'ayant malheureusement pas le temps de me lancer dans de la confiture, lui laissant donc cette tâche. Deux heures de cueillette... 5 kilos de groseille. Des grappes croulantes sous le poids des fruits rouges gorgés de soleil. Il m'en reste presque autant sur les branches, mais le temps m'a rattrapée... foutu travail... si lointain...
Toute seule avec mon grand saladier à ramper sous les branches... assise une fois sur un rocher, une fois accroupie, une autre fois encore posée dans l'herbe. Deux longues heures à faire vagabonder mon esprit dans les méandres de mes pensées. La liberté absolue du temps juste pour moi et la divagation. En regardant la montagne je pensais à tellement de milliers de choses. Faisant le point sur ma situation actuelle, le futur, le passé... Je ne sais pas si j'ai eu autant d'idées que de petites groseilles cueillies... mais sûrement pas loin ! Entre grands sourires, rêves, futur à venir, projets de vie...

J'ai donné à mon amie le grand saladier à la fin de ma cueillette pour qu'elle en fasse du jus puis de la confiture. Pour ma part j'ai récupéré un kilo pour cuisiner un clafoutis de groseilles. Le gâteau n'a pas fait plus d'un repas tant toute la famille s'est jeté dessus et s'est régalé.
D'ici quelques jours les cassis seront à maturité. J'espère qu'ils vont m'attendre... car là, ce ne sont pas 5 kilos mais bien 15 ou 20 kilos que je dois ramasser ! L'occasion de divaguer encore et encore. Juste moi, seule avec moi et mes idées... Voilà bien un petit bonheur absolu... Un luxe de solitude.
Par Leeloolène - 10 commentaires
Je rentre de trois semaines de vacances... Ah non ! En fait (juste) d'un long week-end de quatre jours, mais avec cette impression tenace d'être partie pendant des semaines.
Direction mon petit coin de paradis tout là haut dans la montagne. Mon train arrive en même temps que la ville est bouclée pour laisser passer le Tour de France... Vite vite s'échapper de là pour rejoindre notre havre de paix perdu au bout de la longue route sinueuse.

En vrac et dans le désordre... Il a fait un temps magnifique qui m'a vite vite redonné une couleur un peu plus naturelle que le blanc cachet d'aspirine que j'arborais depuis des mois à être restée en France tout l'hiver. Un beau bronzage doré doré signe du grand air pur et des bonnes vitamines des hauts sommets. Une chaleur dingue qui m'a fait redevenir le temps d'une après midi la gamine qui a passé ses étés dans ce village à faire les mêmes bêtises que les gamins d'aujourd'hui... Fils et filles des "grands" qui nous faisaient faire les bêtises à l'époque. Normal donc que nous prenions le relais aujourd'hui en tant que "grands". Les générations défilent... mais les traditions restent ! C'est d'ailleurs peut être ce qui me rattache tant à cet endroit. Tous les mômes autour de la fontaine de la place du village à s'arroser avec l'eau de la fontaine descendue tout droit de la montagne... Je jardine dans mon jardin, mais en entendant les hurlements de joie, je ne résiste pas à l'envie. Je les rejoins pour apporter mes bras pour attraper les plus petits et les balancer dans le bassin. Finalement très vite... nous y passons tous. Tour à tour en se débattant mais avec au fond la grande joie de se rafraîchir. On finit tous tout habillés dans l'eau qui frôle les 10° au maximum. On s'arrose, on hurle, on se balance des paquets d'eau... on arrose les rares voitures qui passent.
Et quitte à être trempés, direction la grande cascade... Gamins, ados, grands ados, on file sur le chemin sinueux casse-gueule qui plonge vers notre "cascade Hollywood" à nous seuls. Seuls les gens d'ici savent y aller et osent descendre pieds nus, en tong ou en chaussures déglinguées la pente abrupte qui y mène sur un pseudo chemin que seules les grandes glissades sur les fesses ont tracé. N'importe quels parents normaux interdiraient aux gamins d'y aller si ce n'est avec des chaussures de marches, un harnais, un baudrier et que sais-je encore... mais ici, les parents ont fait les conneries bien avant nous... et les perpétuent avec leurs propres enfants... alors hein... personne ne se prive ! C'est l'esprit du village qui fait de chacun de nous des casse-cous en puissance. On est un enfant d'ici ou on ne l'est pas !
