Retour Accueil

juin 2008

lundi, 30 juin 2008

Dans ce train...



Dans ce train, je sais que le voyage dure plus longtemps qu'une traversée de l'Atlantique, mais il me mène vers l'endroit où j'aime tant trouver refuge quand j'ai besoin d'un nouveau souffle. Alors ce temps, je ne le compte pas... Je le passe à regarder les arbres par la fenêtre. Et j'ai la même sensation qu'un enfant qui sait que le Père Noël est passé mais qu'il faut attendre encore un peu. Alors pour rien au monde je n'accélèrerai l'attente !

Dans ce train, il n'y a plus ni service à bord, ni voiture ambulante. Ils ont été supprimés l'an dernier... car pas assez rentables. Pour des trajets qui durent 8h cette décision est évidemment contestable... Il se murmure de toute façon que c'est cette ligne doit être supprimée bientôt...Il faudra alors passer par Paris. Et ce jour, je boycotterai la SNCF et je prendrai l'avion... uniquement par souvenir du temps où la SNCF se voulait de service public. Et pourtant qu'elle est pleine à craquer cette ligne !

Dans ce train, j'ai eu un coup de foudre... Un regard sur le quai. Un wagon en commun. Un sourire qui depuis longtemps ne m'avait pas regardé avec tant de charme. Je lui ai répondu par un encore plus beau et plus enjoué. J'étais bronzée, j'étais belle, mes yeux verts resplendissaient... Je savais qu'à cet instant toutes les folies étaient permises. Une dame voulant nous laisser la place nous a même demandé "vous êtes ensemble ?". J'aurai du répondre "pas encore"... J'ai dit "Non pas du tout"... Ma franchise m'a valu un nouvel appel du pied. De ceux qui donnent des papillons dans le ventre. On s'est regardé. On s'est souri plusieurs fois encore. Et puis nous sommes arrivés... et le destin veut que nous ayons pris le même train en correspondance pour encore 5 heures de trajet ensemble. Mais ce que ne vous dira pas l'histoire c'est la suite de celle-ci.

Dans ce train, je voyage systématiquement avec tous les jeunes militaires qui partent en permission le temps d'un week end. On vole tous vers un même besoin de liberté et de grand air. La moyenne d'âge ne dépasse jamais 25 ans. Alors dans ce train, je voyage avec la sensation d'être de ceux qui rentrent chez eux, de ceux qui vont retrouver leur maison le temps d'une permission. Je rajeunis de 10 ans et je m'émeus de voir la joie qu'ils ont de quitter les treillis et les bottes pour aller se faire chouchouter par leur maman. Comme ils le racontent pendant des heures quand je les retrouve sur le trajet du retour le dimanche soir.

Dans ce train, j'ai imaginé qu'un voyage sauverait mon couple, celui dans lequel je croyais tant... Il l'a ressuscité le temps d'un souffle. Le temps d'y croire encore. Mais ça n'a pas été suffisant. J'y pense forcémment à chaque fois que le train s'arrête dans cette ville qui aurait du être celle où l'amour aurait vaincu.

Dans ce train, on voyage encore en compartiments. 4 places qui se font face où l'on n'a pas de place pour les pieds, pas de tablettes pour poser l'ordinateur. Mais dans ce train, le temps s'est arrêté il y a 20 ans... alors il n'y a pas besoin de quoique ce soit pour passer le temps ! Car dans ce train on cause avec les voisins, on raconte nos week end, on écoute les gens qui se racontent leur vie. Parce que de toute façon le stress, la mauvaise humeur et l'égoïsme n'ont pas place dans les compartiments. Alors on revient au temps où les voyages en train étaient un lieu de rencontre et d'échange.

Dans ce train, je m'invente des histoires à chaque fois. Mais jamais je n'ai un carnet pour les noter. Pourtant qu'elles sont joyeuses mes petites romances. Et qu'ils sont beaux ces trajets vers le Sud. Avec la joie au ventre de retrouver ceux que j'aime tout au bout au bout de la ligne... quand on a changé deux fois de train et traversé une vingtaine de départements en longeant la mer, les champs de tournesols, les vaches, les forêts...

