mardi, 30 octobre 2007
Par Leeloolene - 26 commentaires
Et voilà !! A 14h, j'arrivais toute tremblante chez mon notaire... Jusqu'au dernier moment j'avais imaginé le scénario de dernière minute où les propriétaires qui rentraient hier soir de voyages de noce étaient finalement bloqués dans le Pacifique avec les grèves d'avion. Ca n'aurait été qu'une suite logique des rebondissements des dernières semaines !
Il n'en fut rien. Je pris place sur un grand fauteuil en velour bleu turquoise avec ma plus fidèle alliée cachée au fond de mon sac. Le notaire nous lut en détail chaque partie de l'acte. Entendre son état civil patiemment déroulé au plus précis des détails me donne toujours envie de rire. Je ne fis qu'acquiescer à chaque tirade du notaire. Totalement décontractée, avec plus aucune appréhension.
J'appris très vite que la lettre de renoncement de la mairie n'était finalement arrivée qu'au courrier de midi... Bien heureuse de ne pas avoir su que la signature était compromise moins de deux heures plus tôt !!
Comme je fais rarement comme tout le monde, c'est le notaire qui m'a versé un gros chèque... du haut de son grand âge il m'a avoué n'avoir jamais fait le chèque dans ce sens lors d'une vente. Merci le banquier qui s'était planté... j'ai un peu moins l'impression d'être partie pour 25 années de remboursements.
Je n'ai pas tremblé. Le notaire avait prévu un beau stylo. J'ai juste foiré la signature de MON acte ! Un gribouillis bien moche ! Mais qu'importe, j'ai bien relu une douzaine de fois depuis, et aucun doute, je suis bien la propriétaire officielle !
Sur ce... je vais trinquer à ce grand jour. Au rhum évidemment. En vous versant un verre chacun, car sachez que vos mots m'ont souvent donné bien du courage ces derniers temps, bien du réconfort aussi !!
Wawwwouuu, propriétaire. Je sens que je vais quand même mettre quelques jours à réaliser l’énormité de la chose !
Par Leeloolene - 12 commentaires
J'ai le trac quand même.
Il est 1h34. Les mots trottent, les pensées s’effilochent, les larmes coulent lentement. Je n'ai pas fermé les volets. Je regarde les ombres de la rue qui zèbrent les murs vides de ma chambre. J'ai décroché les tentures. J'ai roulé les posters.
Déjà couchée, je me relève, attrape mon ordi lui aussi éteint. Ce n'est pas une heure pour les petites filles. Mais je ne vois rien d'autre que d'écrire un peu.
Parce que ce soir, je sais bien que le sommeil, je n'ai pas envie de le rejoindre. Je repousse. Encore un petit peu. Le début d'un nouveau statut...
J'ai le trac quand même.
Parce que malgré tout mon courage et mon énergie débordante, ce n’est pas simple toutes ces démarches toute seule. Cet acte en solo. Qui plus est à travers un parcours semé d'autant d'embûches depuis 2 semaines ! L'impression que les planètes se sont liguées pour me montrer que je dois en baver. La loi de l'emmerdement maximum vous connaissez ? Le banquier nullissime débutant qui vire 9000€ en trop à mon notaire. Un trou phénoménal évidemment sur mon compte. Des locataires qui me lâchent la veille au soir de la signature du bail d'un appartement dont je m'occupe, en plus de tout ça. En plus du déménagement. Et toutes les visites à recommencer, entre deux réunions et trois budgets à boucler. Le fax de la mairie qui renonce définitivement à son droit de préemption qui arrive tellement tard. Des déménageurs qui se rendent compte que finalement ils font le pont.
Ah c'est évident que peu de retournements de situation m'auront été épargnés.
Et au fond. Tout ça, hein. J'ai les épaules larges et le sourire bien ancré. Mais quand même. C'est pas vraiment un projet solo généralement. Et chaque embûche réveille un peu cette idée. Présente, là, dans un petit coin.
Même si justement, c'est pour ces aléas de l'amour que je le veux pour moi seule cet antre. A moi seule. En mon nom. Parce que maintenant je les connais et je m'en méfie comme de la pire des pestes. Mais quand même.
