dimanche, 30 mars 2008
Par Leeloolene - 10 commentaires
Fin de week end... Je sors du cinéma. Je rentre à pas pressés chez moi. Doublant toutes les personnes qui vont dans la même direction. Je chantonne "
Il n'y a pas d'amour heureux. Il n'y a pas d'amour qui ne soit douleur. Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri. Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri.*". Ambiance. Ambiance.
J'ai terminé mon tiroir ce matin. Il coulisse et ne bascule plus. Mission accomplie. Idem pour les charnières après maintes montages et démontages ! Je pense pouvoir m'auto-promotionner d'un diplôme spécialiste-ès charnières ! Merci ma perceuse de compétition et ma boîte de vis offerte samedi !
J'ai laissé l'installation d'un syphon pour un soir de la semaine. Pas bien le courage de scier des tuyaux...
Je me sens de plus en plus "chez moi" chez moi. Je commence à prendre mes marques... à faire tourner quelques meubles, à me dire qu'il m'en manque certains. Comble de coïncidence... une superbe boutique Blanc d'Ivoire a ouvert en bas de chez moi. Tout y est beau, tout y est parfait. Tout y fait envie. Les prix beaucoup moins... mais je sens que je suis à deux doigts de craquer pour une bibliothèque qui en plus porte mon prénom ! C'est un signe... Son prix aussi... un mois de salaire. Gloups... je vais peut être réfreiner mes envies !
Toujours pas d'internet par contre. Ma ligne est câblée, mais un bug dans la chaîne m'en prive toujours. Qu'importe à la fois... je capte un réseau en m'asseyant par terre près d'une fenêtre de ma chambre. Au loin, j'ai vue directe sur mon voisin entrain de cuisiner. Je remarque qu'il vit presqu'autant en décallé que moi. 23h, il met une poële sur le feu... je pioche dans ma salade de riz/thon/avocat entre deux mots que je tape.
Je vois mon reflet dans la vitre. J'essaye de ne pas me regarder tant ce reflet m'interroge. Me questionne. Je ne veux pas y répondre. Pas y réfléchir.
Je déteste les dimanches soirs.
* Sur les mots d'Aragon
vendredi, 28 mars 2008
Par Leeloolene - 14 commentaires
Je fais souvent des billets "cuisine" sur mes petits plats et d'autres sur le bricolage et mes travaux chez moi... La conclusion est sytématiquement "miam" que c'était bon... ou "wawouu comment je suis trop forte" ! Vous allez finir par croire que je suis vraiment une fille parfaite (non mes chevilles n'enflent pas) !
Mais là... hier... j'ai bien cru que j'allais prendre ma perceuse et tout casser dans ma cuisine. Jouer un remake de Terminator qui décapite tout ce qui bouge... sauf que ç'aurait été Leeloolène fait exploser tout ce qu'elle a autour d'elle.
Autant être honnête et vous raconter... pour que vous sachiez... que non, je ne réussis pas du tout tout !
L'opération du jour (enfin ... du soir après le bureau) était d'installer un tiroir à un endroit où je n'avais qu'un placard... Comprenez. Il y a trois semaines, j'ai supprimé un des placards de la cuisine pour y installer mon lave-vaisselle. Scie sauteuse pour faire sauter les plaques de plâtre, coups de pieds pour les carreaux récalcitrants, marteau pour faire tomber des bouts de bois, scie pour couper les tuyaux et faire une évacuation. Opération 100% réussite... merci pour le coup de main à Eor...
Mais dans l'affaire j'ai perdu un tiroir pour laisser la place à l'appareil... A la fois... je gagnais un lave vaisselle. L'équation était vite résolue ! Je suis sincérement prête à perdre l'eau chaude plutôt que d'avoir la vaisselle à faire.
Donc, donc... revenons au bricolage du jeudi soir, plus connu sous le nom "bricolage de merde qui fait chier". Je sors tôt du bureau pour pouvoir aller acheter un grand tasseau de 3 cm de large. Car oui... les jeudis "bricolage de merde" sont souvent précédés des "mercredis bricolage de la loose"... où je me rends compte que la tasseau de 2 cm est évidemment trop petit, mais je m'en rends compte évidemment une fois fixé, bien après avoir galéré 20 minutes à essayer de visser une vis qui n'a qu'une seule envie : ne surtout pas rentrer dans le plâtre !
