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novembre 2008

lundi, 24 novembre 2008

Comment j'écris ?

C'est Karmara qui le demande dans son dernier billet. Quelle est la génèse d'un billet, entre l'instant où j'ouvre mon dotclear et le moment où je le publie ? Ah ! La grande et belle question !

Je dirai tout simplement que j'ai mille façons de faire... autant presque que de billets. Dans les grandes lignes :

- les billets éclairs : Ils germent dans un coin de ma tête. Souvent sur mon trajet maison/bureau en marchant dans le petit parc. Ou plus souvent encore dans les transports. En fait, quand j'ai la tête la plus libre pour imaginer des mots, agencer des idées... Je les fais naître sur écran aussitôt que je me retrouve devant mon ordi. Leur rédaction est instinctive, en quelques secondes le billet est en ligne.

- les billets instinctifs : Ceux qui répondent à un désir soudain de mettre sur papier une anecdote, un instant de ma vie. C'est par exemple l'histoire de la chasse d'eau d'hier. Ce sont aussi ceux, publiés pour me défouler d'émotions trop fortes, que j'ai besoin de canaliser par l'écrit. C'est ma manière d'exorciser mes tourments. L'écriture est mon meilleur mode d'expression... celui avec lequel je me sens le plus à l'aise !

- les billets longtemps germés : Je les échafaude dans un petit coin de ma tête, ils prennent forme au fil des jours, des semaines. Et quand ils me paraîssent tout à fait construits, seulement alors, j'entame leur rédaction. Je ne suis pas une grande adepte des brouillons et des textes modifiés, retravaillés, re-mise-en-formés. Une ou deux lectures pour m'assurer que je ne laisse pas passer (trop) de faute d'orthographe. Une ou deux corrections de syntaxe et je publie. Le temps de rédaction pure est donc assez court. La réflexion souvent longue !

- les billets sortis de nulle part : Ce sont mes préférés. Car ils naissent au fil des mots. Sans avoir été pensés, sans savoir où mes mots vont me mener au moment où j'ouvre ma page blanche. Je ressens le besoin immédiat d'écrire. Ca tombe bien, j'ai toujours un ordinateur sous la main. Ils prennent toute leur grandeur au fil des lettres que je tape sur mon clavier. Ce sont mes billets les plus"profonds", ceux que je garderai s'il fallait supprimer tous les autres. C'est là que je prends le plus de plaisir dans l'écriture. Mes doigts se chargent de donner une porte de sortie aux idées de mon âme. Je les laisse faire tous les deux leur sauce-interne, tant ils se complètent bien !

- les billets jamais nés : Ils ne verront jamais le jour. Pourtant que j'aimerai les écrire, juste pour les digérer. Par simple auto-censure la plupart du temps je me réfrène à leur donner vie. J'aurai tant et tant à raconter sur mon travail et toute sa spécificité, sa richesse. J'aurai tant d'émotions à mettre sur papier : mes sentiments amoureux, mes peines de coeur... Mais je me sais lue par des gens que je connais "dans la vraie vie" et à qui je ne souhaite plus confier mon jardin secret. Et pour tout ce qui concerne mon travail, c'est une simple protection, pour ne pas risquer d'être "découverte" par des gens qui n'ont pas à connaître ma vie intime. Si cela devait arriver. Je cesserai dans la minute ce blog, et le fermerai sans autre forme de procès.

- les billets pour illustrer une photo : De plus en plus, je prends des photos en prévision "d'un futur billet". Je m'en sers comme support d'inspiration. Je regarde la photo, une fois, deux fois... la retaille... et zou, en route pour quelques mots autour.

Et je blogue où ?

Oh lala... Encore une vaste question ! A l'image de ma vie pour répondre court.

Dans le train souvent, dans l'avion aussi, dans les salles d'attentes des aéroports. Au bureau, entre deux dossiers, pour m'évader quelques instants et mieux replonger après quelques minutes de "loisir". Le soir, à la maison. Dans mon lit, assise par terre, allongée sur le parquet... Dans des chambres d'hôtel anonymes aux quatre coins du monde. Dans un café en attendant un train, un rendez-vous... Autant de lieux improbables... Mon ordinateur portable est mon plus fidèle compagnon. Je le trimballe tout le temps partout avec moi... Pour mon boulot, je suis connectée nuit et jour, j'ai donc toujours la possibilité en quelques secondes d'écrire un billet, sans vraiment interférer sur le cours normal de mon travail. C'est ma petite lucarne sur l'extérieur. Ma pause-clope que je ne fume pas. Ma pause-café que je ne bois pas. C'est pour cela que même en grande période de rush, je m'accorde toujours quelques secondes pour alimenter ce petit espace.

