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juillet 2007

mardi, 31 juillet 2007

La corvée matinale...

La bienséance française veut que le matin, en arrivant au bureau, on fasse le tour des lieux pour taper la bise à ses collègues suivi d'un traditionnel "Ca va bien ?"... auquel s'en suit un non moins invariable "très bien et toi ?". Enfin, en tout cas c'est comme cela que ça se passe dans ma boîte... et je pense dans la plupart des bureaux français.
Quand il s'agit de dire bonjour à trois, quatre personnes... je survis... mais désormais, avec l'explosion du nombre de salariés, il s'agit d'aller embrasser une vingtaine de gens... et là, je commence à friser l'envie folle de faire mon autiste. D'ailleurs cette envie est passée de simple idée à réalisation concrète, depuis que GP est devenue GP.
Arrivant toujours la dernière le matin, c'est donc à moi de décider à qui je vais faire la bise pour rester "courtoise" et qui je vais volontairement et ouvertement snober pour faire comprendre mon antipathie flagrante.
Le seul problème de cette méthode est qu'elle provoque quelques dommages collatéraux. Eh oui… éviter cette bise à cette personne, m’oblige à ne plus aller la faire à tous les gens qui l’entoure… et me vaut donc un fréquent "Leeloolène, tu ne viens plus nous dire bonjour le matin ?"… ce à quoi je tente une parade souvent maladroite.
La semaine dernière, lors d’un séjour en Angleterre pour quelques réunions avec mes collègues outre-manche… j’avais complètement oublié qu’au contraire, chez eux, la bise était totalement hors de propos. Sans parler des australiens… et des espagnols… Y a vraiment qu’en France qu’on s’emmerde avec la bise matinale !
Et vous, vous faites comment avec les collègues à qui vous ne souhaitez pas dire bonjour ??
Moi j’ai trouvé la méthode quand je n'ai pas le choix d'éviter une bise. Je la transforme en "coup de joue" qui est pas mal plus parlante qu’un snobage éhonté ! Je pense que ça fonctionne bien aussi... et en plus, là, j’y mets TOUT mon cœur !!)

dimanche, 29 juillet 2007

Y a pas à dire...

... le mois de novembre juillet en Bretagne Nord... c'est vraiment vraiment sympa !!
A la fois... n'ayant pas vu passer l'année, je ne serai pas étonnée de me rendre compte qu'il s'agissait bel et bien d'une blague géante, une conspiration nationale... et que nous sommes en fait bien en début d'automne ! Et absolument pas en milieu d'été, obligés d'allumer le chauffage, de mettre des grosses chaussettes et de se réchauffer au thé !
A la fois, je ne suis pas encore en vacances... juste en week end. Je plains et je pense à tous ces gens qui se sont payés des vacances hors de prix, pour rester enfermés dans des maisons presque innondées, froides... Avec des gamins qui hurlent de ne pouvoir aller à la plage et des parents effondrés de ne pas pouvoir parfaire leur bronzage...
Y a vraiment pu de saison !! (ma bonne dame !)


J'ai mis à jour mon dotclear (pensez à passer au 1.2.7 - Merci Oxygène de m'avoir tenue informée). Si vous voyez quelques erreurs, bugs ou messages d'erreurs, merci de me l'indiquer dans les commentaires (maintenant qu'ils sont réparés justement - Merci Oxygène encore ;) )

vendredi, 20 juillet 2007

Cogitation extrême...

