Si tôt l’herbe tondue… on se précipite dans la grange pour sortir la table de jardin, les transats, les chaises longues… Les vieilles maisons de montagne sont construites avec des murs tellement épais pour retenir la chaleur l’hiver… que la température en été y est bien 5 ou 6° en dessous par rapport à l'extérieur ! Avec le vent d’Autan arrivant tout droit du désert qui souffle à très fortes bourrasques, on choisit sans se concerter les 30° extérieurs plutôt que le froid intérieur !
On a prévu des magrets et des aiguillettes de canard. J’improvise un âtre à même le sol dans le jardin à défaut de (re)trouver un barbecue. Je cours de la grange à bois à mon barbecue improvisé. Du petit bois, des pommes de pin, quelques gros morceaux. Le feu crépite déjà… On sort évidemment du bon rhum, des citrons verts et du sucre. Ti punch incontournable. C’est l’heure de l’apéro avec de la saucisse de foie, de la tapenade de chez ma grand-mère, quelques douceurs portugaises et un vino verde arrivé tout droit du Portugal. Les débats ne volent pas haut mais qu’est ce qu’on rigole ! Le village n’entend que nous tellement nous rions de tous nos corps. Le jour tombe. Le ciel rougeoie au loin dans la vallée. Et le vent toujours aussi chaud souffle, souffle. Complètement cabourd ce vent ! Il est connu pour rendre fou. Je ne sais pas si c’est le rhum, le vino verde ou tout simplement la joie d’être là, tous ensemble entre amis, en avant-goût des longues soirées d’été. En tout cas, folle de joie, je peux difficilement l’être plus.
L’heure est venue d’allumer mes lampions, le petit must de la soirée. Telle une gamine devant un sapin de Noël, je suis toute excitée de les accrocher çà et là dans les rosiers, à une branche d’acacia, à un clou sur la façade de pierres. C'est là mon petit bonheur supplémentaire. Je trouve cela tellement synonyme de soirées d’été entre amis… Et au fond c’est exactement cela ce soir ! Pour la peine nous allumons des petites bougies un peu partout. Les magrets sont cuits à la perfection, je cours vers la maison pour égoutter les pommes de terre. En montant les escaliers quatre à quatre, j’ai le cœur qui bat la chamade tant je suis heureuse de cette soirée, je me fais la réflexion intérieurement qu’il y a longtemps que je n’avais pas eu tant de bonheurs sur une seule journée. Je souris, j’ai envie de hurler ma joie.
En dessert nous avons droit à des gariguettes comme j’avais rarement mangé. Leur taille minuscule est inversement proportionnelle au parfum incroyable qu’elles dégagent. La soirée s’allonge au son des éclats de rire… des bougies qu’on rallume à cause des bourrasques… Puis nous rejoignons tous nos lits, je mets longtemps à m'endormir tant j'ai envie de profiter de chaque seconde de ce week end... Je dormirai très peu tant l'une de mes amies a des quintes de toux toute la nuit. Je revis par elle, la période de ma coqueluche. Brrr... j'en fait plusieurs rêves éveillés dans la nuit. Au petit matin, je me faufile tout doucement hors des chambres pour ne réveiller personne et courrir dans le jardin continuer mon jardinage.
Tous les repas du week end :du petit déjeuner au dîner nous les prendrons dehors dans le jardin. On s’invite à prendre l’apéro chez ma tante sous la pergola recouverte de glycine et de vigne… On avale un saladier complet de cerises. Les premières de l’année, un autre petit bonheur d’été inestimable.
On installe avec ma sœur un cinéma en plein air… Au programme les deux derniers épisodes de la saison 5 de Desperate Housewives. Il y a tant de soleil qu’on installe le PC dans la grange, les transat au soleil. On crie plusieurs fois hallucinées devant le dénouement de la saison. Devant tant de cris, Beau Frère se joint à nous pour voir ce qui nous met dans ces états… Pour se remettre de nos émotions je concocte un petit thé à la menthe du jardin.
Le week end s’entrecoupera comme je vous le racontais plus tôt de séances de rafting, de jardinage, de promenades, de bonjour-bonjour à tous les amis/famille du village. Mais dimanche soir arrive à grand pas. Et je dois prendre la route du retour vers mon Grand Nord comme j’aime dire quand je quitte là-bas. Route vers Toulouse. Dans la voiture on écoute l’Afrique Enchantée spéciale Gabon. Forcément il en fallait peu pour nous mettre encore plus en joie avec ma sœur. Il n'y a pas à dire, nous avons quelques restes vraiment ancrés très profonds en nous de cette époque… les expressions, les chansons, la manière de parler… Le mimétisme revient vite.
J’ai trois trains devant moi… et pas moins de 16h de trajet ! Je suis encore trempée du rafting, les cheveux dégoulinant quand je monte dans le train à Toulouse. Pour m’éviter l’habituelle attente de Montpellier, je descends en cours de route… Deux heures de pause dans la famille plutôt que dans une gare anonyme. Un repas de rêve m’attend chez ma tante. Quelques sardines grillées au barbecue en entrée… puis mon plat absolu préféré de la terre de l’univers que ma grand-mère m’a mijoté (des petits farcis)… Ma tante partage la même passion du jardinage que moi, alors nous faisons deux fois le tour du jardin pour me montrer les dernières plantations, les étendues de framboisiers, le figuier croulant sous les fruits, les rosiers de milles couleurs, la verveine que j’imagine déjà en tisane, les oliviers, les étendues de fleurs. C’est tellement beau et fantastique. Je ré-enfile mon maillot pour faire un plouf dans la piscine, histoire de me décrasser avant la suite du trajet, quelques longueurs rapides sous le soleil couchant. Il est déjà l’heure du deuxième train. Je suis à nouveau trempée de la piscine cette fois. Direction Montpellier… puis changement de train pour récupérer le train de nuit vers Nantes. J’ai pris le billet la veille au soir donc je dois me contenter d’un siège inclinable… Ce n’est pas ce qui m’empêche de dormir, loin de là, je peux dormir n’importe où n’importe quand… mais plutôt les trois jacqueteuses qui refont le monde toute la nuit devant moi. Je suis réveillée plusieurs fois puisqu'elles descendent fumer des clopes à chaque faux-arrêt (j'avoue être totalement intolérante sur les gens incapables de faire un trajet sans sortir prendre leur dose de nicotine). Le train s'immobilise dans les mêmes gares où je me suis arrêtée respectivement 3 heures et 5 heures plus tôt. Arrêts de service... voilà pourquoi je fais systématiquement ce détour crétin via Montpellier, pour revenir sur mes pas quelques heures plus tard !