Dans ce train, il y a souvent des vélos et des planches de surf. Il y a des sacs à dos aussi. Essentiellement d'ailleurs. Les contrôleurs ont toujours le mot pour rire et passent joyeusement de compartiments en compartiments. Car de toute façon ils savent que la semaine suivante ils retrouveront les mêmes qui descendent en permission.

jeudi, 26 juin 2008

Vous prendrez bien un petit thé ?


Allez... parce que c'est l'été. Parce qu'il fait beau. Parce que c'est l'occasion de tous nous réunir pour un agréable moment. Parce qu'au fond ce serait une vraie envie de tous vous inviter dans un petit jardin, à l'ombre d'une glycine, d'un tilleul ou d'un figuier pour discuter en vrai face à face... J'ai sorti quelques thés... Avec toutes mes théières et ma collection de mugs il y en aura pour tout le monde ! Et n'hésitez pas à venir avec des gens que vous aimez bien...


Alors, qui prend quoi ? On commence par la boisson... on verra plus tard pour les pâtisseries ! Ouvrez la carte et faites votre choix...

- Thé à la mangue de Tahiti
- Thé au jasmin (Cora-Guadeloupe)
- Lapsang Souchon Impérial de chez Mariages Frères
- Thé à la vanille de la Réunion
- Thé au Tiaré de Moorea
- Darjeeling de Barcelone
- Thé du Hamman du Palais des Thés de Nantes
- Thé à la menthe de chez Kerjean à Brest
- Thé au gingembre de Tahiti
- Jardin Bleu de Dammann à Narbonne
- Divers Thés de Chine ramenés par mon cher marin avec des boites toutes plus belles les unes que les autres
- Casablanca de chez Mariages Frères
- Un Irish Afternoon Tea de chez Bewleys en Irlande
- Christmas Tea de Londres
- Thé Vert en galette du Laos
- Thé au Lotus des Galeries Lafayette de Nantes
- Earl Grey de chez Harrod's en Angleterre
- Thé des Lords de Paris
- Karkandji du Tchad que l'on pourra servir glacé pour les fortes chaleurs
- quelques thés blancs, thés verts, matés, thés noirs d'origines variées...
- Et puis, un Thé des amants... que je partagerai seulement avec l'heureux élu... en un vrai tête à tête...


A vous de choisir, je prends commande juste en dessous dans les commentaires !
D'ailleurs... il y a même une boite de café commerce équitable achetée à Barcelone qui s'est glissé dans les photos pour ceux qui n'aimeraient pas le thé !


[Photo sous l'accacia prise par Pixelle là haut dans ma montagne]

mardi, 24 juin 2008

A mon bureau


Je commence à prendre mes marques chez moi. Il faut dire que je n'y ai pas passé beaucoup de temps depuis que j'ai signé le 30 octobre chez le notaire... 46 jours exactement ! J'ai compté l'autre jour où j'étais dans le train en direction de Paris pour une réunion et que je feuilletais mon agenda. Soit une moyenne d'à peine 5 jours par mois...

Ce midi je me suis lancée dans un immense rangement de fond.... Le rangement que je n'ai jamais eu le temps de faire depuis que j'ai aménagé. J'ai tout étalé par terre dans la chambre... Je me suis assise au milieu des tas de papiers d'un côté et d'habits de l'autre. Et objet par objet, j'ai trié, j'ai jeté, j'ai rangé, j'ai classé. Deux heures que je suis sur le chantier, et on peut dire que ça avance brillament ! Ca a toujours été ma méthode de rangement... Vieux restes de l'époque où mon père prenait un grand balais et rassemblait tous les jouets au milieu de la pièce en nous demandant de trier. C'était les situations extrèmes, quand il ne restait alors plus un centimètre carré pour poser un pied ! Je dois avouer que c'est une méthode bien efficace, que j'ai gardée de mon enfance et que j'adopterai sûrement quand on ne pourra plus mettre un pied devant l'autre dans la chambre de mes propres enfants.