Je suis là, je suis là ! Pas totalement disparue de la circulation, pas partie en vacances ou à l'autre bout du monde... mais tellement occupée.
Que de choses cette dernière semaine. Des choses qui chamboulent et qui font que la plus que totalité de mon esprit est occupée à tergiverser nuit et jour.
J'ai reculé mes vacances tellement j'ai de dossiers sur le feu au bureau. Et pourtant ce bureau. Qu'il est dur ces temps-ci d'y être au quotidien. Le marquage de territoire par la seule et unique autre fille ça me répugne ! Je reste correcte, mais je refrène ma haine en me plongeant dans des paquets de bonbons. Et être prise pour une conne... voilà bien une chose que je n'accepte pas ! Ah... je vous jure...
Je n'ose plus regarder mon calendrier et me rendre compte que nous sommes fin juillet. Au début je rigolais de ce temps qui file si vite, désormais il m'angoisse. Je vois des échéances arriver bien plus vite que je ne peux l'endurer. 30 jours de présence chez moi en 9 mois... c'est juste complètement inimaginable.
L'heure est au bilan. Bilan professionnel... bilan personnel. J'ai tapé du poing sur la table (à défaut de le mettre dans la gueule de GP (ptit surnom à compléter...) ) ce qui m'a value une plus que très très nette augmentation. Voilà une chose de faite !
Je suis partie 4 jours pour m’isoler dans la montagne et faire le point. J’avais besoin de ce sas de décompression pour prendre des décisions. Le genre de décision qui demande quand même un ptit temps de reflexion ! J’ai pris une bêche et j’ai ratissé, dé-caillouté, dé-souché, désherbé. Et j’ai tapé fort avec ma bêche pour retourner la terre sur des mètres et des mètres. J’ai aussi frotté, frotté des parquets. Et j’ai planté des dizaines et des dizaines de fleurs. J’ai arraché, j’ai coupé, j’ai taillé… et pendant ce temps je cogitais. Je pensais à ma vie, à mon avenir… je chassais mes démons et offrais enfin la place à des pensées plus douces. Qui forcémment... aident à la décision !

mercredi, 11 juillet 2007

A vos pieds blogueuses !

Vite, vite je suis en retard !! Oxygène a déjà dégainé le billet sur nos pieds !
En retard, pour une fois... je ne l'étais pas la semaine dernière pour accueillir la plus guyanaise d'abord et ma plus voisine ensuite des blogueuses. Contrairement à Oxygène perdue dans les méandres des lignes de RER... et Marloute victime des aléas des atterrissages tardifs d'avion...
L'avion... voilà bien un trait commun à nos vies de voyages et d'exils. Lignes de vie croisées aux hasards de pays communs... La Guyane souvenir d'enfance pour moi, d'adolescence pour Marloute, de vie actuelle pour Oxygène. L'Afrique. Celle du Nord pour Oxygène pendant si longtemps, le Gabon pour moi pendant de trop courtes années, mais dont je garde la plus belle et la plus fidèle des amitiés avec Marloute. La Polynésie. Les Antilles.
Quel bonheur de rencontrer quelqu'un à qui il ne faut rien expliquer sur le pourquoi de ces voyages. Sur le pourquoi de l'exil. Le pourquoi de la bougeottite aigüe.
Que nous en avions des choses à nous dire et à échanger ! Pire que trois copines revenues de voyages et quittées quelques semaines auparavant ! Au menu : des tapas tout juste ramenés de mes 6 mois espagnols. Si j'avais cru rendre aussi heureuse Oxygène avec mon jamon serano, je lui aurai bien offert une patte entière à trimballer pendant ses vacances métropolitaines !! (Avis à toutes les futures rencontres d’Oxygène cet été !)


Rencontre évidemment trop courte... qui donne une sorte de frustration de ne pas pouvoir remettre cela plus souvent... en tout cas pas avant la prochaine traversée de l'Atlantique. Dans un sens ou dans l'autre. Nous ne sommes quand même pas à un voyage près !
Ah, avant de conclure, je dois cependant vous faire une confidence. Entre nous évidemment. Les deux blogueuses en question... eh bien... qu'est ce qu'elles aiment le rhum !! De Guadeloupe évidemment, et en ti’punch cela va de soit. Et alors le vin de Madère de Marloute ; un verre, elles m'ont laissé ! Pas deux, pas trois... le temps de couper le queso et couper le melon, la bouteille avait été siphonnée par les deux joyeuses papoteuses ! Heureusement, il me restait du rhum ! On ne change pas une réputation qui gagne.