Je quitte le Sud… ceux que j’aime, les endroits que j’aime… route vers là où j’ai si peu d’attache et de plus en plus d’interrogations à savoir ce que j’y fais. Mais j’ai le cœur empli de bonheur et de joie d’une si grandiose parenthèse enchantée.
Allez... rassurez-moi, nous sommes combien ce soir à faire la même chose ?
En tout cas... chez moi, présentement... ça ressemble à ça.
J'étais plutôt découragée... car après trois appels aux impôts... autant de personnes m'avaient donné des conseils opposés et des méthodes de calcul tout aussi différentes. A priori, je viens de trouver le bon moyen de remplir ma déclaration. Parce qu'entre le statut journaliste (ça, ça reste facile)... les intérêts de prêts immobiliers à déduire... mais avec un prêt signé en novembre, donc décalé par rapport aux années civiles... C'était loin d'être limpide !
L’objectif du week end… en plus de faire du rafting et de resprirer le grand air, était surtout de jardiner un peu et préparer le jardin pour cet été. J'avais très envie de redonner visage humain au terrain, et mettre un peu les mains dans la terre !
Et dans le genre, grosse mission… il n’y a rien de tel ! Deux jardins laissés en friche une bonne partie de l’année, qui plus est avec la quantité de neige et de pluie depuis cet hiver, inutile de dire que les sols détrempés ont offert le meilleur des terreaux aux mauvaises herbes.
Comme d’habitude, quand j’y reviens après de longues périodes d’absence, l’herbe mesure plus d’un mètre. Les orties dépassent de tous les côtés, les mauvaises herbes envahissent tout… et cette année, une invasion de cigüe, ces grandes herbes folles aux belles fleurs blanches… Autant dire qu’il ne va pas falloir m’ennuyer dans les mois à venir ! J’ai fait quelques réserves de poison !! Eheh !!
Meilleur remède à l’invasion sauvage… la débroussailleuse. Pantalon long, masque protecteur et lunettes. Place au combat contre les broussailles ! Autant dire tout de suite que je l’ai emporté haut la main, prenant un malin plaisir à décapiter les orties ! Et tant pis pour la soupe… Les orties ce n’est pas ce qu’il manque dans le coin. On aura l'occasion d'en cueillir pour la cuisine. L’objectif à ce stade est surtout d’avoir un jardin propre... ressemblant moins à une jungle ! Je termine le débrousaillage de devant entamé à la tondeuse par Beau-Frère... mais stoppé dans son élan par un guidon récalcitrant.
Deuxième mission… accomplie tout au long du week end, au réveil pendant que toute la maison dormait encore, entre deux repas, deux thés, deux goûters : le désherbage des plates bandes, des bacs de fleurs que je fais revivre depuis trois ans et de la pelouse envahie de « carottes sauvages ». L’objectif était de préparer la terre à recevoir quelques graines achetées pour l’occasion. Roses trémières, fleurs bleues (un mélange qui m’a inspirée) et mufliers. J'ai répandu à la volée mes petites graines… On verra bien ce qui prendra et arrivera à floraison ! Je ne suis malheureusement pas là assez souvent pour entretenir tout cela... En tout cas, j’ai arraché tellement de « carottes sauvages » et de mauvaises herbes que le monticule de déchets à la fin du week end dépassait la hauteur du muret ! Le tas fera du compost d’ici quelques mois.
Place ensuite aux plantations. L’an dernier des amis m’avaient offert un rosier grimpant… mais je n’avais pas eu le temps de le mettre en terre… Et surtout eu l’occasion de me concerter avec la famille pour décider de l’endroit où le planter. Pioche, pelle, un grand trou… et zou, le joli rosier en terre. Même cause, mêmes effets… la glycine qui végétait depuis deux ans dans son pot trop petit prend racine désormais en place de l’ancienne vigne vierge. Je rêve déjà du jour où elle courra sur la façade de la grange.
Dans le petit jardin de derrière, belle récompense. Les maudits lières contre lesquels j'ai lutté l'été dernier pendant un mois complet sont bel et bien morts ! VICTOIRE !! Je vous assure que ce n'était pas gagné. Quinze ans qu'ils poussaient tout seul envahissant peu à peu les murs. Des troncs de 50 cm de large dont je suis venue à bout. Il faudra que je vous raconte ça un jour !! Une dizaine de remorques de déchets tant j'ai arraché de lianes, de troncs, de feuilles, tout ça à la force des bras. Je dégage mes pieds de framboises, cassis et groseilles… Malheureusement ce n’est clairement pas encore cette année que j’aurai des fruits tant ils ont été etouffés par les broussailles. En désherbant autour des plans de fruits rouges, je trouve une pomme pourrie avec des graines germées ! !Hophop... elle rejoint une petite boîte que je ramène à N@ntes pour cultiver quelques bébés pommiers en appartement.
Un œil au jasmin qui végète dans un coin… je le dégage aussi. Qui sait si ça lui donnera des idées de s'épanouir ! Le souci de mes plantations est qu’elles se font souvent ratiboiser par les débroussailleurs qui passent par là pour tenir le jardin un peu propre. J’ai beau avoir entouré chaque plan de cailloux pour délimiter ce qui est fragile… il faudra peut être que je les protège de bois hauts pour leur éviter d’être rasées tous les six mois !
Et… jamais rassasiée de quoique ce soit... et comme ils s’occupent souvent de notre jardin en notre absence… je me suis attelée à celui des voisins en tondant leur pelouse… histoire qu’ils trouvent une belle maison quand ils viendront la semaine prochaine.
