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juillet 2006

vendredi, 21 juillet 2006

Dotclear 2...

Mon blog tourne sous le fantastique dotclear... je propage dotclear partout, dès que quelqu'un me demande conseil dans la création de son blog.
Dotclear est un logiciel libre et gratuit développé par une sacrée équipe !
Depuis quelques temps je zieute du côté de la nouvelle version de Dotclear 2.
Dotclear2, c'est plein de nouvelles fonctions, des petits plugins tout sympa...
J'aime les nouveautés et il me tarde d'installer Dotclear 2... Mais pour l'instant, Dotclear 2 est encore en version béta... j'attends donc la version finale, avec grande impatience. Je n'ai pas vraiment le temps en ce moment de bidouiller dans le code pour installer Dotclear 2 !
Mais aujourd'hui, dotclear est cybersquatté. Quelqu'un a racheté le nom de domaine www.dotclear2.com. Le cybersquatteur en a très vite fait un site plein de pubs allant à l'exact opposé du message véhiculé par l'équipe de Dotclear !
Alors aujourd'hui... si on se met tous à faire un peu de googlebombing (à savoir lier le maximum possible Dotclear 2 vers le vrai site http://www.dotclear.net/... quand quelqu'un fera une recherche pour Dotclear 2... il tombera sur le VRAI site Dotclear... et non le site usurpé et cybersquatté !!)

Ah ben voilà... si ça c'est pas du google bombing... je change de métier !

jeudi, 20 juillet 2006

L'interrogatoire...

Mardi, première heure… j’appelle le commissariat pour parler au cher Gardien de la Paix qui instruit mon dossier pour ôter enfin mes angoisses, ou au contraire me faire plonger dans un chemin qui me ménera droit vers la justice. Je dois rappeler en début d’après midi " il ne prend son poste qu’à 13h45 ", arf… à cette heure là je serai dans la voiture pour filer à une réunion dans le Golfe du Morbihan.
Je lui laisse un quart d’heure pour arriver au poste, se poser et à 14h… je parle enfin à celui qui doit m’interroger dans le cadre " d’une affaire me concernant ". Il me redemande mon identité, adresse, date de naissance, groupe sanguin, tour de poitrine… et m’indique ENFIN de quoi je suis coupable !
Attention… roulements de tambours…
Des déchets à moi auraient été retrouvés sur la voie publique ce qui m’expose donc à des poursuites judiciaires. Je dois être interrogée au commissariat, ma déposition sera ensuite transmise au parquet, qui statuera enfin sur mon sort !! Je nage en plein délire. Je n’ai quasi pas mis les pieds chez mois depuis deux mois. Je jette systématiquement mes poubelles dans le vide ordure de l’immeuble. Mais le policier " a une photo et des preuves ". Je prends rendez-vous pour le lendemain.

Je me mets alors à repenser à toutes les poubelles que j’ai pu jeter depuis les 6 derniers mois, sachant que j’étais absente les deux derniers, en vadrouille pour le boulot.
Je me revois le matin, partant au travail, nouant le sac que je m’apprête à jeter… descendre les escaliers, ouvrir la porte du local à poubelle, mettre le sac dans le container, refermer la porte, et prendre le chemin du bureau. J’ai beau tourner et retourner toutes les fois où j’ai pu aller jeter mes poubelles pas une seule fois je ne me souviens avoir mis quelconque sac dans la rue. J’aurai d’ailleurs plutôt tendance à être à l’extrême et à ramasser des trucs qui traînent par terre pour les mettre dans un container… mais bon… il a des photos…