Ainsi donc... me voilà fièrement avec mon bout de bois... ma scie... mon mètre... mon stylo. Pof pof pof. Il fait encore jour, je suis déjà chez moi, miracle des miracles absolu ! Bricolage... me voilà !
Je scie mon morceau de bois (avec ma scie à métaux, mais c'est une autre histoire)... et évidemment... aujourd'hui, juste pour m'emmerder, je ne scie pas droit ! Grrrr... Mettons ça sur le compte de l'outil pas adapté. Ca commence bien.
Je perce un pré trou... histoire de faciliter le futur vissage... BANNNNG... je casse la mèche (je repasse de ce fait en tête du concours avec Eor…). Me voilà donc dépourvue d'outil de perçage... toutes mes autres mèches étant bien trop grosses.
J'appréhende déjà le moment où il me faudra traverser avec ma vis la plaque de bois et le plâtre derrière... Ce qui doit arriver arrive... Je me casse la main, le dos, les yeux, les doigts à essayer avec un tournevis... Je tente un vissage avec la perceuse... Forcément la vis dévisse... la perceuse déperce... moi je m'énerve... je lâche un "bordelllllllll"... puis un deuxième... Au troisième je renonce, je jette mon tournevis violemment sur le carrelage. Changement de stratégie. Je perce un trou plus gros. Qu’importe… j’utiliserai des GROSSES vis (genre de celles qui vous tiennent un anneau à hamac... pour un petit tiroir... mais bon… hein, j’ai pas le choix).
Ca fonctionne… mes prés-trous me permettent d’utiliser ma perceuse-visseuse. Le tasseau tient. J’installe mon tiroir.
Ne reste plus qu’à fixer la porte… opération tasseau… charnières. Même topo que pour le tiroir. Impossible de visser quoique ce soit. De désespoir, je reprends ma mèche cassée, fait des mini-mini-prés-trous … ça marche.
J’ai déjà injurié 30 fois mon tournevis. 5 fois ma perceuse. 30 fois les vis à tête plate. 12 fois les anciens proprios. 10 fois le fait que je sois trop nulle, que je hais le bricolage, que de toute façon c’est même pas juste, et que la boîte à outil (toute neuve achetée à la montagne) m’en veux.
Finalement, après pas mal d’injures à haute voix… le tiroir rentre bien, la porte tient… mais pas fermée… je dois revoir le réglage de ma charnière. La loi de l'emmerdement maximum. Mais j’en ai ras le bol pour ce soir (et j’ai une tranche de thon aux épices qui m’attend – réussie celle là au moins) !
Avant de ranger les outils, je passe à l’opération "recollage de la statuette du Gabon" que j’ai cassée la semaine dernière en faisant tomber je ne sais quoi sur un meuble. Tube de colle. J’en mets très peu. Ca déborde quand même de tous les côtés. Mon beau bois ébène est maculé de colle dégueu. Je gueule encore. Dans un excès de colère je fais tomber la statuette… qui explose en 3 morceaux sur le sol. Mes voisins doivent encore entendre en écho le "PUTAINNNNN" que j’ai lâché tant j’en avais ras le bol. J'ai envie de pleurer. D'aller me rouler dans un coin et me dire que je suis vraiment trop nulle, tout pourrite...
J’ai aussi une paire de chaussure à recoller. Tant qu’à être dans la soirée de merde, autant s’y mettre. Rebelotte… ça déborde… Ca tient pas… J’en ai plein les mains.
C’est vraiment pas ma journée bricolage !!! J’ai envie d’appeler SOS Bricolage-je-suis-nulle-y-a-rien-qui-marche-personne-ne-m'aime...
Final des courses. La statue est recollée. Les chaussures aussi... on verra si ça tient. Je dois juste reprendre la fixation de la charnière... et mettre des tasseaux pour caller la parallèlité du tiroir.
jeudi, 27 mars 2008
Par Leeloolene - 17 commentaires
Je viens de terminer 15 jours de vacances... 15 jours où je me suis réveillée naturellement chaque matin à 6h30. Eveillée, alerte, pleine d'énergie et prête à croquer ma journée.
6h30... chaque matin... parfois même 6h. Irrémédiablement. Alors que je "devais" me reposer... pour récupérer de mes derniers mois de folie... et prendre des réserves pour les non-moins plus chargés à venir.
