jeudi, 28 février 2008
Par Leeloolene - 10 commentaires
4 jours à la maison... que déjà repartie... Faudrait pas s'encrouter quand même !
Retour à Barcelon@. Quel bonheur d'avoir l'impression de revenir à la "maison". Quitter une "maison" pour une autre "maison". C'est ce qui est bien de tant voyager... on se sent un peu partout chez soi.
Midi. Au gin tonic depuis euh.... faut pas compter. Sous Christophe Colomb en terrasse de café. Merci les réseaux ouverts.
Voilà. C'était juste en passant...
lundi, 25 février 2008
Par Leeloolene - 7 commentaires
Premier week end en 3 mois et demi !! Je peux vous dire que je l'aurai attendu celui là ! Quelle drôle de sensation de n'avoir pas à aller travailler. Ah je vous jure... 2 petits jours bien mérités. Deux jours complets pour MOI... J'avais totalement oublié à quoi ressemblaient deux jours sans travailler (enfin d'ailleurs même un seul !)
Week end parisien. Ca commençait bien : un suicidé sur les voies entre Nantes et Paris... puis un autre sur ma ligne de métro en descendant du train !!
Je salue encore une fois la très bonne gestion de la SNCF... un TGV dévié par St Pierre des Cors sans arrêt sur les voies à aucun moment... 25min de retard à l'arrivée... dû au déroutage de quelques kilomètres. Je trouve ça vraiment pro. C'était la première fois en 4 ans de trajets hebdomadaires que j'avais un problème sur cette ligne. Et la rengaine des vacanciers qui prennent le train 2 fois par an "
roooo, la SNCF c'est toujours pareil, on a toujours des problèmes". Je leur ferai bouffer leur billet à ces gens !... Etre capable de dévier un trafic, un jour de grands départs... j’aimerai les mettre devant les ordinateurs d’aiguillage et les laisser à l’œuvre. Enfin... laissons les rochons qui le sont jusque dans leur vacances parce qu'ils ont 20min de retard... (il s'agit TOUJOURS des mêmes gens, même profil... et je ne vais pas m'attirer les foudres en rentrant dans les détails... mais je me contenterai d'un "quelle bande de nases" !!). Je préfère replonger dans mon bouquin qu’entendre de telles conneries.
En sortant de la bouche de métro, j'entends quelqu'un qui me dit "
eh ! coucou !". Je lève les yeux...
Marloute est là devant moi... Eh eh !! Que ça m'a fait plaisir de la voir. Hasard des rencontres. Quelques mots, on se promet de se voir dans le week end puisque nous habitons à une rue d'écart l'une de l'autre... Finalement une saloperie de virus sur l'ordi de l'appart m'empêchera d'aller déguster un chili con carne avec elle. Grrrr. C'est partie remise.
Samedi soir au Stade de France... Un France-Angleterre bien fade malheureusement... peu d'ambiance dans le stade et une défaite logique de l'équipe de France bien jeunette. Pour une fois que je suis là en "spectatrice" ! Que j'aime voir les autres travailler au loin et s'agiter. Moi... je BULLE... je suis spectatrice et je profite. C'est tellement rare !
Retour tard hier soir dans l’autre sens. Je découvre que le dernier train du week end est un immense vivier de jeunes beaux garçons... Je m'amuse à les regarder me regarder. Et j'en joue. Je prends le tram… car il pleut. Pour pas changer à Nantes. Appart. Repas vers 2 heures du matin… mes voisins vont me trouver bizarre. Je découvre un petit couple face à ma cuisine que je n'avais pas encore vu. Je les regarde parler, parler, parler pendant que je cuis ma polenta. Que se disent-ils ? Quelle est leur histoire. J’aime ces fenêtres allumées en centre ville, lucarnes d’histoires… J’aime imaginer des histoires, des vies, des dialogues… J’aime ce côté voyeur qui ne l’est pas. Juste capter des instants de vie en passant d’une pièce à l’autre.
vendredi, 22 février 2008
Par Leeloolene - 10 commentaires
J'ai rarement eu un aussi gros coup de fatigue que depuis mon retour... Mon angine continue de me réveiller plusieurs fois par nuit tant la douleur est intense. Je déambule alors dans l'appartement, telle une droguée cherchant mes médicaments pour me soulager... puis j'attrape un bouquin ou un magazine. Deux heures... trois heures de réveil tant j'ai mal... soit des nuits bien écourtées. Que je hais être malade de la sorte. Et cette foutue toux... Cette foutue toux qui me replonge aux mauvaises heures de ma coqueluche. C'en est d'ailleurs un des séquelles... plus d'un an après... Saloperie !