Hier après midi donc… c’est le grand jour de mon " audition ". Je pars du bureau en demandant à mes collègues de m’apporter des oranges si l’on me met en prison, de prendre soin de mes plantes (pas trop d’eau pour les orchidées, mais beaucoup pour le bananier), de prévenir ma famille et que je suis innocente, qu’ils le gravent sur ma tombe. (Non, c’était beaucoup moins mélodramatique en vrai !).
Je stresse le long du trajet. Comment vais-je me défendre ? J’arrive au commissariat face à 5 gendarmes, je passe dans le bureau de Mon Gardien de la Paix, un beau jeune homme, charmant, souriant.
- Vous savez donc pourquoi je vous ai convoqué ?
- Oui
- Votre nom ?
- Leeloolène
- Votre adresse
- Place " des gens qui pissent sous mes fenêtres "
- Votre numéro de téléphone ?
- Le nom de votre père ? de votre mère ?
Je réponds avec la sécheresse qui caractérise si bien la Leeloolène qui fait sa bougonne et qui signifie si bien " faites moi pas chier ". Passées les formalités d’usage… il reprend un ton beaucoup plus sympathique.
- Bon… pour ne rien vous cacher, je suis le premier atterré par ce genre de convocation. C’est la Police Municipale qui nous renvoie des dossiers par centaines chaque mois, pour ce genre d’affaire. Alors, bon, je dois vous interroger, mais sachez que je suis tout aussi agacé… je perds mon temps sur ce genre de choses.

Il ouvre mon dossier, me montre la " pièce à conviction ", une enveloppe portant mon nom, et les photos prises par la Police Municipale. Il me glisse " et pour vous heureusement ce n’est qu’une enveloppe ! Généralement ils nous envoie des objets beaucoup plus gore ". Son humour commence à me plaire.
La photo des déchets montre une cagette de fruits et des cartons. Je ne reconnais ABSOLUMENT rien ! Ces paquets ne sont définitivement pas à moi ! Seule l’enveloppe m’appartient, et je ne vois pas comment elle a pu atterir là si ce n’est quand la voirie a ramassé les containers.
La déclaration est toute prête tant il a l’habitude de prendre ce genre de déposition " Je ne comprends pas qu’un objet à moi ait pu se retrouver sur la voie publique, car je mets systématiquement mes ordures dans le vide ordure. (que je fais modifier par " dans le local à poubelles ") Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés, blabla ".
Je signe ma déposition. Mon dossier va partir au parquet. Le dossier sera instruit par le parquet. Deux solutions : aucune suite ne sera jamais donnée ou bien je recevrai une amende de 40 à 150€ que je pourrais alors contester sous dix jours. (D’autant que mes billets d’avion prouvent que j’étais absente ce jour là !).
Je discute avec le Gardien de la Paix, excédé de devoir gérer ce genre d’affaire au détriment d’affaires plus graves… sans parler de la justice déjà encombrée !! Mon dossier aura donc transité par : Police Municipale / Police Nationale / Parquet / Police Nationale / Police Municipale qui me renverra ou non une amende. Et le trajet recommencera si je conteste.
Quelle énergie et quel temps perdus ! Je pense aux dizaines d'affaires de mœurs, de viols, de crimes qui passeront bien après ma pauvre enveloppe envolée de je ne sais où !

Je ne remets pas en cause la lutte contre les poubelles sur la voie publique et pour la propreté de la ville… mais qu’ils s’attaquent d'abord à des gens plus crades, et qu'ils les prennent en flagrant délit, donc avec aucun moyen de contredire la réalité du délit ! Aux dizaines de mecs qui pissent sous ma fenêtre (et à qui je balance d’ailleurs des verres d’eau depuis quelques temps ! Là au moins j’aurais une bonne raison d’être convoquée par la Police gniark gniark ! Bande de gros porcs qui prennent les murs pour des pissotières !!). Aux immondes propriétaires de chiens qui font pisser et chier leur cabot sur les troittoirs...
Enfin... je ne peux pas en vouloir totalement à la Municipale, puisque le but ultime est de lutter contre les crados... mais BON... quand je pense à une autre affaire judiciaire qui me concerne et qui n'a pas avancé d'un iota depuis plus de 9 mois, j'ai tendance à m'ennerver !!!!!

mercredi, 19 juillet 2006

Leeloolène, dangereuse criminelle, possédée par les démons...