Bon et puis maintenant je peux l’avouer (il y a prescription non ?)… au moment où ma sœur m’engueulait en criant que l’on était en retard pour le rafting… ce à quoi j'avais répondu que j'étais déjà partie au bas du village... j’étais secrètement entrain d’épandre des brassées de graines de gazon dans le jardin de devant… Du gazon de green de golf. Pas forcémment adapté à un jardin plus ou moins en friche, mais j’avais eu ça en cadeau d’un client il y a quelques années. Et si ça peut regarnir un peu la pelouse trouée de toute part par de maudites taupes… ce sera pas mal du tout pour les futures siestes dans l’herbe ! Et ça franchement... ça vaut le coup de prendre quelques minutes avant de fermer la maison non ?! Et de courir après la voiture ensuite ?!
Autant vous dire qu'entre les eaux vives et tout ce jardinage en si peu de temps... je ne pouvais être que béate de joie !! Mais attendez demain que je vous raconte le reste... C'est fou ce que l'on peut faire en quatre jours... Et combien cela représente pour moi des parenthèses enchantées de grands bonheurs...
Pour se remettre des descentes en rafting... et puisque je vois bien
que plusieurs d'entre vous ne partagent pas complètement ma frénésie
sportive, je vous propose une petite pause thé à l'ombre de l'acacia...
Malheureusement, il n'est pas encore en fleur et seule l'odeur des roses embaume l'air. A haute altitude, les
arbres ont environ un mois et demi de retard avec la vallée. Mais le
vent d'autan souffle à fortes bourrasques chaudes. Je viens de cueillir
de la bonne menthe fraîche tout juste sortie de terre. Il faut dire que
la neige a fondu il n'y a pas si longtemps que ça... Je mélange quelques feuilles d'un vert tendre magnifique avec du thé vert... l'odeur est incroyable !
Je vous laisse vous assoir... il y aura de la place pour tout le
monde. Posez-vous dans les transat, les pieds sur le petit mur et regardez la montagne qui s'étend devant vous ! J'arrive avec les petits gâteaux ! Ca vous va mieux ce programme ?!
[Edit] : Je reviens de la boulangerie. La meilleure de la ville... et j'ai ramené quelques cookies comme promis ! Encore tellement chauds qu'on a du les séparer entre eux. Le chocolat fond... la pâte est moelleuse... et jamais de ma vie je n'ai mangé si bons cookies ! Nulle part... Etats Unis et Angleterre compris ! (Et pour les ceusses qui préfèrent le salé, j'ai de la saucisse de foie aussi dans mes bagages !)
Il est des week end qui s'annoncent bien... parce qu'ils durent 4 jours... parce qu'ils vous mènent là où vous aimez être... parce qu'ils vous promettent de voir les gens que vous aimez... parce que vous êtes d'humeur joyeuse, légère et enjouée... parce que vous avez deux ou trois idées de ce que vous allez faire... et la suite s'organisera toute seule, à l'envie. Mais, ce que vous ne savez pas avant de les vivre, c'est que ces week end là, vont être encore plus que tout ça. Encore mieux que tout ce que vous auriez pu imaginer ! Et ce week end c'était exactement ça. En mieux encore.
Je pourrais raconter des pages et des pages de tout ce que j'ai fait... mais je vais juste commencer par le côté sportif du week end... Histoire de ne pas pondre un billet de plusieurs kilomètres !
Sportif... ça c'est le maître mot d'un bon week-end tel que je le conçois ! Le grand air comme terrain de jeu. Et l'objectif de se donner à fond, comme récompense au corps qui s'engourdit tant de rester toute la semaine devant un ordinateur.
Ça a commencé par une vingtaine de kilomètres en vélo le long du Canal du Midi... à chanter à tue-tête, à se retourner sur tous les beaux gosses que compte la ville de Toulouse (et je vous assure qu'elle en compte... ou peut être plus encore le long du Canal un jour férié). Nous avions loué des Vélos Toulouse et on a pédalé comme des dératés jusqu'à plus soif. Soif, justement... c'est quand nous avons tous eu une envie irrésistible de manger et de boire que l'on a décidé de trouver une guinguette ouverte et servant encore à 16h30 passés... Ca ne nous arrive pas souvent... mais devant l'odieux service et la mauvaise humeur de la serveuse, nous avons commandé et nous sommes levés en quittant les lieux tant l'accueil était mauvais ! Cette grognasse n'allait pas nous gâcher ce bon moment. On a trouvé une supérette ouverte malgré le jour férié, une boulangerie bien sympathique... et à nous le pique-nique tardif en bord de Canal à base de fromage, jambon, bonbons haribo, tomates, tapenade et bon pain...
Le lendemain, j'ai pris la route de ma montagne avec une ribambelle de copains de copains de copines. Journée rafting. Yeaaah ! Ca c'était bien ce qui me démangeait le plus depuis quelques jours. L'idée d'aller forcer un peu sur mes bras pour descendre les torrents agités par la fonte des neiges. L'eau glaciale de la montagne arrivant directement des sommets enneigés. Les rapides tumultueux. Et tout ce à quoi je n'avais pas pensé : les acacias en fleur tout le long du parcours dégageant une odeur envoutante, le vent d'autan tellement chaud, l'émotion de voir ma montagne de tout en bas, sous sa plus belle face, ses falaises à pic. Que c'était beau... et bon... et vivifiant.
