jeudi, 29 janvier 2009
Par Leeloolène - 6 commentaires
11 minutes ! C'est le temps qu'il reste avant la fin de ma machine de linge... et le temps que je m'accorde pour écrire un petit billet avant d'aller vite retrouver mon fidèle Morphée, compagnon de mes nuits.
Je suis rentrée tard... mais j'ai ramené moins de choses à faire à la maison. J'ai tout de même trouvé le moyen de dénicher un yaourt au fin fond du frigo. C'est peut être bien la dernière chose qui restait de mangeable dedans ! Pas eu le temps de faire les courses depuis... depuis quand d'ailleurs ? Plus de deux semaines certainement ! Heureusement que j'ai de la soupe d'avance au congel et au frigo ! J'ai aussi trouvé deux oeufs dans une boîte oubliée sur mon plan de travail... Alors j'ai eu envie de me lancer dans un gâteau au yaourt. Une envie aussi soudaine que vite expédiée. J'ai tout de même élaboré un peu la recette. Zest de citron vert et graines de vanille de Tahiti (un petit pot de milliers de toute petites graines noires, cadeau qu'il me tardait d'inaugurer). En est sorti du four un gâteau bien gonflé, dégageant une merveilleuse odeur de chaudeau (LA boisson traditionnelle des communions en Guadeloupe... et des dimanches après midi entre blogueuses "guadeloupéennes exilées"). Je n'ai pas résisté à m'en découper un morceau encore tout chaud. Wawwouu !! C'est vraiment à partir de rien que l'on fait les meilleures recettes ! Je l'avais déjà raconté dans ce billet mais je réitère mon propos !
Ce soir... juste avant la machine de fringues foncées... c'était grande lessive de Converses ! Sur la photo on dirait qu'elles ont toutes la même couleur, mais je vous assure elles sont toutes différentes. Comment ça je suis mono-maniaque de ces chaussures ? Et si je vous disais qu'il n'y avait là que les foncées ?

J'entends loin là bas, au bout de l'appart, la machine qui s'agite ! L'essorage doit être bientôt fini... Etendre le linge, se laver les dents, le visage, mettre de la crème hydratante, amener le plateau avec ma théière de verveine et un mug dans mon lit... éteindre l'ordinateur... bouquiner un peu... me mettre sur le ventre... la tête sous l'oreiller... et réjoindre les méandres de ma conscience qui me réservent de sacrés scénarios ces temps-ci !
Par Leeloolène - 33 commentaires
Tendance pathologique à remettre systématiquement au lendemain quelques actions, qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non.
Depuis le début de l'année, je ne suis pas rentrée un seul soir sans avoir du boulot à terminer à la maison... tant la journée de travail n'est pas suffisante pour finir tout ce que j'ai à faire. Sauf qu'évidemment, je remets systématiquement au soir ce qui me motive le moins dans la journée. Et que je me retrouve chez moi avec une liste de trucs chiants à finaliser.
Alors à quoi ressemble une soirée "procrastination" comme ce soir dans le plus pur art de la Leeloolène's touch ?!
J'arrive un peu avant 20h chez moi... Je pose mon manteau, allume toutes mes jolies petites lampes et me plonge immédiatement dans le canap avec mon document de 15 pages à lire et à corriger. Mot par mot je traque la petite erreur, je suis concentrée à l'extrême. Pas vraiment le droit de laisser passer la moindre faute. J'ai récupéré le "bébé" au moment de partir et je suis motivée pour le faire tout de suite. En une heure j'ai fini ce premier dossier... il m'en reste 2...
Je me verse un bol de soupe... le réchauffe au micro onde. Voilà l'une des armes secrètes des grosses soirées de boulot. Cuisiner une soupe pour plusieurs jours et la réchauffer au fur et à mesure de la semaine. En variant les plaisirs avec des soupes des semaines précédentes congelées pour l'occasion ! Ce soir, soupe de champignons / pomme de terre. Un bout de jambon... et...