Et là tout de suite ? Ce billet, il est né comment ?

J'avais promis un billet 'voyage' pour nous sortir un peu de la grisaille ambiante (pour nous, pauvres habitants de l'Europe de l'Ouest, j'entends)... alors dès mon interview matinale terminée, j'ai plongé dans mes photos de Guadeloupe et Tahiti pour m'inspirer un peu et trouver de quoi broder. Sans succès. Pas d'inspiration. Puis, je suis tombée sur le billet de Karmara et j'ai tout de suite eu envie de lui répondre, tant je l'imaginais bien dans son lieu improbable entrain de nous "pondre" son billet. Tellement à l'image de comment j'écris la plupart du temps !

Alors, entre deux tasses de thé, et avant de ré-attaquer ma deuxième journée, la vraie celle-là... j'ai ouvert ma page blanche de dotclear. Entre-coupée par quelques urgences boulot, j'ai pianoté dans le silence du jour pas encore levé,  j'ai mis un peu plus d'1h30 entre le moment où j'ai ouvert mon dotclear (à 7h45)... et le moment où je l'ai publié. En temps d'écriture... pas plus de 20. Je me presse d'ailleurs de relire, corriger, remodeler et publier avant que tout le bureau n'arrive au compte goutte !

A vous de nous faire partager votre propre façon de blogguer !

samedi, 22 novembre 2008

J'avais que ça à faire...

Je ne sais pas moi... mais généralement samedi soir... ça rime avec soirée entre copains. Ca a rimé longtemps en  "soirée en amoureux". Ce soir ça avait rimé en "soirée au coin du feu crépitant, avec une petite tisane dans ma jolie théière, un film sur mon home-cinema, petite bougie parfumée et cocooning"... d'accord j'avais été interrompue deux trois fois par le boulot... mais rien de bien méchant. J'étais toute guillerette d'une soirée bien apaisante, bien revigorante...

Et puis non... hein. Faut bien me la faire payer ma petite soirée tranquille chez moi. Je vais aux toilettes... et là... hmm... pourquoi ça ressemble à une piscine le sol ? Fuite de la cuvette. Sympa hein. A minuit pile, l'heure du crime, pas encore hier mais déjà demain.

Je dégaine les outils, le rubson, les serpillères... Je gueule un bon coup. Et 30 minutes plus tard. C'est réparé. Une maudite vis qui s'était fait la malle. C'est malin. Un samedi soir à minuit. J'avais que ça à faire.

En tout cas... pour ce soir. Leeloolène 1 - Chasse d'eau 0. Mais un gros goût amer... de ne JAMAIS être laissée tranquille COMPLETEMENT toute une journée entière. Ca me file vraiment le bourdon...

[Enfin... le bon point, c'est que je suis bien heureuse de m'être constitué une super trousse à outil de la parfaite bricoleuse... où j'ai tout à portée de main, des bons outils, bien rangés et bien ordonnés pour les crises aigues de bricolagite du samedi soir ! ]

vendredi, 21 novembre 2008

Et pendant ce temps là...

Ciel blanc plombé depuis des jours et des jours dans cette partie nord de la France. Paris, Le Mans, Nantes et autres joyeuses villes au dessus de la ligne Bordeaux/Lyon... même combat. Du blanc. Du blanc à perte de vue dans le ciel. Et ça... les rares jours où il ne pleut pas !

Blanc... blanc... blanc. Des journées entières où la lumière reste allumée du matin au soir.

Et pendant ce temps là... en Provence... ciel azur. Pas un nuage. Tee-shirt de rigueur pour ramasser et brûler les feuilles mortes dans le jardin. Se gorger de la chaleur du mois de novembre en débardeur sur le pas de la porte. Et ça... je le sais trop bien... ce ciel bleu azur, il sera là tout l'hiver.

Y a pas à dire. Il y a quand même des endroits où il fait meilleur vivre que d'autres. Et mon problème est de le savoir si bien. Pour avoir vécu dans tant d'endroits... depuis les coins pourris du centre de la France aux merveilles de la Provence, aux plages des tropiques, aux savanes africaines à perte de vue, à la Bretagne aux quatre saisons dans la même journée, à Nantes la pluvieuse, Paris l'aimée puis la redoutée et j'en passe tant et tant...