Pas du tout rassasiée, j'ai remis ça hier, embarquant Soeurette / Beau-Frère et Cousin dans ma frénésie d'affronter un peu les eaux vives. Descente... un peu plus mouvementée puisque je me suis renversée avec le raft en passant un seuil. C'est ça d'embarquer quelqu'un qui confond gauche et droite ! Eheheh ! Inversement... la crise de rire en valait bien la peine ! Et puis quitte à être passés à l'eau dans la machine à laver du rapide... nous avons enchainé sur un saut depuis un grand pont... et puis... parce que le raft à deux, c'est sympa, mais que je cherche toujours à multiplier les expériences sportives... j'ai fait de l'œil au guide qui m'a passé son kayak mono-place pour finir la descente - exactement comme ceux des Jeux Olympiques sur lesquels je rêve à chaque fois. Ceux pas plus longs que les jambes et qui glissent dans les vagues et les remous. Eh bien, j'ai kiffé complètement. La sensation de glisse est absolument géniale... et la sensibilité extrême du coup de rame donne vraiment envie d'approfondir la technique. J'ai fini par couler sur la dernière ligne droite... n'ayant pas de "jupe" pour empêcher l'eau de rentrer dans les remous du torrent (ces kayak là ne sont pas auto-vidant)... Et à la fois... être "sauvée" des eaux tumultueuses par un raft qui passait par là, c'est plutôt pas mal du tout. Heureusement que l'eau était glaciale d'ailleurs parce que... hmmm... enfin... bon...
Toute cette eau vive m'a sacrément donné envie d'aller faire un peu de canyoning dans un coin que j'adore... mais une heure plus tard j'avais mon train de retour... et nous avions une heure de route avant la gare... Timing serré donc... ce sera pour une autre fois ! Mais j'aurai bien aimé tirer encore plus sur les muscles... quand je commence, je ne peux plus m'arrêter...
Demain je vous parle de tout le reste... la version non-sportive du week end pour les ceusses qui préfèrent le farniente... encore qu'il va falloir que je me creuse un peu la tête, car j'ai quand même pas mal gambadé, bougé, courru, bricolé, jardiné, débroussaillé... Ca se saurait si j'aimais me poser à ne rien faire, surtout quand je suis là-haut ! :)
[Sorry... pas de photo de montagne... je n'avais pas mon appareil sur l'eau... j'en trouverai dans mes archives, lors d'autres descentes !]
La gare est étrangement calme. Il règne une douce atmosphère d'attente. Les trains ne circulent plus vraiment ou
en tout cas avec plusieurs heures de retard. Les voies sont vides de
leurs
trains, les gens tranquillement installés par terre, à lire, à papoter,
à réviser des cours. Sur des sièges, sur des bancs... C'est marrant cette
léthargie ambiante un soir de grands départs. Comme si le temps était
arrêté en attendant que...
en attendant de voir une voie s'afficher, l'annonce d'une heure
approximative de départ, un trafic revenu à la normale. Les gens sont calmes et compréhensifs... A la fois, c'est le début d'un week end qui débute un mercredi soir. Deux jours de plus de farniente... personne ne semble à deux heures près.
Il n'est pas encore tout à fait demain. Et je fais comme tout le
monde - 30 000 personnes environ sur la ligne. Je vais attendre mon train en correspondance en me trouvant un
petit bout de marche d'escalier pour m'installer. Je viens de
terminer La
Séparation dans le premier train, celui qui longe toute la côte
Atlantique... La lente agonie d'un couple que plus rien n'attache.
L'infidélité au cœur des lignes et la lente séparation des corps, des
biens... du couple qui au final se résume à deux individus que plus rien ne
relie. Au moment où le train entrait en gare de Bordeaux, je
fermais le livre avec le cœur gros, relisant plusieurs fois la dernière
page. Et
évidemment ce sentiment de déjà vécu... même si les mots écrits noir
sur blanc font peut être moins mal que ceux qui n'ont jamais existé, jamais été prononcés.
Ce que j'aime dans ces aléas des voyages c'est le rapprochement des
gens, qui échangent sur les éventuelles correspondances, l'origine de
l'incident, le meilleur filon pour changer de train et attraper tout de
même la correspondance. Sur la marche de l'escalier où j'ai trouvé
refuge pour attendre, nous sommes une dizaine. J'ai laissé les mots
difficiles de la rupture pour d'autres moins drôles encore d'Une minute
de Silence, la douleur de l'inachèvement sur les bords de la Baltique... si j'en crois la
quatrième de couverture. Je pactise avec mon voisin de marche qui a sorti un
bouquin sur la thermodynamique. Il émerge quelques instants de ses
lignes de calcul pour me demander si "Le train pour Hendaye aura aussi
du retard ?". 1h30 pour le mien. 20 minutes pour le sien. Finalement, un quart d'heure plus tard, nous nous retrouverons quand même sur le même quai et dans le même
train même si nous allons à deux opposés du Sud Ouest. Un sourire complice sur le quai. C'est toujours plaisant.
Minuit bientôt, et place à une réunion improvisée et urgente par téléphone. Ca dure presque le temps du trajet entre Bordeaux et Toulouse. Il n'y a pas d'heure pour rattraper le temps qui file vraiment trop vite en ce mois de mai. Le train aussi file. Et moi avec... Il est 2h17, je viens d'arriver. Je poste ce billet rapidement avant de plonger sous la couette. Hier j'ai fait la fête jusqu'à pas d'heure... et j'ai quelques heures de sommeil à récupérer.
Je travaille dans un milieu d'hommes... j’en ai déjà parlé à plusieurs reprises ici. Je suis souvent la seule fille au milieu de dizaines de mecs. Au bout de huit ans… autant dire que j’en ai entendu des vertes et des pas mûres. Mes oreilles sont vraiment habituées aux discours les plus salaces, aux blagues potaches, au vocabulaire à la limite du correct quand ils parlent de filles, à toutes les blagues inimaginables, aux f@nt@smes les plus osés… En la matière, je suis blindée ! Mais jamais ô grand jamais, pas une seule fois, toute ma bande de mecs n’a eu la moindre réaction matcho à mon égard ou à l’égard d’aucune fille. Évidemment, ils provoquent souvent en envoyant des pics sur le ton de la plaisanterie… mais toujours nous conservons une relation d’égal à égal entre hommes et femmes.
Dernièrement, à l’occasion de différentes formations, j’ai eu à côtoyer des corps de métiers complètement à l’opposé du mien… Disons tout simplement, monsieur et madame tout le monde, le français moyen de base, qui, je l’avoue… j’ai peu l’occasion de côtoyer au quotidien… Et là… là… ce que j’ai entendu… je n’ai pas pu !! J’en suis encore choquée plusieurs mois après, et je ressors l’exemple plusieurs fois par semaine, tant je ne m’en remets pas.
