jeudi, 31 juillet 2008
Par Leeloolene - 8 commentaires
Il y a des moments où je me déteste. Où j'aurai envie de me jeter à la poubelle, juste pour pouvoir faire disparaitre un certain moi-profond. Celui qui est si noir. Celui qui contient tant de haine et d'intransigeance.
Ah oui... la Leeloolène n'est pas seulement l'image que je vous décris à travers ces pages depuis des années. Non. J'ai aussi un côté que je déteste tant. Oh... il fait rarement surface... Mais il est tellement destructeur. Pour moi, pour mon entourage.
Je n'y peux rien. Mes sentiments ont toujours été extrêmes et pourtant tellement sincères et entiers. J'ai aimé à me foutre en l'air, à me détruire pendant des mois. J'ai haï à souhaiter la mort de quelqu'un. Je peux détester au point de souhaiter le malheur. Je suis capable de ne pas adresser la parole pendant des mois à des gens. De m'enfermer dans un mutisme que rien ne viendra percer, si ce n'est la violence, et l'empoignade physique.
Quand j'étais petite, je me souviens que ce côté noir ressortait le jour des compétitions (eh oui... j'ai été une grande sportive). Quelques heures avant l'épreuve, je me faisais détester de mon entourage. Je devenais odieuse. Je causais tant de mal et de peine, que j'arrivais à mes fins : une baffe. Sans ma baffe, je ne pouvais pas remporter ma course. Par contre si je faisais craquer l'un de mes parents... alors je pouvais conquérir ma premier place et monter sur le podium.
Depuis quelques semaines je me découvre machiavélique... manipulatrice. L'incarnation même de la peste. Au delà de tout ce que j'aurai pu imaginer de moi. En plus de ne pas lui adresser la parole depuis des mois, de monter les gens contre elle, je la poignarde dans mes rêves, je lui explose la tête dans le caniveau.
Je dois avoir un certain problème avec les caniveaux d'ailleurs. [Autre point à creuser !] Quand j'ai été quittée, il y a quelques années... j'ai fait des rêves pendant des mois et des mois où j'explosais la tête de mon 'ex' dans un caniveau. Je n'ai jamais trop compris l'interprétation de cette scène...
Une psychanalyse aurait vite fait (ou pas d'ailleurs) de trouver le pourquoi de cette haine enfouie si profond, et de ce besoin d'auto-destruction psychologique.
Il parait que les "vierges" ont deux personnalités qui évoluent en elles... C'est bien l'unique chose que j'ai retenue de l'analyse astrologique de mon signe... En tout cas sans entrer dans aucune dérive schizophrène, je sais que ces deux personnes coexistent en moi. L'une laissant la totale place à l'autre. C'est déjà ça ! Je n'ai pas à jongler avec les deux.
Je suis capable d'emmagasiner tant de peine et de chagrin, tant de souffrance et de tristesse... sans ciller. Sans en être ébranlée. Sans le laisser paraitre en tout cas. J'ingurgite, je stocke. Jusqu'à l'explosion. Et alors, seules la violence et la haine finissent par évacuer tout ce mal. Cette gangrène intérieure.
mardi, 29 juillet 2008
Par Leeloolene - 12 commentaires
Je suis complètement "fiu" comme on dit à Tahiti... en d'autres termes, complètement flemmarde avec la profonde envie d'aller me faire une sieste dans mon hamac ! Il faut dire que j'ai fait l'erreur de boire une bolée de cidre ce midi avec ma galette... or j'avais oublié que j'étais encore sous l'effet d'un nifluril pris ce matin. Le mélange doit amplifier les quelques degrés du cidre ! Et même le bon thé Bois Chéri venu tout droit de l'île Maurice ne réussit pas à me secouer et me réveiller !
Et puis l'heure des grandes vacances rime aussi avec l'heure des dossiers bilans, des boulets qu'on trainent depuis des mois et qu'il faut conclure coûte que coûte... Tous les trucs chiants mis bout à bout à boucler pour pouvoir partir l'esprit tranquille. Donc dur dur de se motiver pour barrer une à une les lignes de ma ToDoList. Dossiers repoussés depuis des mois, mais auxquels je ne peux plus échapper.