J'ai fini d'ouvrir et de ranger mes cartons de bouquins. J'en ai profité pour trier et faire des étages spécifiques dans mes étagères. Rayon mer, rayon Antilles, rayon Afrique, rayonsssss policier... C'est définitivement le genre littéraire que je dévore le plus ! Les Lehane, Cornwell, Thilliez, Elroy, Manchette, Grangé et j'en passe ! Je zieute mes bons d'achats FNAC pour aller faire une descente là bas très vite. En mon absence j'ai sûrement raté quelques bons ouvrages !
Ranger les bouquins m'a permis de retomber sur quelques perles... et j'ai d'ailleurs commencé hier soir "L'amour" de Duras entre deux réveils tousseux. Une douce nouvelle… à la Duras. Exactement ce que j’aime !
Je prends peu à peu quelques marques chez moi. Par exemple je commence à connaître la place des interrupteurs... J'oublie encore que pour éteindre la chambre il faut le faire AVANT de se plonger sous la couette... deux soirs que je suis bien au chaud et que je dois me relever. Et vue la taille de la chambre… ce n’est pas juste tendre le bras ! Relou comme on dit ! C'est un peu comme être obligée d'aller faire pipi en pleine nuit... quelle horreur quand la couette est si douce et si chaude et qu’il faut affronter le froid.
Je n'ai toujours pas fait de courses alimentaires faute de temps... C'était au programme d'hier soir, mais je me suis endormie par terre sur mon tapis tchadien ; à même le sol alors que j'écrivais un texto... c'est dire mon état... En me réveillant une heure plus tard, j'ai foncé au lit malgré l'heure. 19h30. Je savais que j'allais passer encore une nuit agitée. Et puis autant dormir quand on est fatigué !
Je n'ai toujours pas internet malgré mon inscription il y a plus de trois mois... Je capte un réseau NeufTelecom debout sur le balcon, l'ordinateur posé au milieu des muscaris et crocus en fleur... C'est périlleux... mais j'ai pu relever mes mails dans la soirée. Internet addict ! Comme si je ne pouvais pas attendre le matin au bureau !! Un voisin aura peut être pitié de moi en pyjama à nounours dans le froid… et m’enverra son code d’accès au wifi !
En parlant de voisins je découvre peu à peu ceux qui m’entourent en regardant le soir par la fenêtre. Le petit couple homo s’embrassant pendant qu’il cuisine. La grande famille de 3 jeunes enfants. La mystérieuse cuisine toujours allumée mais où je n’ai toujours vu personne…

Vingt ouverts et rangés en une seule soirée... pas mal !
mercredi, 20 février 2008
Par Leeloolene - 18 commentaires
- Prendre la route à 10h du matin… après une nuit quasi blanche… mêlée de travail jusqu’à très tôt le matin et de quelques litres de sangria partagés à trois pour oublier le départ, fêter tout ce que l’on avait à fêter… (ce n'est pas moi qui conduisait, j
mardi, 19 février 2008
Par Leeloolene - un commentaire
Un petit billet liste, tant je ne trouve pas les mots ces jours-ci ! Ils ont du se cacher de peur que je les oublie entre deux appart (enfin... 4 en l'occurence) !
- le printemps est arrivé... les arbres fleurissent de toute part... et étrangement il fait plus froid que durant tout l'hiver ! Enfin... on passe de 20° à 15°... c'est pas non plus l'horreur...
- j'ai à nouveau déménagé. Quitté l'appart de 180m² génialissime pour un plus petit mais hyper cosy situé à une rue de l'ancien premier... et deux rues du deuxième.
- moments forts d'émotions en tout genre depuis une semaine. Le coeur se serre quand ils partent... mais les retours... ah les retours...