Et puis, cela m'a permis de débarrasser entièrement mon bureau. Pour la peine j'ai changé le paréo qui servait de nappe. Changement de style et d'humeur, j'ai fouillé dans ma collection tahitienne et ai opté pour un aux motifs maori roses et gris.
Depuis que je suis rentrée de mon mois outre-Manche j'y passe tout mon temps à ce bureau, j'y mange même le midi tant il est ensoleillé et agréable. Le bananier y trône fièrement, heureux comme un prince d'avoir tant de soleil... pour la peine me voilà avec 4 rejetons dans le même pot !

Mes fenêtres sont grandes ouvertes tant il fait chaud dehors... Vue directe sur les plantations du balcon, ça pousse, ça pousse... les fleurs sortent au compte goutte. Dehors l'animation des rues piétonnes me tiennent compagnie dans mon rangement. J'entends sous mes fenêtres les accordéons et les violons des musiciens de rue. Je pense que je vais avoir très vite marre de la ritournelle "La vie en rose". Le midi, le soir... Peut être qu'en envoyant des pièces de tout là haut, je pourrais demander un autre répertoire.

J'ai essayé de lancer une machine histoire de laver les habits d'hiver triés, pour les enfermer ensuite au fin fond de mon armoire jusqu'au plus tard possible. Plus d'eau... Étonnant quand même en plein centre ville. Tous les robinets sont taris... Je n'ai même plus d'eau au frais pour boire ! Ca m'apprendra à ne pas avoir rempli la bouteille à midi... Je viens d'avaler mes médicaments en poudre sans eau. Heureusement que je ne suis pas sensible des intestins !

Hier soir j'ai fini mon Peter James (Comme une tombe)... dernier auteur de polar découvert. Un petit bijou ! Je viens de dévorer ses deux livres. Il va falloir que je pioche dans ma très haute pile-à-lire... Quel bouquin va m'inspirer ? Vais-je choisir dans l'ordre en prenant le premier qui se présente ? Ou bien en jouant à plouf-plouf ? Le temps de trouver la réponse j'aurai surement rejoint les bras si doux de Morphée...


lundi, 23 juin 2008

Les jours "sans"

Trois jours... qu'on appelera "sans". Pourtant tout était réuni pour que ce soit de belles journées. Réunion parisienne passionante autour d'un sujet qui emplit mon quotidien depuis des mois... en présence de grands reporters de toutes les chaînes, plusieurs spécialistes de la question si pointue que je traite au quotidien. Rencontres intéressantes sur une péniche. Puis plusieurs repas avec des copines... Fête de la musique en très bonne compagnie... Temps au beau fixe avec plus de 30°... Mais non, rien n'y a fait. Je suis plongée dans un profond vague à l'âme depuis vendredi avec une profonde envie de pleurer.

Peut être une déprime après coup du retour qui s'est pourtant si bien passé... je ne sais pas. Retour de mon séjour en Guadeloupe, avec toutes les copines, les rires... mais surtout retour à la normale après une année de folie à courir le monde. Pas d'échéance immédiate (je veux dire pas dans le mois) pour repartir, ce qui ne m'est pas arrivé depuis plus de deux ans. Cette déprime là je l'appelle la déprime du sportif ou la déprime de l'assisté. C'est lorsque l'on sort de phases tellement intenses où pas une seconde on a eu à penser à soi pendant des semaines, des mois, des années. Où tout a été fait pour nous... Les repas, les plannings, les courses, le ménage, les réservations de trains, d'avions.... tout ça pour nous laisser libres à 1000% à l'unique sujet pour lequel on doit être à 100% performant à l'instant T. C'est la sortie de ce cocon qui est tellement difficile à chaque fois... Ce n'est pas une vue de l'esprit ou un petit caprice. Je la partage avec pas mal de gens qui ont des rythmes comparables au mien... et j'ai eu surtout l'occasion d'en parler à maintes reprises avec des sportifs de haut niveau de milieux bien divers. Après des JO... après des phases de compétitions extrêmes...