On remonte le torrent sur quelques dizaines de mètres puis on se jette à l'eau toujours aussi glaciale puisqu'arrivant directement des glaciers, mais on s'agite tellement à sauter depuis les rochers qu'on se réchauffe vite. On passe un à un derrière la cascade... là où il y aurait, dit-on, un trésor cathare caché. Les milliers de litres d'eau qui s'abattent sur nous, nous offrent un massage géant, brushing nature et surtout des éclats de rire et une joie indescriptible. On se pousse, on crie, on hurle, on fait des bombes. On glisse, on tombe. Concentré de nature mêlé à un concentré de bonheur et de joie. Nos visages rayonnent quand on traverse le village les habits dégoulinant... on se fait sécher au soleil sur les pierres chaudes. J'ai 10 ans, laissez-moi rêver que j'ai 10 ans...
(Pas de photo de la cascade... la prochaine fois que je m'y baigne je penserai à en prendre, j'oublie à chaque fois :) Un joli papillon dans mon jardin à la place et un lac lors d'une rando l'été dernier !)
vendredi, 10 juillet 2009
Par Leeloolène - 8 commentaires
... c'est décider de résoudre une bonne fois pour toute le problème d'envois des mails depuis mon téléphone... qui a la sale manie de couper ma prose au delà de 4 ou 5 phrases. Pour une fois où je n'avais rien d'autre à faire que de me caler devant la télé ou m'installer dans mon hamac... ou juste ne RIEN faire... Non... je me mets en tête de régler ce genre de connerie... Ca se saurait si j'étais capable de rester à ne rien faire devant un film ou la télé !
Appeler et passer 45 min au téléphone avec le service technique qui n'a évidemment jamais vu un tel problème et (bien sûr) me rendre compte que j'ai plus de connaissances sur la question que le technicien à l'autre bout du fil qui semble bien dépassé par mes questions trop pointues. Décider de raccrocher car j'ai autre chose à faire que lui expliquer les conflits potentiels entre plusieurs smtp...
C'est décider de réinitialiser mon téléphone histoire de mettre à jour le firmware... possible solution à mon problème on ne sait jamais... Récupérer au bout de 40 minutes de mises à jour un téléphone tout neuf qui booste encore plus qu'avant... mais qui n'envoie toujours pas des mails complets au delà de 4 phrases !
C'est regarder l'heure et se dire que ce soir... yeaaaaahhhh... je vais me mettre au lit tôt !!! 22h30 je rentre sous ma couette chaude... Objectif atteint ! Je remets en place les différents réglages sur mon téléphone... Un petit redémarrage histoire de... Et là. Un faux PIN. Un 2eme faux PIN... et un 3eme pour la route parce que quand même... ce serait con de faire les choses à moitié.
Téléphone bloqué. Eh eh.... pas folle la guêpe... mon code Puk est bien rangé à sa place... Je me relève... fouille dans mon dossier classé secret... ah ben non, la carte SIM elle est pas là... hmmm... alors dans le carton du téléphone. Ah ben non. Alors dans la boîte secrète. Ah ben non. Alors dans la boîte fourre-tout... Non... juste de lointains souvenirs sur lesquels je passe 10 minute chacun. Ma vieille carte Imagine'R de l'époque où j'étais jeune et belle jeune et insouciante. Oh ! Mon ancien passeport avec tous les jolis tampons du monde entier. Oh ! Cette photo ! Cela faisait bien 4 ans que je ne l'avais pas vue. Ah la voilà la carte SIM ! Ah ben non... c'est celle de mon téléphone anglais. Ah une autre... mon téléphone espagnol... puis le suédois... puis l'italien... Ah la voilà enfin la Bouygues... ah ben non, ça c'est mon numéro Guadeloupe... (on m'appelle aussi la fille aux 12 numéros). Toutes mes cartes SIM sont bien là sauf celle dont j'ai besoin.