- l'impression de revivre deux fois la même semaine depuis une semaine. Bizarre. L'angine qui me reprends moins d'une semaine après la première, pareil pour d'autres détails physique (hum hum), changer d'appart pour la troisième fois, prendre la bouffe d'un frigo, pour la ranger dans un autre frigo, puis encore un autre.
- j'ai été quasi débauchée pour devenir photographe sous-marin... j'ai répondu "quand je serai grande"... il a rétorqué "c'est maintenant"... hmmm... il va falloir penser reconversion pourquoi pas !
- super promenade vers le point culminant de B@rcelone par les chemins de traverses dans la montagne. Quel régal ! 3 heures de libre pour voir le dernier quartier que je n'avais pas visité...
- Je me suis refait cette semaine tous mes restaus préférés découverts pendant trois mois... le meilleur thon grillé de la ville, les meilleurs mojito, les plus divines patatas bravas de toute la ville... des mojitos encore et encore et encore...
- J'ai quitté l'appart l'autre soir avec un énorme pressentiment de "vol"... l'impression que j'allais revenir dedans et qu'il aurait été vidé. Je ferme la porte à double tour... finalement c'est le sac d'une copine qui s'est évaporé dans un restau comme par magie. Bizarre ces intuitions...

vendredi, 15 février 2008
Par Leeloolene - 11 commentaires
Me voilà tagguée !
Meerkat me demande de
raconter 6 choses de peu d'importance à mon sujet.
Ce soir... sage... je reste à l'appartement. Opération pyjama, soupe, tisane... Il faut bien évacuer les excès des trois derniers jours où j'ai fêté beaucoup de choses… J’en profite pour répondre à sa demande !
1. L'idée de devoir acheter une chaise de bar me perturbe : Mon appartement (mon MIEN, celui que j'ai acheté à Nantes... Je précise car vous allez finir par vous y perdre ! D'autant si je vous disais que ce matin j'ai à nouveau déménagé pour la troisième fois depuis que je suis ici !). Je disais donc : mon appartement est doté d'une cuisine "américaine" - même si je la qualifie plutôt de "cuisine de chalet suisse". Il s'agissait pourtant d'un critère éliminatoire dans mon choix tant je n'aime pas le concept de pièce ouverte sur le salon. L'idée de propager des odeurs de bouffe dans plusieurs pièces, que mes invités me voient cuisiner ou tout simplement de n'avoir pas de pièce dédiée ne me plait absolument pas ! Toujours est il que me voilà dotée de deux "bars" (argh que je n'aime pas ce terme !). Le jour où ma mère, de passage en France, a visité mon acquisition j'ai réalisé qu'il me faudrait acheter des chaises hautes pour manger ! Et là, j'ai eu comme un blocage tant je n'aime pas ce type de meuble !! Et tant j'ai l'impression que cela ne me correspond pas !! Acheter des chaises de bar !! Burk burk !! Pour l'instant j'ai donc décidé de tout simplement fermer la cuisine en montant deux murs et de lui faire retrouver son statut de pièce à part entière ! Enfin... on verra en rentrant en France et quand je me lancerai dans les travaux ! Mais les chaises hautes de bar ne passeront pas par moi !
2. Je fais mon lit tous les matins : J'ai des horaires de travail assez farfelues. Je me lève souvent en milieu de nuit pour commencer mes journées... mais malgré tout je ne quitte jamais ma chambre sans faire mon lit. Même à 3 heures du matin, je prends le temps de secouer ma couette et de laisser un lit propre. Dans le même esprit, je vis très souvent à l'hôtel et bénéficie donc près de la moitié de l'année d'un service de ménage... mais je déteste laisser les couvertures éparpillées pour la femme de ménage. Je quitte donc la chambre avec mon lit tout le temps "presque fait"... Et si par le plus grand des hasard mon lit n'est pas fait au moment d'aller dormir, je prends le temps de le faire juste pour le plaisir de me glisser sous la couette soigneusement tirée et droite !