Tout commence lundi soir.
Je rentre chez moi après un week end de vadrouille au bord de la mer. Mon téléphone se met à recevoir 15 textos de la même personne. A l’affilée, telle une attaque de spam sous dotclear, vous voyez le genre ? Un message coupé, ne m’étant pas destiné ! J’appelle la personne dont proviennent les messages… son téléphone semble possédé par les extra-terrestres !
Le téléphone arrête enfin de bipper, je m’attaque au courrier. Au milieu des dizaines de pub, je trouve une minuscule enveloppe avec mon nom écrit à la main. Par chance elle n’est pas passée directement à la poubelle avec les prospectus. J’ouvre… Le logo " Ministère de l’intérieur " me tape à l’oeil… Les mots qui suivent m’inquiètent : Mlle Leeloolène est convoquée au commissariat de Police pour " une affaire vous concernant " par le Gardien de la Paix Blabla. S’en suivent des mots plus effrayants les uns que les autres. Il est 22h passé, mais je me décide à appeler le commissariat pour éclaircir l’affaire.

Le gardien de la paix qui me répond m’indique que " une affaire vous concernant " peut signifier tout et n’importe quoi : quelqu’un demande que vous soyez interrogée en tant que témoin, vous avez assisté à un délit, quelqu’un a porté plainte contre vous, des affaires à vous ont été retrouvées ; mais il ne peut m’en dire plus, puisqu’il ne s’occupe pas de mon affaire !.
Je raccroche. Effrayée. Inquiète. Je m’imagine déjà témoin d’un meurtre que je n’aurais pas vu. Dangereuse criminelle. Complice d’une affaire qui a mal tournée… je tourne et retourne les dernières semaines dans ma tête… je fonce sur internet faire quelques recherches sur " une affaire vous concernant ". Il peut s’agir en effet de tout et de n’importe quoi. Mariage blanc : euh… non, ça doit pas être pour ça. Grand excès de vitesse, non plus. Témoin d’un délit : peut être sans que je ne m’en rende compte… Il y a mille causes pour lesquelles je peux être interrogées !

Pendant que j’essaye de me rassurer en passant quelques coups de téléphones, je commence à sentir une odeur de brûlé de plus en plus forte. Les fenêtres sont déjà grandes ouvertes histoire de faire un peu courant d’air avec les 35° de dehors. L’odeur persiste. De plus en plus fort. J’ai pourtant déjà débranché l’ensemble des appareils électriques de la maison. Ca pue le papier cramé. Mes émotions provoquées par ma convocation à peine calmées, me voilà entrain d’imaginer mon appart prenant feu par les bureaux d’en dessous.
Au bout de 20 minutes, l’odeur reste tenace et malgré mon inspection de l’appart dans tous les recoins… je ne vois rien d’anormal.
Je me décide enfin à aller sonner chez les voisins, malgré les minuits passés. J’ai entendu le voisin rentrer quelques minutes plus tôt de la promenade avec son chien. Eux aussi ont senti le cramé… venant de chez moi… Nous voilà tout trois dans mon salon à renifler… Ah au moins, je socialise avec le voisinage !! C’est une manière comme une autre.
Devant l’odeur tenace et la présence de bureaux vides en dessous, nous appelons les pompiers. En moins de 10 minutes, ils sont là. Trois pompiers dans mon salon… (je fais mieux que certaines, n’est ce pas ???!! trois pour moi toute seule ;) ). Ils sondent pendant plus d’une heure mon appart, les caves alentours, les conduits de cheminée. Rien… l’odeur persiste… mais rien.
Cette fois j’en suis sûre. Je suis possédée par les démons ce soir !!!
Ils repartent… me disant de rappeler en cas de nouvelle alerte.