Journées "sans", aussi, car j'ai de nouveau rechuté. Moins de deux jours après mon retour des tropiques, j'avais déjà rechoppé une angine. La quatrième depuis janvier... Je l'ai faite attendre en me disant qu'elle allait bien me lâcher la botte... Et puis, verdict cet après midi du médecin que j'ai bien été forcée de consulter "angine + otite"... A la prochaine, c'est le billard qui m'attend... En tout cas, la seule bonne chose est que j'étais bien heureuse de voir un collègue de mon père. Milieu que je retrouve avec bonheur. Envie de rester un peu pour discuter avec ces médecins que j'ai cotoyés toute mon enfance. Avoir enfin en face de moi quelqu'un me posant les bonnes questions. Comprenant mon rythme, comprenant mon mode de vie, ne me jugeant pas de ne pas m'être posée de toute l'année, et m'aidant à construire un programme de "récupération", intelligent et adapté à moi. Au lieu des habituelles remontrances. Les éternelles justifications que je me dois de donner sans cesse...

Et puis, et puis tant de questions qui s'entrechoquent en moi. Une si profonde remise en cause... de tellement de choses. D'une vie entière presque. Certaines décisions difficiles à prendre mais peut être salvatrices... Elles viendront. Le jour où je serai prête...

jeudi, 19 juin 2008

A la consigne

Je suis une habituée des consignes de gares. Il faut dire qu’en passant la plupart de ma vie dans les transports avec des valises toujours trop lourdes, j’ai bien besoin de ce genre d’endroit pour me délester entre deux réunions, deux transferts d’avions … et j’en passe !

J’aime surtout celle de Montparnasse, où tant de gens l’utilisent comme dressing ! Dans les allées, les voyageurs ouvrent leurs valises en grand et y piochent un tee-shirt pour la journée, une brosse à dent… Ils y déposent les achats de la journée. Certains se changent… passant d’une tenue de bureau à la tenue de détente.

Je fais un peu pareil à chaque fois. Ouvrant en grand ma valise par terre et en réorganisant de manière savante "ce dont j’ai besoin pour ce soir, et ce qui peut rester là".

Figurez-vous que si vous aviez eu le code de la colonne 221 et du casier 02 l’autre jour… vous auriez eu une belle surprise en l’ouvrant. Vous auriez découvert tout un tas de petits cadeaux gourmands.


Boudins (poisson et noir) de Saint Félix… Pains tressés qui vont avec… Un litre de jus de canne… Un litre et demi de Rhum… Des mangues… Des maracudjas… et quelques citrons verts pour compléter le Ti’Punch. J’avais même répandu un peu de sable en formant une carte de l’île, histoire de bien se mettre dans l'ambiance… Pendant que je m’attelais à la tâche j’ai vérifié trois fois s’il n’y avait pas de caméras de surveillance. Quelle idée aussi de faire des châteaux de sable dans une consigne à Montparnasse et expliquer cela aux gardiens !

C’était le seul moyen que j’avais trouvé pour livrer pour leur repas du soir une Guadeloupe en kit à Akynou et ses filles.

Qu’est ce que j’aimerai être une petite souris pour voir ce qu’il se trame dans les autres casiers !! Je suis sûre qu’il y a des tas d’histoires à écrire sur les objets laissés ! Sur les échanges de "cadeaux", de marchandises, de sacs, d’habits, de valises arrivant du bout du monde…

Pfiouuuuu

4799X31=148769

961X55=52855

148769+52855=201624

201 624 !! Ce n'est pas l'épreuve de math du bac... Mais le nombre de cellules excell que j'ai eu à traiter pour transférer mon ancien blog. Et tout ça... manuellement !!! Puisque le plugin prévu à cet effet ne marchait pas pour mon blog pour d'obscures raisons irrésolues
!

Wouatchhh. J'aurai mis le temps ! Mais normalement, j'ai retrouvé la totalité de mes billets... et des commentaires si précieux qui vont avec.

Me reste juste un petit boulot de transfert des photos (c'est fait... en 5 minutes !)... et ce devrait être bon pour le chantier suivant : le développement d'un joli environnement graphique pour ce blogounet.