3. J'ai enterré une casserole : En sixième je n'avais pas cours le lundi après midi. Je passais donc mes après midi toute seule à la maison en attendant que toute la maisonnée rentre du travail ou de l'école. Pour passer le temps, je préparais systématiquement un gâteau pour le retour de la famille. Un jour, j'avais décidé de faire des îles flottantes... L'opération crème anglaise fut un succès. Idem pour les "îles" en oeufs à la neige. Au moment de faire le caramel, ce fut la catastrophe... et je me retrouvais avec une petite casserole complètement brûlée. Je ne sais pas quelle idée m'a prise à ce moment là, mais j'ai pris la casserole, une pelle et j'ai grimpé dans le morne pour aller enterrer mon désastre sous un citronnier ! Je me dis que dans mille ans, les archéologues élaboreront des théories farfelues pour essayer de comprendre quelle tradition guadeloupéenne voulait que l'on enterre un objet sous un citronnier ! J'ai raconté cette histoire à mes parents il y a moins de 4/5 ans... nous en avons bien rigolé !
4. Je ne suis pas allée chez le coiffeur depuis août 94 : C'était quelques jours avant de partir vivre au Gabon dans une galerie de centre commercial à Narbonne. A l'époque j'avais les cheveux très raides et portais une coupe au carré de petite fille sage. Depuis ils sont devenus longs et très frisés par la magie de l'adolescence... Depuis tout ce temps c'est ma mère qui me les coupe au hasard de nos rencontres quand on se croise à travers le monde. Sur la terrasse en Guadeloupe, un voilier à Tahiti, le balcon de Paris, une salle de bain d'hôtel... Je ne m'en porte pas plus mal, et c'est un peu notre rendez-vous coiffeur à toutes les deux. Puisque je fais pareil pour ses cheveux. Toujours la même coupe. Quelques centimètres en moins... et c'est parti pour 6 mois !
5. On m'a longtemps appelée "Cheveux de feu" : On reste dans les cheveux ! Quand je vivais au Gabon, j'étais la seule blanche de ma classe et mes copines de classe me demandaient souvent de toucher mes cheveux pour voir leur texture. Un jour elles m'ont dotée de ce surnom pendant un cours de sport et c'est très vite devenu la manière de m'appeler dans le collège ! Cela reste mon surnom préféré tant je le trouve précieux et rare... et surtout représentatif de cette époque de ma vie au fin fond de l'Afrique...
6. J’ai une peur bleue de perdre une dent : depuis toujours je fais de fréquents cauchemars sur mes dents. Je les perds toutes, elles se déchaussent, elles ne tiennent plus, elles tombent une à une dans ma main. J’ai souvent lu qu’il s’agissait d’un signe de déprime… Toujours est il que chacun de ces rêves me plonge dans un mal-être profond et je passe ma journée à surveiller que chaque dent est à sa place. Il ne s'agit absolument pas d'une peur d'aller chez le dentiste... juste de voir mon intégrité entamée ! Jusqu’à présent je n’ai jamais eu de caries de ma vie, aucune rage de dent. Seulement un traitement orthodontique à l’âge de 13 ans… un "express" en tout juste un an, car je partais vivre en Afrique et que je n’aurais pas pu être suivie là bas… Malgré la rapidité exceptionnelle, tous les dentistes qui me voient sont systématiquement ébahis par la qualité du travail qui a été fait ; et n’en reviennent pas ! J’en suis fière à chaque fois !
dimanche, 10 février 2008
Par Leeloolene - 8 commentaires
Je suis entrain de faire mon déménagement... car demain je change d'appartement... A vrai dire je ne ferai que traverser la grande rue, mais ça demande quand même de trier, jeter, ranger. J'ai accumulé tant de choses en trois mois dans cet appartement ! J'ai acheté des petits objets, des décorations, de la vaisselle, des ustensiles qui me manquaient ici. Je suis tellement tout le temps en déplacement, que chaque appartement de service que j'habite devient un peu un chez moi... un endroit que j'aime décorer, que j'aime personnaliser.
L'heure (tardive) est au tri. J'emballe dans un grand carton tout ce qui rentre en France... et dans une valise ce qui reste avec moi ici pour quelque temps encore.
Et puis... très vite les valises sont pleines, les cartons débordent; et il me reste encore un monticule de "trucs" à emballer mais qui ne rentrent nulle part... On va employer l'option sacs de papiers en attendant d'acheter une autre valise.