Allez... dans quelques heures j'essaierai de prendre un stylo qui a encore de l'encre. Et je m'appliquerai à apposer la plus belle des signatures, là, tout en bas, comme une grande qui aura tout fait toute seule, et même beaucoup plus en fait. Comme toujours. Et c'est très bien comme ça.
dimanche, 28 octobre 2007
Par Leeloolene - 12 commentaires
Trois gouttes de vanille. Un jus de citron vert. Du sucre de canne. J'inonde le tout d'une large coulée de rhum. Un glaçon... et je trinque. Je trinque au premier des derniers jours dans cet appartement. Je n'aurai plus de dimanche ici. Je garde encore intact mon salon. Je recule le moment où j'enfermerai tous mes objets de l'ailleurs, mon oeuf de Terre Adélie. Ma lampe de Tahiti. Ma boîte de Guadeloupe. Ma statut du Gabon. Mes calebasses de coquillages du Pacifique, de l'Indien, des Caraïbes. Mes grigris du Congo. Mes mobiles de bois flottés polis au fil des océans. Mes objets à l'image de ma vie et de mes voyages.
Au fond, j'aime déménager. Ce ne sera que le 15ème en 27 ans. Combien de maison quittées ? Combien d'intérieurs recréés ? Et puis. Déménager c'est trier les souvenirs. C'est laisser dans les murs quittés ceux dont on ne veut plus. C'est rendre encore plus précieux ceux avec lesquels ont veut encore vivre. Encore grandir. Et forcément en créer de nouveaux grâce à l'espace libéré par les souvenirs abandonnés, que l'on a laissés derrière soi.
Je repense à chacun des déménagements de ma vie. Je revois les caisses maritimes livrées dans un nouveau jardin. Un grand cube de bois renfermant notre vie. Les cartons si patiemment pensés par ma mère, si impeccablement agencés. Je repense, aux tris que l'on devait faire. Les choses que l'on reverrait "un jour", cantonnées dans un garde-meuble quelques années et les choses qui nous suivaient au bout du monde.
Au fond, j'aime réagencer ma vie. La faire rentrer dans des boîtes. L'ordonner pour faire un nouveau point. Un nouveau point de départ. Et à la fois... je n'ai connu que cela depuis ma naissance. Le recommencement éternel.
Depuis des mois, j'angoissais à l'idée que j'allais passer le cap du "plus long temps passé dans le même endroit" dans mon appartement actuel. C'était une angoisse inconsciente évidemment. Parce que bien sûr en étant en déplacement la moitié de l'année à droite à gauche, j'en étais loin. Mais quand même... j'avais l'impression de m'encroûter. L'impression que ce cycle éternel prenait un rythme de croisière bien trop pépère pour moi.
Alors à
Oxygène qui s'inquiétait de me voir devenir propriétaire, de m'installer dans une vie posée et à long terme; je dis qu'au contraire, c'est encore un recommencement. Encore une nouvelle vie. La douzième. C'est un point de chute que je créé. Pour mieux repartir. Encore et encore.

mardi, 23 octobre 2007
Par Leeloolene - 8 commentaires
Ne jamais laisser une casserole d'huile sur le feu le temps de regarder le Zapping de Canal+.
Pourtant c'est court hein le zapping. Et j'étais vraiment persuadée que ça durait juste le temps de faire chauffer l'huile d'olive pour y mettre des oignons.
Eh bien en fait non, pas du tout du tout.
Je me demande encore pourquoi les voisins n'ont pas appelé les pompiers. La casserole est évidemment cramoisie. J'ai passé la soirée emmitouflée dans deux polaires, trois paires de chaussettes... les fenêtres grandes ouvertes pour évacuer la fumée... et accessoirement l'immonde odeur d'huile brûlée.
Ce matin, en partant, j'ai laissé les immenses portes fenêtres grandes ouvertes alors qu'il fait 2 ou 3° dehors... J'ai deux machines de linge à relaver tellement les habits doivent puer.
Après le gâteau renversé dimanche (j'avais fait un bôôôô gâteau (
le chocolat/marron de Marloute) pour la venue de
sLeAbO et de Naddy, mais en voulant le démouler patatras... tout renversé sur le plan de travail...). Imprésentable... mais quand même mangé !!
Hmmmm... Cata-Leeloo... Cata-Leeloo... Je vais peut être me contenter de résoudre mon Rubik's Cub pendant quelques jours et laisser les tâches ménagères de côté pour éviter de nouveaux désastres !!
