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décembre 2006

dimanche, 31 décembre 2006

Demain est déjà une nouvelle année...

Il est bientôt 3 heures du matin. Je profite d'une cogitation intense pour prendre le clavier et laisser glisser mes doigts pour écrire quelques mots.
Dernière nuit de l'année. J'ai toujours du mal avec les 31 décembre... je vois inexorablement la fin de quelque chose. Je ne pense pas du tout à l'année qui va débuter dans quelques heures mais plutôt à celle qui s'achève.
J'ai encore envie de profiter de ces dernières heures de 2006. Demain elle sera finie à tout jamais, mise dans les archives de ma vie... une année de plus.
A la lueur blafarde d'une petite lampe je suis adossée contre le mur, le PC sur les genoux. Je repense à 2006. Je repense aux mois écoulés. Un à un. Y en a-t-il eu plus d'heureux ou de malheureux ? Je ne saurai même pas le dire. 2006 devait être l'année de la concrétisation de belles choses, c'est en tout cas l'idée que je m'en faisais... ce sera finalement une année transitoire... une année de recul, de la stagnation aussi. Un peu l'impression d'une année perdue. Elle ne pouvait de toute façon pas être pire que 2005. Elle fut forcément beaucoup plus heureuse... mais ce fut aussi l'année de grandes désillusions -encore- mais également de bonheurs, petits et grands.
2006 c’est l’année où j’ai (où " l’on a ", devrais-je plutôt dire) fini de détruire mes principes et mes illusions. J’ai compris qu’il était inutile de croire en la sincérité des autres, encore plus de ceux que l’on imagine honnêtes et aimant. Qu’il était bien inutile aussi de s’accrocher à certains principes balayés d’un revers de main au premier saute d’humeur.
Alors en 2006, j’ai mis au placard toutes mes grandes idées puisqu’elles avaient été souillées et piétinées. Et j’ai sûrement foncé dans l’excès inverse. Même pas mal, même pas peur, même pas de regrets. Que du bonheur !
2006 c’était un peu ça. Une année fade. Une année en demi-teinte. Une année qui compte pour du beurre. Une année " pour voir " et surtout pour savoir. Une année transitoire. Entre la jeune adulte qui croyait fort en l'amour et en l'illusion du bonheur à deux... à l'adulte qui y voit sûrement un peu plus clair sur la réalité ou non des sentiments.

jeudi, 21 décembre 2006

Destin écrit...

Il y a des destins écrits contre lesquels on ne peut pas lutter. Cette scène je l'avais trop imaginée, trop visualisée, trop pensée... Une prémonition indescriptible.
J'en avais parlé quinze minutes plus tôt avec une collègue quand nous avons garé la voiture. Destin écrit et à la fois improbable. Plus que ça encore. Impossible. Pas une veille de fête. A Paris, parmi 11 millions et quelques d'habitants. On ne pouvait pas tomber face à face par hasard ! Pas là !
Mais contre le destin écrit, on ne lutte pas. Comme l'autre fois avec mon billet d'avion gagné.
Là aussi je le savais. Le pressentiment était trop fort. Alors quand il se réalise vraiment et que je l'ai vue apparaître devant moi, dans cette foule... c'en était presque maléfique.
Nous nous sommes retrouvées, parlées, un peu expliquées... puis quittées.
J'ai envoyé un texto immédiatement à ma collègue, que j'avais quittée quelques minutes plus tôt : "Il y a parfois des destins écrits". Elle m'a rappelée de suite. "Non, pas possible. Ne me dit pas que si !"... Sauf que si, justement.
Et là j'ai apprécié d'avoir enfin une collègue-fille parmi ma meute d'hommes ! Qu'il est bon de parler avec quelqu'un de plus âgée qui sait... qui comprend. Sa douceur et sa disponibilité je la savoure depuis notre retour en avion et nos confidences au dessus du désert.
Mes désillusions et mes doutes contre sa vie de mère, de famille et ses soucis.
Destins parallèles, parcours croisés. Besoin de ces histoires "d'aînesses" en ce moment. Parler et échanger avec elle je le savoure tous les jeudis.
Car prendre en main ma vie et vivre pour moi... est bien la chose que je rate le mieux !
Et à toi, apparue au milieu de cette foule… je suis heureuse de ce destin... de t'avoir revue... après ce si long silence, par ma faute.

mercredi, 20 décembre 2006

Souvenirs d'il y a onze ans...