En plus de ne pas savoir ce que je vais faire de ma vie... je ne sais même pas où je le veux, dans quel coin de France ou du monde... Il est tant et tant d'endroits où j'aimerai "re-vivre" ou m'installer. Sauf peut être celui qui s'ouvre à moi aujourd'hui...

Je ne suis pas dans la merde.

(dsg id="1404" tmpl="rotator")

Petit diaporama que "j'offre" à fillebavarde pour lui apporter un peu d'azur dans son ciel blanc (et me faire pardonner de mon mêchant antispam qui bloque ses commentaires !)

mercredi, 19 novembre 2008

Comme dans un film...

Je sors de la banque. Obligée de libérer une heure de mon très précieux temps juste pour aller renouveler une carte bleue !! Que j'étais bien et heureuse dans mon ancienne Caisse d'Epargne où mon banquier anticipait même les pertes et vols de chéquiers et cartes bleues au moins deux fois par an... tant il connaissait ma propension à égarer/perdre/me faire voler mon sac à travers le monde...

Le nouveau banquier profite de ma présence pour mettre à jour tout un tas d'infos sur moi, ma vie, mon œuvre... "vous n'avez toujours pas d'enfant ?" "Eh non ! Toujours pas".

Il doit calculer je ne sais quoi sur je ne sais quelle dépense. J'alloue tellement peu de place dans mon cerveau à ce genre de détail quand je suis en période "rush", que je le laisse faire sachant très bien que je suis entrain de me faire refiler une maudite carte avec réserve d'argent, une arnaque qui pue à mille lieues et que je refuse catégoriquement... mais pas le temps consacrer la moindre minute à de tels détails... Je veux juste une carte pour payer mes billets de train et mon yaourt myrtille au wagon-restaurant. Il ouvre mon relevé des derniers mois, pour me prouver que oui, c'est vraiment cette carte qu'il me faut.

Et là, je me vois propulsée immédiatement dans une bonne comédie à la française. S'affiche à l'écran plusieurs lignes de dépenses : "Etam lingerie" / "Etam lingerie" / "Etam lingerie"... Je ne sais pas qui de lui ou de moi a eu l'air le plus gêné. En tout cas... je me suis bien marrée intérieurement... et j'ai déroulé immédiatement dans ma tête la cultissime scène de mon cultissime film 'Tout pour plaire' (pas mal d'extraits sur cette page... je vous conseille... un peu spécial filles quand même !)... sauf que mon banquier est vachement moins beau que le sien (Pascal Elbé). Dommage !

mardi, 18 novembre 2008

Du mardi soir tant attendu !

Bien revenue, bien repartie, et déjà bien re-revenue ! Du train, de la voiture, du train, du train...

Dimanche j'avais bien attaché mes sacs toute la nuit pas loin de moi, dans le train couchette, juste histoire de ne rien égarer. Ca aurait été dommage de faire une suite au billet précédent ! J'ai passé la nuit côte à côte avec THE beau gosse de la terre. Deux couchettes qui se font face... Hmmm... je dois avouer qu'il est quand même bien agréable de s'endormir en regardant quelqu'un. C'est vrai ça, j'avais presque oublié !! Nous avons lu ensemble quelques lignes de nos livres respectifs. Puis éteint en même temps. Je n'ai pas poussé le vice à lui souhaiter bonne nuit... mais bon... l'idée y était pleinement ! C'est tout le charme des trains de nuit. (J'aurai aussi pu me retrouver avec le gros tatoué ronfleur du dessous... moins fun tout de suite !)

Grosse grosse journée aujourd'hui... bien contente d'en avoir fini, tant les enjeux étaient énormes ! Encore de drôles de rencontres dans des ascenseurs. En réalisant au bout d'un long moment à qui je viens de dire bonjour... pendant que d'autres demanderaient des autographes. Des têtes à têtes assez rares et impromptus. Des courses poursuites dans des couloirs. Des félicitations et des mots gentils pour saluer mon travail. Je serai définitivement vieille avant l'heure tant la pression pèse sur mes petites épaules. Petites épaules qui ne risquent pas de continuer à se muscler puisque je n'ai pas pu aller nager depuis deux semaines... par la force des tours de France et de Navarre ! Soit je prends une piscine miniature dans ma valise pour la faire suivre dans mes déplacements. Soit j'embarque des altères pour continuer mes entrainements. Inversement, à force de courir à tout va avec mon ordinateur, je fais bien largement la dose quotidienne de sport requis !