...place au dossier 2... et c'est là... que ça se gâte. 3 semaines que je bosse là-dessus 4 ou 5 heures par jour. Et je dois le rendre impérativement demain matin à la première heure. Mais pour repousser encore un peu et avant de m'y mettre, j'ai trouvé pas mal de choses hyper importantes à faire... J'ai dans l'ordre : pris deux photos, fait chauffer de l'eau pour une tisane. Changé de tasse parce que celle là est plus adaptée à la verveine (mouais... l'excuse bidon pour repousser encore un peu). Décidé de m'installer au salon. Puis rabattue sur le bureau dans la chambre, plus adapté au long travail qui m'attend. Trouvé le moyen de casser la prise pour brancher mon disque dur de travail... donc forcémment il faut en trouver une autre... Changé de chaise deux fois. Trouvé un autre casque car c'est un travail de chirurgien que je dois faire et seul un très bon senheiser peut faire l'affaire. Quitté mon jean pour enfiler mon beau pyjama. Remis des huiles essentielles dans ma bougie. Allumé ma lampe de luminothérapie pour bosser tout en m'emplissant de bonnes vitamines... A ce stade là... il faut bien trouver des solutions pour faire deux choses en même temps... Répondu à trois mails qui sont tombés entre temps... et... j'ai enfin pu m'y mettre vers 21h30. Et puis au fond... une demi-heure de pause... c'est pas non plus la fin du monde après une bonne grosse journée de boulot depuis 9h ce matin !!
Minuit et demie. Je viens de finir dossier 2... trois heures de boulot non stop. Efficacité suprême !! Tout le cérémonial n'était donc pas vain ! Je m'accorde une pause "blog"...
Un petit billet qui a mûri tout au long de la soirée. Je vais me mettre à dossier trois. Celui là, je peux le faire bien au chaud sous la couette. Encore de la relecture et des corrections... une heure et quelques de boulot et je pourrais penser à sombrer dans mes rêves (bien étranges en ce moment).
Au fond, heureusement que j'ai pas de mec à la maison... je ne sais pas où je pourrais caser quelques moments avec lui ! Mon beau crapaud qui m'accueille chaque soir fait tout aussi bien l'affaire...
lundi, 26 janvier 2009
Par Leeloolène - 10 commentaires
Depuis combien d'années n'avais-je pas mangé de petits suisses ? De ceux dans les petits pots que l'on retourne pour libérer la mousse compacte, bien sertie dans son papier de maintien. Ce papier dont on ne trouve jamais le début pour libérer définitivement l'onctueux yaourt et le recouvrir d'une bonne confiture. Miam ! Que c'est bon. J'ai trouvé ça dans le frigo... ainsi qu'une tortilla. Parfait ! Je n'en espérais pas tant.
J'ai l'impression d'avoir vécu deux ou trois journées en une. Je ne le réalise qu'au moment où j'enlève enfin mes chaussures. Ah mais oui. Ce matin c'était bien ce matin et pas hier ! Fin de journée. De ces folles journées où j'ai un vague souvenir de quand elles ont commencé et qui promettent encore quelques heures de travail et de tâches diverses. Un peu moins de 6h quand le réveil a sonné... j'avais froid. Il faut dire que j'avais envoyé valdinguer les deux couettes qui recouvrent mon lit. Sûrement un rêve agité. C'est de saison. Il y a longtemps que je n'ai pas passé des mois de janvier paisibles la nuit. J'aime quand je suis la première du quartier à allumer mon appartement. Je regarde toutes les fenêtres alentour et me réjouis d'être en avance sur tous. Le temps de ramasser une chemise, un jean, des sous-vêtements et de les fourrer dans mon sac, un voisin au loin émerge de son sommeil. Une vague lueur se fraye un chemin à travers les rideaux encore tirés.