Il est plus d’une heure du matin. Je m’endors en cogitant au crime pour lequel je dois être interrogée… En quelques heures, je me suis déjà mise dans la peau des plus grands criminels, j’ai imaginé 10 viols sous mes fenêtres, 15 meurtres que je n’aurais pas vu, un voyeur arrêté après avoir zieuté chez moi pendant des mois… il fait très chaud. J’aime cette chaleur… je dors vite comme une bien-heureuse. De toute façon, je n’ai rien à me reprocher ! Demain est un autre jour, je finirai peut être ma journée en garde à vue… autant profiter de mon petit lit paisiblement !!

(Pour la suite des aventures de Leeloolène entendue par la Police... ce sera demain... et attendez vous au pire... je nage en plein délire depuis lundi !!)

dimanche, 16 juillet 2006

Attendre...

Tout le monde dort depuis bien longtemps maintenant... et moi j'attends. Dans le silence, j'attends l'appel. Le coup de téléphone qui me signifiera que bientôt je pourrais aller dormir. Après une petite heure de travail.
Le vent souffle dans les arbres. La marée descend. Les lumières de la ville se reflètent sur la mer. Que c'est beau un port la nuit. Que c’est beau un balcon qui plonge vers la mer.
Je pense à ces deux dernières semaines écoulées. Je cogite, mais pas trop...
L'attente est encore plus longue quand je commence à sonder mes pensées.
En début de nuit, j'ai commencé à modifier l'aspect de mon site... bientôt quelques surprises par ici. La prochaine fois où je me plongerai dans mon nouveau thème. Entre deux plages. Entre deux séances de travail. Entre deux photos. Entre deux thés. Entre deux siestes dans le sable. Entre deux interviews. Entre deux trains. Entre deux pensées.
L'appel m’interrompt... Je dois le féliciter. Je dois travailler. Une nuit courte encore. Dommage, les mots commençaient à s'aligner sur ce site où les photos remplacent depuis trop longtemps des mots que je ne veux pas dire en ce moment.
Mais entre ces parenthèses, je cogite à ce que je pourrais bien raconter ici... me lire bientôt n’est pas chimérique.

vendredi, 14 juillet 2006

Enfin !


A nos fourchettes! miam! il faisait faim!

A table!


Elle arrive quand l'assiette?

mercredi, 12 juillet 2006

Mes petits poissons

Quand je vous disais que j'étais sous l'eau en ce moment... je ne vous mentais pas !! La preuve en image :


Jamais je ne me lasserai d'observer ces petites bestioles pendant des heures et des heures...

samedi, 8 juillet 2006

Journée plage à Marettimo




Avant dernière journée en Sicile… j’ai l’impression d’avoir passé de longues vacances, pourtant cela ne fait que 5 jours que j’ai décroché du travail ! (Et dire que c'était il y a déjà plus de trois semaines / un mois... alors que j'écris tout cela maintenant, déjà entrain de me baigner dans une autre mer :) )
Quelle joie de pouvoir se poser un peu et Marettimo convient à merveille pour que je déconnecte complètement de mes dernières semaines de rush.
Ce matin, nous nous levons tôt, pour profiter de l’île au maximum. Au programme, l’ascension de la montagne qui surplombe le petit village de pêcheurs qui constitue l’unique endroit d’habitation de l’île. Il nous faudra environ 3h pour faire le tour des crêtes. Nous commençons à petits pas l’ascension... tout en longeant la mer. Une petite crique en contrebas nous tend les bras. Nous nous regardons 10 secondes et d’un commun accord filons vers l’eau ! La montagne attendra bien l’après midi. La plage est déserte, une grande crique pour nous deux… L’idéal !