Il y a aussi le grand sac poubelle. Celui où je n'hésite pas à jeter les journaux, les papiers, le monticule de mouchoirs, les merdouilles dont on ne se souvient même plus par où elles sont arrivées...
Et puis... il y a ma vieille paire de chaussettes. Celle venue tout droit d'Australie. Celle que j'avais déjà hésité à amener ici tant elle montrait des signes de faiblesse... Mais j'y tenais tant à mes petits kangourous... Mais là, définitivement, les dizaines de dizaines de kilomètres dans les ruelles auront fini de les achever. Deux énormes trous au talon... ça s'appelle "poubelle".
Je les jette machinalement dans le grand sac... et je les fixe, inertes, promises à un triste sort... Une image me revient. Celle de mon arrière grand mère qui avait déjà plus de 100 ans. Elle m'avait vu un jour portant une chaussette trouée. Remontrance. Une jeune fille ne doit pas porter une telle guenille. "D'accord Mamie, je vais les jeter et en changer de suite".
Elle avait alors attrapé sa trousse de couture me signifiant que ce n'était pas une manière de se débarrasser des habits de la sorte. Je la revois pendant plus d'une heure, tissant son fil blanc pour réparer l'accroc. Un fil dessus, un fil dessous. Une aiguille par ci, une aiguille par là. Je retrouvais rapidement une chaussette qui pouvait encore servir pendant plusieurs années... Patiemment et minutieusement. Un travail de précision que je serai bien incapable de reproduire et que nous n'avons bien sûr jamais appris nul part...
Alors chaque fois que je jette une paire de chaussettes je repense à elle. Et à ce décalage de génération... car mes chaussettes qu'est ce qu'elles étaient belles et solides après leur réparation ! Et que j'étais fière d'elle. De son savoir-faire et de sa précision à un âge si avancé !
Et puis... mine de rien, la préservation de la planète passe aussi par là. Un tout petit peu moins d'usage unique des choses….
Evidemment, je ne vais pas raccommoder mes vieilles chaussettes et mes vieilles culottes... mais quand même... c'est le genre de sagesse qui fait réfléchir !
Cependant, mes jolies chaussettes kangourou je pense quand même qu’elles finiront leur vie dans une poubelle de B@rcelone après avoir connu une bonne dizaine de pays… Mais que j'aurai aimé une belle réparation pour continuer à leur faire arpenter le monde !

Dans ma rue... Celles-ci ne risquent pas de finir à la poubelle avant bien longtemps !
vendredi, 8 février 2008
Par Leeloolene - 13 commentaires
Dur. Encore une qui se referme. Je pensais demain. En fait non, c'était ce midi.
Fini.
Et celle là je ne voulais pas qu'elle prenne fin. Comme à chaque fois à vrai dire.
Je ne contrôle pas mes mains qui tremblent toutes seules. De tristesse. De stress. De fatalité. D'égoïsme aussi.
La boule à la gorge, au ventre.
J'ai préféré baisser mes lunettes de soleil ce midi... histoire de... histoire de cacher mes yeux qui doivent briller un peu trop.
C'est con... hein... mais j'y avais pris goût à cette vie. A ce cocon. A cette parenthèse...
Même ce midi ce n'était plus pareil.
Pfiouuu... bordel. J'ai envie de chialer et d'arrêter le temps.
Mais le temps coule... et c'est bien aussi comme ça. Une histoire, puis une autre, puis encore une autre...
Keep Smiling...

mercredi, 6 février 2008
Par Leeloolene - 6 commentaires
Ce soir, j'avais prévu une heure de piscine mais je suis bien trop crevée pour aller nager. Dommage... je suis certaine que le spa m'aurait fait du bien. Sans parler du hammam qui m'aurait débouché le nez... Et la douche massante aux huiles essentielles qui aurait fini de me zénifier !!
Ce matin, petit déjeuner sur la terrasse de l'appart, il fait chaud, je bronze, je fais le plein de vitamines avec mes kiwis en morceau... je cours car je suis déjà en retard. Je claque la porte. Je mets la clé pour fermer... et MERDUM... j'ai pris le mauvais trousseau ! Celui de l'appart du dessus... hmmm... heureusement que l'on a trouvé un double chez ma collègue-copine pour me permettre de rentrer chez moi ce soir !