J'étais donc en formation dans un groupe hétéroclite mixte d’une dizaine de personnes. Après quelques notions théoriques, place à un atelier pratique. L'exemple était simple. La consigne on ne peut plus claire : "mettez vous dans la peau d'un concurrent du Paris Dakar et évaluez le temps exact des actions suivantes pour changer une roue". L'ensemble des actions était listé et il suffisait de noter un temps moyen au bout de chaque ligne. Pas du tout question de mettre les mains dans le cambouis. Il s'agissait d'un EXEMPLE...
Et là... à ma plus grande surprise, j’ai entendu une protestation unanime et instantanée des 5 filles du groupe. "QUOI ?? Changer une roue ?? Ah non, ça je sais pas faire ! Ca va pas ! C’est un truc d’hommes". "Ah ben moi c'est facile quand je crève, j'appelle mon mari !!" "Si je dois changer une roue, j’arrête un homme qui passe et il le fait pour moi. Déjà que je ne sais pas changer le liquide lave-vitre". J'ai cru rêver. Toutes unanimes. En chœur ! J’en ai gardé mon stylo en lévitation pendant de longues secondes tellement je pensais à une blague. J’ai écarquillé grand les yeux… tellement dépassée par les réactions des filles que j’avais devant moi. Comment à l’unanimité, des nanas... peuvent elle s'abaisser autant ? Pour un exercice sur le PAPIER. Je n'ose imaginer en situation réelle...
J’avais tellement honte ! Anéantie pour toutes ces grandes femmes qui se sont battues pour l’égalité des sexes et la libération féminine. Et là… des cadres. Des nanas épanouies donc (ou à priori en tout cas)… qui se réfugient dans un costume de faibles, de misogynie poussée à l’extrême. Et pas par des hommes non. Par des femmes elles-mêmes. Qui s’auto-enferment dans un carcan sexiste.
Et donc forcément… plus rien ne m’étonne depuis cet épisode, quand j’entends dans d’autres groupes de travail des propos d’un machisme dont je ne soupçonnais même plus l’existence aujourd’hui ! Je passe sur les exemples emplis de mépris mais donnés sur un tel ton naturel, que personne ne lève l'oeil et dont je semble être la seule que cela froisse (ou même remarque) : "Madame quand vous faites les courses". "Messieurs quand vous regardez le match". "Bon, là je vais faire un graphique avec des chiffres, pardon mesdames, je sais que les maths et vous, ça fait deux". Non, vraiment je pensais à des clichés dépassés et d’un autre âge… mais à croire que je vis dans un monde parallèle depuis mon enfance. Car jamais je n’ai eu à entendre de telles choses, un tel condensé de propos sexistes.
Alors… quand j’ai entendu la remarque de trop... : "Bon je vais donner un exemple qui ne parlera pas aux femmes. Je vais parler de rugby et de Fabien Galtier, vous ne devez pas connaitre mesdames". Là... la coupe était pleine. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire la réflexion à haute voix : "Ah non, effectivement !! Je ne vois absolument pas de qui il s'agit. Jamais entendu parlé. D’ailleurs c’est quoi le rugby ?". Mais oui c’est vrai… mes congénères aiment tant à jouer aux pauvres petites femmes fragiles incapables de mettre les mains dans le cambouis… qui s’enferment d’elle-même dans le rôle que nos grands-mères ont essayé de combattre pendant toute leur vie. J’ai honte ! Tellement honte.
Je sais bien, que je suis peut être plus débrouillarde que la moyenne dès qu'il s'agit de technique et qu’effectivement, je ne trouve pas meilleur challenge que de me lancer dans quelque chose que je ne sais pas faire pour apprendre et être totalement indépendante... mais alors s'abaisser au point d'en appeler à l'aide d'un homme ! Pousser de si hauts cris juste parce que l'on demande de se mettre en situation de changer une roue, sur le papier, dans une salle de réunion aseptisée !! Eh bien, ça explique et justifie toutes les différences de salaires hommes / femmes. Et vraiment… je m’en félicite pour elles. Restez des sous-femmes, l’incarnation du sexe-faible, la mauviette de service, à la charge de vos maris. Incapables de vous débrouiller seules.
Quand à moi, je continuerai à changer des roues, à installer les chaînes dans les tempêtes de neige, à changer l’huile du moteur, à porter des charges lourdes, à dévisser les appareils qui ne marchent pas, à souder, percer, clouter, à changer mes ampoules toute seule, faire ma plomberie, démonter des circuits électriques, aimer les maths et l’informatique. Et bien sûr, car ça ne l’exclut pas, garder mon côté féminin inné et être la femme que je suis, fière de ne dépendre de personne. Et surtout pas d'hommes. Parce que non !! Je n’ai pas besoin de l’aide d’un mec pour ce genre de choses. Et c’est peut être aussi pour ça que, je peux le dire haut et fort, je gagne plus que tous les mecs de la boîte. Et ça, pour le coup je ne me casserai sûrement pas la moitié d’un ongle mesdames citées au-dessus pour venir défendre vos droits et les différences de salaire ! Bien fèt baw*, comme on dit en Guadeloupe !
Et, je précise que ce billet n’a aucune relation de cause à effet avec le billet précédent ! Juste une grande coïncidence. Et qu'évidemment, je ne suis pas une anti-mec primaire. J'ai des relations tout ce qu'il y a de plus normal avec les hommes, mais toujours d'égal à égal, sans rapport de force ou de faiblesse. Comme je l'ai toujours fait, comme on me l'a toujours appris... Et que mon billet n'a pas l'objet d'une méprise des femmes qui ne réussiraient pas certaines choses masculines (comme changer une roue visiblement), mais qui s'enferment dans un rôle... s'y complaisent...