Douche chaude. Hier soir je me suis enduit le corps de monoï. Tradition du dimanche soir. Je sens encore les effluves des fleurs de tiaré. Il n'y a pas meilleur plaisir pour ma peau. Pas plus douce manière de prendre soin de moi. Je file mon sac de voyage sous le bras. Traverse la ville encore endormie.D'abord la première journée dans mon bureau habituel. Les étoiles encore dans le ciel. La lune au loin. L'aube qui se lève. Le soleil radieux. Puis le rendez-vous chez l'opthalmo. Passage obligatoire entre deux courses poursuites sur mes trois ordinateurs. La nouvelle qui me hante depuis des années qui tombe. Mais j'ai bien d'autres choses en tête pour le travail. Je réaliserai plus tard. Route vers Paris. 4h de huis-clos que j'appréhende. Finalement nous discutons paisiblement et ouvertement. Soulagement. Le passé est loin. Et c'est tant mieux.
Deuxième journée qui commence. Autre dossier, autre lieu. Monter. Descendre. Monter. Essayer de faire vite car la nuit est déjà là depuis plusieurs heures. Dehors. Traverser Paris de bas en haut. Un RER qui est évidemment ralenti en raison de... Je n'écoute pas. Qu'importe. Il n'ira de toute façon pas plus vite. Changement à Denfert. Traversée de Montparnasse. Attraper le métro vers la maison.
Monter les six étages. Trouver la tortilla. Les petits suisses. Les colliers de coquillages de Tahiti et un joli cadeau des Marquises. Se mettre au bureau pour taper quelques mots ici. Regarder quand même la Tour Eiffel scintillante. Plaisir particulier tout particulier d'ici. Une photo rapide "ce sera pas mal pour illustrer le billet en cours". Vite rentrer me mettre au chaud. Trop froid dehors. Plus qu'une fenêtre allumée au loin depuis mon poste de guet, mon bureau où j'ai tant révisé pendant mes années étudiantes. Une fenêtre dans la rue de Marloute d'ailleurs. Aujourd'hui sera une de ces journées où j'allume et j'éteins les lumières de deux villes. Tout à coup la chappe de fatigue me tombe dessus. Je dois répondre à quelques mails. Charger des dossiers. En renvoyer d'autres. Je réalise que ce matin était ce matin et pas il y a deux jours. Nous ne sommes que lundi soir. Et la semaine à venir. Woï... N'y pensons même pas !
samedi, 24 janvier 2009
Par Leeloolène - 10 commentaires

En début de semaine j'offrais
virtuellement à
Anne la première fleur du printemps apparue sur mon balcon, pour apporter un peu de soleil dans son bureau sans fenêtre ! La voilà donc, en photo, cette première fleur bien audacieuse ! Un
petit muscari qui a eu un sacré cran pour sortir de sous la terre en cette période de grands vents et de froid !
Et depuis, plusieurs de ses copains ont eu la même idée et j'aurai bientôt de jolies petites fleurs violettes un peu partout. Ce sont mes préférées du printemps. Je repense à ces vastes étendues en montagne quand je faisais d'énormes bouquets avec ces petites clochettes si mignonnes.
Et vous avez vu un peu ce soleil ce samedi ?
Même renaissance du côté des autres bulbes ! Les premières feuilles des jonquilles sont déjà là. Celles des tulipes aussi... et des crocus... Et d'inconnues autres feuilles, de bulbes que j'ai du poser là "un jour" ! Je saurai sûrement d'ici quelques semaines quelle jolie fleur va en naître.
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas posté de billet dans cette catégorie qui me tient tant à coeur "
J'ai descendu dans mon jardin" ! Car un billet là dedans... c'est généralement des idées légères et heureuses que j'ai en tête. Les mains dans la terre, de jolies fleurs, le printemps, le jardinage... Ah que c'est bon !
* Comment ça je suis en avance ? Ce genre de signe de renaissance... je les saisi à la moindre apparition !!
lundi, 19 janvier 2009
Par Leeloolène - 14 commentaires
Ce soir j'ai le choix.