C'est dingue le travail que ça demande ces ptites bestioles.

mercredi, 18 juin 2008

Nou pa pléré !*


Pour rigoler, on en avait parlé depuis deux jours avec les copines, histoire d'anticiper le départ et les larmes et l'aéroport. Parce que toutes les trois, nous sommes de vraies fontaines à larmes quand il s'agit de dire au revoir à l'aéroport. On a l'habitude évidemment car quand on vit dans les îles, les gens arrivent, les gens partent, les avions ramènent la famille, emportent les amis, beaucoup plus que sur les continents. Mais non, pour qui que ce soit, on verse la petite larme quand on va à Pôle Caraïbes !
Évidemment on savait qu'on allait pleurer... parce que se quitter c'est toujours dur, parce que moi je rentrais, je reprenais le chemin du travail, je quittais l'île que j'aime... et puis elles... eh bien, elle ne m'auraient plus pour aller faire de l'aquagym à la plage, on ne pourrait plus se regarder les épisodes de Desperate Housewives, je ne donnerai plus le bain et les repas à Ti'Doudou, je ne serai plus là pour l'arrosage des plantes le soir, on ne pourrait plus parler toute une soirée de "pourquoi décidemment les mecs sont comme-ci et comme-ça".

Et puis, le jour est arrivé. On s'est fait une dernière journée plage avant que je reparte. Une plage que je ne connaissais pas ! C'est ce que j'aime avec la Guadeloupe... 20 ans après je découvre encore des plages ! Les garçons sont allés pêcher des langoustes sur la caille... On n'allait quand même pas attendre le soir que mon avion soit parti pour les manger. Alors on a rassemblé du bois, des cailloux et on a allumé un petit barbecue. On a enroulé les langoustes dans du papier d'alu. Sur un tronc couché de cocotier, on les a découpées en deux. Et comme je partais le soir-même j'ai eu droit à une complète "c'est pas en France que tu en mangeras". Ca c'est sûr ! Il n'y a qu'un endroit où l'on mange de telles langoustes... c'est sur la plage, juste grillées dans un feu de bois ! Le jour où les cuisiniers comprendront que la langouste bouillie... vraiment ça perd toute sa saveur...et que rien ne vaut une cuisson au feu grill...



Assise sur mon cocotier, à déchiqueter ma langouste pour ne pas en perdre un seul petit gramme, je prenais conscience que dans trois heures je serai dans l'avion. J'étais tellement heureuse à cet instant les pieds dans le sable, le regard perdu vers Marie-Galante, à l'ombre d'un raisinier.
Et puis il a fallu sortir de l'eau en se disant "mon pauvre océan, je ne vais pas te revoir avant longtemps", fouler le sable en ralentissant les pas pour sentir encore et encore le sable fin entre les orteils... et puis rentrer à la maison, faire ma valise même pas commencée... On a le temps... L'avion c'est dans deux heures ! L'idée de la faire en avance me terrifie... ou en tout cas me plonge dans l'ambiance départ, je déteste ça. Alors c'est toujours à la dernière minute quand vraiment je n'ai plus le choix que je m'y mets. On ne sait jamais... les plans peuvent changer ! La preuve. J'ai failli ne pas rentrer ! La tour de contrôle de l'aéroport a pris feu. Avions annulés... puis retardés. Dommage par contre... c'était la veille. Le jour de mon départ tout était rentré dans l'ordre... GRrr... J'avais déjà envisagé de me porter volontaire pour laisser la place à des gens (comme ça m'est souvent arrivé dans les cas de surbooking... pour gagner un aller/retour gratuit pour la fois suivante !).