[Quelques heures plus tard...]
Je rentre d'Ikéa... voilà aussi un autre "chantier" que je repoussais depuis des semaines. Je devais aller voir les cuisines pour me donner une idée réelle des produits proposés. Je n'ai pas encore commencé les travaux que je me perds déjà dans les méandres des démarches. Un mois complet que je cours après des artisans pour que l'un d'eux accepte de créer une trémie dans mon plafond (pour les novices, c'est un trou pour faire passer un escalier !)... Soit ils n'osent pas se lancer (immeuble du 18è siècle... sans plan de masse et classé monument historique)... soit ils ne savent pas comment couper des poutres de 50cm de diamètre.... Enfin, il y a toujours un truc qui cloche !! Déjà ras le bol avant même que ça commence. Ça promet !! D'ailleurs si quelqu'un a un super maçon sur Nantes... je prends !!
Et alors... tout ceci est sans compter les décisions à prendre. Et les tomettes ? Je les garde ? Je les enlève ? Je mets un plancher... oui mais si je mets un plancher, je choisis du chêne ? Du cocotier (ma nouvelle lubie après avoir lu un reportage dans un magazine de déco)... Et les poutres ? Apparentes ou cachées ? Et la cuisine... fermée ou ouverte ? Et la cuisine d'ailleurs, je la refais ou non ? Parce que plus j'écoute les avis de copains/copines... moins j'ai de certitudes tant les avis sont partagés et variés ! Pas plus tard que ce week end... alors que j'étais lancée et décidée pour tout casser, mes visiteuses de copines sans se concerter m'ont dit "non mais ta cuisine elle est très bien ! Ne la change pas"
Trop de choix tue le choix !!!
Dites... à vous, lecteurs, qui avez lancé des travaux, vous vous êtes décidés comment dans les choix cornéliens évoqués ci-dessus ?? Parce que là... j'avoue que j'en perds mon latin, et je n'ai même pas encore d'ouvriers chez moi... Ça promet, ça promet...
dimanche, 27 juillet 2008
Par Leeloolene - 7 commentaires
Week end entre copines... C'est toujours comme ça les copines. Elles se décident toujours à venir me voir en condensé... Deux en même temps... qui ne se connaissent pas, et inversement je passe si peu de temps ici que les occasions sont rares pour les accueillir ! Et puis je me dis que ces deux là auront forcémment des choses à se dire.
Marloute arrive vendredi soir tard. Sur le fronton de la gare je crois reconnaître quelqu'un qui attend le bus. Je scotche sur lui, mon coeur bat à toute allure. Car LUI... c'est le serveur sur qui j'avais complètement flashé au ski en Andorre l'hiver dernier et dont j'avais parlé dans un billet d'ailleurs. La coïncidence est trop incroyable pour que ce soit vrai... et puis Marloute m'attend sur le quai. Je passe mon chemin et je ne vais pas l'aborder ! Pourtant qu'est ce que j'en brûle d'envie ! Il y a des coïncidences à ne pas rater, me dis-je.
Je récupère Marloute et en dix secondes je bafouille que "dehors il y a quelqu'un sous un abribus, tu crois que je vais lui parler ?"... L'explication ne la convainc pas et elle me rétorque qu'aller draguer un SDF n'est peut être pas la meilleure idée que j'ai pu avoir. On sort de la gare sans que j'ai le temps de lui expliquer qui est ce quelqu'un. Je vérifie quand même s'il s'agit bien de mon serveur aux beaux yeux à plus de 800km de là où je l'ai rencontré. Oui ! C'est absolument incroyable. Marloute comprend trop tard que ce n'est absolument pas un SDF mais un beau jeune homme avec qui j'ai une sacrée potentielle touche. Zut alors, la prochaine fois j'essaierai d'être beaucoup plus claire dans mon explication éclaire... et je foncerai sans attendre l'avis des copines !
Les discussions garçons reviennent évidemment pendant tout le week end. Entre filles vous pensez bien qu'il faut bien vider nos sacs sur nos histoires respectives et surtout partager nos expériences pour les comprendre, les décortiquer et prendre conseil !