Tout à l'heure... j'ai été bloquée plus d'une heure au bureau tant l'orage grondait dehors. Des éclairs zébrant le ciel dans tous les sens, et le tonnerre qui ne tombait pas bien loin. Alors courageuse comme je suis face à l'orage, je suis restée bien blottie au chaud à attendre que l'intempérie passe... il faut dire... que dans le genre j'ai déjà vécu quelques mauvaises expériences, donc autant se prémunir de la chose !
La première fois, c'était au Gabon... en pleine saison sèche. Quand la savane devient jaune et qu'il ne pleut pas une goutte de pluie pendant des mois. Ce jour-là, nous étions en "brousse", sur les plateaux Batékés, ces immenses étendues de savane qui n'ont de plateau que le nom (allez voir les photos pour vous donner une idée). Des étendues d'herbes vallonnées à perte de vue, de grandes termitières çà et là. Certaines de plusieurs mètres de haut. Et quelques ilots de verdure, sortes d'oasis véritables havres de fraîcheur et de refuge pour les animaux de la savane. Nous jouions à nous poursuivre entre les termitières. La chaleur était écrasante. Bien plus que la normale. Je me souviens uniquement de l'instant où nous nous sommes retrouvés tous en lévitation. Surtout ne pas toucher le sol, c'est la seule chose à laquelle j'ai pensé en entendant l'incroyable fracas. Sans crier gare, la foudre est tombé à quelques mètres de nous. On appelle ça la foudre sèche... aucun signe ne permet de la prévoir, pas un nuage dans le ciel, pas une goutte de pluie. Non... juste une très forte chaleur et un arc électrique qui tombe. A moins de 10 mètres de nous un arbre s'est mis à brûler. De ce jour là je garde le bruit effroyable de l'explosion que rien ne laisser présager... et la frousse absolu d'avoir été si proches de l'impact !
La deuxième fois, c'était au Gabon toujours. En pleine saison des pluies, nous dormions à l'époque dans des lits superposés avec ma sœur dans la même chambre... et comme je l'expliquais ce matin, dans une maison sans volet, les clayettes grandes ouvertes (des sortes de fenêtres à jalousie) pour faire circuler l'air. Les orages nous en avions l'habitude. De ceux qui déversent en quelques minutes plus d'eau qu'en 6 mois de pluie nantaise (c'est vous dire !!!). Aux très fortes chaleurs de la journée succédaient toujours de très gros orages. J'adorais ces soirs là... car la chambre s'allumait à intervalles réguliers tant les éclairs zébraient le ciel toutes les 10 secondes. Les pagnes servant de rideaux étaient en lévitation permanente au plafond, soulevés par les bourrasques de vent. Nous comptions le temps entre l'éclair et la foudre, bien heureuses au sec sous nos moustiquaires... jusqu'à ce que l'intervalle soit infime, signe que l'orage était pile au dessus de nous. Les impacts de foudre tombaient tout autour de la maison. J'aimais tellement ces soirs là ! Et puis il y a eu ce fracas beaucoup plus rapproché que tout ce que nous avions vécu jusque là. Je n'ai plus le souvenir exact, mais nous n'avons sûrement pas pu retenir un cri, tant l'impact était proche. Le lendemain matin... nous en avons eu la confirmation. Le pignon en béton de la chambre, entre le mur et la fenêtre avait volé en éclat. Tel un impact d'obus. A un mètre de nos têtes. Brrrr.... j'en ai encore des frissons et le mur encore les traces !
Et puis il y a eu cette fois en Méditerranée... Je naviguais entre la Corse et le continent sur un voilier. La journée avait été très chaude. De grosses masses nuageuses noires entouraient peu à peu le bateau... une vraie soirée d'été s'annonçait sur la Côte d'Azur que nous allions rallier quelques milles plus loin. Les éclairs se sont fait de plus en plus fréquents. Le tonnerre se rapprochait à vive allure. Et le déluge est arrivé. Beaucoup plus fort que prévu. Dans des proportions dantesques... à la VHF un plaisancier hurlait au secours. Quelqu'un venait de tomber à l'eau sur son voilier. Les flash lumineux zébrant le ciel et le tonnerre étaient désormais simultanés. Dehors, la mer s'était transformée en machine à laver. Impossible de distinguer l'avant de l'arrière. Le ciel et la mer ne faisaient plus qu'un grand mur d'eau. Et puis la foudre est tombée encore plus proche, dans un nouveau fracas. Sur le mât cette fois. Toute l'électronique du bord a grillé. Les appareils se sont éteints en un éclair... J'ai béni la présence d'une chaîne autour du mât, nous évitant une éventuelle électrocution générale. J'ai tremblé de tout mon corps jusqu'à l'arrivée au port quelques heures plus tard et tant à postériori j'ai réalisé que nous étions passés près de la catastrophe. La côte ne ressemblait plus qu'à un grand fatras de branches, d'arbres arrachés, de boue ruisselant des montagnes. Deux personnes ont été emportées ce jour-là par des coulées de boue. Le plaisancier tombé à l'eau n'a pas été récupéré. Ce soir là, en mettant les pieds à terre, pour la première fois je me suis laissée aller dans les bras d'un homme. Et j'ai ressenti pour de vrai ce que signifiait de se sentir bien dans les bras de quelqu'un. Ca aussi j'en ai encore des frissons ! Mais bien plus agréables ceux-là.
Et puis la dernière fois en date... c'était en plein Paris, à l'angle d'une rue, après un regard, un seul. Aussi incompréhensible que brusque. Cette fois-ci, elle m'est bel et bien tombée dessus. Sans crier gare. Le coup de foudre dans son sens le plus intime. Mais celle-ci, cette foudre là...j'ai bien failli ne pas m'en relever quelques années plus tard.
Alors... après toutes ces aventures, vous comprendrez pourquoi j'ai une peur bleue du tonnerre et de la foudre... et que je me transforme en petite fille effrayée quand le tonnerre tombe un peu trop près de moi !
Ce jour-là non plus l'orage n'était pas loin à Rangiroa ! J'aime tellement ce contraste dans les bleus du ciel et de la mer !
Encore une fois... dommage que les odeurs ne puissent pas passer par internet, car je vous assure que c'est un régal des sens tant elles sentent bon !!