Un dernier petit jus de goyave, et puis on a quitté la maison, on a chargé les valises pleines de bonnes choses, j'ai dit aurevoir aux voisins, aux amis, à tout le monde... J'avais le coeur gros évidemment. Surtout quand j'ai entendu les pleurs stridents de Ti'doudou tellement malheureux de me voir partir. Inconsolable le pauvre.
A l'aéroport... j'étais évidemment en excédent de bagages. Faut dire que je ramenais une quantité phénoménal de rhum... et des mangues... et du pain de St Félix... et des boudins... et un couteau de cuisine comme en n'en trouve qu'à Cora Bas-du-Fort (ou peut être évidemment en France, mais c'est pas pareil)... et du jus de canne... et des livres échangés avec les copines... et des bois flottés... et du miel de sapotille... et du piment... et de la sauce-chien... et de la vanille liquide... et des graines de piment... L'hôtesse a fait la gueule. Je l'ai faite encore plus... Pour 5 kilos je trouvais qu'elle exagérait vraiment ! Jamais je n'ai vu ça ! Elle m'a demandé de vider des choses et de les prendre avec moi en cabine. J'ai ouvert la valise et sorti mes petites culottes une à une, histoire de faire du zèle. Et une chaussure par-ci. Et un débardeur par là "et maintenant c'est mieux ?". Non... une robe... un maillot... Jamais ils n'avaient été aussi intransigeants !! (aux habitués... sachez juste qu'ils ne font plus passer un seul mini-kilo en excédent !!! Ils demandent de prendre ça en cabine... Comme si le poids au final ne se retrouvait pas dans l'avion !! Débile !! Un monsieur a payé 12€ pour un kilo au guichet à côté de moi... c'est vous dire !)
J'avais l'air maligne avec mes petites culottes et mes robes en vrac sous le bras au milieu du grand hall. Enfin, je n'étais pas la seule... La moitié de l'avion était dans mon cas ! Jusque là on n'avait même pas pleuré. "Bon quand c'est qu'on pleure ?". On a du se le demander 10 fois, en se marrant de plus belle !


La zone avant les portiques de sécurité est un véritable "larmoir" depuis toujours !... Les mamans pleurent de voir leurs enfants rentrer pour les études. Les papas pleurent de voir leur femme pleurer. Les oncles de voir les cousins repartir. Les enfants de dire aurevoir aux copains. Les larmes des uns déclenchent celles des autres. (Eh Jeanne !! Te met pas à pleurer hein ;) ) Et puis, quand même c'était le troisième appel... alors bisous-bisous... signes de la main... "tu reviens samedi parce qu'on a Aquagym, on compte sur toi" ! Et on n'avait toujours pas versé une larme. Trop fortes les filles !! On avait tellement anticipé le coup...

J'ai passé la douane. Les copines étaient toujours là à faire des grands signes. En fait tout le monde fait des grands signes dans tous les sens. Ceux qui partent. Ceux qui restent. C'est marrant au milieu des pleurs. C'est peut être un moyen d'exorciser... On se marrait surtout car on avait parié que je tomberai sur un certain douanier... qui finalement n'était pas là. Zut alors. Puis quand on ne s'est plus vues... on a continué par texto. "Tu as vu les bombes d'italiens derrière toi. Faut que tu lèves un beau-gosse dans l'avion, tu as 7h pour ça".

Je ne dis pas qu'au moment de franchir la porte de l'avion, tout au bout du boyau, quand l'hôtesse prends la carte d'embarquement, quand déjà l'air chaud et humide fait place à l'immonde froid sec de la clim, je n'ai pas eu un gros pincement au coeur... Mais les copines continuez avec les textos... et moi je répondais de plus belle sur les italiens beaux-gosses-bronzés-aux-yeux-verts... et on s'auto-félicitait qu'aucune de nous n'ait même versé une larme !

* On n'a pas pleuré ! en créole

mardi, 17 juin 2008

Ma case préférée

Cela fait bientôt 20 ans que je la vois, et que j'en ai faite ma case préférée, celle qui me touche le plus en Guadeloupe. Il y en a tant d'autres de ces petites maisons en bois qui me plaisent... mais celle-ci, elle est différente !