On évoque surtout les couples bancals... ceux dont définitivement nous ne comprenons pas l'union... et qui pourtant durent. Ceux qui ne vont pas ensemble... que tout oppose, qui se pourrissent, se font mal mais qui pourtant restent ensemble. On prend des exemples autour de nous. "
Mais comment elle peut rester avec lui ?? Après tout ce qu'il lui a fait ?" La discussion me fait beaucoup réfléchir, et je sais qu'aucune de nous n'est à l'abri de se plonger dans une histoire foireuse de la sorte. La seule et unique certitude que j'aie sur l'amour est qu'il rend aveugle. Je me suis déjà faite trop berner pour l'oublier !
Je leur demande de me promettre de me dire un jour si l'amour m'a fait perdre la raison pour ne même pas me rendre compte que mon couple ne rime à rien. "
Promis les copines, vous m'ouvrirez les yeux si je me plante ? ". Ma demande n'est pas accueillie avec enthousiasme. "
De toute façon tu ne nous écouteras pas !" "
Et on est qui de toute façon pour te dire de le quitter ?" "
Et puis si on te le dit et que tu es amoureuse on se fâchera, ça nous éloignera". Elles n'ont pas totalement tort... et à la fois, seules les copines peuvent savoir que l'une de nous file du mauvais coton dans son couple, dans son histoire d'amour. "
Bon d'accord, mais vous me le direz quand même juste une fois hein, juste pour pas me faire avoir encore une fois ? promis les copines ?"

[Enfin n'empêche... sur le coup du serveur... j'aurai pas du t'écouter Marloute :) ]
vendredi, 25 juillet 2008
Par Leeloolene - 8 commentaires

D’aussi loin que je m’en souvienne la clé a toujours été accessible depuis l’extérieur. Juste sous la fenêtre des WC, il suffit de monter sur la grande dalle de pierre pour atteindre une petite trappe tenue par un loquet de bois. En tendant la main dans le vide, on tombe forcément sur le trousseau, celui qui ouvre la grande maison de pierre aux murs fissurés. Cela a toujours été ainsi, car
si par une nuit d’hiver un voyageur venait à passer à l’improviste, il devait pouvoir entrer se mettre au chaud, au coin de la grande cheminée sans prévenir personne. C’est la symbolique de cet endroit… nous accueillir au détour de nos voyages pour les vacances. Elle était souvent fermée… mais au fond toujours ouverte !
Cette maison, ils l’avaient achetée à la naissance de
la Belle Hortense. Parce qu’ils savaient que leur vie les amènerait à voyager aux quatre coins de la planète. Ils souhaitaient offrir à leurs enfants un endroit fixe pour qu'ils puissent y planter un peu leurs racines.
L’été, la neige laissait la place aux chaises longues. On sortait les vieilles chaises dépareillées et la grande table en bois pour manger sous l’acacia. Les pots regorgeaient de fleurs qui survivaient malgré le peu d’entretien. Un hortensia avait même pris racine il y a quelques années. Un bout de bâton enfoncé dans la terre… Les feuilles étaient sorties au printemps et
les fleurs bleues n'en finissaient plus d'égayer le devant de porte.
Dans le potager, par contre, plus rien ne poussait, seul le nom était resté pour nommer le petit jardin de derrière. Hortense se souvient encore de l'époque où elle allait y ramasser la rhubarbe. Elle avait 7 ou 8 ans. Mais les voyages avaient eu raison des plantations. Au printemps peut être viendrait-elle y semer quelques graines, histoire de faire revivre ce lopin de terre. Des légumes qui n'ont besoin de personne pour s'épanouir. Des cucurbitacées par exemple, même si leur souvenir est encore douloureux. La dernière fois où elle en avait ramassé dans ce jardin elle venait d'avoir douze ans.
Sombres citrouilles cette année là.