Après ma traditionnelle soupe (ce soir aux petits pois et poireaux - sacré mélange mais très gouttu !)... un carré de chocolat... et un morceau de fromage. Enfin, dans le sens inverse.
Deux super fromages des Pyrénées. Un Bethmale "bien de chez moi" et un brebis à tomber par terre.
Et pour ce qui est du chocolat... ce soir j'ai trois tablettes en test. Je ne vais pas ouvrir les trois évidemment. Noix de Pécans caramélisées, coeur de Nougat et Praliné fondant. Le choix est difficile !! J'opte pour le premier. Mes zamis !!! Je ne sais pas entre le Bethmale et le chocolat noir celui qui donne le plus envie d'y revenir, mais c'est un sacré régal.
Je me délecte de la fine odeur de garrigue dégagée par mon chouette cadeau Natures et Découvertes. Ah qu'ils étaient jaloux au bureau de me voir recevoir deux jours d'affilée des cadeaux en mon nom propre dans de jolis paquets. Ca sent la cade, comme dans ma petite chambre face au Mont Ventoux. J'allais la ramasser autour de la maison et la faisais brûler, ou la râpais pour en dégager toute sa saveur.
Je suis d'humeur pour le moins joyeuse ce soir pour ne pas dire plus... A croire que mon Dieu y est pour beaucoup... C'est sûr que programmer une soirée italienne avec des voix aussi douceureuses ajoutée à la sienne, ça ne laisse pas insensible. C'est moi qui vous le dit. Et comme je lui écris "c'est à tomber dans les bras du premier gosse qui passe" !! Pfiouuu... m'en vais manger un morceau de choc' moi !!
dimanche, 18 janvier 2009
Par Leeloolène - 20 commentaires
Quiconque vous parlerait de moi enfant... vous raconterait très vite ma passion des tomates... et enchainerait assez rapidement sur "Leeloolène et son Copain des Bois".
LE livre qui m'a accompagnée pendant des années, qui me suivait dans toutes mes péripéties, toutes mes promenades, toutes mes randonnées. Que je glissais dans mon cartable sans que personne ne s'en rende compte.
Apprendre à faire du feu sans bois. Construire un pont avec trois rondins. Ériger des cabanes dans les arbres. Faire cuire les pommes de terre dans les braises. Fabriquer un moulin dans les torrents. Une béquille pour quelqu'un qui se casserait la jambe au milieu de la montagne à trois jours de tout secours. Reconnaître les empreintes d'animaux et le chant des oiseaux (là dessus j'ai toujours lamentablement échoué !)... Et les signaux de fumée. Et le langage morse. Et les décoctions de plantes pour faire des tisanes.
Je crois que ce livre est celui qui a tant contribué à mon côté McGyver qui fascine souvent aujourd'hui. Mon côté débrouillard. Mon côté homme femme des bois qui ressort à l'approche de la nature.
Ma bible absolue. Mon livre de chevet. Que j'ai porté dans tous mes sacs à dos, qu'il faille grimper 1000 ou 2000 mètres. "Tu peux le prendre, mais c'est toi qui le porte". Et du haut de mon mètre pas grand chose, crapahutant et escaladant la montagne avec mon gros livre sous le bras. (je t'entends déjà Anne)
Je me souviens du drame un matin où j'avais retrouvé mon Copain des Bois détrempé, oublié toute la nuit sous la pluie. Qu'est ce que j'ai pu pleurer ce jour-là. Inconsolable de voir mon "Copain" dans un si piteux état. Il contenait suffisamment de trucs et astuces pour inventer pour lui la meilleure idée qui soit, à savoir faire sécher page par page au coin du feu. Il en a perdu à jamais une partie de sa couverture, légèrement oubliée trop près des flammes... Mais ce n'est qu'une marque de plus dans son histoire. Combien de traces de boue, d'herbes séchées, de griffonnages, de pages cornées... font de lui un objet unique et irremplaçable.