Mais non. Chaque matin j'ouvrais un oeil. Puis deux. Je regardais mon téléphone avec la certitude d'y découvrir l'heure fatidique... Et jamais une seule fois je ne me suis trompée. 6h15. A plus ou moins 5 minutes près.
Depuis deux jours où j'ai repris le chemin du bureau... je peine à me lever... En tout cas seul le réveil me sort du lit ! Pas l'éveil naturel des derniers 15 jours... Evidemment…
Pas très compliqué de trouver une explication rationnelle à ces réveils matinaux... En tout cas j'en ai trouvé une... et qui colle parfaitement à mon état d'esprit du moment ! Mais qu'il est bizarre l'inconscient. Plein de circonvolutions et de messages cachés.
Le 16 janvier, j'avais commencé un billet que je n'avais finalement pas publié. Je le ressors... car il a une suite plus ou moins logique.
[...]Je dors mal en ce moment... En fait, je sais exactement depuis quand. Depuis que je suis allée chez moi, que j'ai dormi dans mon lit. Ce jour là j'ai pris conscience que bientôt je devrai me remettre au travail, et que je n'étais pas du tout, mais alors pas du tout reposée. J'ai commencé à angoisser. A me dire que je devais absolument m'astreindre à un repos forcé, me mettre en condition de "récupération"... le terme exact d'ailleurs qui qualifiait ces jours de repos.
Ce n'étaient pas des vacances à proprement parlé... c'était du repos forcé et nécessaire. Mais pourtant, ce n'était pas exactement ce que mon esprit demandait. J'avais juste envie de profiter de la vie, de vivre, de voir du monde, de bricoler... mais pas vraiment l'intention de dormir. Quand on vient de passer deux mois à ne rien faire d'autre que travailler, 7 jours sur 7... l'envie première est surtout de vivre. Cela n'a rien à voir avec des vacances non. En vacances on a d'abord envie de dormir, on a envie de grasses matinées, on a envie de se poser dans un canapé... puis, vient le temps où l'on profite. Mais là j'avais seulement soif de "vivre". Au point de me lever tous les matins à 6h, pour profiter pleinement de mes journées... et de rechigner pour aller dormir le soir venu.[...]
Pas vraiment mêmes causes... car je suis pour l'instant dans une période de travail 'normale' et je sors de vraies vacances, pas d'un repos forcé... mais sûrement mêmes effets. Sommeil perturbé.
Se lever si tôt pendant mes vacances était bien évidemment un appel de mon esprit à profiter totalement et pleinement du peu de temps que j’ai pour "moi". Je ne m'en plaignais pas... puisque j'étais en pleine forme dès 6h30, pleine d'énergie et avec donc bien plus de temps que si j'avais fait une grasse matinée... Mais quand même…
J'ai soif de vivre. De vivre pour moi. De profiter de la vie "libre". Et que j'en souffre en ce moment... Que je souffre de ne pas être en harmonie avec mes envies profondes. Mon esprit me crie qu’il n’en veut plus de ces journées à travailler. Mon esprit a besoin de grand air. Mon esprit a besoin de temps pour rêvasser, pour lire, pour faire des puzzles, pour faire la cuisine, pour courir la montagne, pour plonger des jours entiers, pour dévorer la bibliothèque de la maison, pour reprendre tous mes grands classiques, pour apprendre de nouvelles choses ! Juste du TEMPS. J’étouffe d’en manquer. Tout est toujours trop court, trop précipité quand il s'agit de soi.
7 ans que je travaille… mais en temps-heure plus de 10… sans exagérer. J’ai 27 ans. Et je veux vivre pour moi maintenant… Et ce n’est pas seulement un caprice de petite fille. Juste une overdose de l'un et un manque de l'autre...
mercredi, 26 mars 2008
Par Leeloolene - 15 commentaires
Retour au bureau... comme d'hab j'ai pas mal d'enveloppes qui m'attendent.
J'en ouvre une, au papier particulièrement épais et joli.
Et qu'est ce que je découvre ? Une invitation en mon nom propre de notre cher
Présidentempereurmonarque Sa Talonette Première qui m'invite à une petite
sauterie cérémonie.