Retrouvez le récit de cette rencontre chez Oxygène et tout bientôt chez Marloute ! Et je vous laisse deviner à qui appartient chacun des pieds !

mardi, 10 juillet 2007

Sale Gosse

Attention ! Attention ! Billet à forte connotation vulgaire et qui peut immédiatement agacer, et vous faire dire " oh la relou, si j’étais à côté d’elle je la jetterai bien par la fenêtre " (chose qui me pend au nez dans la demi-journée qui suit… si je continue dans cet état d'esprit)

Dans la série " les retours ça fait chier "… Je crois que l’on assiste aujourd’hui à la Leeloolène des plus grands jours.

Depuis ce matin, j’ai du, sans exagérer :
- Taper environ 10 fois mon PC qui m’affiche des photos pixélisées
- Crier 5 fois : " putain d’ordi, fais chier "
- Souffler 30 fois : " pffffffff, j’en ai marre "
- Me plaindre 12 fois que j’ai la gerbe depuis ce matin et des nausées
- Gueuler en arrivant : " PUTAIN qui a pris MA chaise ?? "
- Tourner 5 fois la tête vers la gauche en disant " Qui a foutu ce bordel sur mon bureau "
- Penser environ 30 fois que telle personne risque bien mon poing dans la gueule si je me retrouve en tête à tête avec elle
- Jeter violemment 3 fois ma souris sur le bureau… car elle aussi a décidé d’être réfractaire à l'idée de retrouver le bureau

Je passe évidemment les milles petits signes d’agacement et d’énervement… qui vont bientôt me valoir d’être exclue et renvoyer d’où je viens par mes collègues qui auraient entière raison de vouloir retrouver le calme de mon absence des 7 derniers mois…
Allez ZEN… il me reste encore à envoyer valdinguer mon clavier par la fenêtre et donner un coup de pied dans le mur… ZEEEEENNN

jeudi, 5 juillet 2007

Les retours

Retour ce matin... dans un avion rempli aux trois-quarts par des marmots surexcités qui partent en vacances. Hurlements, applaudissements, cris à chaque mouvement de l'avion... Sachant que les deux heures de vols se déroulent dans des turbulences permanentes, ça vous donne une idée du niveau sonore de l'avion. Je choisis l'option de la surenchère et nous parlons encore plus fort qu'eux avec mon compagnon de vol.
Plus le nord approche, plus le ciel se remplit de nuages. Bientôt l'atterrissage et les 15° avec ciel blanc à 360°. Tout de suite ça met dans l'ambiance. Le choc est comme d'habitude brutal quand on atterrit à Orly.
Journée tranquille à me replonger dans les dossiers abandonnés depuis bien longtemps. Il faut dire que je me suis couchée à 4h pour un réveil qui a sonné à 5h. L'impression d'avoir dormi une heure... en fait oui, j'ai vraiment dormi une heure !
Ce soir, j'ose enfin affronter l'air froid du soir avant que les magasins ne ferment. Direction Picard pour cause d'urgence de remplir le congel. Je sors. Pull, pantalon de circonstance. La pluie commence à tomber. Une chape de plomb me tombe dessus. Seule à marcher dans la rue. Seule à aller faire des courses. Le choc est violent. Voilà des mois que je vis entourée et choyée et chouchoutée. Le rayon de Picard finit de m'achever. Plonger mes mains à la recherche d'une portion individuelle me glace le sang. Ca tourne dans tous les sens. Des flash d'images qui se percutent. Je remplis vite fait, bien fait mon panier. Je prends tout ce qui me remontera le moral ce soir. Du chocolat. Beaucoup de chocolat. Et des fondants. Et une moussaka.
Je me hâte pour payer. Je veux retrouver mon cocon et vite. La pluie se mêle aux larmes toutes proches.
Dans la rue je perturbe une partie de football endiablée. Les trois gamins réussissent à me tirer un sourire, qui me vaut un compliment d’un passant. " Joli sourire ".
- Je sais plus goaler
- C'est normal t'es endormi
- En plus t'a les yeux tout collés, faut que tu te réveilles !
- Non je te jure, je sais plus goaler ! Tu vas goaler à ma place !

mercredi, 4 juillet 2007

Juste un aurevoir....