Pas grave... direction le site web... en deux clics j'aurai mon code... Et puisqu'une image vaut mieux que de longs discours :

Le service téléphone est ouvert 24h/24... mais pas très envie de me relever pour appeler depuis mon fixe. Je serai capable de me lancer dans le tri des CD par ordre alphabétique ou décider de tourner les meubles du salon...
Comment se cramer une soirée inutilement ?!! Appelez moi quand vous ne saurez pas quoi faire...
Il est minuit... toujours debout... et objectif encore raté ! Je ne suis pas couchée avant "demain". Quelle nouille je fais parfois...
jeudi, 9 juillet 2009
Par Leeloolène - 13 commentaires
Ce n'est encore pas ce soir que je me coucherai tôt ! Et pourtant ce matin, quand la radio m'a tirée de mon profond sommeil, je m'étais promis de m'endormir "avant demain"... mais il y a toujours tant de choses à faire quand je rentre du travail...
J'avais presque réussi à tout faire avant la nuit... et me mettre au lit tôt... Mais au moment où j'allais rejoindre mon livre, mes oreillers et ma douce couette... une copine de Guadeloupe qui vient d'accoucher arrive sur skype... forcémment on a tant de choses à se raconter. Puis une magnifique émission consacrée aux Francofolies... La Rochelle, Foulquier, Renaud, la chanson française... je ne peux pas rater ça. Et tant qu'à faire de veiller tard, je me lance dans la maintenance des bébés blogs. Celui de Marloute est le dernier à ne pas être mis à jour. Je me demande comment il était passé entre les mailles du filet d'ailleurs ! Hop hop hop... vite fait bien fait. Le voilà tournant avec une monture toute neuve... Je fais les sauvegardes des autres. Un peu de nettoyage ça et là...
Mon genou me fait de plus en plus souffrir.... depuis un mois, de manière complètement inexpliquée, il me rappelle qu'il est là ! Moi qui n'ai jamais jamais eu de soucis là-dessus malgré deux bonnes entorses au ski. Pas une double entorse... non ! Une à chaque genou le même jour, sur la même collision histoire de rester dans la symétrie... C'est d'un pratique pour marcher ! Comme les yeux, les deux brûlés le même jour... Ou la pyélonéphrite aux deux reins en même temps. Je l'ai toujours dit. Je ne fais jamais les choses à moitié ! Toujours est il que j'ai l'impression de m'être transformée en petite vieille... grimaçant chaque fois que je me lève ou que je m'assois. Il va vite falloir qu'il me lâche la grappe... les vacances s'annoncent sportives et je vais avoir sacrément besoin d'eux...

Il est hors de question d'être rouillée avant 30 ans !! Sinon je demande remboursement à qui de droit ! Je vais peut être calmer les palmes pendant quelques jours... Avis à mes lectrices filles qui ont toujours des supers interprétations sur les douleurs... c'est quoi les genoux ?? Parce que pour le coup... j'ai une de ces patates en ce moment !! Je ne vois pas bien ce qui pourrait expliquer cela !!
Il est déjà demain... (Joyeux anniversaire ma soeurette !). L'émission se termine. Cornwell m'attend... il ne me reste que quelques pages avant le dénouement final. Donc forcémment je vais lire jusqu'à pas d'heure...
Ce n'est encore pas ce soir que je vais me coucher tôt... et demain je vais encore me tortiller dans tous les sens pour ne pas me lever et grappiller quelques minutes de sommeil !
*Merci Zazie pour le titre... je sèche complétement en ce moment pour en trouver !! Alors là... c'est la phrase que j'ai entendue au moment de publier et de remplir la case "titre". Ca me va plutôt bien en plus !
mardi, 7 juillet 2009
Par Leeloolène - 8 commentaires
Toute la semaine je me suis cuisiné des bons petits produits du marché... et ce soir... place au pesto maison !
