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avril 2009

jeudi, 30 avril 2009

La maman des poissons

Réveil aux forceps... comme depuis des semaines. La radio parle toute seule pendant 45 minutes avant que je ne l'entende et que j'ouvre un oeil. Impossible d'émerger en ce moment, je traîne une fatigue matinale comme je n'avais pas connu depuis longtemps... C'est quand j'entends que je devrai déjà être au bureau alors que je suis encore lovée dans mes couvertures, que je bondis du lit pour m'activer dans la salle de bain, un rapide petit dej en regardant les poissons et filer à la va-vite en abandonnant Vincent Josse sur les 3 radios allumées dans l'appart. (Vincent... si tu passes par là... j'aimerai que tu expliques à mon bureau pourquoi chaque matin je suis à la bourre... ou encore mieux, que tu avances tes interventions d'au moins 30 minutes... ton émission est bien trop intéressante pour que je décolle et n'écoute pas tes visites de bibliothèques, tes chroniques de livres, de disques.. Merci le téléphone qui fait radio désormais... une parade contre le retard.)

Enfin donc. Même topo ce matin. Sauf qu'au moment du traditionnel bonjour aux poissons. Que vois-je ? Un micro machin d'un millimètre qui nage à toute vitesse entre les plantes !! J'ai des bébés !!! Youhou !!! A force de copuler ils ont réussi. Je suis tellement fière. Et c'est là un message à la gabonaise du Canada !! Tu vois que je les traite bien mes ptits poissons :)

Tout l'après midi je suis en formation... et m'adapte donc aux horaires "de bureau" du groupe. Youhou !! A 17h30 je suis dehors !! Le truc qui ne m'arrive jamais. J'ai le loisir de rentrer au petit pas chez moi... et surtout d'aller flâner dans ma librairie préférée, encore ouverte donc. J'en ressors avec deux livres... des classiques dans le genre, un Cornwell histoire de... et La Séparation de Dan Franck. La couverture m'a attiré l'oeil... Isabelle Huppert forcémment... mais surtout "l'approche insidieuse d'une rupture". Je sens que ça devrait me parler. Quel bonheur de pouvoir flâner dans les rues sans la foule du week end !! Quand on finit tous les jours après 19h c'est le genre de plaisir rare que l'on déguste. J'en profite pour me faire une séance de cinéma. Je m'endors trois fois tant le film est raté... Mais quand je ressors il fait encore jour ! Que j'envie les gens qui ont un rythme comme celui-là... Une vraie seconde journée après le bureau de finir si tôt...

Dehors la pluie continue de tomber drue. Il fait un froid de canard. Mes chaussures sont détrempées de tant de flaques d'eau. Je rentre vite chez moi. La ville est désertée. Je ne croise personne. Vite enlever mes chaussures et bouquiner. Je ressors mes tenues de cocooning d'hiver (pour peu que j'ai eu l'occasion à un moment donné de les ranger...), polaire à capuche, pantalon chaud... j'allume quelques bougies, du bon encens. Le chauffage tourne à plein régime. J'allume toutes mes petites lampes. Je regarde le petit bébé poisson qui s'agite dans tous les sens. Je sens que la nuit devrait m'en apporter d'autres... Et en plus le week end est déjà là ! Mon premier vrai premier mai depuis... oulalalalala... je ne sais pas combien d'années !! Et ça fait du bien de pouvoir avoir des vrais jours fériés. Un concept que je ne connaissais pas trop :)

Ambiance bougie... lors d'une nuit à la belle étoile à Rangiroa aux Tuamotu. Cette nuit là, je ne supportais tellement plus les ronflements de mon compagnon de chambrée que j'avais pris matelas, couvertures et oreiller au milieu de la nuit et j'étais allée finir la nuit au doux son du roulis des vagues, à la belle étoile. Akynou, tu as le droit de les souffler pour tes 50 ans !

mercredi, 29 avril 2009

Trier les petits pois

Après le tri du riz que je vous racontais l'autre jour... je me suis adonnée ce week end à une autre tâche qui me ravit par dessus tout... écosser les petits pois ! Quel bonheur de passer de longues minutes pour sortir de leur cosse les pois. Faire rouler les petites billes sur la nappe. Et passer tout ce temps à faire voltiger mes idées en les agitant dans tous les sens. Réflexion, divagation, remue-méninge...