Ah oui ! J'oubliais... Pour évacuer la fumée, j'ai immédiatement pris la casserole et l'ai posée sur mon balcon... Oui... mais en fait une casserole brûlante sur un sac plastique qui traînait par là... Ca ne fait pas bon ménage. Je suis une catastrophe ambulante en ce moment !
lundi, 22 octobre 2007
Par Leeloolene - 9 commentaires
... de faire des cannelés
... de coudre une robe molletonnée à ma théière (mon thé refroidit trop vite !!)
... de peinturer les murs de mon nouvel appart
... de faire des mosaïques de photos
... de prendre en photo des détails de chez moi avant d'en partir
... de bricoler des bois flottés pour en faire des lampes, des mobiles, des objets
... d'avoir de longues journées tranquilles chez moi
En vrac, sans ordre de préférence, et surtout il s'agit d'une liste totalement illimitée... Et vous, vous avez envie de quoi en ce moment dans le même esprit ?

dimanche, 21 octobre 2007
Par Leeloolene - 3 commentaires
Je n'étais pas chez moi au printemps... je n'ai donc pas pu planter les graines que j'avais récoltées pendant toute l'année. Alors en rentrant d'Espagne... même si nous étions déjà en plein été, j'ai quand même parsemé mes balconières de graines dont j'avais oublié l'existence et même les variétés. Mais quitte à être en retard de 6 mois, je ne prenais aucun risque ! Ces graines je les avais ramassées dans des jardins au hasard, dans des parcs...
Tout a très vite germé vue la pluie ambiante et la basse température. A la fois, elles ont du légitimement se croire en plein printemps ! A mon retour de vacances un mois plus tard les pots débordaient de dizaines de variétés de plantes différentes. A part quelques une que je reconnais facilement (pétunias, belles de jour), j'ignorais totalement de quoi il s'agissait.
Et il y a deux jours... mi-octobre donc... alors que les températures le matin frôlent les 0°, regardez les fleurs que j'ai découvertes ! De superbes gueules de loups ! J'en suis évidemment ravie et très fière.

Par Leeloolene - un commentaire
J'encartonne, j'encartonne... Je viens de terminer le dix-neuvième. Tous mes livres sont désormais enfermés. Les bibliothèques de ma chambre complètement vidées. Evidemment ce soir je voulais consulter l'un de mes bouquins d'orchidée pour identifier celle d'une lectrice de ce blog ! Finalement, l'ami internet m'est venu en aide.
Je ne pensais pas allumer le chauffage avant le départ vers mon nouvel appart, mais j'ai craqué cette après midi alors que même mon thé ne me réchauffait pas. Pourtant je n'ai jamais vu une si longue période de ciel bleu à Nantes. Soit on m'aurait menti pendant mon séjour espagnol en déplaçant la Loire-Atlantique du côté de la Provence... mais quel bonheur de se lever chaque matin depuis des semaines avec un ciel bleu, pur comme on ne peut en voir généralement qu'en Provence !
En parlant de Provence, j'y vivais il y a 10 ans... et je viens de réaliser que c'était d'ailleurs l'année de mon bac. 10 ans que j'ai passé l'exam... c'est à peine croyable !
Je bois une infusion de verveine du jardin de ma tante, allongée dans mon canapé, le ronron de la chaudière au loin. Sur la petite lucarne je vois Daniel Auteuil. Je repense à "avant". L'époque où je le croisais régulièrement... nous allions chaque fois dans le sens opposé, lui revenant chez lui, moi le quittant. Nous nous croisions, nous dépassions... Je me retournais pour le voir s'éloigner faisant alors une volte face immédiate en me rendant compte qu'il s'était aussi retourné sur moi. A cette époque plusieurs fois on m'avait comparée à sa compagne du moment. Peut être avait il aussi remarqué cette ressemblance. Mais c'était une autre époque. Une lointaine époque.
Ce billet part dans tous les sens. Je vais rejoindre ma couette. Me lover sous les draps chauds. Peut être piocher un nouveau livre dans ma " pile à lire ". J’ai profité de vider ma bibliothèque pour ressortir pas mal de bouquins que je n’avais pas lu. Plutôt que des les mettre en cartons, je les ai posé sur ma table de nuit.
Sûrement essayer de rêver à de belles choses. Moins réalistes et moins terre à terre que les nuits précédentes. Moins troublantes et bouleversantes. Ca serait bien quand même. Même s’il parait que ça permet d’évacuer. Il parait…

mercredi, 17 octobre 2007
Par Leeloolene - 12 commentaires
Jeudi dernier, la propriétaire de l'appart m'appelle pour m'informer d'un événement de dernière minute.