Hier soir j'ai ressorti un de mes anciens carnets secrets. Celui du temps où je vivais au Gabon et que j’étais en " camp " d’étude scientifique pour l'été au fin fond de la forêt
Retour en août 1995. Plus de dix ans en arrière... Je retranscris tel quel. Le style était évidemment un peu plus hésitant, et je rigole de relire ces mots. La petite sauvageonne s'est bien citadinisée depuis ! Quelques extraits au hasard pour ce soir ! Je ressortirai quelques perles à l'occasion.

23 août 1995 - Difficile d'arriver à Kivoro, mais enfin nous y sommes ou presque ! Nous aurions déjà du arriver hier mais la barge (le bateau) qui contenait les fûts d'essence, d'eau, le groupe électrogène, le plâtre... j'en passe et des meilleurs a coulé !... Bivouac improvisé sur la berge à la nuit tombée. Les tentes les plus grandes ont été montées en deux temps trois mouvements... sur un passage d'éléphants ! On n'avait pas le choix ! Sympas les ornières de 30 cm de profondeur.
Le sol était un peu moins confortable que le sable, mais après tant d'émotion et d'effort pour tout ramener sur la berge, toutes les situations auraient été propices au repos.

29 août 1995 - Dans trois jours j'ai 15 ans. J'écris cela car il fallait bien commencer par quelque chose. Nous sommes au lac Ngorey là où nous avons vu les 7 éléphants l"autre jour. Je suis allongée dans l'herbe, mais elle pue ! Je suis près d'une immense souille (les pataugeoires à éléphants) où les éléphants ont laissé de nombreux indices de présence. Je viens d'entendre des craquements dans le bosquet d'à-côté. J'ai d'abord cru à des éléphants mais c'était Landry ! Heureusement ! Sinon j'aurai eu une crise cardiaque direct à l'hôpital. En marchant près du lac, j'ai trouvé des plumes qui appartiennent sûrement à un jacana. Mes godasses et mon jean sont dégueulasses pleins de boue ! Il y a aussi un peu de chaque repas depuis Kivoro (donc une semaine plus tôt si vous avez suivi !) : de la sardine, de tubercules, de la confiture...

30 août 1995 - Il pleut, il mouille ! C'est la fête à la grenouille. J'en ai marre de cette période de transition. Il fait gris, il pleuviote, tantôt froid (au moins 25° ;) quand on vit sous 30° en permanence c'est froid ! ), tantôt lourd. Les femmes rentrent de je ne sais où mais ça sent le vin de palme. On est sur la "route" pour aller voir les éléphants. Ca y est. Nous y sommes ! J'allais dire qu'ils étaient en retard ! Il est 5h05 mais ils viennent d'arriver. Je ne les vois pas très bien car j'ai la plus mauvaise place. Je ne suis pas la seule d'ailleurs ! Yohan aussi fait de la gym pour les apercevoir. Je vais sortir les jumelles. J'arrive à peu près à les voir, mais un amas de feuilles me gâche et me bouche la vue. Il y a une mère et son petit... De mon poste d'observation je ne vois que des feuilles et une petite partie de l'étang. Ca y est ! j'ai changé de place. Je suis en équilibre sur une branche et j'espère qu'elle ne va pas céder sous mon poids pendant qu'un éléphant mange en face de nous."

vendredi, 15 décembre 2006

Un peu très beaucoup marre...

Vendredi soir. Déjà. Où sont passés les jours de la semaine écoulée ? Entre la " journée du trop " et aujourd’hui, il y a un espace temps qui a disparu… pas possible autrement. Sept jours que je n'ai absolument pas vu passer avec 2 A/R entre Paris et Nantes entre autres...
Ma coqueluche est toujours aussi épuisante et fracassante… repartie de plus belle depuis deux jours. Combien de temps encore va-t-elle m'habiter ? Et puis, pour compléter le tableau, depuis ce matin, un gros rhume, de la fièvre, des oreilles qui bourdonnent et une humeur massacrante. Un mois et demi que je suis malade, ça commence à me détruire plus seulement physiquement parlant. J’ai le moral au plus bas ce soir.
Je frissonne. J’ai les yeux qui brûlent. Les muscles du torse en compote. Mon dos aussi commence à me lâcher à force de tousser. Il ne faudrait pas que je me recasse une côte. J’ai envie que l’on s’occupe de moi. Que l’on vienne me border au lit. De mettre les pieds sous la table (volonté satisfaite hier soir… merci merci Akynou, tu ne peux pas savoir le bien que ça a pu me faire !)
La réflexion de feu de la journée au bureau en me voyant arriver ce matin "heureusement que tu fais de la radio et pas de la télé en ce moment" ! Trop sympa, mais c'est pas faux... vue ma tête et mes valises sous les yeux.
Je vais aller dormir... pas la force de manger ce soir. Je suis trop épuisée... et triste...
Mes plaintes et complaintes ne servent pas à grand chose... Mais mes plantes ne réagissent pas en me voyant pleurer et tordue en deux dans le canapé à chaque quinte de toux. Alors un peu de chaleur avec vos commentaires, c'est déjà sympa.