On vient de me dire une phrase qui me marque... "en fait en ce moment tu te dégages de tous les conflits". C'est exactement ça. Je suis dans une période de recollage de morceaux. D'acceptation. De paix intérieure et paix avec les autres. Je me débarrasse de mes boulets. Ceux qui m'enfermaient un peu dans un carcan bien confortable et au fond tellement douloureux.

Il ne faudrait pas longue réflexion pour voir une analogie avec les petits pois qui sortent de leur gousse. Oui c'est ça. Je joue au petit pois en ce moment ! Faudrait quand même pas qu'on me colle un lardon... Par contre... être traitée aux petits oignons... ça, je veux bien !

lundi, 27 avril 2009

Chassé-croisé

J'ai toujours aimé observer les files de voyageurs dans les gares. Regarder ceux qui partent vers là d'où j'arrive. Ceux qui arrivent de là où je vais. Et ce joyeux chassé-croisé tous les week end, tous les jours. De ces milliers de gens qui traversent la France pour rejoindre une région où ils ont beaucoup plus d'attaches que celle où ils vivent, travaillent.

Je crois que j'ai toujours vécu comme cela... entre deux trains le temps d'un week end (et je ne parle pas là des trajets de la semaine... un autre univers bien à part). Alors, j'observe toujours avec amusement les valises à roulette le vendredi soir... les sacs sur les épaules le dimanche soir, toujours plus lourds qu'à l'aller. Les bras qui débordent de jolies fleurs ramenées des jardins des uns, des autres. Les paniers remplis de nourriture pour la semaine, parce que tout de même, c'est toujours meilleur de ramener à manger de régions un peu lointaines.

Chassé-croisé du grand sud au grand nord. Traversée de la France du grand ouest au grand est. Ces milliers de TGV qui sillonnent la France... de trains qui déservent les villes les plus lointaines. Flux incessant de voyageurs qui vont, le temps d'un week end, d'une journée, de quelques heures, voir où il fait meilleur vivre.

Les amoureux qui s'embrassent jusqu'à la dernière seconde avant la fermeture des portes (attention au départ). Et ceux qui les regardent, envieux, détesteux, déjà bien installés dans leur fauteuil. Car ils savent qu'un jour ils reprendront ce rôle qu'ils ont quitté il y a déjà longtemps... Ils ne savent plus vraiment quand et pourquoi. Il y a les larmes d'aurevoir. La joie de retrouver l'être cher. Se savoir attendu... ou au contraire, slalomer entre les passagers car on sait que personne n'est venu nous attendre.

Il y a toujours le passager de dernière minute, qui monte à la hâte dans la première voiture qui lui tend les bras, avant la fermeture des portes (attention au départ). Les prévoyants. Ceux qui pour le temps du trajet ont rempli leur sac de sandwichs, boissons (chaudes et fraîches). Magazines, livres, DVD, coloriages, jeux de cartes... Il y a ceux qui ronflent déjà avant même que le train ne se mette en branle. Il y a tous ces regards, au dessus d'un livre d'un magazine. Ces sourires complices qui n'osent pas se parler. Ces pieds qui se touchent dans le maudit-carré. Ces histoires "amoureuses" qui ne durent que le temps d'un voyage mais éblouissent le trajet. Il y a les quelques paroles échangées sans saveur et sans lendemain.