Basilic, pignons, huile d'olive, ail, poivre et parmesan ! J'ai pilé dans mon mortier pendant toute la cérémonie d'hommage à Mickaël Jackson... avec, je dois l'avouer, les larmes qui me sont venues à quelques reprises. Eh oui ! J'ai les larmes faciles parfois ! Alors j'ai continué de pilonner, pilonner ! Pour finalement mélanger le tout avec quelques gnochhies. (La recette simplissime ici ! C'est de saison en plus). Un régal absolu que j'ai un peu regretté de ne partager avec personne.
J'ai réalisé tard dans la journée, la date du jour... avec cette envie très forte de dire à ma sœur que je l'aime. Un peu plus que les autres jours. J'ai eu plusieurs fois quelques flash de cette journée d'il y a 16 ans. La première des vacances qui avait tourné au cauchemar à cause d'un barbecue. A cette heure-ci, au moment où le jour tombait, j'étais sur le parking de l'hôpital. Je revois très exactement l'endroit... mon père venait de me dire qu'on allait être obligé de la greffer. Dans ma tête de petite fille, j'avais traduit ça par le fait qu'on devrait sûrement lui enlever un organe vital. C'est à ce moment seul que j'avais craqué après des heures à attendre la moindre nouvelle d'elle dans la salle d'attente pendant que mon père était à ses côtés, déjà dans le milieu stérile où elle allait passer le reste de son été. J'avais crié entre deux sanglots que moi je voulais bien lui donner tout ce qu'on pouvait prendre sur moi, que je lui donnerai tout. Mais qu'elle, il fallait qu'elle reste entière.
Pendant tout l'été, le seul lien que j'ai pu avoir avec elle s'est fait par caméras interposées et un combiné de téléphone. Chambres stériles obligent. Et un jour, après plusieurs semaines d'isolement... grâce au statut de médecin de mes parents, j'ai obtenu une dérogation spéciale pour une enfant de mon âge, dont l'accès dans ce service était strictement interdit... trop choquant... trop traumatisant. Je me souviens quand on m'a désinfectée de la tête aux pieds. Habillée avec des vêtements stériles verts. Qu'on m'a fait passer un interrogatoire pour savoir si j'étais vraiment sûre de vouloir la voir, de rentrer dans ce service si difficile. Quel plus grand cadeau pouvait-on nous faire même pour quelques minutes ?
Le plus drôle ce jour là, et symboliquement il y a tant à dire, nous nous sommes ruées sur les feutres pour nous "tatouer". C'est la première chose que l'on a faite après la longue séparation physique. Elle m'a marqué sur tout le corps des dessins et des écritures. Les bras, les jambes, le visage. Et moi j'ai bariolé ses pansements partout où je pouvais les atteindre sans lui faire mal. Nous nous sommes évidemment faite engueulée par les infirmières - à la mesure de ce que l'on peut crier sur deux sœurs qui ne se sont pas vues depuis si longtemps et dont l'une est en service de grands brûlés.
Ce souvenir vraiment symbolique nous est revenu en même temps il y a très peu de temps... Enfoui, le temps de le digérer, de l'analyser peut être.
Mon billet ne partait absolument pas sur ce sujet ! Je ne pensais même pas évoquer ce souvenir aujourd'hui... mais finalement, après avoir pleuré à chaque mot... je respire d'avoir évacué encore un peu de cette journée si particulière. D'ici quelques années... peut être j'en aurai fait le tour. Mais pas encore...
Et comme je le répète chaque année ou dès que je vois un barbecue. Attention à vous, attention à vos enfants. Par pitié, faites attention. Allez relire le billet que j'avais écrit l'an dernier à ce sujet... pour continuer encore et encore la prévention face à l'accident domestique qui fait le plus de dégâts l'été.
Par Leeloolène - 11 commentaires
Un petit chiffre tout rond pour ce billet ! Le 1100eme !
Je suis peut être la seule à me plaindre... mais le chaud s'en est allé... et j'ai été obligée de remettre une couverture au dessus de ma housse de couette. Ah qu'ils me plaisaient les 30° et plus ! La chaleur écrasante que tout le monde appelait "la canicule". Une petite semaine de vrai été tel que je le conçois... Depuis tant d'années, j'ai l'impression que nous n'avions pas eu de vraies bonnes chaleurs ! Mais dommage... la liesse populaire anti-chaleur l'a emporté. Pfff...