Contente de prendre le TGV pour pouvoir passer enfin une nuit dans MON lit ! La première depuis... pfiouuuu, je ne sais même plus quand !! Je savoure enfin, une petite tisane chez MOI, dans MON canapé, les pieds sur MON tapis chaud... à la lumière d'une jolie bougie achetée dans un petit salon de thé total british. Senteur Cinnamon Sticks, fragrance naturelle qui réchauffe tant l'atmosphère. Home sweet home. J'avais négligemment "jeté" des graines de potiron dans des pots de fleurs il y a deux semaines. En repassant enfin, par la case-maison... je découvre d'immenses pousses de plus de 20 cm un peu partout dans l'appartement ! Mon ptit comité d'accueil qui s'est mis sur son trente-et-un !

J'ai passé une bonne partie du train de ce soir, en cogitant sur "ce que je vais faire de moi". Encore une fois ! Phase de grandes interrogations sur le tournant que doit prendre ou non ma vie. L'inflexion que je veux lui donner... ou pas. J'ai vite décidé de couper court ma réflexion et de profiter du trajet pour rattraper pas mal d'heures de sommeil en retard. Bien plus reposant pour l'esprit que les plans sur la comète pour trouver quel virage prendre !


Ce week end... sur une petite route de Provence... un plongeon direct au milieu du siècle dernier

lundi, 17 novembre 2008

La poisse du train

Comme vous le savez déjà, je passe une bonne partie de ma vie dans le train. Là dessus, pas de changement. Deux, trois, quatre fois ou plus par semaine je sillonne la France. Mais alors cette semaine on peut dire que je cumule les merdes à bord ! Pas les retards et les grèves. Ca, je passe systématiquement à travers...

Lundi. Dans un petit train régional... wagon bondé. Je retrouve pas mal de collègues de boulot dedans. On parle, on discute de nos projets respectifs. Et puis, un texto. De ceux que j'angoisse de recevoir. Trop tard, je sais déjà que je vais devoir prendre ce même train dans l'autre sens, à peine posé le pied à destination. Pas grave hein... J'aime le train, et puis il y a plus grave dans cet instant.

Mardi. Nantes/Paris. Jusqu'à la dernière seconde je ne sais pas si je vais monter dedans ou non. J'attends le feu vert d'une collègue. Le bip pour aller ou non à un rendez-vous. Au pire, je descendrai à Angers et je rebrousserai chemin si mon rendez-vous est annulé. Finalement, feu vert. Je monte. Je vais à Paris pour 20 minutes. Je m'offre à manger dans la voiture bar. J'ai raté tellement de repas depuis trois jours. Je m'accorde une rapide sieste entre 10 coups de téléphone et quelques mails. Je suis à la seconde près. 23’… j’ai rendez-vous à 45’. Je cours sur le quai. Une voiture m'attend dans la rue. Je sillonne Paris en slalomant entre les voitures. Heureusement on est le 11 novembre... les gens ont la bonne idée d'être chez eux. Contrairement à moi... J'arrive dans le parking à 43’. Je suis attendue à l'accueil, mon arrivée étant relayée par VHF depuis ma descente du train. Je cours dans d'immenses couloirs. On me monte et descend de pièce en pièce. Je réalise ma prouesse. Ouf ! Une de moins. Blabla... je passe d'étage en étage. Blabla. Vite, retour vers la gare.