Il y a aussi les jours de grands départs en vacances scolaires. Ces jours particuliers où en tant qu'habitués on se sent dépossédés de notre train-train habituel. Envahis. A devoir partager nos trajets avec beaucoup plus d'enfants qui pleurent. Beaucoup plus d'adultes qui râlent que le TGV ne va jamais assez vite... Beaucoup plus d'incivilisés qui oublient d'éteindre leur sonnerie de téléphone portable (pour le confort des utilisateurs, merci de passer vos appels sur les plateformes dédiées à cet effet). Beaucoup plus de valises énormes qui empêchent de mettre notre sac. Et beaucoup plus de passagers qui ne trouvent pas leur voiture, leur siège. Sont persuadés qu'on leur a volé le leur. Que la place qui leur a été attribuée n'existe pas... ou a été vendue en double. C'est là que les regards amusés des habitués se croisent et se forcent à ne surtout pas rire.

Que j'aime le train, alors. Quand je serai grande, je ferai ça comme métier.

Un certain nombre d'annonces aux passagers se sont glissées entre les lignes... à force de les avoir entendues des milliers de fois... je suis incapable de ne pas enchaîner... ;)

Photos prises tout à l'heure entre deux trains, à l'occasion d'un chassé-croisé le temps d'un week end du grand ouest au grand est.

mardi, 21 avril 2009

Naissance d'une fleur

Hier, pendant que je perçais mes calebasses... j'ai posé mon réflex sur un pied... et toutes les 30 minutes j'ai pris une photo ! Je sentais bien que le troisième bouton de fleur était sur le point de s'ouvrir. Ça n'a pas raté... quelques heures plus tard j'avais droit à une très jolie fleur !

Je vous laisse vivre l'éclosion en mode accéléré... Et puis, parler de fleurs et de belles choses ça évite de s'arrêter sur les mauvaises pensées qui me perturbent depuis hier soir et me replongent vers là où je ne pensais pas retourner...

dimanche, 19 avril 2009

La lampe en calebasse

Ça commence toujours de la même manière. Je sors de mon buffet mes sacs à trésors : les bois flottés, les oursins, les verres polis ramassés sur les plages du monde entier. Le sac en papier avec tous les trucs bizarres qui ont pu m'inspirer un jour sur la plage, mis de côté en me disant "ça pourra servir un jour". J'étale tout ça par terre dans ma chambre... et je me mets à créer... En assemblant les objets les uns à côté des autres, l'inspiration me vient. Sans jamais trop savoir où je vais... et ce qui en sortira !

Aujourd'hui, j'avais décidé de réhabiliter une guirlande dont je n'aimais plus les couleurs. J'ai tourné et retourné les petites ampoules. J'ai fait des tests avec des oursins. Puis des bois flottés... mais rien de bien probant... Et rien de bien joli. Alors, comme d'habitude... je suis partie dans totalement autre chose. Je suis allée chercher les deux calebasses qui traînent sous l'échelle des plantes depuis des mois, des années... et dont je n'ai jamais rien fait. Pourquoi pas m'en servir aujourd'hui !

J'ai sorti la perceuse... avec un petit forêt... et j'ai commencé à percer. Percer... percer. Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous. Et après des encore plus petits pour faire des étoiles. La calebasse bien calée entre mes pieds... Et comme d'habitude quand je bricole avec mes trésors... et c'est peut être là le plus plaisant, j'ai commencé à divaguer, rêver, m'envoler... Je me revoyais dans le jardin en Guadeloupe, dans l'arbre à calebasse...à ramasser des fruits "pour un jour où j'en ferai quelque chose".

Quand tous les trous ont été percés, j'ai ajouté un vieux pied de lampe Ikéa dont j'avais cassé le chapeau, mais que j'avais gardé précieusement pour "un jour"... Et une ampoule à très faible voltage (la calebasse est quand même une matière "bois"... donc danger potentiel avec la chaleur). Et la lumière fut... Jaillissant de chaque petit trou. Reste à savoir si je lui fais des pieds ou pas. Un socle en bois flotté ou pas...