Tout y est. La tenue que je dois porter explicitée dans un document joint "tailleur ou robe courte". Egalement le fait que j'aurai le droit de prendre une photo à tel instant de la cérémonie mais pas à d'autres.

mardi, 25 mars 2008
Par Leeloolene - 9 commentaires
Après une semaine de ski sous le soleil... passage obligé dans ma maison tout là haut dans la montagne avant de reprendre le chemin du travail. Trois jours de neige sans discontinuer. Trois jours isolée, coupée du monde. Sans téléphone, sans radio, sans télé, sans rien qui relie au monde de la vallée et des soucis. Trois jours au coin du feu.
Le bonheur à l'état pur tel que je le conçois... Celui si rare que je transformerai en quotidien "un jour"... J'ai ce projet depuis si longtemps dans la tête... Une retraite que je veux m'offrir une année durant. Egoïstement. Juste pour moi. Pour vivre au fil des saisons, en harmonie avec la nature.
Parties de Scrabble en regardant les gros flocons se poser en raffale sur les champs déjà blancs et le torrent qui dévale au fond du jardin. Une bonne raclette avec les amis (Valérie de Haute Savoie... promis, maintenant j'arrête les raclettes non-savoyardes ;) ). Bouquinage au coin du feu. Rentrer les bûches. Nourrir les animaux qui ne dénichent plus un seul brin d'herbe tant il a neigé. Porter les bottes de foin d'un enclos à l'autre.
Et puis rentrer au chaud... et se mettre tout l'après midi à une dégustation de grands thés, de ceux venus tout droit de Chine et qui coûtent plusieurs centaines d'euros le kilo.
Et puis aller repérer un nouveau sentier malgré la neige battante. Ecouter mes pas sur la poudreuse, seul bruit dans le silence absolu de la montagne. Marcher, grimper. Et regarder. Regarder la paix de la nature. Regarder la magie des flocons. Regarder les empreintes d'animaux toutes fraîches. Regarder le village tout en bas avec ses quelques cheminées qui fument.
Sous le blanc manteau qui recouvrait tout, j'ai pu faire un état des lieux de mes plantations de la fin d'été. 5 framboisiers et cassissiers qui ont pris. J'avais juste mis en terre 6 bouts de bâtons bien longtemps après la période de plantation "officielle" en me disant que je n'avais rien à perdre. Belle émotion donc de les voir couverts de petites feuilles ! Qui sait... j'aurai peut être des fruits dès cet été ! Espérons que le froid tardif ne les renvoie pas de vie à trépas. Même réussite pour le jasmin. Couvert de bourgeons. Et mes deux clématites qui un jour nous abriterons pour les apéros de fin de soirée...
Ah ! Qu'il était dur de la quitter ma montagne hier... Et pourtant... l'excuse d'être "
bloquée par la neige" aurait été un bon argument pour rester, ne pas reprendre la route, ne pas se replonger dans le quotidien du boulot, de la vie moderne, de la course contre la montre, les trains, les avions... Dilemne permanent qui me poursuit.

mardi, 18 mars 2008
Par Leeloolene - 11 commentaires
C'est l'histoire de trois piliers de bistrot... qui en vrai étaient des sportifs de haut niveau... mais qui n'avaient pas pu skier cette après-midi pour cause de brouillard empêchant de voir les skis à plus d'une longueur de bras. Car effectivement cette semaine c'est ski à la montagne, la neige, les hauts sommets, la raclette à volonté, les gants fourrés de polaire, le vin chaud, Carole Montillet battue par Cyril Despres, l'appart de 8 places pour 3, Luc Alphand en trotinette des neiges et deux marins qui me dictent ce billet... (poil au pied sanctionné) et la raclette.
C'est donc l'histoire d'une demoiselle (votre serviteuse sur ce blog) qui devait demander le prénom du serveur aux beaux yeux (et à la grosse dreadlocs en fait non, AUX dreadlocs) mais qui devant sa timidité légendaire (et maladive) n'avait pas osé. Elle avait (bêtement) envisagé que le prénom Julien lui allait à ravir. En fait non pas du tout, après demandage par les deux marins qui l'accompagnaient et aux trois vins chauds, ce fut le prénom Nicolas qui sortit du chapeau.