Je me mets de suite au lit avec une assiette de tortilla et du fromage à l'huile d'olive-vinaigre, branchée sur France Inter par internet. Ma dose de français de la journée.
Mon ptit pêché mignon du soir dans les oreilles... Qu'il est bon ce Lavige !!!
La fièvre continue... la toux se fait de plus en plus forte depuis hier. Je hais la toux désormais. Je reprends mes auto-réflexes d'apnée, séquelles de ma coqueluche. Impossible de stopper les quintes. Je me suis faite auto-administrer une quantité impressionnante de bons conseils depuis 4 jours. Il faut dire que plusieurs collègues/co-habitants de l'immeuble sont passés par la grippe... donc nous faisons tourner les remèdes de grand-mères et les médecines traditionnelles...
J'ai fait chauffer un bol d'eau brûlante rempli d'essence d'eucalyptus... ça c'est le don de la voisine du dessus. Celle du dessous m'a confié des feuilles d'eucalyptus broyées pour une tisane qui devrait adoucir ma toux. J'ai repris l'idée du miel des copines blogueuses... (et puis je dois finir le pot, ça tombe bien) !
S'il est bien une certitude... c'est que tout ça ne peut pas faire de mal !!! Je continue quand même les traitements plus médicaux... rien de tel que de bonnes grosses molécules pour détruire les assaillants !
Je brûle aussi de l'encens qu'une petite dame indienne m'a donné dans un bouiboui derrière chez moi...
Je m'enduis le nez d'une triple couche
d'huile de tamanu de Tahiti pour faire cicatriser les crevasses causées par les mouchoirs...
Depuis mon retour de Polynésie, je ne mets plus aucune crème industrielle sur mon visage... J'alterne monoï le matin... tamanu le soir. Et je n'ai jamais eu une aussi belle peau, aussi douce... Pour le coup, je vire franchement "bio" sur cette question... Les noms barbares sur les pots de crème me font flipper quand je les lis. En fait depuis une discussion avec Marloute qui ventait les mérites de l'huile d'amande douce... je me suis laissée tenter et continue l’aventure " naturelle " depuis un an avec mes produits tahitiens.
Justement un copain de Tahiti m'appelle sur skype. Nous refaisons le monde. Un an que nous n'avions pas causé. Lui face au lagon turquoise, moi au chaud sous ma couette dans mon ambiance mi-eucalyptus, mi-encens. On parle plongées, poissons, voyages, utopies, langues...
Je voulais dormir tôt... finalement je vais encore rejoindre Morphée après minuit. Je n’ai toujours pas écrit le mail sur lequel je cogite depuis une semaine. Je sais qu’il l’attend. Je dois trouver des réponses à des questions. Je dois mettre noir sur blanc des choses que mon cœur n’arrive pas à trancher…
Mon nez est débouché. Les quintes de toux se sont tues. Au moins pour 15/20 minutes. La plaquette est ressortie par enchantement… cachée entre la housse de couette et la couette. Y a pas idée. Mon ptit canard m'attend pour dormir. Je vais le rejoindre.

mardi, 5 février 2008
Par Leeloolene - 18 commentaires

Mosaïque de circonstance aujourd'hui...
Des piles de mouchoirs à gauche. Mon ordinateur en face. Le paquet de mouchoirs à droite.
Elle est arrivée sans crier gare dans la nuit de vendredi à samedi cette s@loperie de grippe. Super restau en très bonne compagnie... des bons tapas... plusieurs verres de sangria... (toujours traître la sangria... on boit ça comme du ptit lait... et d'un coup BOOM... on voit des papillons partout !). Enfin, l’alcool aura au moins repoussé les microbes de quelques heures pour me laisser profiter de cette soirée !
C'est cette nuit là que la foutue grippe a décidé de me tomber dessus, comme ça. Pom. Sans crier gare. Sans signe précurseur. Fièvre, oreilles vraiment douloureuses, gorge en feu, nuque raide, articulations bloquées. Grrrrr... Je me disais la veille au soir que ça avait du bon de passer l’hiver au soleil !!
Et depuis... ben... je suis d'une humeur massacrante. Tout simplement car je suis fatiguée. Ca je le sais.