En tout cas, je sais déjà où elle part... au bout du monde. Ca me fait plaisir de lui offrir ! Je lui avais promis depuis des années un mobile en bois flotté... mais je n'ai jamais retrouvé l'inspiration. Alors, une lampe... c'est bien aussi... Parce que quand je me lance dans ce genre de bricolage, ça me prends comme ça sans crier gare, je ne sais jamais ce que je vais faire, mais surtout, je ne sais jamais si un jour l'inspiration me reviendra pour en faire un autre !

jeudi, 16 avril 2009

Le tri du riz

Ce matin, alors que je comptais des punaises... Ne demandez ni pourquoi ni l'utilité d'une telle tâche... toujours est-il que j'étais entrain de faire des jolis petits paquets de 10 punaises... et un flash d'enfance m'est revenu. Début des années 90, j'ai une petite dizaine d'années... une jolie coupe au carré, toute blondinette à force de passer des heures dans l'eau de mer, la peau dorée. La Guadeloupe se relève au lendemain du pire cyclone de son histoire et moi j'entame les plus belles années de ma vie... mais ça je ne le saurai que plusieurs années plus tard.

Je vis dans les Grands Fonds, au milieu des mornes, dans un "fond" traditionnel : quelques maisons autour d'une mare, des manguiers, dont un couché par le cyclone Hugo et que l'on a surnommé Esmeralda. Nous construisons des cabanes dedans et n'avons qu'à tendre la main pour attraper des pommes-fils. Ces toutes petites mangues oranges vifs bien juteuses qui vous mettent des fils plein les dents. Les meilleures de l'univers. Il y a aussi le grand tamarin, dans lequel on attrape des grosses gousses et dont on se gave, malgré les rapides effets digestifs. Il y a Nénuphar, le bèf mascotte qui tient plus de la vache normande que du boeuf antillais squelettique. Il y a bien sûr tous les autres bèfs du morne, qui viennent boire à la mare tous les soirs.. mais Nénuphar, elle est à part. Elle est née quand nous sommes arrivés dans la maison, juste après le cyclone et Nénuphar, jamais on ne la tuera pour la manger (du moins l'imagine-t-on). Et puis c'est peut être parce qu'on la pitche tous les jours dans les endroits les plus herbeux qu'elle ressemble plus à une normande ! Il y a bien sûr le terrain de foot sous le manguier, délimité avec des cailloux blancs. Tous les soirs après l'école, les filles affrontent les garçons du morne. Tous pieds nus sous le regard bienveillant des cabris qui redoutent les balles perdues.

Et puis, parfois, il y a les corvées qui n'en sont pas vraiment. Et c'est là que je reviens à mes punaises. De temps en temps... quand la voisine reçoit les gros sacs de riz de 50kg, celle dont le mari parle aux lampadaires toute la nuit tant il est enrhumé (du trop plein de rhum, joli néologisme trouvé par ma soeur), nous nous retrouvons tous les gamins du quartier, autour d'une table sur la terrasse pour trier le riz. Grain par grain, nous avons la mission d'éliminer les grains noirs. Ceux qui sont passés à travers les machines de tri. Toutes les petites mains sont mises à contribution. On fait des petits tas et on jette aux poules qui se baladent les mauvais grains. Pendant ce temps, souvent, les mamans en profitent pour tresser les têtes.On apprend des comptines Manzè Mari fèmé pot aw, jandam ka vin... Au loin les bèfs appellent les veaux, la 2CV du voisin se soulève au rythme du zouk qui bugle sur les enceintes surdimensionnées, le cochon hurle à la mort, les premières grenouilles rejoignent la mare et entonnent leur joli chant, Et nous, nous trions, nous trions... en rêvant au futur riz pois rouge qu'on aura le droit de manger pour avoir bien aidé. C'est sûrement de là que j'ai gardé ma minutie et mon adoration de ce genre de tâches bien fastidieuses mais sur lesquelles je peux passer des heures.