C'était début octobre... Il faisait tellement froid pour des enfants qui deux jours plus tôt courraient pieds nus dans la savane africaine. A cette époque, ils vivaient dans une contrée lointaine. La situation politique était instable. Ils savaient que tout pouvait basculer du jour au lendemain. La veille, ils avaient écouté le discours du chef de l’Etat. Si les rebelles entraient dans la ville, le chaos allait s’installer.
L’angoisse du Roi Salomon n’avait pas été longue à devenir une triste réalité. Les opposants s’étaient emparé du pouvoir le lendemain matin. Pour protéger ses ressortissants, la France avait organisé un pont aérien pour les rapatrier. Et c’est évidemment dans la maison en haut de la montagne qu’ils s’étaient réfugiés. Déboussolés, ayant laissé derrière eux leur vie, leur école, leurs livres, leurs amis… ils avaient trouvé là le réconfort que personne d'autre n'aurait pu leur apporter.
Alors, même si les murs n'ont jamais été droits, que l'on voit à travers les planchers et que la façade se fissure avec le temps, la vieille maison est devenu l'endroit où l'on s'échappe quand il s'agit de se ressourcer et de repartir du bon pied !
Voici enfin ma participation au jeux d'Akynou. Le but du jeu était d'écrire un texte avec cinq titres de livres qui m'avaient été attribué. J'ai hérité de la liste d'Agaagla... et autant dire que j'ai vraiment galéré pour tous les placer !! Quel que soit le scénario que je commençais, il me restait toujours un titre sur les bras que je n'arrivais pas à intégrer !! Au final.. voici donc une histoire semi-autobiographique...
jeudi, 24 juillet 2008
Par Leeloolene - 4 commentaires

La semaine dernière, j'ai passé le week end chez une lointaine cousine, au bord de la mer dans sa maison de vacances. Pour être précise et si j'ai bien compris l'arbre généalogique, ce qui n'est pas toujours très simple, c'est en fait ma cousine issue de germain. Mais peu importe la filiation ! Disons, qu'il s'agit de gens que je vois assez rarement mais avec qui je prends grand plaisir à passer du temps.
Après avoir pris des nouvelles des cousins de cousins, de combien d'enfants sont nés de chaque côté, de qui travaille où, de qui s'est séparé, de qui a déménagé et j'en passe... on en vient à moi. Et ton travail ? Et tes amours ? Et ton nouvel appart ? Et les travaux ? Questions qui viennent au fil des conversations et au fil du week end. Il ne s'agissait évidemment pas d'un interrogatoire de police ! C'est toujours un peu déstabilisant de devoir faire un résumé d'une vie que je trouve tellement brouillon. Parce qu'au fond ma vie n'a justement aucune constante. Que répondre à "tu fais quoi de tes week end à Nantes ?" Comment trouver une réponse simple alors que je nen ai passé qu'un seul chez moi sur les trois ou quatre derniers mois et à peine 5 ou 6 sur la dernière année écoulée. Et c'est justement en étant confrontée à des questions aussi basiques... que je prends conscience du manque total de constance dans mon quotidien, dans ma vie.
"Et tu fais du sport ?" Oui... mais en fait non. Ca dépend d'où je suis. Rien n'est jamais simple dans mes réponses. Si j'ai une piscine pas loin je vais nager, car je ne suis dans aucun élément aussi bien que dans l'eau... donc oui en fait je fais du sport. Mais jamais dans la même piscine, jamais au même endroit, et évidemment jamais les mêmes jours de la semaine. Et il va sans-dire que cette non-organisation s'applique évidemment à la totalité de mes activités.
C'est de toute façon le fondement de ma vie depuis toujours. Les éternelles explications compliquées aux questions si simples de la vie. "Tu viens d'où ?". Impossible de citer une ville ou une région précise. Ce serait mentir. Alors, je dois expliquer les voyages, les déménagements, les transhumances depuis toujours... "Mais tes parents ils vivent où ?" Attendez que je consulte mon GPS... "Et tu fais quoi comme métier ?" Même là-dessus, je me suis débrouillée pour dégoter un boulot sans nom ! Impossible de répondre en un mot tant mon métier est complexe et vaste... "Journaliste" a au moins l'avantage de simplifier les choses aux yeux des gens... mais que mon quotidien en est loin ! Inversement ça évite les longs discours. C'est déjà ça. D'ailleurs de plus en plus souvent je m'invente des réponses faciles pour éviter de raconter les détails qui ne regardent que moi...