A dix heures ce matin si je ne m'étais pas retenue, j'aurai déjà massacré 5 personnes... Entre des prises de tête au bureau, mes mails qui ne veulent plus partir depuis 3 jours, la table qui a décidé de se mettre au niveau de ma hanche et qui me rentre dedans au moment où je passe (OUI c'est de SA faute !!), une lettre que j'attends depuis 18 jours et qui n'est toujours pas arrivée, mon kiwi du ptit dej qui était tout mou, ma plaquette de pilules qui a ENCORE disparu (je vais vraiment commencer à croire à une conspiration), !!
Et puis je me suis remise à tousser. Première fois depuis
ma coqueluche de l'an dernier... ça me replonge dans l'enfer des nuits blanches et de mon corps disloqué... ça me fait mal en plus... On m'avait bien dit qu'il me resterait des séquelles les prochaines fois où je tousserai. C'est le cas !!
(Ce n’est pas une vraie mosaïque dans les règles de l’art aujourd’hui mais je vous déconseillerai de me le dire... ces jours-ci il vaut mieux éviter de me faire la moindre remarque. Je mords, je baffe, je crie, je fulmine et puis surtout... je suis pleine de microbesssssss. BURKKKK...). Enfin... sinon... TOUT VA BIEN... juste que je suis TRES GROGNON...
Edit : OH MY GOD !! LA PENSEE !!! YEAHHHHHH !!!! 18h43... YOUHOU YOUHOU :)
T'as vu Leeloolène que ça te va bien d'être d'une humeur massacrante et d'avoir de la fièvre !!!!!!!!!!!!
vendredi, 1 février 2008
Par Leeloolene - 11 commentaires
Ce soir nous avions prévu d'aller errer dans la partie nord de la ville... l'opposé de là où j'habite, un quartier dans lequel je n'ai pas encore eu l'occasion de me promener. Je boucle en hâte mon travail histoire de profiter d'une demi-heure de jour.
Nous remontons les éternels Ramblas, avec leurs éternelles hordes de touristes et d'artistes de rues. Très vite les grandes avenues chics. Chanel laisse place à Dior. Yves Saint-Laurent à Gucci. Ca change tellement de notre quartier de Pakistanais, prostituées, travelos et j'en passe.
Je profite comme jamais de nos balades à la tombée du soir. Tous les jours une nouvelle destination. Car je sais que bientôt... enfin, n'y pensons même pas... Je suis déjà assez déprimée aujourd'hui pour en rajouter une couche.
Je vois au loin un magasin de luxe de salles de bains. Le genre d'endroit où il faut présenter patte blanche pour entrer. Je m'en fiche bien... mes converses et mon jean sont un laisser-passer bien plus original. Premier Show-Room que je visite depuis l'achat de mon appart ! Si j'avais imaginé venir à B@rcelone pour choisir mon bac de douche... ça me ressemble bien ça !! Totalement à mon image. Je confirme les idées que j'avais déjà eues sur catalogue... écarte définitivement le faux-parquet en carrelage. Un vrai parquet de bois sera tellement plus agréable aux pieds.
Un peu plus loin un magasin de déco maison géant, mais en plein centre ville, sans aucune cohue ou musique immonde. De la vaisselle, aux chambres d'enfants. Des lampes aux tables basses. Je me retiens d'acheter un vase...
La nuit est tombée quand nous en ressortons. Je n'aime pas la nuit qui tombe en ce moment. C'est une journée de moins. Une journée de plus qui s'achève.
Les grandes avenues se font plus rares. Les ruelles apparaissent. Les petites maisons. C'est le "village" dont on m'avait parlé. J'aime errer sans plan, sans but, sans destination précise. Juste aller de rue en rue. S'arrêter quand bon me semble, repartir, sortir mon appareil... J'ai toujours pensé que c'est le seul bon moyen de découvrir une ville. Pour laisser place aux surprises, à l'inattendu. Sortir des guides et des coins à touristes. Je n’ai pas ouvert un seul plan depuis que je suis arrivée ici… mais j'ai silloné chaque ruelle, chaque rue, le nez en l'air à découvrir tout ce qui m'entourait. Des dizaines de kilomètres de découvertes et de surprises...