La mairie vient de la contacter pour lui faire part de son
droit de préemption. En résumé, la mairie est prioritaire sur toute vente d'appartement s'effectuant dans mon quartier. La proprio est donc obligée de leur faire visiter l'appart... Gloups. Je me renseigne vite fait. J'ai eu beau signer le préavis deux mois plus tôt, qu'importe, la mairie est tout de même prioritaire. Accessoirement j'ai quand même déjà déboursé 10 000€... et passé plus de 50h de démarches en tout genre.
Lundi, je rencontre par hasard une spécialiste en droit du logement. Elle me confirme que seules mes larmes pourront me consoler si la mairie décide d'acheter l'appart. Je peux prendre un avocat dans ce cas pour négocier de GROS dommages et intérêts.
Cette après midi à 14h, j'appelle mon notaire pour essayer de me rassurer. Il me confirme que la mairie a TOUS les droits s'ils le veulent... et que moi, je n'ai qu'à trouver un nouvel appart si cela se confirmait. Hmmm... Le pire suit. Il m'annonce que la vente est de fait annulée le jour prévu... et que nous sommes obligés de la repousser en attendant la réponse définitive de la mairie qui visite l'appart le jour où j'étais censée signer. Re-Glouups. Totalement impossible et inenvisageable pour diverses raisons. Je suis à une journée près. Je suis totalement abasourdie et anéantie. Je demande à mon notaire de voir ce qu'il est possible de faire pour faire avancer les choses...
Pendant ce temps, j'appelle mon père et ma soeur pour trouver un peu de soutien et de réconfort. Un peu marre des derniers grains de sables ces derniers jours qui sont venus détruire tout ce que j'avais organisé... Depuis le premier jour j'ai TOUT géré toute seule. J'ai fait SEULE l'ensemble des démarches. Je n'ai partagé avec PERSONNE aucun de mes doutes, aucune de mes questions...
A 15h, nouvel appel du notaire. Il est passé de services en service à la mairie... Il a une bonne nouvelle pour moi. La mairie renonce à son droit de préemption car le dossier a trop traîné chez eux et les délais sont un peu courts pour agir avant la vente. Que j'aime LES FONCTIONNAIRES de mairie. Leur lenteur m'aura sauvée sur ce coup... J'ai juste été bonne pour une heure de gros gros stress...
En attendant d'autres conneries dans ce style... je m'atèle aux cartons... en toussant comme une bossue. Si je n’avais pas eu l
a coqueluche il y a pile poile un an jour pour jour… et si je ne m’étais pas faite vacciner entre temps… j’aurai la peur de l’avoir choppée à nouveau. Et je replonge dans mes quintes de l’an dernier… avec les côtes qui me font mal. Grrrr… saloperie de rhume !

mardi, 16 octobre 2007
Par Leeloolene - 7 commentaires
J'ai ramené de Paris une saleté de crève-grippe-rhume... Dodo à 21h hier soir tellement j'étais KO et incapable d'autre chose que de plonger dans les bras de Morphée. Ca m'est tombé dessus en 1h. J'ai senti les microbes m'envahir. Avant de sombrer, j'ai quand même commencé mes cartons. Six d'un coup. Pas mal pour un tout début. Pour l'instant j'emballe les livres et DVD dans des cartons de pommes de terre. Tout petits et hyper pratique pour que ce ne soit pas trop lourd !
Chaque soir en rentrant chez moi, ma voisine qui tient un restau, m'en a laissé de nouveaux sur le pas de ma porte...
Ce matin, j'ai mis ma nouvelle écharpe de Mauritanie pour adoucir l'attroce mal de gorge. Un grand tissu bleu qui sent encore le désert. Je m'enroule dedans, je frotte mon nez en divaguant au lieu de travailler. Je retiens mon envie de prendre mon pouce et de me servir de l'écharpe comme d'un doudou. Mais ça ferait pas sérieux au bureau.
Je souffle dedans et l'air brûlant de la fièvre me transporte encore plus vers les dunes du désert. Je veux me coucher, me rouler dans une natte sur le sable, et jouer avec mon doudou en m'endormant, en rêvant, en m'évadant.
De la douceur, des câlins... pour atténuer les sinus bouchés, la gorge en feu et les oreilles qui bourdonnent.