Imaginez donc mon état, quand je suis passée samedi dans ma librairie favorite et que je suis tombée nez à nez avec "Copain des Pyrénées". Je crois que c'est reparti pour 10 ans de cabanes, de descente de rivières souterraines, de courses d'orientation, de fabrication de ponts, d'herbiers, de cannes à pêche... j'en passe et des meilleurs ! Je n'ai plus 10 ans mais je peux vous assurer qu'en quittant la librairie avec mon bouquin sous le bras, je ne devais pas avoir l'air de beaucoup plus, au grand amusement du libraire.
vendredi, 16 janvier 2009
Par Leeloolène - 14 commentaires
C'est aujourd'hui ou jamais. Que je dois le faire et que je vais le faire. Tourner le dos. Une bonne fois pour toute.
Jusqu'à plus soif je vais écouter et lire les paroles qui tournent en boucle dans ma tête, dans mes oreilles. Toute la nuit s'il le faut. Mais je m'en convaincrai. Et je tournerai le dos. Pour de vrai. Pour de bon.
mercredi, 14 janvier 2009
Par Leeloolène - 15 commentaires
Explications en mots, à la devinette ci-dessous. Pour info, c'est fille_bavarde qui a trouvé la bonne réponse et qui aura droit à de bons chocolats... (mais elle les partage avec vous je vous rassure) !

Ce chemin, c'est l'endroit où j'ai fait mes premiers pas. J'avais 9 mois et je me suis lancée paraît-il comme ça, sans prévenir personne. Peut être pour saluer la victoire de Mitterrand ?! Si je calcule bien ce devait être à cette époque. Qui sait ?! Ce n'est pas tant l'anecdote de ce jour-là qui mérite un billet mais plutôt le fait que je sois repassée par cet endroit par le plus grand des hasards il y a quelques semaines.
Comme vous le savez, j'ai toujours beaucoup bourlingué depuis ma plus tendre enfance... et cette maison n'est que la première d'une très longue liste d'une vingtaine d'endroits où j'ai élu domicile au fil des années. Lors de la trêve des confiseurs... j'ai retrouvé mon père à Lyon, point de convergence de plusieurs lignes TGV, pour commencer notre tour de France. J'ai toujours un drôle de sentiment quand je suis dans cette
ville. Car au fond c'est "ma ville", j'y suis née mais n'y ai vécu que les premiers mois de ma vie et n'y garde aucune attache... Comme la plupart de toutes les autres en fait. A la différence près, que celle-ci, c'est tout
de même celle indiquée sur l'ensemble de mes papiers d'identité. Alors autant que toutes les autres, je peux m'en servir de "joker"pour répondre à la problématique question "tu viens d'où ?".
Avant de prendre la route pour Grenoble, je devais acheter le cadeau de Noël de ma soeur... une paire de skis ! Nous voilà donc partis vers le Décathlon le plus proche... Mon père me raconte la ville. "Regarde, on arrive devant l'hôpital où tu es née". Et moi de tordre le cou pour apercevoir le bâtiment, la fenêtre de la chambre où j'ai poussé mon premier cri... "c'est quelle chambre, c'est quelle chambre ?". Clic-clac. Une petite photo histoire de garder un lien. La seule manière de m'approprier un peu l'endroit à défaut d'y avoir la moindre attache. A mesure que nous approchions du Décathlon, les lieux de ma première "ville" se faisaient de plus en plus précis. "Regarde, là c'était ta première école" , "où çaaa, où çaaaaa ???"... "Ah et là on va arriver dans la rue où nous vivions". "Dis, dis, dis... tu peux me montrer la maison où l'on habitait". Et me voilà pour la première fois, revenue à cet endroit qui fut mon premier toit.