La petite plage de galets déserte

Maillots enfilés, on file dans l’eau. Une petite plage de galets, des rouleaux modérés et surtout une eau d’une transparence éblouissante. Je prends mon appareil photo, masque et tubas, et direction les rochers pour voir ce que valent les fonds siciliens !
Je ne m’attendais pas à de si jolis poissons. Rares, mais colorés… Les fonds manquent évidemment de couleur par rapport à mes eaux guadeloupéennes. Je m’amuse dans les rouleaux et les gravillons du bord de plage. Je ne regrette pas d’être fraîchement entrain de m’amuser dans l’eau plutôt qu’en sueur à arpenter les sommets de Marettimo !
Comme à mon habitude je m’endors très vite bercée par le bruit des vagues. Je n’ai jamais fait d’aussi bonnes siestes que sur la plage, à l’ombre sous mon paréo pour ne pas brûler. Il faut que je me repose, je puise dans mes réserves depuis trop longtemps... J’ai remarqué depuis quelques nuits que mon corps ne demandait même plus de repos. Le manque de sommeil de ces dernières semaine a-t-il modifié autant que cela mon horloge biologique ?


Sur le chemin qui longe la mer

Il est presque midi quand j’émerge de ma sieste… nous rentrons nous rincer à la maison pour pouvoir marcher cet après midi. Sur le chemin, nous achetons des pizzas (des italiennes, des vraies) et quelques tomates… Il est l’heure de la siesta quand nous arrivons à la maison, et comme ce genre de coutumes doit me couler dans le sang, nous faisons une longue sieste pendant les heures chaudes de la journée. Il fait plus de 35° dehors, inutile d’aller marcher maintenant !
A la fraîche, nous partons enfin… direction le château. La légende de l’île veut que deux sœurs aient vécues dans cette bâtisse ; la cadette ayant volé le mari de son aînée, celle-ci la jeta du haut du château, dans les remous et les vagues qui la firent disparaître à jamais.


Le château à la légende morbide !

Le chemin surplombe des dizaines de petites criques à l’eau de plus en plus turquoise à mesure que le soleil décline. Quelle beauté… et quelle tentation de se baigner ! Le chemin monte tantôt en pente douce tantôt pique vers la mer. Il faut beaucoup de motivation pour continuer la promenade et ne pas plonger… Au détour d’un chemin, un long serpent noir me file devant les pieds ! Quelques secondes plus tôt nous nous demandions s’il pouvait y en avoir dans le coin.
Nous atteignons enfin le château, le site est magnifique, mais nous nous dirigeons quand même vers la première plage en contrebas ! A nouveau les maudites méduses nous accueillent… je prends masque, tubas et appareil photo pour faire quelques jolies prises de vue. Le soleil commence à décliner au lointain, la lumière est magnifique… il faut bientôt repartir, car ce soir, le commandant nous amène chez sa cousine pour manger des gnocchies alla Genovese… les gnocchies étant ma spécialité italienne préférée, je me régale d’avance du repas de ce soir !


Méduses siciliennes

Nous arrivons chez la dite-cousine, qui vient tout juste de finir de rouler des dizaines de petits gnocchies et termine la préparation de la sauce. Ca embaume le basilic dans toute la maison… Le plat génois (de Gènes donc), ne sera que le secundi piatti… avant cela, nous dégustons des calamars frits à l’huile d’olive et au basilic et des aubergines grillées. Quel régal ! Les gniocchies alla genovese sont divins. A l’évocation même du plat, pendant que je vous le raconte, je salive de pouvoir en remanger un jour !
Demain, direction Favignana, la plus connue et touristique des Egades. J’y ai déjà passé deux jours l’an dernier… et je veux impérativement faire partager la beauté de cette île !


Criques alléchantes en contre-bas du chemin

mardi, 4 juillet 2006

De Trapani à Marettimo



Le petit centre ville de Marettimo, dans les Egades

La traversée de Palerme en voiture est un véritable parcours du combattant ! Les voitures roulent sur quatre files au lieu des deux "officielles". Mais l'absence de tout marquage au sol, entre file de droite ou de gauche, ne semble dérouter personne. Ca double par la droite, par la gauche, les vespas, vélos et voitures à trois roues se frayent également un chemin à travers ce vaste bordel d'autoroute !
Vivement que nous rendions la voiture et prenions le bateaux pour les îles Egades.
La semaine dernière, pendant que je travaillais, le commandant d'un bateau m'a proposé de me prêter sa maison secondaire à Marettimo, la plus petite et la plus sauvage des îles Egades.