Et puis tout à l'heure... je vous ferai un billet sur le coup de foudre... si j'ai le temps !!
Le contraste est toujours saisissant... quitter Marseille, la Méditerranée, la Provence, la garrigue, la douce chaleur de printemps du sud et se retrouver en une heure à Nantes, dont je ne décrirai pas les conditions météorologiques... on va croire que je fais une fixette sur ça (et du mauvais esprit). Mais toujours est-il qu'observer 150 passagers d'un avion se couvrir, à l'atterrissage, de pulls et vêtements de pluie au-dessus des petites robes et débardeurs, de rigueur une heure plus tôt, vous donne à peu près une idée de ce dont je veux parler ! Et encore... la journée était loin d'être au beau fixe là bas... M'enfin... il faut bien se faire une raison... et se dire que les maraîchers du coin doivent se réjouir de faire des économies d'eau.
Heureusement que mon sac déborde de bonnes choses. Et surtout de bonnes odeurs... Vendredi, j'ai couru la garrigue pour faire le plein d'herbes de Provence. Avec mon sécateur, j'ai coupé un sceau entier de thym en fleur. Parfait pour des tisanes digestives et évidemment pour toutes les préparations culinaires que j'agrémente d'herbes de Provence (je suis impatiente d'aller m'acheter du bon poisson à garnir de fleurs !). Dans le même esprit, j'ai fait des réserves de laurier au fond du jardin, au milieu des grands palmiers, derrière le petit cabanon qui renferme tant de trésors... Je ne vous raconte pas quand j'ai ouvert mon sac à la douane... hmmmm... la bonne odeur de garrigue ! Et pour compléter les odeurs, un groooos bouquet de roses du jardin... des rouges, des roses, des jaunes, des oranges. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu un bouquet de roses chez moi... je trouve cela tellement romantique, tellement évocateur de mots doux amoureux. Ah il m'en faut peu pour partir dans de grandes envolées lyriques en ce moment !
Autres odeurs typiques... j'ai refait le plein de savon à l'huile d'olive (pour varier avec le savon au monoï de Tahiti) (et à défaut d'avoir pu ramener de l'huile du moulin... à cause des débiles restrictions de bagages en cabine qui m'ont obligée à laisser mon pot de confiture d'amande dont je rêvais depuis 6 mois). Hmm, la bonne odeur de savon de Marseille mêlée à celle du lavandin et de l'olive. Du savon 100% biodégradable... sans produit chimique... qui laisse la peau douce, gorgée d'huile.
La lavande n'était pas encore en fleur... il manquait juste ça pour parfaire mon échantillon d'odeurs de Provence :) J'ai remplacé ça par des cailloux de la Durance. Des amandes enrobées de chocolat... C'est pas mal aussi ! Et pour vous, les galets en question, les vrais, je vous les mets en photo ! Sur une belle façade traditionnelle...
Et bien sûr tous les autres parfums : les odeurs de la maison de ma grand mère, les marronniers en fleur, le basilic, les fraises de Carpentras, les coquelicots dont je m'amuse à faire des "madames", le petit cabanon, les fleurs de sureau...
Ah ! Et j'en oubliais presque une autre odeur... un peu moins naturelle celle-là, mais à l'aller, j'ai profité d'être à l'aéroport dans le duty-free pour asperger mon écharpe du parfum que je portais il y a des années pendant toute mon adolescence, Parfum d'été de Kenzo... et... wawouu... ça aussi ça sent boooooooooon !!!
J'ai bossé pour vous aujourd'hui ! Équipée de mon appareil, me voilà arpentant le village par ses petites ruelles les plus reculées... de celles où je n'avais jamais mis les pieds, bien que venant ici depuis plus de 28 ans.
J'étais bien aidée dans ma quête par ma cousine irlandaise dénichant les volets des couleurs les plus variées. Des bleus, des verts, des violets, des blancs, des rouges. Et des façades toute aussi colorées. Y a pas à dire cet arc en ciel appelle le soleil !
Et tant qu'à faire, j'ai composé dans le style carte postale... Le lieu s'y prête tant.
Chers amis, Il fait beau, il fait chaud... Le ciel bleu est de rigueur... la Provence dans toute sa splendeur au mois de mai ! Heureusement que nous croisons de nombreuses fontaines d'eau glacée pour se désaltérer. Les chapeaux, les petites robes et les sandales sont de sortie.
Une toute petite heure de vol... et me voilà au dessus de la Méditerranée. Le plus long dans tout ça aura été de compter les passagers avant le décollage. J'en ai vu des comptages... mais alors là... ils s'y sont repris à 8 fois ! Une fois il y avait un bébé de trop... une fois un adulte en moins. Et forcémment le chiffre global ne correspondait pas au plan de vol... Et évidemment, impossible de décoller dans ces conditions... Finalement après s'y être mis à trois, le compte était bon et l'on pouvait s'envoler. J'ai retenu un grand fou rire quand j'ai entendu le pilote nous souhaiter la bienvenue : "please rrrrriiiilax and take a sit. Everrrrryyyttting will be ok. No strrressss". Le tout avec un accent indien à couper au couteau (like Ranjit in How I Met your mother) ! Ca tenait plus de la caricature qu'autre chose ! C'est un peu le côté exotique des low-cost !!
Juste le temps de fermer un œil, puis un deuxième que nous voilà déjà en phase d'atterrissage. Magie de l'avion qui raccourcit tellement les distances ! La presque pleine lune se reflète sur l'eau. L'avion se pose tout doux tout doux. On descend directement à pieds sur le tarmac. J'aime tellement cette ancienne méthode plutôt que les boyaux qui vous empêchent de sentir tout de suite l'air extérieur. L'atmosphère est encore chaud et humide malgré l'heure déjà bien avancée du milieu de nuit.
Ca y est, c'est fouttu... j'ai transité dans un aéroport international... croisé des passagers arrivant de partout et allant nulle part... la grippe mexicaine me guette !