Oh la... on me propose à l'instant un Thé des Amants Rouge... là je ne saurai résisté. Pour rester dans l'ambiance... et pour plonger d'autant plus dans le coton. Mon pouce et mon doudou... j'en rêve ! Serai-je en pleine phase régressive ? Même pas grave. Je suis malade et j'ai tous les droits :)
lundi, 15 octobre 2007
Par Leeloolene - 9 commentaires
Depuis la semaine dernière me voilà de nouveau en mode "roue libre"... De ces périodes où le téléphone sonne de tous les côtés au point de ne plus avoir le temps d'écouter les messages sur mes répondeurs... où je cours de train en train... où l'idée de m'asseoir devient aussi précieuse qu'une journée de plage à Port-Louis (eh oui... c'est ça MON luxe). Et, là franchement... me remettre dans le bain, me fatigue. Je suis totalement FIU comme on dit à Tahiti... Fiu, vidée, fatiguée... c'est toujours comme ça quand il faut se relancer pour un triple marathon. D'où ma stupide idée de ne jamais m'arrêter... c'est moins dur de s'y remettre si l'on ne se pose pas !
J'ai eu pour la première fois depuis plus de 10 ans, un mois COMPLET sans prendre le train (une semaine est déjà une révolution, alors imaginez un mois plein...). Oui, oui vous lisez bien. C'était mon auto-cadeau d'anniversaire. M'offrir 3 week-end d'affilée chez moi... et repousser TOUS mes rendez-vous professionnels à "plus tard". Avoir un mois de septembre complet chez moi. Sans prendre ni le train, ni l'avion. Et je suis fière d'avoir vaincu ! Fière de ne pas avoir eu à voyager.
En fait, non, le luxe c'est aussi d'avoir pu m'allonger dans mon canapé. C'est d'avoir pu faire des courses pour 1 semaine d'affilée sans en jeter la moitié après avoir été envoyée à l'autre bout de la France à la dernière minute. C'est avoir croisé mon voisin qui me dit "on vous voit souvent en ce moment" !
Et là... franchement, j'ai la flemme de m'y remettre.
Et sinon, en bref, pour faire sortir un peu ce blog de la jachère :
- Une potentielle cata / désastre avec l'achat de mon appart... Je vous en raconterai plus dans quelques temps... mais je n'ai sûrement pas besoin de ça en ce moment !
- La joie à chaque fois renouvelée de voir ma copine Marloute, qui ne va même pas venir habiter à Nantes... mais bon à la fois on reste voisines à Paris, et c'est bien aussi.
- Le jeune comptable wawwouuuu wawwouuuu... faudrait que j'ai plus souvent des problèmes de factures moi... Hmmm... mmmh ! Pfiouu...
- Quatre ans aujourd'hui que je suis entrée dans mon appart... L'endroit où j'ai vécu le plus longtemps dans ma vie. Eh oui ! Avec un déménagement tous les deux ans, rester si longtemps dans un endroit devient plus qu'un événement... enfin, heureusement je "m'arrache" dans quelques jours !
- Les bras qui tirent après avoir porté des dizaines et dizaines et dizaines de cartons chez Akynou tout le week end. Je maudis encore ceux faits par "Garance et Léone", et repense à ma soeur et moi qui faisions à peu près les mêmes chargements pour emballer nos chambres. 50kg chacun... je pense que d'autres déménageurs ont pesté avant contre moi, alors je ne peste pas mais bordel qu'ils étaient lourds !! ;)
mardi, 9 octobre 2007
Par Leeloolene - 13 commentaires
Je traverse la France. Il est 23h. Petit détour de 500 km entre deux trains. 250km dans un sens… les mêmes 250km exactement dans l’autre sens une heure plus tard. Ca me vaut une amicale discussion avec le contrôleur qui veut me "
faire passer à la télé pour qu’on montre l’aberration de la suppression de certaines lignes et qu’on évite ce genre de détours débiles ". Il me décerne la palme de la voyageuse la plus courageuse du train. Que j’aime le train ! Que j’aime ces moments collés à la fenêtre à regarder le paysage qui défile. Que j’aime être ballottée par le tchoutchou continu.
Je replonge dans mes photos des douze derniers mois. Un an de souvenirs que j’égrène bercée par le roulis du train. Je ne me souviens pas du quart des photos et je n’en reviens moi-même pas de l’année écoulée.