samedi, 9 décembre 2006

La journée du trop

Trop d'émotion au deuxième Cap... il est 1h.
Trop tard pour se coucher... il est 2h30.
Trop tôt pour se réveiller... il est 7h.
Trop de pluie trop tôt... il est 8h.
Trop d'embouteillages... il est 9h... puis 10h.
Trop longtemps bloquée dans le taxi... il est 9h... puis 10h.
Trop de pression... il est... toute la journée.
Trop de propos sexistes... il est 13h.
Trop peu à manger... il est 16h.
Trop de rush... il est 17h.
Trop de stress.... il est toute la journée
Trop de course entre mes trois stands... il est de 10h à 22h.
Trop de ministres... il est de 18h à 20h.
Trop de larmes... il est 16h.
Trop de réussite... il est 18h.
Trop de soulagement, c'est fini... il est 20h.
Trop de câbles... il est 21h.
Trop de belle et intense discussion... il est 21h30.
Trop de foie gras... il est 22h.
Trop d'escaliers... il est minuit.
Trop de joie de les voir chez eux... il est minuit dix.
Trop de déclaration innatendue et hallucinante... il est 1h.
Trop de ce mail qui fait réfléchir et regretter mon choix final de "non" pour le travail bis... il est 1h30.
Trop de reflexion sur le texto enflamé... il est 1h40.
Trop de trop dans ce post... il est 2h.
Trop tard, bien trop tard... il est 2h10.

jeudi, 7 décembre 2006

Lui et moi... c'est reparti pour un tour !