Alors histoire de me réchauffer un peu (j'exagère un peu, c'est mon côté marseillais qui ressort ;) mais, honnêtement, pour moi, en dessous de 25° il ne s'agit plus d'été... simplement d'un bon printemps), je me suis offert une petite théière ! Toute petite, minuscule ! La plus petite de ma collection. Qui ne remplit même pas un mug complet, mais que j'ai trouvée si joli. En solde chez Habitat, je n'ai pas pu résister. Pour 7€ j'aurai eu tort de me priver ! J'étais venue pour acheter une boîte en fer pour ranger mon thym... je suis repartie avec une théière ! Inversement, avec le thym que je ne sais toujours pas où ranger je pourrais faire des tisanes... c'est une manière un peu particulière de le stocker, mais pourquoi pas ! Je ne suis pas à ce genre d'originalité près.

En passant la souris sur l'image... vous verrez sa taille réelle :)
Je l'ai inaugurée en me faisant un petit thé à la menthe fraîche achetée sur le marché... 30 cts l'énorme botte. Une partie pour faire un méga taboulé... quelques feuilles pour mon thé... et le reste direct au congel. Je m'étais installée un matelas de sol en plein soleil sur le parquet, oreillers de rigueur, lunettes de soleil et le dernier Cornwell que je dévore depuis 3 jours. La tête pas dans les nuages mais avec vue directe sur les belles fleurs qui sortent de tous les côtés dans les jardinières ! C'est d'une beauté. Des pétunias dans des tons tout doux... des roses, des violets tendres, des blancs, des parmes... Des pois de senteurs violet soutenu, des blancs, des fuchsias... et des mufliers jaunes, oranges, rouges, blancs... Et tout ça uniquement à partir de graines récoltées ça et là, là haut à la montagne !! Un petit bout de jardin reconstitué sur quelques micros-mètres de rebords de fenêtres ! Ma petite nature de centre ville !

Ce décor campagnard semble plaire à des petites envahisseuses... des chenilles qui me bouffent toutes les feuilles des futures roses trémières ! Je préfère les laisser là et ne pas employer la manière forte... Déjà... quelle idée d'arriver jusqu'à un 4ème étage en plein centre ville ! Je ne sais pas si elles ont pris les escaliers où si elles ont été posées là par quelques papillons en début de saison, mais rien que pour l'exploit d'avoir trouvé le chemin et de chérir mon petit coin de verdure je les laisse vivre leur vie de chenilles... Et puis, dans quelques semaines, l'idée d'avoir de jolis papillons me ravit ! J'ai déjà le hamac et les lampions... Les guêpes et les abeilles qui butinent une bonne partie de la journée... il me reste juste les papillons et quelques cigales pour m'y croire vraiment vraiment !
dimanche, 5 juillet 2009
Par Leeloolène - 21 commentaires
Bon... mais alors... pourquoi un petit aller-retour de 1600 km dans la
journée. Parce que ce soir, c'est THE D DAY !! Le stade des Alpes nous
attend... accessoirement... nous sommes un peu plus de 27000 personnes
à avoir le même rendez-vous. Tonight, Johnny va allumer le feu et nous
avec ! Bon... d'accord il est passé il y a trois semaines à Nantes et
j'aurai pu faire 20 min de tram au lieu de 15 h de train, mais toute
seule ça n'est pas pareil qu'avec frérot et les copains. Alors, non, je
ne suis pas une fan absolue de Johnny, j'avais juste envie d'assister
une fois dans ma vie à un concert de lui... pour le côté mythique du
personnage. Pour ce chanteur qui restera quand même comme l'un des
plus grands rockers de l'histoire de la musique française... Celui qui
a déclenché les premières hystéries de fan dans les sixties. Et même
si,
comme je l'ai dit hier soir "le problème avec Johnny ce sont ses
amis"... Au
delà du prési-prince un peu trop copain-copain, on a vite
eu révélation de ce que je disais avec l'invité en première
partie de sa tournée d'adieux.... Christophe Mahé... hmmm... alors
personnellement je ne sais toujours pas si c'est quelqu'un qui a gagné
la Star Ac ou un autre télé-crochet.... mais j'avoue avoir pas mal
boycotté cette partie du spectacle. Parce que bon... déjà les premières
parties, c'est bien sympa mais on a payé pour un chanteur en
particulier pas forcément pour un autre (bien qu'on puisse découvrir
parfois quelques perles)... mais la voix sur-aigüe à l'exacte opposée
de la voix bien virile de Johnny ça dénotait un peu. Enfin... il
faut aussi laisser sa chance aux petits jeunes paraît-il !