Depuis ce week end je réfléchis à ça... Marrant quand même de voir que j'ai fondé mon début de vie d'adulte sur autant de points mobiles, variables... Je doute que je sois capable un jour de simplifier ce grand micmac, ou en tout cas qui apparait comme tel à tout le monde.
Parce qu'au fond ma vie est très simple... elle est juste à géométrie variable. Ca tombe bien. J'ai toujours beaucoup aimé cette expression.
* J'avoue... le mauvais jeu-de-titre est un peu poussé !
lundi, 21 juillet 2008
Par Leeloolene - 12 commentaires
Rendez-vous chez le dermato... Je dois me faire enlever un grain de beauté qui a pris une très vilaine tournure depuis quelques semaines. Je pars en plein milieu d'une réunion, elle continuera sans moi... c'est limite, mais je n'ai pas trop le choix.
Rendez-vous à 17h15... je ne passe pas avant 17h45. No comment, je comprends que les rendez-vous de fin de journée soient plus propices aux retards cumulés depuis le matin. Et de toute façon je ne me mets pas tout de suite en mode "râleuse"... je sais que la suite va à 9 chances sur 10 me mettre hors de moi !
17h46 j'ai énoncé et expliqué pourquoi je suis là... en l'occurrence un grain de beauté qui avait déjà été signalé il y a 4 ans dans ce même cabinet et que je devais enlever "à l'occasion", sa division en plusieurs morceaux m'oblige à l'extraire au plus vite sous les conseils des médecins de (la) famille.
17h48 je me déshabille pour que le dermato regarde le grain de beauté, elle me confirme qu'il faut l'enlever au plus tôt... ah boooooon ??!! Il faut donc 5 avis médicaux pour conclure à ça (un premier dermato, trois médecins et un nouveau dermato, collègue du premier qui m'avait vue - c'est d'ailleurs inscrit noir sur blanc sur mon dossier) !
17h49 Je négocie pour qu'elle me fasse ça immédiatement... je suis peu souvent à Nantes et ce genre de rendez-vous implique que j'empiète sur mes heures de travail. D'autre part, pour l'avoir déjà fait je sais que le temps d'une consultation "normale" est suffisante. "Ce sera 35€ on l'enlèvera la semaine prochaine".
Moins de 5 minutes de consultation... pour 35€ et sans acte médical !!! Je suis hors de moi. Je déteste les dérives des médecins du privé et chaque nouvelle consultation ne fait que renforcer mon sentiment !!! Que pour des questions d'organisation il faille reprendre rendez-vous... soit... (et encore... je trouve crétin de mobiliser les gens comme ça... mais bon)... Mais alors que ce genre de consultation soit facturée... je HURLE !!!! Evidemment il est bien plus simple de dérembourser les médicaments... et de faire payer les malades plutôt que de prendre de vraies mesures sur les abus de ce type. Argghhhhh !!! Comment creuser encore et encore et encore le trou de la sécu en moins de 5 minutes ?
Eh bien je vous le dis... c'est sur la table de la cuisine que je me ferai opérer ! Par un des médecins de la famille. (Evidemment dans les conditions normales d'un acte de ce type... je rassure tout le monde !) Ca prendra 20 minutes... ça ne coûtera rien à la sécu... et j'aurai moins l'impression de participer à l'élan national de gaspillages débile de ce type !
jeudi, 17 juillet 2008
Par Leeloolene - 20 commentaires
Me voilà rentrée chez moi, et en exclusivité, voici une photo de l'oiseau qui couve dans mes jardinières. Je pense, sans trop me tromper, qu'il s'agit d'une Tourterelle (je ne crois pas que ce soit un pigeon... Moukmouk confirmera ou non). Très vite nommée "Tourteloolène" par sLeAbO, l'oiseau était à son poste quand je suis entrée dans ma chambre ! Impossible par contre de la prendre entrain de couver... et je ne souhaite pas trop la déranger car j'espère bien voir des petits à mon balcon !