Tout ça pour donner des nouvelles rapides grâce au wifi de Nicolas au pied de l'appart. Il neige dehors. En fait non il ne neige plus qu'un tout petit peu. Les damneuses damnent. Le vin coule. Et je profite des vacances ! Et ça c'est vraiment bon !
lundi, 10 mars 2008
Par Leeloolene - 13 commentaires
Je rentre du boulot. Epuisée par une réunion en anglais à négocier seule un budget à pas mal de zéros, à défendre des idées, un processus, un dispositif... seule contre mon téléphone et tous mes anglais à l'autre bout.
Le vent souffle encore par rafales dehors. La tempête s'essouffle... mais je me laisse quand même porter par le vent glacial. Que je hais le froid, me dis-je. Je repense à cette nuit. Quel bonheur d'être au chaud sous la couette en entendant les énormes bourrasques à l'extérieur. hmmmm... Ca me réchauffe. (C'est bien la seule chose qu'il m'aura laissé... no comment...) Le trajet jusqu’à la maison est un amoncellement de branches et de feuilles et de machins trucs tombés des arbres. Les jolis pins plantés l’an dernier forment un angle dangereusement inquiétant avec le sol. Les pauvres ! J’espère qu’ils ne seront pas promis à être déracinés.
Je passe par la case épicerie car j'ai besoin de levure... j'en profite pour acheter des aiguillettes de canard en promo et finalement un caddy presque complet inspirée par les rayons pour une fois ! J'achète même des petits riz au lait... le genre de truc que vous ne verrez jamais dans mon frigo... enfin sauf ce soir !
Gros coup de barre. Je dois manger mais le lit m'appelle... je me mets devant le fourneau... je regarde mes aiguillettes en leur demandant ce que je vais bien pouvoir faire d'elles.
Je commence par mouliner du poivre vert... et du sel. Et ensuite ? Hmm... Qu’ai-je sous la main ? du Soja. Tiens oui du soja. Je les noie sous le soja
Et si je faisais un truc un peu sucré-salé à la japonaise ?
Oh ! du vinaigre balsamique. Parfait pour faire caraméliser le mélange.
Hmmm... tiens... le pot de miel. Hop une cuillère pour adoucir le tout.
Et quoi d'autre ? Oh tiens. Cette sauce ce n'est pas la même que la première. Du kikkoman ! Parfait.
Je laisse baigner les aiguillettes cinq minutes le temps de bien vérifier que je n'ajoute rien à mon mélange improbable.
Une poêle chaude... hop hop... La sauce caramélise. Ca sent bon ! Et à la fois seule moi sait ce que j’ai mis dedans…
Eh bien... je peux vous le dire. C'était pas mal du tout !! Un tout petit peu trop de poivre peut être. A la fois c’était parti pour devenir des aiguillettes au poivre vert. Mais miam... comme quoi hein…
Qui a dit "Leeloolène ou l'art d'adapter les recettes" ?? En l'occurence j'avais en tête de faire "un peu comme des yakitoris", pour ceux qui ne verraient pas le savant cheminement d'idées !
Et vous, qu'auriez-vous ajouté de plus pour faire "un peu comme" ?
samedi, 8 mars 2008
Par Leeloolene - 16 commentaires
En cette journée de la femme... j'ai décidé de devenir homme.
Enfin, non ! Ne partez pas en courant. Je ne suis pas non plus passée à l'étape opération et tout et tout. Non... pour fêter la journée de la femme à ma façon, j’ai fait des trucs d'hommes. (enfin... pour peu que je ne fasse pas ça déjà toute l'année).
Premier week end que je passe chez MOI... J'ai dû batailler pour réussir. Un vrai challenge que je m'étais fixée ! Je devrai être à l'instant même à B@rcelone pour des obligations professionnelles... J'ai envoyé un mot d'excuse et me suis débrouillée pour que cela se fasse sans moi. Je devrai aussi être à Paris... pour voter. Honte sur moi, je ne me rendrai pas aux urnes. Pas le courage d'un aller/retour. C'est mal et je m'en veux... J'avais décidé de rester sur les listes de Paris jusqu'aux municipales car Delanoë me parle... je voulais le voir réélu. Mais c'était sans compter la dernière année que je viens de passer où les week end chez moi se comptent sur les doigts d'une seule main. Donc celui ci je me l'accorde ici, dans mon tout nouvel appart...