Petites traductions de rigueur : cabris = petites chèvre / pitché les bèf = accrocher les boeufs / Manzè Mari fèmé pot aw, jandam ka vin : Madame Marie ! Ferme ta porte les gendarmes arrivent

mardi, 14 avril 2009

D'un week end pascal printannier

Trois jours sans travail. Quelle aubaine et quelle belle occasion pour se (re)poser ! Et c'est ce que j'ai fait allègrement pour ce week end de Pâques. Enfin, en mode Leeloolène tout de même. Bricolage et jardinage... Cinémas et aspirateur... Cuisine et lecture...

Et surtout avant tout... jardinage ! Il était plus que temps de planter ma récolte de graines de l'été dernier. Des potées en veux-tu en voilà ! Des fleurs bleues, roses, violettes, blanches, oranges, rouges... Des cosmos, du lin, des nigelles de damas, des volubilis, des lupins... mais aussi des "j'en sais rien jaunes et oranges" ! J'ai rigolé en retrouvant cette enveloppe datée d'août 2008. Je me souviens tellement bien de cette chaude fin d'après midi d'été dans le jardin d'amis à la montagne. J'étais venue les "débarrasser" de rhubarbe qu'ils ne mangeaient pas ! Plus de 10 kg de branches à transformer en tartes, en confitures, en compotes... J'avais aussi cueilli moultes fraises ce jour-là, les fraises de fin d'été, gorgées de soleil. Et, minutieusement j'avais débusqué toutes les graines possibles et imaginables ! Accroupie avec mes enveloppes et cette nostalgie de savoir que le lendemain, il me faudrait laisser mon short bleu, mon débardeur et mes savates, pour reprendre le chemin du travail après un mois de bonheur, en bonne sauvageonne dans ma montagne. Ces étés bénis ou rien d'autre ne compte que de vivre en harmonie totale avec la nature. (Hou là !! Je divague, je divague !)

Enfin, donc... retour à ce week-end de Pâques. Jardinage, plantage, semis, rempotage tout le week end. Le problème de tant aimer le jardinage quand on vit en centre ville, c'est de transformer de fait, une partie de l'appartement en jardin bis ! De la terre partout, de l'eau, des branchages, des vieilles feuilles. Des pots renversés. Et au milieu de tout ça... moi, pieds nus, les mains noires de terre, assise par terre... pire que mimi-cracra dans ses flaques d'eau. Leeloolène dans la terre. Le sourire jusqu'aux oreilles. Dans des instants pareils, je prie systématiquement le ciel que personne ne sonne à la porte ! J'aurai l'air tellement maligne en petite sauvageonne sortie de nulle part (euh... si... d'un sol de cuisine transformé en potager !)

D'ailleurs plusieurs fois dans le week end, j'ai rigolé en me disant "si par hasard quelqu'un me voit à cet instant précis il doit bien se poiler !" . Par exemple toutes les fois où je me suis perchée sur le bar de la cuisine, au milieu des assiettes et des légumes, debout, un marteau dans les mains à clouter sur les grosses poutres des pots de fleurs pour ENFIN installer le mur de plantes que je voulais faire entre la cuisine et le salon. Ou encore toutes les fois où j'ai crié contre mon poisson mâle d'arété de coké !!! (hmmm... je ne traduis pas en français, sLeAbO vous expliquera les mœurs des guppies mâles en présence de femelles. Mouais... en fait de mâles en présence de femelles tout court). Ou encore tout le lundi après midi, à chanter à tue-tête du zouk et à danser comme une foldingue à travers l'appartement au rythme de Kassav', Virgal, Akyio et j'en passe...En tout cas, ça fait du bien de crier au monde que : "sa dificil fè ménaj en tet' mwen... mwen sav' fo mwen boujé"

Et puis, et puis... je me suis plongée dans de longues séances de lecture, bien installée dans mon hamac... Et même en lisant aussi lentement que possible, j'ai bel et bien terminé Les Déferlantes. Quelle tristesse d'abandonner un livre pareil ! Si vous avez besoin d'être transportés... n'hésitez pas, lisez vite ce roman de Claudie Gallay ! Me voilà bien dépourvue maintenant... Même si ma pile à lire déborde de très belles choses à découvrir ! J'ai aussi passé quelques heures bien troublantes en tête à tête avec un acteur qui m'ont replongée plusieurs années en arrière...Troublant.