Donc... Johnny... eh bien... aux abords du stade j'ai été assez
déçue. Je m'attendais à des amas de Harley et de grands tatoués portant
des tee-shirt avec un aigle et un loup sur fond de montagne avec la lune qui se lève au loin...
ben non... merde alors, moi je suis venue pour ça ! Pour l'étude
sociologique autour de Johnny ! Ils sont où les vrais fans de la première heure ??? Ah ben
oui... ils ont du camper là cette nuit et rentrer dans le stade à l'ouverture des
portes à 17h !
La scène est absolument phénoménale... et c'est là une vision
professionnelle de la chose... moi qui ai l'habitude de côtoyer le
monde du spectacle, de la télé, des techniciens son et vidéo je suis fascinée par le dispositif
!! Un mur d'enceinte de plusieurs dizaines de mètres de haut... des
écrans géants articulés par des robots... Côté plus spectaculaire
"grand public", un aigle géant domine le stade (je dirais bien 40
mètres d'envergure), lui même encadré par des totems de femmes-aigles
de plusieurs dizaines de mètres de haut. Je suis venue pour ça. Pour le
spectacle de scène, le côté grand show. Je suis servie ! Et pourtant, je n'ai
encore rien vu ! Les flammes, les feus d'artifice et les éclairages.
Mon dieu les éclairages ! J'aimerai bien voir la console d'effets... et passer en régie !
Ce n'est pas tout ça, mais on est quand même venu pour entendre
Johnny... pas seulement s'ébahir devant la scène !! Le spectacle est
censé commencer à 19h... il est 21h et on attend toujours ! Il fait
bien plus de 30°, comme ailleurs en France... tout le monde est
en nage sous le soleil, bien collés-serrés sur la pelouse, les secours
interviennent plusieurs fois pour dégager des gens qui s'évanouissent.
Une nana fend la foule vers l'issue de sortie... elle n'a pas le temps
d'atteindre l'extérieur et dégueule tripes et boyaux sur une pauvre
dame... à 1 mètre de moi ! Ouf !! Pour le coup je suis bien heureuse
d'avoir joué des coudes et poussé un peu pour être encore plus proche
de la scène ! Je suis
étonnée par le public. Une quantité incroyable de filles de mon âge.
Des filles partout qui hurlent pour faire arriver Johnny... Je ne
pensais pas qu'un vieux crooner pouvait mettre des nanas en transe
comme ça ! Quand il était jeune et beau pourquoi pas... mais là, les
filles, il a l'âge d'être votre grand père ! Et sa femme l'âge d'être votre copine... c'est peut être pour ça en fait ! C'est une notion un peu trop complexe pour la vieux-jeu que je suis sûrement...

Enfin, il arrive ! Pas trop tôt il est 21h30 quand même ! Et avec l'un
de ses tubes mythiques absolu !! Quoi ma gueule, qu'est ce qu'elle a ma
gueule. Ta gueule je sais pas... mais alors ta voix !!! C'est autre
chose que Christophe Mahé dont on entendait seulement les instrus !! La
voix de Johnny surpasse tout, pénètre dans chaque petit recoin. Une
puissance que j'imaginais bien, mais là... wawouu ça décoiffe ! Je vous
épargne le récit en détail du concert... les 2h45 non-stop de grand
grand show ! Pas une pause... rien... il enchaîne le papy !! Et avec la
chaleur qu'il fait, c'est un sacré exploit !! Les 2 litres de sueur de
Bernard Frédéric sont loin... je pense qu'on est au double ce soir !