Trois ans bientôt..
C'est une affaire qui commence à durer...
Il m'a suivi partout. De la Suède à l'Espagne. De la Guadeloupe à la Sicile. De l’Irlande à La Réunion. De Marseille à Londres. Les Paris/Nantes... en trois ans... nous avons bien du le faire 100 fois. La même chose dans l'autre sens. Ca nous mène à 200. Et en gros une centaine d'autres trajets en train divers. Et les avions ? Une trentaine de vols. Et le bateau ? Au moins une dizaine. Le soir, la nuit, le matin... Le jour, la nuit. Mon lien avec vous. Votre lien avec moi.
Celui qui ne m'a pas quitté. Lui.
Alors forcément, je m'y attache à cette petite chose.
En Espagne, il a échappé au vol de mon sac. Il a survécu à un nombre incalculable de tasses de thé renversées à quelques centimètres de lui. Deux alimentations sont mortes avant lui. Mais lui, il survit.
Il m'a sauvé la vie sur des dizaines d'opérations. Lui et moi... nous faisons corps. Il me suit. Toujours, tout le temps. Les mails à porté de main... le blog pas trop loin. Et tous les dossiers évidemment...
Dans ma besace, il est là. Tout le temps. Pas loin. Avec sa coque repeinte... pour une sombre histoire d'autocollant que j'avais décidé d'enlever au dissolvant.
Il produit toujours le même effet "Oh il est drôle ton Vaio"... "Oui... voyez-vous je l'ai repeint. Au moins il est unique.". Vous avez déjà vu des salles de presse ? Trente ordinateurs pareil côte à côte. Sauf Didinateur, l’unique à la coque peinturée.
Alors il y a trois mois... où étions nous ? Je revois la salle de travail... mais où était-ce ? (Je m'interroge en écrivant !) Oui c'est ça. Nous étions en Sicile. "Eh... Leeloolène, je crois qu'il y a une mouche dans ton Vaio". Je l'ai pris. Je l'ai écouté. Zut alors. Une mouche dans mon Vaio... Non... ce doit être plutôt le ventilateur. Alors j'ai pris mon tournevis... et sur la table de travail, ce fut une opération à coeur ouvert. Là un clavier, là un disque dur, là un ventilateur. L'objet du délit. Le bruit de mouche. J'ai ouvert, j'ai enlevé 3 ans de poussière... des cheveux, des miettes. J'ai refermé.
Trois semaines plus tard. Le ventilateur s'arrête... Rien à faire. "Bon Leeloolène, on va te racheter un ordinateur je crois".
Refus obstiné. "NON. Je vais le réparer". Comprenez... les ruptures... y en a marre ! Ca suffit pour cette année.
Je ré ouvre. Après premier diagnostique... Rien à faire, le roulement à billes est mort. Je pars faire le tour d'assembleurs dans tout Nantes. Puis dans tout Paris. Impossible de trouver ce modèle ou un équivalent qui s’adapterait. Il faut l'envoyer en réparation... Sony ne vend pas de pièces détachées. "Comment ça ??" Nous séparer. Lui et moi ? Le confier à des gens qui vont hurler devant sa coque repeinte. NON ! Je le trouverai le ventilateur, toute seule.
Pendant trois semaines, je travaille avec "Vaio à coeur ouvert". C'est la canicule en plus. J'ai donc installé un tuyau sur la clim du bureau, reliée au coeur de Didinateur. La sonde du thermomètre veille. Dès que j'entre dans le rouge, un ptit coup de clim et zou...
J'écume les sites pour trouver ma pièce. Ma ténacité paye. Une petite boîte à Strasbourg. Qui vend de la pièce détachée de Vaio.
Je change la pièce. C'est reparti comme en 40. Didinateur et moi sommes tellement heureux.
Et puis lundi... il a du le sentir. Il a su qu'on repartait au bureau après une semaine à la maison pour cause de coqueluche aigue. Et là... retour de la mouche. Bzzzzzzzzzzzzzzzz fait Vaio.
Lui et moi c'est plus qu'une machine et son maître. Il réagit à mes tracas. Il assure quand il doit assurer. Il se met en grève aux retours de vacances et de week end. Si si ! je vous jure. Même au bureau ils n’osent pas le toucher. Il a une âme voyez-vous Didinateur.
Alors ce soir, après trois jours de travail à coeur ouvert (c'est à dire clavier relevé...), c'était à nouveau l'opération de la dernière chance. Ca fait mauvais genre quand même une réunion au sommet avec des grands PDG… avec mon tournevis sous la main pour aérer Didi. A même cause... mêmes effets. Je démonte le ventilo. J'enlève la poussière. Je tente de sur-élever le châssis qui touche l’hélice. Je mets de la cire pour faire tampon. Je mets de la super glue pour gagner un millimètre. Rien.
Bzzzzzzzzz fait la mouche le ventilateur.
Alors... je tente l'opération dernière. Et si on lui mettait un peu d'huile d'olive à ce ventilateur. Il a peut être faim après tout.
Ni une ni deux. Je file à la cuisine. Je prends la bouteille d'huile extra vierge (que du bon pour Didinateur). Une goutte par ci. Une goutte par là. Je rebranche.
Et là........ c'est le drame........ que fait Didinateur ?? Eh bien il ronronne en silence ! Plus de mouche, plus de frottis-frottas de l'hélice sur la paroi. C'est reparti comme en 40.
Euh... pour rappel, ils prenaient combien chez Sony déjà ?? Ah oui. 300€ sans le prix de la pièce. Oups ! La prochaine fois, avant de faire appel à un réparateur, faites un tour dans votre cuisine... ou appelez moi !
Je t'aime mon DIDINATEUR !

En haut à droite, le ventilateur qui remarche à l'huile d'olive !

dimanche, 3 décembre 2006

Les thés divers


Ca commence bien ce billet ! Avec un jeu de mot à la con... j'aurai pu aussi écrire "l'été d'hiver"... mais c'est bien des thés dont je veux parler. Pas besoin d'explication, donc !
Voilà quelques semaines déjà que je veux faire un petit billet sur le thé à la menthe, puisque j'en ai trois variétés en ce moment... l'heure est donc aux tests et au verdict !
Nous allons donc procéder dans l'ordre de préférence.