Et je dis DES petits... car regardez un peu ce que j'ai trouvé ce soir en rentrant !! Ce doit être signe qu'elle se sent bien au milieu des gueules de loup.

Par Leeloolene - 13 commentaires
En rentrant de week end, j'ai fait mon traditionnel tour des plantations... Histoire d'arroser après les vraisemblables chaleurs du week end ! Joie de découvrir de nouvelles fleurs, et énorme surprise du côté de ma chambre. Dans la jardinière où j'avais repéré un oiseau roucoulant en début de printemps, j'ai trouvé un tout petit oeuf ! En me cachant et me faisant toute petite, l'oiseau (je pense une tourterelle) est venu le couver !
J'ai décidé de fermer le rideau de la chambre pour ne pas la déranger dans son patient travail (elle s'envolait dès que j'entrais dans ma chambre) ! J'ai profité que maman-oiseau libère le "nid" pour prendre une photo de l'oeuf...

La suite... au prochain épisode ! Ce serait rigolo d'avoir un bébé oiseau dans mes jardinières !! Je vous tiens au courant...
mercredi, 16 juillet 2008
Par Leeloolene - 10 commentaires
Autant dire que ce début d'été n'est pas très propice à l'inspiration... Aucune motivation pour quoi que ce soit. Si ce n'est l'envie irrésistible de ne rien faire et de fuir loin et seule ! Je passe des heures au bureau à espérer que mes documents de travail vont se remplir seuls pendant que je rêvasse en regardant par la fenêtre. Pour l'instant cette méthode de travail est peu productive ! Pourtant j'y mets de la volonté tant j'ai l'esprit qui divague !

Alors pour ce long week end du 14 juillet, j'ai pris "
ce train" pour fuir dans l'endroit le plus propice à l'isolement et à la rêverie, tout là haut à la montagne dans mon village paumé. Je n'ai jamais tant espéré que le trajet de huit heures se termine en un claquement de doigts. (Je précise que le paragraphe à venir sera peu ragoûtant). Imaginez juste un trajet de huit heures, à vomir toutes les demies-heures dans un train corail... sans eau, avec rien à manger et rien à boire ! Un cauchemar ! Et dire que j'ai remis ça sur le trajet retour... Mais cette fois essentiellement dans le métro qui me menait à la gare. Je ne vous souhaite JAMAIS d'avoir l'ignoble dilemme de décider entre "
J'ai le temps d'aller jusqu'à la station suivante pour tout dégobiller ou je descends à celle-ci dans l'urgence", et tout ça en heure de pointe de bon matin ! (Pour la petite histoire... je pensais être capable d'atteindre la station suivante... finalement non pas du tout... gloups... burk... et pire... rebelotte deux stations plus loin !)

J'ai eu tout le loisir de me reposer samedi tant il pleuvait. Un déluge comme j'avais rarement vu en plein été... A vrai dire j'étais tellement mal en point que cela m'a fait le plus grand bien de m'imposer une sieste, la première depuis des mois et des mois ! Dans le noir complet, plongée dans le grand lit de mon enfance, là où l'on dormait avec les cousins "dans la chambre du fond". Qu'il était bon ce sommeil réparateur ! Finalement on ne perd rien à se reposer... je devrais essayer de m'en souvenir un tout petit peu plus souvent en ce moment !
J'ai profité de la pluie pour cuisiner un gigantesque plat de lasagnes pour l'anniversaire de ma soeur et tous les cousins, cousines, oncles, tantes, grand mère et j'en passe ! Un vrai régal pour ce plat qui reste ma spécialité culinaire (et accessoirement plat préféré !)
Et puis, la météo m'a finalement permis d'aller courir la montagne dimanche et lundi. Belle rando le long du torrent qui sillonne mon village. L'avantage sous les hautes altitudes est de profiter des joies du printemps avec beaucoup de retard. Je me suis gavée de cerises tant les arbres sauvages croulaient sous le poids de fruits bien rouges, bien juteux. Je n'avais malheureusement pas prévu de récipients pour en ramener à la maison et en faire des confitures.