Je dois immédiatement (car ce fut un débat/incompréhension à une autre époque avec quelqu'un qui m'était cher), préciser qu'il ne s'agit là absolument d'aucune forme de nostalgie, ni de culte du souvenir. Seulement un moment important pour ma propre "construction" de pouvoir remettre aujourd'hui, à preque trente ans, une image sur les lieux qui m'ont vue grandir, tous ces lieux qui d'une manière ou d'une autre marquent un déchirement régulier depuis ma naissance... Formes de ruptures dont je n'ai pris conscience que très récemment et qui expliquent sûrement pas mal de choses sur la personne que je suis aujourd'hui dans sa difficulté à accepter... la fin. Cela est une autre histoire, mais je tenais à le préciser.
Nous voilà donc arpentant la rue de ma première maison. Moi posant mille questions sur quelle était ma chambre, où l'on se garait, où je m'amusais... Et mon père de m'apprendre "d'ailleurs c'est dans ce chemin que tu as marché pour la première fois". "Dis ! Je peux sortir de la voiture pour y reposer mes pieds ??" Sentiments très étonnants et totalement nouveaux, de pouvoir enfin me dire que tout a commencé là... Un jour de septembre 80. Et que cette maison, est toujours bien plantée là. Alors que moi j'ai fait un tel chemin... construisant ma vie en l'absence de repères géographiques, sans lieu d'attache. C'est la première fois où je peux ancrer une tranche de ma vie dans une forme de réel. De manière complètement imprévue, quelques minutes entre deux trains et en partance pour une autre ville... à l'image de ma vie.
Et pour revenir à l'une des réponses de sLeAbO, supposant que j'avais eu mon permis dans cette rue... je dois vous avouer... que j'ai toujours dit que le jour où je saurai conduire, le premier "voyage" que je ferai toute seule, sera de retourner devant chacune des maisons où j'ai vécu. Il n'y aura pas meilleur entrainement puisque cela m'obligera à parcourir la France du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est... Bon évidemment il faudrait aussi traverser l'Atlantique, la Méditerannée et la Manche ... mais je commencerai par les maisons sur le sol métropolitain dans un premier temps. Et c'est d'ailleurs sûrement pour cela que je n'ai toujours pas mon permis. Car le jour où je repasserai devant chaque lieu de ma vie... alors je saurai peut être accepter certaines choses.
mardi, 13 janvier 2009
Par Leeloolène - 28 commentaires
Pas la peine d'espérer un billet... j'en suis totalement incapable en ce moment !! J'en avais bien commencé un ce matin... pour essayer de construire un quelque chose d'à peu près intéressant et comme de par hasard, j'ai fermé par mégarde mon navigateur avant même d'avoir enregistré le brouillon. C'est un signe... je ne suis bonne à rien ces jours-ci.
Alors, une petite photo mystère-devinette pour alimenter un peu ce site... en attendant que les mots reviennent !
A votre avis... que s'est-il passé ici même de très important pour moi ?

Celui qui trouve... se verra offrir... hmmm... un ballotin de chocolat puisque c'est presque encore de saison !
dimanche, 11 janvier 2009
Par Leeloolène - 12 commentaires
Samedi soir. Je remonte chez moi, le bout du nez complètement gelé. J'ai un peu froid aux pieds malgré les deux paires de chaussettes. Il faut dire que contrairement à Lou, je ne me suis toujours pas résolue à abandonner mes Converses, malgré le froid sibérique... et les rues verglacées. Nous sommes bien la seule ville de France où nous n'avons pas vu le moindre minuscule flocon de neige ! C'est le comble pour une ville où il pleut tant toute l'année...