Et donc, je reviens au début du billet, c'était journée bricolage. Enfin... bricolage du samedi, donc léger léger. Opération plomberie. D'abord changement total et complet de tout le système de chasse d'eau... robinets d'arrivée d'eau, mécanisme de la chasse, joints...
Un rapide tour à Brico-mon-ami, quelques tours de clé à molette, du teflon par-ci par-là et me voilà enfin avec des toilettes fonctionnant à merveille. Pas une goutte d'eau qui fuit. Et une chasse d'eau économique à jet régulé... C’est bien vrai… pas besoin d’un homme à la maison !! Je me démerde TELLEMENT bien toute seule !!
Spéléo sous l’évier pour étudier le branchement que je vais devoir faire pour installer mon lave-vaisselle… repérer l’évacuation… repérer l’arrivée d’eau… Merci la frontale ! Ca ne devrait pas être très très compliqué… mais c’est au programme de la semaine prochaine !
Je me fais une séance ciné-dans-le-canapé en regardant Mademoiselle de Lioret. Un film d’amôôôôur que je n'avais pas revu depuis la Guadeloupe il y a 4 ou 5 ans ! Je me replonge en cette fin d'après midi d'après plage où l'on avait regardé le film en famille. Je sirote un petit Lapsang Souchon dans mon mug australien, confortablement au chaud sous mon gros duvet de Terre Adélie spécial grands froids. Que j’aime Sandrine Bonnaire !
Je suis prise d'une envie de lentilles-saucisse en fin d'après midi. Le genre d’envie incompréhensible et totalement incontrôlable ! Petit tour à l'épicerie pour acheter le nécessaire...
J'improvise une recette... qui s'avère être délicieuse. Pile la bonne cuisson, le bon assaisonnement ! Parfait... c'est une journée qui "gagne" !
Pour le dessert, je reste longtemps dubitative devant le frigo à me dire que je mange quand même trop de yaourts en ce moment... mais j'ai une fringale de Bio-Citron depuis quelques mois...
Finalement après concertation à distance sur la question du dessert... je coupe des tranches de pommes dans un plat. Je verse une cuillère de miel tout droit venu de Guadeloupe... je saupoudre de cannelle (de Guadeloupe également)... et hop au four environ 15 minutes à four très chaud !! Quand je commence à sentir une bonne odeur je décrète que c'est cuit. Je finalise ce dessert improvisé en pressant un zest de citron vert... Miam. Super bon !
Depuis hier soir j’ai réussi à trouver un réseau internet… à défaut d’avoir ma propre connection malgré ma demande il y a 4 mois ! Depuis mon retour mercredi, j’essayais de capter des wifi libres mais en vain… j’ai finalement pensé à l’option BlueTooth… en essayant de capter une LiveBox. Parce que pirater une livebox c’est un peu finger in the nose… Nickel. J’ai un voisin non loin de mon salon qui doit en avoir une… un ptit code. Et hop… connectée !
Pfiouu… j’aurai quand même réussi à écrire un billet… je dois avouer être en panne totale d’idées depuis quelque temps.
mercredi, 5 mars 2008
Par Leeloolene - 11 commentaires
Du salon au balcon... ça sent le printemps !
J'ai retrouvé mes balcons couverts de
muscari... îls sont sortis de nulle part, dans toutes les jardinières. Des bulbes parsemés au moment du déménagement en retrouvant un sachet que je n'avais pas planté !
Ca me rappelle les chemins de mon enfance (enfin euh, de l'enfance quand j'étais en montagne... pas celle des tropiques !). J'aime tant ces petites clochettes violettes, tellement éphémères...
Au milieu de tout ça une jacinthe blanche... sortie de je ne sais où !
Dans une autre jardinière j'ai retrouvé un tas de gueules de loups prêtes à éclore... et pas mal de
petits crocus, avec leur pistil safrané. Blancs, violets, jaunes. Dommage que je n'ai pas eu le temps de les photographier avant de repartir loin de chez moi...
Ca donne sérieusement envie de se remettre au jardinage !!