Casablanca de Mariages Frères
Pour les non-connaisseurs, la marque Mariages Frères est un peu le Hédiard ou Fauchon des thés. Une marque très raffinée, assez chère, mais ô combien délicieuse et divine ! Les thés Mariages Frères sont rangés dans de très jolies boîtes noires avec un écusson jaune typique et aux accents "coloniaux". Je pense que le rêve caché de tout amateur de thé est de posséder une collection de thés de cette marque... en tout cas, c'est le mien ! La solution moins onéreuse est de repérer les cafés qui servent des thés Mariages Frères, pour tester les différents arômes. J'ai une petite liste d'endroits sympathiques où je me réfugie quand je décide de me faire une petite dégustation !
Cette boîte Casablanca a tout une histoire. Elle m'a en fait été offerte par Ebb et fut achetée aux galeries Lafayette avec Eor, elle et moi, un jour où nous cherchions ses chaussures de mariage, pendant l'été 2005 ! Nous avions passé un très long moment à renifler toutes les saveurs de thé, pour finalement choisir d'un commun accord "Casablanca" : menthe marocaine et bergamote. Après son séjour au Sénégal, Ebb m'avait finalement laissé la boîte en remerciement de l'hébergement de quelques jours à Paris.
Son goût de menthe se rapproche incroyablement du thé marocain traditionnel que l'on prépare en plongeant des feuilles fraîches dans de l'eau bouillante. La marque n'a pas démérité... sur les trois thés testés, c'est de loin mon favoris et celui qui a le plus de saveur !

Le Vert Menthe de chez Kerjean
Kerjean... qu'est ce ? Je laisse Eor qui m'a offert ce thé décrire la boutique brestoise, puisque chaque fois que j'ai voulu y aller, elle était fermée ! : "On entre dans une minuscule boutique complètement encombrée, pas la place de se retourner si tu viens avec un sac sur le dos. Au fond, un mur PLEIN de boites de thé dans les rouges et noirs. Au plafond, des guirlandes de piments séchés qui donnent une impression encore plus petite à la pièce. Il y a aussi des loukoums, des boites à thé, ça sent les épices. En fait, il y a tant de choses, que je n'ai jamais tout vu. C'est le style de magasin où tu ne viens pas pour flâner… l'accueil est parfois.... rude !". C'est vous dire s'il me tarde d'aller voir cet endroit !
Le thé en lui même. Très bon. Très doux... mais le goût de menthe se rapproche trop de la menthe "blanche", menthe forte. Vous savez un peu trop comme les bonbons de la Pie qui Chante. Alors ce thé est très agréable à boire, très doux, mais je le trouve plus proche de la tisane que du thé !

Thé vert à la menthe du Palais des Thés
Palais des Thés est une nouvelle chaîne de magasins qui vise un peu à démocratiser la passion du thé. Les boutiques fleurissent dans toutes les villes de France... et j'ai donc la chance d'en avoir une qui a ouvert en bas de chez moi il y a quelques mois ! Imaginez ma joie quand j'ai vu ce nouveau magasin, temple du thé, pas trop cher, avec des saveurs à n'en plus finir... et dans le cas de celui de Nantes, un châââârmant vendeur (si tu me lis, laisse un message ! Notre dernière rencontre fut des plus délicieuses, hmmm), sans parler des deux personnes qui tiennent la boutique d'une amabilité et d'une gentillesse rares !
Enfin, donc... cet endroit est entièrement dédié à la passion du thé. Des théières, en passant par les bougies, les kit de dégustation… Le client est accueilli avec une tasse du thé du jour, et a ensuite le loisir de renifler des dizaines de petites coupelles remplies de parfums différents. Inutile de vous raconter le succès de ces boutiques… Tout est fait pour attirer le grand public et les néophytes ! Les puristes trouveront sûrement l’endroit un peu trop commercial. A titre personnel, j’aime aller m’offrir une ou deux fois par mois un nouveau sachet de thé… (et pas seulement pour voir le ptit vendeur, je te vois venir Pixelle). Mon grand favori reste le thé à la rose… Mais celui qui nous intéresse aujourd’hui est le thé à la menthe. Et pour le coup je suis assez déçue… Le goût de menthe est bien trop lointain… le thé vert prenant le dessus. Je pense qu’il est parfait en " base ", c'est-à-dire idéal pour qu’on lui ajoute des feuilles de menthe fraîche.

Perdue dans la jungle !