Non non ! Je ne suis pas au Maroc comme l'indique l'avion sur la photo :) C'est celui en arrière plan que j'ai pris. Direction la Provence, son thym et sa farigoulette !
Je sors du bureau direction la Fnac, ouverte pour quelques minutes encore... dans la journée j'ai repéré sur Evène trois bouquins que j'ai envie de m'acheter. Ma librairie fêtiche ferme trop tôt pour que je puisse y aller le soir en sortant du bureau dans la semaine... alors place aux grandes surfaces. En ce moment je dévore les livres et par dessus tout j'aime m'en offrir. Ma pile à lire déborde de tous les côtés. Ma table de nuit croule sous les ouvrages... mais je fais le plein pour quand j'aurai perdu mon inspiration d'achat !
Je me mitonne un bon petit repas. Un pavé de thon avec une sauce invraisemblable improvisée de sauce soja, gingembre, paprika, citron vert, sucre et sésame. Un nappage bien caramélisé... hmmm... Que c'est beau et bon ! Un régal. J'agrémente ce plat de bons petits pois frais du marché (que je préfère définitivement cuits ! Les filles, j'ai testé cru... et je continuerai de les manger cuits !). Et puis pour finir le citron vert et parce que je suis d'humeur joyeuse et légère, je me concocte un ti'punch à la poudre de vanille de Tahiti. Un mini apéro pour accompagner le joli repas.
J'installe des pics en bois dans toutes mes jardinières histoire d'arrêter le carnage. J'ai remarqué que des maudits pigeons passent leur journée à déterrer mes graines et les jeunes pousses de plantes !! Autant, j'accepte la tourterelle et ses futurs hypothétiques oeufs... autant les rats volants des villes, NON !
Appel depuis Bora Bora... je raconte mes achats de livres, j'échange sur l'actualité. Je me transporte quelques minutes dans le Pacifique, et il n'y a pas à dire, ça manque d'aller y faire un tour. Je me remets à mon repassage. Trois machines à rattraper. Ca va vite... et j'en profite pour allumer la télé. Depuis que je l'ai rebranchée, je suis totalement incapable de regarder la moindre émission, ou de passer plus de 5 minutes à la regarder. J'ai lu dans la news letter Free qu'un nouveau bouquet de chaînes africaines est lancé ce mois-ci. Et attention ! La RTG1 en fait partie. La chaîne nationale gabonaise !! Youhouhou !! Malheureusement pour moi, forcémment, elle ne fonctionne pas ce soir... Je me faisais une telle joie de me replonger dans mon pays d'adoption d'il y a quelques années. Je zappe et tombe sur la première personne que j'ai interviewée dans ma vie, la première année de mes études de journalisme. Christophe Hondelatte et son "Faites entrer l'accusé". C'est parfait pour m'accompagner dans mon repassage.
Je lis le dernier de billet de Marloute qui me donne un immense sourire. Que je suis heureuse pour elle, pour eux... Et puis aussi car je me rappelle de l'époque où nous passions des heures dans ma petite cuisine parisienne à parler de nos déboires amoureux, à essayer d'y voir clair dans toutes les épreuves que nous traversions. La voir si heureuse me réjouit tant !
Vite vite... il est déjà tard, et j'ai quelques bon bouquins qui m'attendent ! Ma petite escapade nocturne avant de m'endormir. Des mots, des mots, des mots... je m'en nourris ces temps-ci.
Ce week end, en quelques mots et en liste, il y a eu :
une journée à la plage
un long trajet en 4L, la voiture mythique de mon enfance
un pique-nique dans les rochers
des coups de soleil du premier vrai soleil de printemps
des cochons pendus dans les arbres
un barbecue dans un beau
jardin
3 ou 4 litres de thé à la menthe fraîche du marché sous une
glycine couverte de fleurs
quelques litres de rhum jusqu'au bout de la nuit
des fous rires à en avoir mal aux côtes
des huitres à n'en plus finir
du bon poisson et des bons produits du marché
de la viande grillée qui croustille
des biberons au plus cooool des bébés
des bougies d'anniversaire
la rencontre de gens formidables
des compliments sur mon appartement qui font chaud au coeur
les pieds nus, les jambes à l'air et le débardeur de sortie
encore des fous rires
des petites filles adorables
une nuit improvisée sur un matelas par terre, parce qu'il
est vraiment trop tard pour rentrer chez moi
du soleil, du soleil et encore du soleil
la découverte d'un marché qui va devenir mon rendez-vous du
samedi
la visite de la ville à des estrangers
une nuit à refaire le monde dehors à la belle étoile
quelques toutes petites heures de sommeil avant le réveil des enfants de la maison
la peau tannée après trois jours dehors sous le soleil
Et puis les impondérables d'un week end du 1er mai : du
muguet, des siestes dans l'herbe fraîchement
coupée, du farniente, de la détente, du bonheur en perfusion...
Tout ce qui permet de vivre le plus joyeux et heureux des week end ! Et ça, wawouu, ça fait un bien fou.. surtout quand il s'agit d'improvisation la plus totale !
- Le Mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti
- Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan
- La délicatesse, David Foenkinos
- Le goût des pépins de pomme, Katharina Hagena
- Une pièce montée, Blandine Le Callet
- Le Tailleur de pierre, Camilla Läckberg
- Le syndrome [E], Franck Thilliez
- La quête du naturaliste, Benoît Fontaine
- L'Oiseau de mauvais augure, Camilla Läckberg
- Les débutants, Anne Serre
- Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir
- Gataca, Franck Thilliez
- Les Morues, Titiou Lecoq
- Plutôt crever, Caryl Férey
- Ce qu'il advint du sauvage blanc, François Garde
- La Jambe Gauche de Joe Strummer, Caryl Férey
Vu en 2012
- L'amour dure trois ans
- Italy : love it or leave it
- The descendants
- La vie d'une autre
- Infidèles
- Nos plus belles vacances
- Cloclo
- Les femmes du bus 678
- Un bonheur n'arrive jamais seul
- Camille redouble
- Du vent dans mes mollets
- Dans la maison
- Nous York
- Amour
- Argo
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