Vue depuis les hauteurs, sur le port de Marettimo

J'ai réservé cette fin de voyage pour deux jours dans les îles, loin de toute civilisation moderne et de tout stress. Deux jours pour décompresser et déconnecter complètement de la réalité et profiter pleinement de l'atmosphère et de l'ambiance si spéciale des îles. Nous rendons la voiture à 16h à Trapani, l'extrème ouest de la Sicile, et j'appelle le commandant pour lui dire que je suis toujours aussi intéressée par sa proposition.
Il est justement à Marettimo en train de préparer la maison pour nous accueillir. Nous n'avons qu'à prendre le bateau suivant, dans moins d'une heure... juste le temps de récupérer quelques affaires que j'avais laissées à l'hôtel la semaine précédente et nous voilà en partance pour le bonheur de Marettimo...
En un peu plus d'une heure nous atteignons la minuscule île où nous attend le commandant. Le silence et le calme me font d'ores et déjà aimer cet endroit. Après la traversée périlleuse de Palerme, il nous fallait bien ça !


Photo prise depuis notre lit... vue de rêve

En rentrant en France, il faut vraiment que je lise des études et travaux sur l'insularité. D'où vient ce bien être que je ressens dès que je me trouve sur une île ? Sûrement un lointain sentiment de lieu de passage ou de non appartenance à une terre ?
La maison que nous allons occuper domine le port et fait face à la mer à 180°. Notre chambre a les pieds dans l'eau et cette nuit, ce sont les vagues qui nous bercerons... le rêve ! Nous avons la maison pour nous deux, pas moins de trois étages au dessus de l'eau. Des murs blancs aux accents grecs... quelle joie.


Depuis la chambre... lever de soleil vers 6h du matin

Le commandant nous offre l’apéritif au seul bar du port, nous présente à l’ensemble des îliens que l’on croise, nous montre les différentes maisons de ses frères, sœurs, tantes, grands parents… Quel accueil ! Nous saluons tous les gens assis sur les devants de porte entrain de " palabrer ", la vieille tradition des pays du Sud.
L’ambiance est sereine, décontractée, paisible, amicale… je suis tellement heureuse d’être là ! Le fabuleux accueil n’est pas fini. Nous filons vers le seul restaurant de l’île ouvert en cette pré saison touristique. Poisson frais au menu, pêché un peu plus tôt lorsque nous sommes descendus du bateau. Forcément le repas est composé de la totale : anti-pasti, primi piatti, secundi piatti et dulce (entrée, premier plat, second plat, dessert)…. Nous choisissons des pasta alla sarde, la spécialité de la région dont je garde un si bon souvenir, à savoir de très bonnes pâtes aux sardines. Pour les anti-pasti, une immense table nous propose des mellanzane grillées, à la tomate, au parmesan, des sardines, du poulpes, des calamars, des fromages…
Et après le poisson grillé, le repas n’est pas fini ! Le chef, que nous avons croisé quelques temps plus tôt sur le port revenant de la pêche au poisson que nous venons d’engloutir, amène un sorbet au citron à la consistance entre un sorbet et un granité. Un délice !
Suivent l’amaretto et les biscuits aux amandes que nous trempons dedans. Je n’en reviens pas de cet éveil des sens tellement le repas est bon et parfait. Il me tarde de rejoindre ma couette et dormir la fenêtre ouverte, juste au dessus de la mer… la Méditerranée si belle, si calme, si douce… Le vin et l’amaretto commencent à faire leur effet. Je suis bercée d’un doux sentiment de bien être, de bonheur, de joie et de paix… Je suis si bien, si heureuse… Je plane…