Déjà, architecturalement, la présence de pilotis est très rare en Guadeloupe. Généralement les cases "traditionnelles" sont posées à même le sol ou sur une dalle de béton pour les plus récentes. Elle me fait rire, car vous voyez bien sur la photo qu'elle n'a aucun moyen d'accès en fait. Pas d'escalier. Pas de talus pour monter dans les pièces... A vrai dire je ne l'ai jamais vue ouverte cette case. Chaque fois que je quitte l'île je me dis que c'est la dernière fois que je la vois. Qu'une tempête aura tôt fait de l'emporter. Qu'un cyclone la réduira en poussière... Qu'un promoteur va racheter le terrain pour mettre un horrible lotissement comme il en fleurit tant depuis des années... Mais chaque fois, je la retrouve à mon grand bonheur... sur la grande route qui mène à la plage que je fréquente le plus. (sur la route juste après St Félix en direction de Ste Anne pour les connaisseurs). Systématiquement je la prends en photo d'ailleurs, directement depuis la voiture qui roule... car il n'y a rien d'autre à cet endroit là que cette jolie case.

Elle est rigolote avec ses planches peintes une fois sur deux. Une en bois brut, une bleue claire.

L'autre jour j'ai acheté un livre de photos de Guadeloupe... et à ma grande suprise elle était présentée parmi les "jolies cases" de l'île. Comme quoi... elle a touchée aussi d'autres personnes.

Elle serait un peu comme ça la case en bois que j'aimerai me construire un jour... un peu plus grande et avec des escaliers, et une terrasse et surtout une jolie frise le long des tôles ondulées.
 

Ah et si un de mes lecteurs de Guadeloupe a des infos quelles qu'elles soient sur cette case... n'hésitez-pas !

lundi, 16 juin 2008

La soirée filles


Nous en avions parlé sur la plage quelques jours plus tôt, nous avons rameuté les copines au fur et à mesure... et nous l'avons organisée samedi soir. Une vraie soirée filles : maris, enfants et copains sagement à la maison ou avec des nounous (les enfants... pas les mecs !)... pendant que nous profitions d'un petit programme bien bien "fille".

D'abord un restau... qui finalement s'est transformé en un espadon à la vanille/citron vert à la maison, pour cause de "finalement c'est sympa aussi de cuisiner un bon plat et puis on a déjà mangé dehors cette semaine"... Séance de ciné à Pointe-à-Pitre. Un vrai film de filles... LE film de filles de l'année "Sex ald the City". Je n'avais jamais suivi cette série, je ne serai jamais allée le voir, mais l'occasion était trop bonne car voilà bien LE film à aller voir entre copines ! C'est gros, c'est too much mais c'est aussi pour ça qu'on sort entre filles. Le plus drôle dans la salle était surtout le décalage dans les fous-rires des filles ou des garçons. Par exemple définitivement entendre sur grand écran en dolby surround video : "tu es la femme idéale, tu es parfaite, je t'aime mais je crois que ça va pas le faire finalement, car je ne suis pas assez bien pour toi", donc définitivement non, aucune nana n'a émis le moindre petit rire... contrairement à la trentaine de garçons de la salle, morts de rire. Hmmm... serions nous trop habituées à ce discours-cliché que nous avons TOUTES déjà entendu pour combler la lâcheté masculine ?? (hmmm... je vous préviens je sors d'une soirée filles... forcément je ne suis pas tendre...)

Nous continuons la soirée par un cocktail et des glaces (à la Marina), histoire de... histoire de quoi en fait ? De médire sur les hommes ? Hmmm... pas seulement, mais un peu quand même. Nous explosons de rire quand une copine nous annonce "ah la semaine prochaine j'ai une formation pour apprendre à dire NON". Sachant qu'elle se marie dans trois semaines... nous avons essayé de la convaincre qu'il fallait bien écouter ses cours pour ne surtout pas se planter le jour J !<br>
On refait le monde... Je savoure d'être à la terrasse d'un endroit qui me rappelle tant de soirées sympathiques au fil des années. Bizarrement j'ai systématiquement la même table depuis 15 ans !