J'ai par contre eu le bonheur de ramasser de la menthe plantée
l'an dernier. Une simple branche qui s'est tellement plu dans les
plates-bandes aménagées à coups de pioches et de pelles, que j'ai
désormais un vrai petit champs ! Rien de tel pour faire du thé tout le
week end. Quelques branches et de l'eau chaude ont suffit à infuser
plusieurs théières bien déshydratantes... Et puis, j'ai désherbé ma plantation de fruits rouges bien envahie de hautes herbes ! J'avais mis à germer framboisiers, cassissiers et groseilliers l'été dernier. Tous ont pris... et même si je n'aurai pas de fruits cette année... ce devrait être le cas l'an prochain ! Et alors, à moi les confitures et les tartes... Miam ! Il me tarde !
mercredi, 9 juillet 2008
Par Leeloolene - 7 commentaires

Après un sursaut estival... les jardinières se sont couvertes de fleurs. Ma présence chez moi plus d'une semaine d'affilé a facilité la chose ! Arrosages réguliers, petits soins le matin au réveil, le midi quand je rentre manger et le soir avant de m'installer dans mon hamac pour décompresser de la journée.
Quand j'étais passée chez moi en coup de vent au mois de mars, j'avais éparpillé des graines ramassées à divers endroits en fin d'été dernier. Dans mes balades, je récolte systématiquement quelques graines, cosses ou haricots pour essayer de les semer dans mes jardinières... et voir ce que ça donnera ! On peut dire que la cueillette de l'an dernier a été prolifique !
Entre les gueules de loup en fleurs depuis le mois de février et toutes les petites nouvelles qui sortent de jour en jour... je suis plutôt satisfaite. Et puis, pour l'essentiel, les graines plantées cette année viennent de mon village de montagne... Alors j'ai vraiment l'impression d'avoir mon coin de campagne sur mes 2m² de balconnets !
Celle qui est à l'honneur aujourd'hui est la "nigelle de Damas". Persuadée pendant des semaines que j'allais voir apparaitre des fleurs de lin... c'est finalement un tout autre specimen qui est apparu ! Fleur bleue comme celle du lin... mais dont je connaissais absolument ni le nom, ni la forme, ni la couleur des fleurs. Merci l'ami Google... en tapant "fleurs bleues" je tombe dans
le jardin lusitanien de Sophil de l'eau (devenu chilien entre temps - que je lis quotidiennement d'ailleurs)... et je découvre finalement le nom de cette si belle fleur !
Au début blanche, les pétales se sont colorés de bleu au bout de quelques jours. C'est désormais "un champs" de fleurettes bleues qui tapissent les ferronneries ! Quelle beauté. Et quelle impression de champs et de campagne au plein coeur de Nantes !
Tout comme Sophie, j'ai découvert sans le savoir, que j'avais planté une fleur aux milles vertues ! La Nigelle possède des effets thérapeutiques quasi-infinis. De l'asthme à l'eczéma, des brûlures au psoriasis !
En tout cas... si vous passez en fin d'été devant ces fleurs, n'hésitez pas à prélever quelques graines pour fleurir vos futures plantations !

lundi, 7 juillet 2008
Par Leeloolene - 6 commentaires
Je ré-édite ce billet écrit il y 4 ans, car d'années en années il reste malheureusement d'actualité. Il n'a aucun but larmoyant, j'ai juste la volonté d'informer et de mettre en garde vous tous qui serez amenés à faire un barbecue cet été. Pensez à cette histoire quand vous allumerez votre feu !
C'était il y a quinze ans jour pour jour, le 7 juillet 1993. C'était notre premier jour de vacances, on venait d'arriver chez
mon oncle à Toulouse. Pour un premier repas de vacances, nous avions
prévu un barbecue. Malheureusement cette journée a tourné au cauchemar.