Il commence à faire faim. J'ai beaucoup de tickets restaurant à utiliser... Nous commençons à zieuter à droite à gauche. Peu d'envie précise. C'est donc la vitrine qui nous inspirera.
Dans une ruelle, un magasin de commerce responsable me tend les bras. Tout y est beau. Tellement différent des habituels échoppes dans ce genre... où tout semble équitable sauf le commerce qui en est fait autour.
Un ancien appartement où chaque pièce a été annexée pour y entasser des objets de tous les pays. Des décorations originales et rarement rencontrées.
Je craque sur un superbe mobile pour un bébé qui ne saurait tarder à pointer son bout de nez. Je l'achète. Je trouve une superbe boîte à café. Je craque. Je me l'offre. Je rajoute un porte clé tout rigolo en tissu. Je craque. Je me l'offre.
Au fond de l'appartement, une petite porte permet d'accéder à un jardin.... tellement silencieux, légèrement éclairé par quelques loupiotes. C'est un havre de paix au coeur de la ville. Fantastique. J’imagine tant y boire un bon thé en été… Je dois retenir l’adresse !
Dans l'entrée, j'ai repéré immédiatement une grande statue de " feuille " en fer forgée. Plus d'un mètre de haut. Posée sur une énorme pierre. Je retourne voir l'objet tant il m'a tapé dans l'oeil. Pas de prix. Je paye mes achats et demande combien il coûte à tout hasard… Je suis sûre que ce sera bien au-delà du raisonnable.
"Elle a toujours été là... je n'ai aucune idée de son prix". Après maintes recherches dans le grand ordinateur, plusieurs appels au grand chef... on trouve enfin le nom de l'objet. Mais je dois traduire en français "hoja" pour retrouver sa trace dans la base de données. "Se dicé feuille en francès". Je traduis à la vendeuse. Ma "feuille" vient d’Afrique, ou peut être du Honduras, elle ne sait plus vraiment...
A l'annonce du prix (la moitié de ce que j’envisageais)... je craque... je me l'offre.
Je paye et viendrai le chercher demain... ou plus tard la semaine prochaine... je me vois mal transporter ça sur le trajet du retour ! Ca fait quand même plus d'une heure que l'on marche et l’objet doit bien peser 20 kilos.
Je ne sais pas comment je vais ramener ça à Nantes... sûrement pas dans l'avion vu son poids et sa taille. Qu'importe. Depuis ce matin j'ai les larmes aux yeux. J'ai envie de me rouler en boule sous ma couette... Avec tous les cadeaux que je viens de me faire je suis heureuse. Contente de me faire plaisir. Contente de sortir de cette sombre pensée qui me ronge depuis ce matin. Et puis quand on craque sur quelque chose comme ça au premier coup d'oeil… autant ne pas regretter de ne pas l’avoir acheté pendant des années ! Au fait, qui a dit que l'on consommait moins quand on n'avait pas le moral ?? Pfff...
Je travaille aussi pour me faire plaisir et me gâter... Et une sculpture du Honduras ou peut être d’Afrique au nom français achetée à Barcelone... ça ira forcément bien dans mon salon français aux accents tahitiens, guadeloupéens, gabonais et tchadiens !
La soirée se termine dans un petit restaurant ... français... décidemment c'est la soirée ! Et à la fois, je n'ai pas mangé français depuis plus de 3 mois... c'est relativement exotique donc. Le fondant au chocolat finit de chasser les sombres ondes. Et puis ça fait du bien d’échanger un peu dans ma propre langue avec le patron.
J'ai demandé à la vendeuse de prendre en photo mon "oeuvre"... en attendant de la ramener chez moi ! J'en ai profité aussi pour prendre la pièce "enfants" que je trouvais tellement mignone ! PS : dites, vous avez déjà entendu parler de disparition mystérieuse de pilule ? Deux jours que je cherche la tablette dans ma petite chambre de 10m² et impossible de mettre la main dessus... grrrrr... elles sont où BORDEL ??? Ni sous les draps, ni sous les tables de nuit, ni sous ma pile de courrier, ni sous ma table de thé, ni au pied du lit, ni au milieu de mes bouquins, ni dans ma pile d'habits...
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