En écho au bouquet de pivoines de Marloute...
mon bouquet de Pâques, avec de beaux arums du marché !

lundi, 13 avril 2009

Flagrant délit !

Regardez qui re-voilà !! La Tourteloolène !! Je ne sais pas s'il s'agit de la même que l'été dernier... en tout cas, sitôt les muscaris complètement fanés, Madame a pris ses aises et s'est installée dans une des jardinières. Exactement la même que l'année dernière.

Le matin, je l'entends roucouler, m'offrant un réveil bien plus poétique que les infos de mon radio-réveil. Pas d'œufs pour l'instant (argghh elle aurait tout de même pu m'en poser quelques uns au chocolat pour ce week-end pascal !), mais des herbes cassées et pliées pour un futur nid.

Affaire à suivre donc...

samedi, 11 avril 2009

Elle a refleuri !

Il y a deux jours, comme tous les matins en me réveillant, je passe devant mon échelle à plantes, direction la cuisine pour prendre mon ptit dej. Et là. Hop, demi-tour. Quelque chose d'inhabituel m'a attiré l'œil ! Que vois-je ? Mon orchidée qui avait mis une nouvelle tige florale depuis environ 2 mois a ouvert son premier bouton dans la nuit !!
Une belle et délicate fleur de phalaenopsis, rose-violette.

La dernière fois que cette orchidée avait tenté de refleurir, il y a trois ans... un petit démon était passé par là et avait malencontreusement cassé la tige... mais cette fois, tadam, je peux vous la présenter. Et vous l'offrir pour vous souhaiter de belles fêtes de Pâques.


[Edit : un deuxième bouton s'est ouvert cette nuit... ça mérite bien une petite photo !]

Définitivement... il va falloir que j'investisse dans un objectif macro !! Qui sait... les cloches m'apporteront peut être ça à la place des chocolats que je mange déjà goulument toute l'année !

jeudi, 9 avril 2009

Attention... macarons !

Cette semaine défile encore plus vite que la précédente, qui déjà m'avait imposée un rythme bien soutenu ! Dossiers qui s'enchaînent et échéances à très court terme.. Pas vraiment le temps de poser quelques mots ici ! Hier soir, j'ai décidé de me changer les idées et de couper un peu de cette période intense en me mettant aux fourneaux. Je me suis lancée enfin dans ma première tournée de macarons !! Depuis le temps où je voulais en cuisiner des mois et des mois... puis est arrivée la folie des concours de macarons sur les blogs par-ci par-là, j'ai eu envie de participer, mais je n'ai jamais trouvé le temps !!! Et finalement, ce week end, j'ai fait les choses en grand ! Cours de cuisine avec un pâtissier pour apprendre la technique ! C'était le cadeau de Noël bien original de ma sœur. Alors, évidemment, après avoir été encadrée, j'ai eu envie de me lancer seule... Et je dois avouer que le résultat pour ma première fournée est plutôt pas mal du tout !! J'étais partie sur deux parfums : cassis et framboise (d'où la poudre de thé aux amandes pour les différencier), finalement j'ai juste garni au cassis (avec une base de confiture aux cassis de chez moi là haut à la montagne).

Il va falloir que j'investisse dans une balance électronique pour la ganache... C'était un peu du pifomètre pour cette première fois. Allez mesurer 10g de fécule avec une balance à aiguille ! Mais bon, ça reste très mangeable, bien que juste limite pour ce qui est de la tenue de la garniture.