A cause d'un gel censé allumer le feu "en toute sécurité", ma soeur
qui était assise sur une chaise longue à plus de 5 mètres du barbecue a été
brûlée au troisième degré sur les deux jambes... Elle a passé l'été en
réanimation au centre des grands brûlés de Purpan. Pendant tout ce
temps elle est restée dans un milieu stérile où ni mon frère ni moi
n'avions le droit de lui rendre visite. Nous sommes passé d'une journée
de vacances normale au pire des cauchemars à cause d'un produit ULTRA
dangereux que PERSONNE ne devrait avoir le droit de vendre... Alors
aujourd'hui quand je vois ce genre de merdre encore vendue en magasin
malgré les dizaines de personnes défigurées à vie, je me retiens pour
ne pas donner de grands coups de pieds dans le rayon et je pleure toute
seule en pensant aux accidents qu'ils vont provoquer. Il y a peu de temps j'en ai vu en vente chez Nature et
Découverte... j'ai été obligée de sortir du magasin tellement la colère
est monté en moi et la détresse de penser à ce que cette merde avait
fait de ma soeur...
Pour toutes les personnes qui lisent mon blog,
je voudrais que ce billet serve au moins à prévenir ce genre d'accident.
Car vous tous, ferez un barbecue pendant vos vacances. MAIS JAMAIS,
JAMAIS n'ayez recours aux gels allume-feu. JAMAIS ne laissez des
enfants jouer avec ce genre de produit... Etre obligée de réapprendre à
marcher à 11 ans, vivre en réanimation pendant 2 mois, se retrouver en
fauteuil roulant pendant quelques semaines, passer toutes ses vacances
en cure thermal pendant des années, avoir des cicatrices à vie... c'est ce qui peut vous
arriver si vous utilisez cette MERDE.
C'était il y a 15 ans... je
n'ai réussi à parler de cet accident qu'au bout de 10 ans... car toutes
ses années, j'ai gardé en moi ces images de peau qui part en lambeau,
l'annonce d'une greffe inévitable, d'un avenir incertain pour ses
jambes, d'une petite soeur que l'on a détruite. Heureusement ma soeur
s'est remise de cet accident comme personne n'aurait pu l'espérer au
moment de l'accident. Etrangement, passées les souffrances physiques atroces de ma soeur, c'est sûrement mon frère et moi qui souffrons
encore aujourd'hui de blessures psychiques, car à aucun moment nous
n'avons bénéficié d'un soutien psychologique malgré l'épreuve que nous
vivions.
Ces accidents de barbecue sont trop bêtes pour ne pas être
évités.
Faites attention tout cet été... ne jettez JAMAIS un peu
d'essence pour raviver le feu, n'utilisez JAMAIS de gel allume-feu, ne
portez JAMAIS d'habits synthétiques autour d'un feu... Prenez TOUJOURS
toutes les précautions quand vous faites un feu : un seau ou une source d'eau à côté du barbecue. Une alumette et du papier journal suffisent amplement pour allumer un feu, et même si vous y mettez un tout petit peu plus de temps. Les cubes allumes feu sont sans danger non plus. Mais par pitié n'achetez jamais de gel ou de liquide allume-feu. Si vous en possédez chez vous débarassez-vous en... ce serait trop dommage de finir vos vacances en réanimation pendant plusieurs mois !
jeudi, 3 juillet 2008
Par Leeloolene - 5 commentaires
Il y a peu de nouvelles aussi belle et aussi joyeuse que celle reçue vers 22h. Ingrid Betancourt est libre... Je lis le texto plusieurs fois les larmes aux yeux tant cette nouvelle a été attendue depuis des années.
Cet instant, il restera forcémment gravé à jamais comme un grand moment de bonheur et de joie d'actualité.
Je regarde les infos depuis deux heures... L'image de l'avion qui se pose et l'attente devant la porte fermée. Derniers instants où Ingrid Betancourt n'est qu'un portrait figé dans la tête du monde entier.
Puis l'image figée devient un personnage animée. Une dame qui descend par ses propres moyens la passerelle. Des joues bien remplies, un sourire qui illumine un visage rayonnant. L'image figée, le portrait placardé sur les grands monuments français a désormais retrouvé du mouvement. On entend sa voix, on entend ses rires. Elle parle, elle embrasse, elle bouge, elle marche... Elle est VIVANTE. Elle est LIBRE !
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