Grâce à l'ingéniosité d'une partie de la scène pivotante, Johnny
s'installe pour quelques morceaux au centre de la pelouse. Il est à 5
mètres de moi pendant quelques instants. C'est d'ailleurs à ce
moment-là que j'ai du perdre 2, 3 db aux oreilles. Pas à cause de la
musique, non non, ça c'est supportable. Juste les cris hystériques du groupe de nanas
derrière moi. Limite si elles ne lui lancent pas leur tee-shirt. Feux d'artifices succèdent à enflammement de scène...
pluie de confettis et jeux de lumière à perdre la tête. Je me déhanche sur Tenessee. Je me balance sur Les portes du pénitencier. Je hurle tout ce que j'ai dans le ventre sur Que je t'aime, expiation qui fait
sacrément du bien ! J'ai une pointe d'émotion quand il dit adieu en chanson sur la très belle "Et maintenant"...
Il est bien plus de minuit quand la scène s'éteint. Sacré spectacle au sens strict du terme ! Johnny on aime ou on aime pas... Le personnage est ce qu'il est... mais l'exploit scénique n'est pas discutable !
Bon et puis parce que quand même évidemment il y en avait quelques un de "johnny", une petite photo bien typique. Il manque juste la Harley garée dehors...

Et puis promis, au prochain billet je redeviens la vraie Leeloolène... parce qu'entre Mickaël et Johnny... je sens que certains vont se demander ce que j'ai bien pu boire ces derniers temps :)
jeudi, 2 juillet 2009
Par Leeloolène - 8 commentaires
Petite traversée expresse de la France sur la journée...
Nantes-Grenoble-Nantes.
Train de nuit du grand ouest au grand est. Inondations, voie affaissée et donc bordel
ambiant tel que je les aime. A ne pas trop savoir si le train
va pouvoir partir, l'attente d'une voie qui va se libérer ou pas, et
surtout
l'extrême professionnalisme du chef de train. Passé 5 fois dans chaque
couchette pour s'assurer que nous n'avions pas trop froid, pas trop
chaud, que
l'on ne s'inquiète surtout pas, qu'il éteindrait la clim deux fois dans
la nuit, juste le temps qu'il ne fasse pas trop froid et pas trop
chaud, il y veillerait, et que demain matin sur le quai il nous
accompagnerait dans les correspondances compliquées, et que si on
voulait de l'eau il pouvait nous en apporter. Limite s'il n'a pas bordé chacun des passagers ! Il y a quand même une
grosse conne qui a osé lui hurler dessus que c'était intolérable d'attendre en gare de Nantes et
qu'en plus sa couchette n'était pas confortable. Mais grognasse !! On
t'a dit que la voie elle est cassée, l'eau elle a tout emporté et tu
n'auras pas une minute de retard à l'arrivée, on rattrapera les 1h30 de
retard dans la nuit ! C'est comme les gens qui klaxonnent dans les
embouteillages
causés par des accidents sur la route et qui imaginent que les pompiers
font vraiment exprès de bloquer les voitures et que klaxonner va
sûrement améliorer et accélérer les choses. La bêtise humaine en boîte.
Des gens pareils j'ai envie de les jeter hors du train... j'avais honte
et pitié pour ce pauvre agent tellement attentionné et plein de
gentillesse qui avait tout fait (et parfaitement bien) pour nous
informer à chaque minute de l'évolution des inondations et se
préoccupait de chacun des passagers au cours de ses nombreux passages. Que l'on ne s'étonne pas que très vite les agents ne communiquent plus avec les passagers si c'est pour se faire insulter de la sorte malgré toute la bonne volonté dont ils font preuve au début !