Alors, vous prendrez quel parfum la prochaine fois ? J'ai déjà envie de tester les macarons à la rose... mon pêché mignon de chez Ladurée... mais je vais continuer avec des parfums plus classiques dans un premier temps !

vendredi, 3 avril 2009

Du vendredi soir

J'ai les bras chargés. Mon sac d'ordinateur trop plein d'avoir fait le tri sur mon bureau. Une envie soudaine vers 17h, de faire le grand ménage des papiers amoncelés tout l'hiver. Ca me prend comme ça au moins une fois par trimestre, le bureau s'arrête et s'inquiète : "Oh là ! Leeloolène range. Attention, planquez tout". C'est simple, je fais comme à la maison : des tas, que je classerai et rangerai ensuite à leur place. La plupart des papiers partent au recyclage "brouillon". Je broie pas mal de documents confidentiels. Et je jette, jette, jette. Mon tas initial de bien 20 cm de haut est ramené à 5 tout petits. Le temps de les classer dans des pochettes. De passer un chiffon imbibé de produit nettoyant (c'est dingue comme les femmes de ménage oublient systématiquement ce genre de détail...), raccrocher quelques cartes postales qui me motivent toute la semaine, et me voilà prête pour boucler la semaine par la tâche la plus chiante et la plus ingrate que je hais, maudis, déteste le plus ! Je me transforme en mode bougon qui répète 12 fois que je "déteste faire ce maudit putain de relevé". La compta à côté... c'est du bonheur en perfusion, c'est vous dire.

Enfin donc me voilà dans la rue, chargée de papiers à ramener chez moi, d'un matelas gonflable pour ce week end, et d'un gonfleur. Et mon téléphone qui sonne. Il me reste la moitié d'une main pour répondre... c'est d'un pratique. Oh tiens ! Un message de Marloute qui a absolument quelque chose à me raconter. "Rappelle-moi vite" C'est sûr !! Elle est enceinte ! Ah mais non elle n'aurait peut être pas attendu une semaine entre son dernier commentaire ici et son appel de ce soir. Je la rappelle illico bien intriguée. Ce que j'aime avec Marloute c'est que l'on part toujours dans 12 directions quand on se parle. Je change quatre fois de main pendant le trajet tant je suis encombrée. Elle boit un picon bière à l'autre bout de Paris. Marloute, c'est toujours un Picon Bière. Depuis 15 ans que je la connais. Je monte les quatre étages en papotant encore et encore. Je maitrise mon souffle. Histoire de l'accompagner dans son bar et son tête à tête avec son picon bière et à défaut de pouvoir la rejoindre en moins de 2h de TGV, je me sers un divin jus ananas-citron vert, on trinque à distance. Je hurle contre mon satané frigo maudit qui dégivre tout seul un jour sur trois. Il faut que je le change. Mais pas avant d'avoir refait ma cuisine. A l'autre bout du fil le DJ du bar monte la musique encore plus fort. Pas grave on continuera notre conversation un autre jour.

Je décide de m'installer dans mon hamac pour m'accorder un début de week end détente. Je suis plongée en ce moment dans Les Déferlantes de Claudie Gallay. Un de ces livres qui réveille mes désirs d'écriture et transporte en trois lignes dans un voyage éphémère où plus rien n'existe autour de vous. Moins de trois pages plus loin, un énergumène s'amuse avec ma sonnette au bas de l'immeuble. Je me penche depuis mon hamac et ne reconnait pas la personne qui sonne. Qu'il aille se faire voir, ma détente hamac n'a pas à être troublée. Il recommence. Je décroche l'interphone. "C'est le facteur ! J'ai un colis à poser à votre voisin". Mais bien sûr coco ! Un vendredi soir à plus de 19h...Trop tard, il a réussi à casser mon instant de détente. Il aura duré 3min montre en main. Merci énergumène.

Repas provençal... Côtelettes d'agneau au thym de la garrigue... avec huile d'olive du moulin. Et courgettes à la mode "papa" (c'est à dire juste rissolées dans une cuillère d'huile d'olive avec des petits oignons fondus). J'attaque les os avec les mains tant je me régale. Et puis tant qu'à faire je lape l'assiette pour ne pas perdre une goutte du jus délicieux. Hmmmm... Un fjord à la confiture de cassis que j'ai faite cet été en guise de dessert. Et un oeuf de Pâques d'Allemagne à la pâte d'amande (marzipan) en guise de gourmandise. Le week end peut commencer.