*
a chanter sur l'air de Dalida "le temps des fleurs" ... C'était le temps des fleurs / On ignorait la peur / Les lendemains avaient un goût de miel / Ton bras prenait mon bras / Ta voix suivait ma voix / On était jeunes et l'on croyait au ciel
Et maintenant vous l'avez en tête ?? Eh bien... soyez solidaires, je le chantonne depuis ce matin et impossible de m'en défaire !
samedi, 1 mars 2008
Par Leeloolene - 15 commentaires
Re-repartie vers ailleurs encore... encore des valises, encore des sacs, encore la trousse de toilette, encore le shampoing que j'ai oublié de fermer et qui s'est entièrement vidé. A force je devrai quand même avoir l'habitude... Mais je souris tellement en repensant à une remarque qui m'avait été faite un jour à ce sujet. A ces éternels gels douches ou shampoings renversés sur mes habits. Souvenir d'un moment tendre. Moment intime. Moment de plénitude. Rien que pour ce petite sourire en coin en y repensant, je crois que je continuerai à oublier de fermer mes produits... toutes les dizaines de fois par mois où je trimballe ma salle de bain.
Quelles dernières 36 heures... à écumer les bars de Barcelon@. Où la seule notion du temps est de rentrer dans la chambre d'hôtel, de voir que le lit est fait et les serviettes changées. Retrouver par ce biais la notion du temps en comprenant que si la chambre a été faite c'est qu'il y a une journée complète qui est passée depuis la dernière fois où l'on s'était glissé dans les draps. J'avoue être restée scotchée bien 30 secondes devant les serviettes en essayant de faire le calcul sur le dernier dodo en date... Hmm... J'assume le lâchage complet... et bienfaiteur.
Ecumage de bars clandestins que seuls les initiés peuvent dénicher derrière un rideau de fer. Derniers refuges quand tous les bars de la ville ont déjà fermé leurs portes. Trois tocs sur une devanture fermée. Un loquet qui s'ouvre, une main qui soulève une trappe... et on rampe sur le sol pour entrer dans un nouveau lieu de perdition. Un verre, puis un autre, et un dernier pour la route. La musique lancinante qui dissimule déjà les premières faiblesses. La faune nocturne que seul Almodovar ou la fréquentation de ces lieux permet de découvrir. Les travelos trop maquillés, fourrures et longues bottes. Chevelures blondes et rouges à lèvres. Les nuits B@rcelonaises dans toute leur splendeur et leur débauche. Un autre rideau de fer tiré, une autre cave interdite, secrète, cachée, clandestine. Et encore une, et encore plusieurs dans le dédale infini des ruelles.
Tabourets hauts. Ambiance d'un autre monde. Entre le gothique décadent et les templiers des forêts mystiques. On doit parler. On parle. On parle longtemps. Au rythme des "c'est ma tournée". Encore et encore des verres de Tonic au Gin, seule appelation possible tant les doses sont inversées. Parler, parler. Conseiller, rassurer. Et se dire que tous ces mots il faudrait d'abord se les appliquer à soi.
Retour vers l'hôtel au rythme du soleil qui se lève. Au rythme des pas imbibés de trop d'alcool. Au rythme des vendeurs de bière à la sauvette. "una cervezza ? una cervezza ?". Dédale de ruelles que je connais maintenant comme ma poche. La grande place, le palace. Le receptioniste qui contient son calme de nous voir déboulant ivres mais plein de tenue. Décider d'aller vider tous ensemble le mini-bar d'une de nos chambres en attendant que le petit-déjeuner soit servi. Faire péter le champagne en arrosant un peu chacun... le parquet, les draps qui n'avaient qu'à pas être là. Disperser les pétales des roses offertes en début de soirée... sur le lit, sur nos cheveux, par terre, partout. Feu d’artifice de pétales, de champagne. Remettre les mains trop baladeuses à leur place et faire comprendre que non. Pas ce soir. Enfin, pas ce matin.
Le buffet est prêt. Il s’agit de retrouver ses esprits pour ne pas détonner au milieu des petites mamies allemandes qui se lèvent, des costumés qui commencent leur journée de réunions. Orgie de fruits, de sandwichs, de fromages, de jambons crus, de tortillas, de gâteaux. Buffet à l’infini que seuls les espagnols savent faire. Dans moins d’une heure je décolle… Le temps d’une douche. Le temps de rassembler mon sac. Nouvelles routes, nouvelles aventures… Ca fait maintenant 48 heures que je suis debout… Deux nuits blanches. Mais je l’ai toujours dit. Je dormirai dans une autre vie… Et on devait la fêter cette journée. La fêter à l'infini et au delà du raisonable.
Derniers commentaires