Cette journée est placée sous le signe de la " dernière fois "… en tout cas pour " cette fois ".
Hier soir j’ai fêté comme il se doit et jusqu’à très très tard la victoire de qui vous savez… Les pieds dans le sable, les colliers de fleurs autour du cou, dans les cheveux, autour des poignées… Alors ce matin, c’était journée sans réveil, comme depuis deux semaines à vrai dire… La femme de ménage tambourine à la porte sur les coups de 10h au lieu de rentrer avec sa propre clé. Mais bon… je lui ouvre, la gueule enfarinée et les cheveux ébouriffés. Totalement endormie et encore planante de la soirée qui s’est achevée il y a peu. Je me rendors aussi tôt après avoir baragouiné que " estoy durmiendo porque ayer fue la fiesta "…
Je tourne et retourne dans le lit. Le drap a valsé depuis longtemps, il fait plus de 30° dehors et le vent léger me berce dans un sommeil tourmenté de rêves étranges et déroutants. Ca faisait bien longtemps qu’ils ne m’avaient pas envahis ceux-là !
Je comate jusqu’à 13h. Je sais que je dois préparer mes bagages, faire des allers retours avec des valises qui partiront pour certaines par la route, pour d’autres par avion, le vélo par camion… 5 mois de vie à remballer et à renvoyer en France.
Je m’attaque d’abord à tout le bordel de la cuisine. Je me suis offert un immense wok en arrivant ici. Un en fonte qui a lui tout seul pèse déjà 8 kilos… ajouté à ça des verres que je n’ai pas envie de laisser quitte à les avoir achetés, des épices, des couverts, et tout un tas de bordel que j’ai cumulé pendant tout ce temps. Ca déborde déjà de tous les côtés !
Je prends le bus direction le bureau une dernière fois. Une sorte de rituel s’instaure à chaque point de passage. Au revoir la gare. Au revoir cet arbre que j’adorais. Au revoir la statut à l’angle de l’avenue. Au revoir l’enseigne des détectives privés.
Je sais que je reviendrais… dans un laps de temps plus ou moins long, mais bon… pour cette fois c’est fini !
On se croise. On sait que demain tout le monde rentre chez soi. " Au revoir. Hasta luego. Bye. Arrivederci. Et toi, tu fais quoi ? Et tu vas où ? Ah bon ? Tu vis à Nantes ? Moi aussi. C’est dingue on n’en a jamais parlé. Tu veux pas acheter un vélo ? Ah non… moi je cherche à me débarrasser du mien. Ah par contre ce blouson je le veux bien. Je te donne une veste à la place ".
Je prends les photos qu’évidemment je n’ai jamais faites pendant ces longs mois… C’est généralement le dernier jour qu’on se dépêche de faire tout ce que l’on a mis des semaines à échafauder.
La journée passe à une allure dingue. Je fais le plein de soleil, de grosse chaleur, je bronze sur une terrasse. Je fais le tour des boutiques… Evidemment le petit sac que j’avais repéré depuis des semaines n’est plus vendu. Je fonce au bout de la ville… parce que ce petit sac à main, il est hors de question qu’il me passe sous le nez ! Ouf ! Je trouve le dernier. Et en plus il est à 40%. Je remplis mon chariot de bons produits que je veux ramener en France.
Je prends le taxi. Le chauffeur me croit russe ! Celle-ci jamais on ne me l’avait faite. Il roule à très vive allure… plus de 90 en centre ville. Je m’attache et profite de cet instant magique. Il est 22h. Il fait 28°, il fait encore mi-jour. La ville défile. Le rituel recommence. Ciao l’église dans laquelle je ne suis finalement jamais rentrée. Ciao mon bar fétiche. Ciao le pont dont je ne connais toujours pas le nom.
Vers minuit je repars en vélo… 40 minutes pour aller le poser au camion qui me le ramènera en France. Je traverse encore une fois la ville. Finalement le pont de tout à l’heure j’y repasse… comme quoi ça ne sert à rien de dire au revoir aussi facilement.
Je retraverse la ville pour la 4eme fois en deux heures. Les compteurs affichent 26°. Quelle température idéale. Quel temps idéal. Quel bien être. Quel bonheur, tout simplement.