Chaque mois me révèle des souvenirs déjà enfouis. Des voyages que j’avais complètement laissés de côté. Des rencontres oubliées. Je retrouve les photos d’un huis clos avec Ségolène Royal. Du temps où je pensais encore que quelques mois plus tard elle deviendrait notre présidente. Moment rare et précieux évidemment. Clichés avec Monsieur Environnement. Avec monsieur 20h. Avec certains ministres. Et tous les autres " grands " que je ne souhaite pas citer ici…
Je revois des destinations où je ne me souvenais même plus être allée dans cette année marathon. J’ai enchaîné. C’est le moins qu’on puisse dire ! La Réunion, Tahiti, l’Espagne, l’Angleterre, l’Irlande, les Etats Unis… et les centaines de trajet à travers la France. Du Nord au grand Sud. De l’est à l’ouest. Seule l’absence d’un petit voyage en Guadeloupe me saute aux yeux. J’étais bien trop malade au moment où j’aurai du y aller.
Et au bout des douze dossiers des douze derniers mois de photos… je me dis que c’était quand même une sacrée année. Sacrée année de rencontres. Sacrée année de voyages. Sacrée année de découverte. Je m’impressionne d’une telle accumulation de réussites professionnelles, avec la profonde et sincère impression de ne pas être l’auteur de tout cela.
Et qu’à 26 ans… eh bien… on n’est pas nombreux à avoir de tels parcours. Et parfois ça fait du bien à l’égo de s’auto-féliciter. D’être fier de soi. Ca rattrape un peu mes chagrins du moment… Et même si trop souvent cette vie m’échappe, au point de ne plus me souvenir de tout cela quelques mois plus tard, eh bien, ma vie n’est pas aussi ratée que mon côté obscur me le laisse croire...

Plus de détails en cliquant sur la photo...NB : le ploof dans l'eau a été pris par Pixelle à qui j'ai piqué la photo... moi je suis "juste" sous l'eau à ce moment là ;)
mercredi, 3 octobre 2007
Par Leeloolene - 10 commentaires
Connection bien aléatoire depuis une semaine… Depuis 4 ans, et les bons et loyaux services de ma vieille freebox je n’avais pas eu une seule déconnection, pas une seule coupure réseau, pas un seul souci pour joindre la grande toile mondiale 24h/24… mais depuis une semaine que j’ai reçu la toute nouvelle toute moderne freebox, c’est la cata ! Quelle idée ai-je eu de vouloir en changer ? Deux minutes de connection pour 3 heures de coupure. Ca énerve. Forcément. Surtout quand on est la plus fervente des défendrice de Free !
Je me rabats vers un écoutage intensif de la radio et découvre avec trop de retard
l’émission génialissime " Sur la Route " de Laurent Lavige.
Je dévore aussi de nombreux polars. J’enchaîne les Jean-Christophe Grangé et les Franck Thilliez. Du noir, du très noir… pour éclaircir peut être mes pensées déjà si sombres.
La triste impression de me noyer, submergée par un tsunami de souvenirs qui refont surface. Forcément maintenant. Et forcément les rêves nocturnes se construisent autour de ces ruines. Forcément je me réveille pleine d’angoisse et de haine.
Je cogne dans mon sommeil.
Je jongle entre les rêves-souvenirs et les rêves-vengeurs.
Je ne sais pas lesquels sont les plus destructeurs. Et pourquoi je mêle un soir sur deux différentes histoires amoureuses.
Alors pour exorciser… (n’allez chercher aucun lien entre les deux… en tout cas je n’en trouve pas d’autre que celui du rituel ) je grave mon prénom dans la buée de la douche chaque matin. En me disant que le renouveau n’est pas encore pour la journée qui arrive. Qu’il faudra attendre. Encore et encore.
Côté travail, j’ai de plus en plus de mal à jongler entre mes colères personnelles et l’obligatoire bonne-figure professionnelle. Je refreine mon envie de hurler, de taper… Mais les coups bas fusent vers qui vous savez. Et à ce jeu là, je dois me méfier du retour de flamme.
Les mesquineries ne doivent pas m’atteindre. La médiocrité ne doit pas me faire sortir de mes gonds. Rien à foutre. Rien à foutre.
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Je n’ai pas pu poster ce texte hier soir depuis chez moi… Toujours pas d’internet… Grrrr… Je vais finir par me fâcher !
En le relisant ce matin j’ai du mal à imaginer l’avoir écrit il y a à peine quelques heures ! Que mon état d’esprit change du tout au tout entre le matin et le soir… Il n’y a pas à dire, on n’a jamais parlé "des démons de 10h du matin"!!… "Les démons de minuit" sont bien plus réels.
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