Une heure trente après mon arrivée. Re-gare. Paris/Nantes. Je pianote à la machine pour acheter mon billet retour. Les yeux fermés, je suis capable de prendre un billet tant je la connais par cœur cette machine. Je cherche ma carte bleue. Ma carte elle est où ? Je vide ma sacoche d’ordi à même le sol. Rien... Nada. Ah... ben j'ai perdu l'ensemble de mes cartes bleues, carte vitale, carte de presse, grand voyageur et j'en passe. Rien au service des objets perdus. Rien au service nettoyage. Rien à la même place... c'était pratique pourtant je suis remontée exactement dans le même train. Rien non plus auprès du serveur qui m'avait servie deux heures plus tôt... Je suis bonne pour faire opposition à tout et pour refaire toutes mes cartes. C'est sympa... je n'ai que ça à faire cette semaine justement. C’est la semaine la plus caaaalme de l’année. Joke évidemment. Bordel. Et ma banque à la noix qui veut me refiler une carte avec réserve d’argent. « Refaites-moi la même que celle perdue, la Gold Machin Truc ». « Mais nous avons une toute nouvelle carte ». « NON ! Je refuse la moindre carte avec réserve d’argent ». « Mais c’est une nouvelle carte très bien ». « NON ! Ne me renouvelez rien, j’irai dans mon autre banque ». S'il savait que les cinq minutes que je perds avec lui sont autant de temps bouffé dans ma journée surbookée. Et évidemment… pour clôturer le tout, je me suis fait avaler ma troisième carte bleue (celle que je garde toujours chez moi... au cas où) le lendemain matin, car quand la poisse colle à la chaussure… elle colle jusqu’au bout. Mais c’est paaaas graaaave.

Vendredi. Nantes/Marseille. Je retrouve ma soeur sur le trajet en gare de Toulouse. Je suis déjà bien endormie dans ma couchette. Elle me rejoint dans le wagon. Elle a perdu sa carte 12/25 sur le quai en montant dans le train. Ouf ! Pour une fois, ce n'est pas moi. Y a pas à dire… on n’est pas sœurs pour rien ! Bonne poisse.

Samedi. Petit train régional quelque part en Provence. Le soleil se lève sur la Méditerranée. Quelle beauté indéfinissable. Ca me fait si chaud au cœur d’être ici, dans ce petit coin de chez moi... un autre, peut être celui qui compterait le plus de points pour m’y installer.  Hier soir dans le train couchette, ma sœur m’a offert un cadeau d’anniversaire retardataire… qui avait déjà été oublié par plusieurs personnes à droite à gauche. Voilà pourquoi je ne le reçois que trois mois plus tard. Je le range en hauteur « faut faire gaffe de ne pas l’oublier quand on descendra ». Inutile de vous raconter la suite… En tout cas, il n’a été retrouvé dans aucune des gares du trajet. Tu m’étonnes… un si bel assortiment de thés rares et de bonnes confitures. J’enrage. Je réalise plus tard que dedans il y avait aussi un cadeau direct arrivé de New-York... (pas l’Ipod heureusement !! Ouf. Lui est sauf). J’enrage. Je me fatigue.

Dimanche soir. Je suis en gare de Marseille Saint Charles…réseau wifi du MacDo à boire un bon thé Daman (ah ben oui la même marque de tout ceux que j’ai perdus hier, juste pour me rappeler ma colère)… J’attends mon train de nuit… Y a intérêt que la poisse m’ait lâchée cette fois !! En tout cas je vais m’enchaîner toute la nuit à mes sacs et vérifier que je ne perds rien dans les draps.

 

mardi, 11 novembre 2008

Qu'est ce que je vais faire de moi ?

Même dans la plus grande des "maisons", LE temple mythique absolu... je débloque un problème que 5 personnes dont c'est le métier ne savent pas résoudre. En trois minutes montre en main, je comprends le problème, l'analyse et le répare. Moi, seule avec mes petites mains. Moi qui n'ai jamais fait ça. Moi dont ce n'est pas officiellement le métier. Face à toute une équipe de spécialistes. Face à des gens aussi prestigieux. Face à un mur d'écrans. Et de machines bizarres. Je réussis. Moi, la toute petite. Qui bluffe tout le monde si souvent. Les plus grands.

Je vais faire quoi de ma vie ? Savoir tout faire n'est vraiment pas la plus facile des choses. Avoir un don inné. Que je suis incapable de justifier. Mais qui ébahit tant. Je suis face à un mur de choix. Face à une infinité dans laquelle je me perds.

Les émotions des dernières 48h y sont pour beaucoup. Le manque de sommeil aussi. Les allers-retours. Les courses poursuites contre le temps. Mais que je suis perdue ce soir. Perdue face à tant de possibilités pour ma vie. Et à la fois tellement fière de ce que je réussis souvent à faire...

lundi, 10 novembre 2008

La loose

Il y a des coups durs... souvent et trop souvent dans mon boulot. Mais ce soir. Putain de bordel de merde.

Dur. Dur.

Rajouter pas mal de larmes dans l'eau de mer... c'est tout ce qu'il reste...

Fait chier. Putain.