On se sépare sur les coups d'une heure du matin.On roule avec la plus grande prudence tant les routes sont dangereuses le samedi soir en Guadeloupe. Le rhum a coulé à flot depuis le matin chez pas mal de conducteurs. Les voitures zigzaguent devant nous. Passant de la file de droite à celle de gauche à chaque virage. Même si la sécurité routière a fait d'immenses progrès depuis l'installation des radars tous les 200m, un gigantesque chantier est encore à prévoir pour prévenir l'alcool au volant...

Nous nous retrouvons à quatre sur la terrasse d'une copine à boire du jus de goyave. Nous papotons jusqu'au milieu de la nuit... demain matin pas d'enfants pour nous réveiller... Bonheur même pas savouré à cause du voisin qui recommence de construire sa 4ème maison aux aurores... une vraie tradition guadeloupéène ! (les constructions de maisons multiples... et... les travaux le dimanche à partir de 6h30...)

Ah... et vous savez à quoi ressemble un sac de fille qui fait une soirée filles ?? A peu près à ça :


mardi, 10 juin 2008

Tout nouveau... tout neuf !

Et voilà... un peu contrainte et forcée, je vous accueille dans un nouvel espace. Un nom de domaine bien à moi... un dotclear version 2.0 flambant neuf.
Tout ça pourquoi ?? Simplement à cause d'emmerdeurs finis qui déversent des spams à n'en plus finir à longueur de journée. J'avais pourtant pris toutes les mesures pour lutter contre ça... mais non, ils ont trouvé la faille la plus minime… et ont réussi à me foutre en l’air mon beau blog qui me suivait depuis 5 ans. Je ne vous cache pas ma colère et mon agacement de crétins pareils… Plaie d’internet… Plaie des entreprises… Plaie à éradiquer…
Evidemment cela arrive alors que je profite du sable et du soleil de Guadeloupe... J’ai trouvé quand même quelques heures entre deux plages pour m’acheter deux noms de domaines et un hébergement avec plein plein de gigas…
Pour l’instant malheureusement je ne peux pas remettre mes archives. Incompatibilité totale entre DC1 et DC2… à vrai dire il s’agit de trop lourdes archives que ne peut pas gérer l’outil adéquate !! On verra cela au fur et à mesure où je trouverai un peu de temps.
Alors voilà… nouveau départ. La peinture n’est même pas encore faite… Pas de thème à mon image, ça viendra également dans un second temps. Saloperie de spameurs…
Ah oui... n'oubliez pas de mettre vos flux à jour...
Et n'oubliez pas non plus qu'il faut désormais d'abord prévisualiser vos commentaires et les valider ensuite... Seule arme efficace et absolue (jusqu'à nouvelle intrusion) contre les spams !

dimanche, 8 juin 2008

La lumière céleste

Je sens que les semaines à venir vont être très imagées tant il est plus facile de rendre compte d'ici par photos que par mots.

En tout cas pour l''instant ils ne me viennent pas !!


jeudi, 5 juin 2008

La retrouver...

D'habitude c'est quand je la quittais que les larmes coulaient à flot... quand les douaniers me demandaient ma carte d'identité et qu'ils me disaient "mais vous allez revenir bientôt ! Ne pleurez plus". Cette fois, c'est quand on a survolé la mangrove quelques secondes avant l'atterrissage qu'une vague d'émotion aussi inattendue qu'intense m'a submergée. Les champs de canne juste en dessous, les boeufs pitchés, les grands-fonds au loin, ses mornes et ses marres...

Alors que tous les touristes se réjouissaient de se poser sur la terre ferme après huit heures de vol, moi, je pleurais comme une madeleine. Ils avaient raison les douaniers. Je suis revenue. Et que je suis heureuse de retrouver mes marques. De retrouver le meilleur pain de la terre... Celui de St Félix évidemment... Et de se baigner... dans une eau chaude et douce. D''entendre les grenouilles le soir, meilleure mélodie pour s''endormir... Marcher pieds nus dans le jardin pour regarder les plantes, les orchidées, les plantations... Regarder les maracudjas que l'on cueillera bientôt sur les lianes. Manger les bananes-pommes, aussi petites qu'un doigt de la main... Et boire un bon jus de cythère... Et tant de milliers de petites choses.