Je me souviens c'était l'été 95 dans la forêt gabonaise, je campais au fin fond de la forêt avec un groupe venus de France pour un séjour scientifique. Je faisais tente-partagée avec une fille qui est très vite devenue une amie très importante. J'avais déjà raconté il y a longtemps que nous gardions les crocodiles ensemble la nuit. Ah ben oui... quand on vit dans ce genre de pays on a des occupations un peu particulières !
Un matin, nous nous étions levées très tôt, avec le soleil, vers 5 ou 6 heures. Nous avions enfreint le règlement et étions parties seules pour observer les singes dans les arbres. C'était la meilleure heure pour les voir et être vraiment seule à seule avec eux.
De toute façon, nous rentrerions bien avant que tout le monde se réveille... personne ne remarquerait rien... et à 15 ans, l'esprit d'aventure prévaut largement sur le bon sens !
Nous voilà parties armées de... rien.
Nous commençons à nous enfoncer dans la forêt... avec des arbres de plusieurs dizaines de mètres de haut, des lianes, des feuilles gigantesques, des bébêtes potentiellement dangereuses et mortelles (des serpents, des araignées). Oh... à vrai dire nous étions plus que téméraires et les pythons, mygales, vipères et autres, ne nous faisaient vraiment pas peur ! (j'ai plus peur d'un chat que d'un serpent... c'est vous dire !)


Photo d'Antoine - il ne s'agit évidemment pas d'okoumés :)
mais la grandeur des arbres est bien rendue !


Nous nous asseyons pour regarder un groupe de quelques mandrills, puis une famille de colobes. On les suit, nous sommes tellement contentes de tomber sur autant de bestioles ! On les suit. On les appelle. On les suit. On les suit...
Et évidemment nous nous rendons vite compte que nous sommes paumées ! Au milieu de la forêt... pas très malin !
"Le plus simple est de suivre la lumière pour rejoindre la plage", dis-je fière et sûre de moi ! Au milieu de la forêt et des feuilles, le soleil ne réussit pas à transpercer les okoumés géants... une lumière plus forte est donc signe que les arbres sont plus bas, donc plus proches de la plage.
Nous suivons la lumière, tournons en rond plusieurs fois... commençons à réaliser que le "camp" doit être entrain de se réveiller... et qu'ils vont s'inquiéter.
Les bruits de singes au loin nous rassurent, les insectes croassent, piaillent et je ne sais quoi encore... tout est normal. Puis ma copine m'arrête. Elle me dit "tu n'as pas entendu ?"... Euh ??? Non quoi ?? "Les éléphants ?". Mais non, tu sais bien que les éléphants ne font pas de bruit en forêt !...
Je me rassure avec cette vérité toute relative... Personne mieux qu'elle ne sait reconnaître les bruits de forêt. Si elle a entendu des éléphants, c'est bien qu'ils ne sont pas loin.
Perdues et avec potentiellement des éléphants dans les parages... qui auraient tôt fait de nous courser.
La lumière devient de plus en plus claire... j'en suis certaine, la plage n'est pas loin. Il nous suffira de la longer (dans le bon sens) pour retrouver le campement.
Et effectivement au bout de quelques looooongues minutes, nous nous retrouvons les pieds dans le sable, face... à... un groupe d'éléphants. Nous sommes tellement contentes d'avoir retrouvé notre chemin... et de tomber sur tous ces éléphants qui viennent faire bronzette sur la plage !
Je n’ai strictement aucun souvenir du moment où nous sommes rentrées au camp… Ma copine confirmera quand elle lira ce billet… Je pense que nous avions perdu la notion du temps et que finalement notre escapade n’avait pas été si longue. Et que personne ne sut jamais rien de notre escapade (ou du moins pas avant quelques semaines ou mois).

[Edit (qui a son importance)] : Après discussion avec la copine en question... quelques petites précisions. Tout d'abord, après mon ingénieuse idée de la lumière qui montre la clairière et donc notre chemin, elle a eu une idée encore plus ingénieuse à savoir celle de monter sur un arbre pour voir au loin. Non, elle n'est pas monté sur un okoumé de 50 mètres de haut... je vous rassure ! Mais, telle "Anne, ma soeur Anne, ne vois tu rien venir", elle nous a guidées du haut de son perchoir ! Et pour le retour au campement... eh bien nous sommes en fait revenues bien après 9h et le petit déjeuner de tout le monde... mais en faisant "comme si de rien n'était" !

Ceci est ma participation au Dyptique 3.2 de Akynou. Je triche un peu, puisque j'avais publié ce texte il y a quelques mois. Mais n'étant bonne à rien en ce moment... et souhaitant quand même participer, je choisis une solution de facilité. Qu'Akynou ne m'en veuille pas :) J'ai préparé une photo pour le texte aussi ! Je posterai demain matin...