En sortant du cinéma je suis passée faire quelques courses pour le week end. Les rayons se sont enfin remplis ! J'ai envie d'épinards. J'ai envie de lentilles. J'ai envie de chocolat. J'ai envie de lasagnes. Demain je ferai le marché pour compléter avec des fruits et des légumes frais. Je craque pour une nouvelle boîte de thé Mariage Frères, pendant que je fais la queue pour payer. Boléro, thé noir aux fruits méditerranéens. Joli programme en vue d'une soirée tranquille à la maison. Ce devait être week end parisien... mais ma semaine a été tellement chargée que je n'ai pas eu une seconde pour ne serait-ce que regarder un billet de train... Semaine de fou. A aider tout le monde. A récupérer les dossiers des absents. A dépanner les autres... et pendant ce temps là mes dossiers à moi qui n'avancent pas. Je réponds à une interview pour la télé à propos de mon boulot. Je suis cueillie à froid... mais m'en sors plutôt pas mal. On verra le résultat.

Je prépare un feu de bois pour adoucir encore plus la soirée qui se prépare. La bouilloire m'annonce que l'eau est prête pour le thé. J'allume les bougies. Celle qui sent bon et mon joli renne acheté à Grenoble. Noël est fini, mais qu'importe je l'aime mon petit renne ! Je me suis arrêtée acheter un chocolat chaud dans la super chocolaterie. Je m'en offre un dès que j'ai le moral un peu bas... C'est de rigueur ce soir ! Il est digne des meilleurs chocolate español que je buvais il y a un an même à Barcelone. Vague nostalgie de cette période à laquelle je repense si souvent ! Cette semaine, j'ai d'ailleurs transféré les épices achetées à cette époque dans de jolies boîtes en verre. L'époque des Pakis, des balades sur les Ramblas, des matins où je partais travailler quand les ramblas grouillaient encore de gens sortant de boîtes de nuit.
Ce soir j'ai droit à de belles flammes dans la cheminée. A croire que les bûches me jouaient un mauvais tour l'autre soir où nous étions deux devant ! J'avale deux théières... un bol de soupe... et me délecte devant Ma femme est une actrice. Douce soirée...
lundi, 5 janvier 2009
Par Leeloolène - 13 commentaires
Tout à l'heure... contrainte et forcée... j'ai du me résoudre à aller faire des courses alimentaires.
Je ne sais pas à quand remontait le dernier remplissage de frigo, (à l'année dernière ça c'est sûr... et je dirais même à il y a bien plus d'un mois et demi !) mais hier soir j'avais terminé le dernier paquet de pâtes déniché au fin fond d'un placard. Donc ce soir... il fallait agir, sous peine de partir au lit sans manger !
Alors, sous la pluie, le verglas et le froid, j'ai pris ma motivation à quatre mains (il n'en faut pas moins pour me motiver dans ce genre de corvée) et armée de mon panier j'ai rejoint mon supermarché préféré en bas de chez moi.
Eh bien... croyez le ou non... j'en suis ressortie avec un frigo presque aussi vide ! Même au fin fond de brousse gabonaise j'avais rarement vu des rayons aussi vides !!!
Pourtant j'y avais mis beaucoup de volonté hein !

vendredi, 2 janvier 2009
Par Leeloolène - 12 commentaires
Nous y voilà dans la nouvelle année ! L'an neuf ! Et cette année en plus ça rime... 2009 !
A vous toutes et tous, je vous souhaite une très belle et heureuse année, et surtout que tous vos voeux les plus chers se concrétisent.
J'ai généralement un plutôt bon feeling avec ce chiffre... Espérons donc que cette nouvelle année soit à l'image des deux autres "9"aines que j'ai vécus dans ma vie !
En tout cas après une première journée en l'an 9, ça commence plutôt bien... Ski au dessus d'une mer de nuage. Un paysage absolument saisissant. Soleil, bonne neige et coucher de soleil sur les cimes. Le tout en gérant mes affaires courantes du boulot avec mon super nouveau téléphone en direct sur les pistes. Bosser comme ça, c'est plutôt royal. Tiens la voilà ma résolution immédiate. Bosser moins, gagner plus, voyager encore plus et profiter encore et encore des joies de la nature !

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