Bonne nuit de dodo comme je les aime. Bercée par le roulis du train. A
Lyon, je fais une petite pirouette de trajet histoire de chopper ma
correspondance... j'attrape un tram entre les deux gares plutôt que d'y aller en
train. Me voilà dans Lyon, et
comble des hasards passant devant ma mairie de naissance. Ça m'a fait
tout bizarre d'entendre au haut-parleur "prochain arrêt mairie du
3ème". C'est quelque
chose que j'écris depuis 28 ans sur tous les papiers officiels, mais
sans que cela n'ai aucune signification de lieu ou de souvenir pour moi
! Je sais désormais à quoi le quartier ressemble... et je visualiserai
un peu mieux de quoi je parle quand je remplirai les champs "lieu de
naissance".
Cette photo c'est spéciale dédicace à Floh qui saura pourquoi ;)
Je débarque à Grenoble, toute fière de mon
frérot tout juste diplômé en architecture. Demain, il livre son premier
chantier (il n'attend pas hein ! En plus d'avoir gagné un concours
national d'archi cette année, il a déjà des clients ! *mode fière fière
fière* ) et comme d'hab dans le bâtiment un prestataire lui a fait faux
bond (beaucoup n'ont de professionnel que l'insertion du nom de leur
entreprise dans les pages jaunes...) Ça tombe plutôt bien que je sois
là... ça va me prendre 20 minutes de dépanner le chantier, il s'agit
pile poile
de mon cœur de métier. Je lui enlève une sacrée épine du pied et moi ça
me fait marrer de bosser dans un contexte et un milieu si différent du
mien ! On revient sur le chantier (qui n'en a d'ailleurs plus le nom
tellement tout est beau) plusieurs fois dans la journée pour finaliser des petits détails. J'adore ça !
Ça m'éclate !
Je profite de ma journée de "vacances" pour aller m'acheter des lunettes. C'est impératif depuis que je me suis assise sur les miennes. Je fais tourner mon frère en bourrique...
la vendeuse abandonne avant lui. Il faut dire qu'en la matière je suis
une archi-chieuse. Inversement les lunettes de soleil ne quittent
jamais mes yeux hiver comme été au moindre rayon de soleil, donc je suis plus qu'exigeante en la matière. Je ne
veux pas que l'on voit mes yeux à travers (pour pouvoir détourner le
regard à certaines occasions), je dois avoir des protections maximales
à cause de mon accident à l'eau de javel, des modèles sport car elles
doivent tenir en toutes circonstances (et surtout essentiellement dans
les sports extrêmes), je ne veux que du plastique car je les garde dans
l'eau et sous l'eau quand je suis à la plage, sur un bateau, en canyoning ou
ailleurs... Au bout de plus d'une heure et d'environ 40 essayages, je repars avec de magnifiques Oakley... et une
interdiction définitive, j'imagine, de redemander à mon frère de
m'aider dans mon choix de lunettes...
Il fait une sacrée chaleur, mais ça me convient bien, moi l'animal
tropical qui revis au delà de 30°... Histoire de se rafraichir, on
s'offre une glace artisanale... je n'en reviens pas devant la carte.
J'écarquille les yeux... Non ce ne sont pas mes nouvelles lunettes ! Je vois deux parfums d'une rareté absolue.
Corrosol et goyave !! Deux fruits antillais dont même en Guadeloupe on a
du mal à trouver du sorbet (pour le corossol surtout, ce gros fruit vert
plein de piquants extérieurs et à la chaire blanche (Anne, extérieurement ça ressemble à du durian, mais
le goût n'a strictement rien à voir)). Petite je me revois parcourant le morne pour en ramasser et en faire des sorbets pour toute la famille ! En trouver de ce côté-ci de l'Atlantique est juste incroyable !! Et en plus c'est d'un délice plus
qu'absolu un vrai sorbet, pas trop sucré, exactement ce que j'aime !!! Rien que pour ça je n'aurai pas hésité une seconde pour faire mes 17 heures de train...
Mais ce n'est pas vraiment pour des glaces que je suis venue... plutôt
pour l'exact inverse. Pour le feu ! Le feu que Johnny va allumer d'ici
peu. Il est l'heure de rejoindre la pelouse du stade des Alpes... Ce soir, c'est concert de Johnny Hallyday ! (enfin, c'était hier soir hein ;) ) Je vous raconte demain !

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