En photos, quelques bouteilles d'huile des olives du jardin à Saint-Paul de Vence. Idéal pour imbiber un morceau de pain. Une tuerie !

jeudi, 2 avril 2009

6 ans !

mercredi, 1 avril 2009

Le dernier avant les 6 ans !

Première journée d'avril sous le signe de la joie et la bonne humeur. Je n'ai pas manqué de concocter un petit poisson d'avril au bureau. Ce n'est peut être plus de tradition, mais personnellement je la perpétue et adore profiter de cette journée pour marquer le coup en échafaudant un scénario bien rigolo chaque année ! Je vous l'épargnerai ici ! Tout le contenu de ce billet est strictement véridique !

Ce soir, j'ai cuisiné un petit tournedos à la vanille de Tahiti et au pastis. Je me suis rendue compte en fin de préparation qu'il me manquait la petite cuillère de crème que j'envisageais d'utiliser pour lier la sauce. Ce fut tout de même une belle réussite. Même si, malheureusement le goût de la vanille ne ressort jamais aussi bien qu'à Tahiti ou sous les tropiques !! Pourtant la vanille arrive tout droit de là-bas et j'avais utilisé une gousse médaillée d'or cette année comme étant la meilleure de toute la Polynésie Française. J'aurai du faire macérer beaucoup plus longtemps ! La prochaine fois...

Je rêve de chaleur. J'ai envie d'avoir chaud, très chaud. Le printemps est bel et bien là, les arbres sont couverts de fleurs, les feuilles verts fluos éclatent sur chaque branche, les pétales s'envolent partout... mais il manque une bonne quinzaine de degrés pour me satisfaire. Et surtout, pour poser enfin les manteaux. Pour ne plus greloter. Être écrasée de chaleur, voilà bien la chose que je préfère par dessus tout. Une seule fois dans ma vie j'ai eu trop chaud. Au Gabon, en plein midi, j'escaladais une montagne en pleine saison sèche, pente à bien 60%... et évidemment pas une zone d'ombre, puisque nous étions en pleine savane. Nous rentrions de nous "laver à la rivière", en contrebas. La température au soleil devait être bien supérieure à 45°... qui plus est en plein effort de grimpette. Autant dire que l'eau de la baignade avait été bien vite séchée par le soleil écrasant. Ce jour-là, je n'ai jamais autant béni le coca glacé qui nous attendait dans la glacière au campement. Les pubs Perrier à côté n'étaient qu'une pâle caricature du bonheur de se désaltérer ! Je me souviens que j'étais ce jour-la avec une canadienne débarquée dans le pays moins de 10 jours auparavant. La pauvre. J'ai encore le souvenir de sa lente agonie dans l'escalade ! Aujourd'hui, cela reste pour moi le plus beau souvenir de chaleur extrème. Hmmm. Que c'était bon !

Comme je l'ai souvent dit, je suis un animal à sang chaud... Même la douche brûlante ne me réchauffe plus en ce moment. Je pense que j'ai totalement épuisé mes sources de chaleur interne après ce long hiver. Le premier depuis des années et des années que je passe TOTALEMENT en France. L'an dernier j'avais profité de 4 mois à Barcelone... l'année d'avant un petit séjour en Guadeloupe et à la Réunion, avant encore Tahiti... les cinq ou six précédentes je rentrais chez moi en Guadeloupe pour recharger les batteries en milieu d'hiver. Oui en fait, il ne faut pas que je cherche plus loin ! Cet hiver est le premier depuis plus de 10 ans que je passe totalement dans le froid hivernal !! Voilà pourquoi je grelote à longueur de journée. Mes bateries de chaleur sont déchargées.