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juin 2006

jeudi, 29 juin 2006

J'aime bien qu'on flatte mon égo

"Que vous êtes belle quand vous êtes en colère !... Parce que je ne me trompe pas vous êtes bien en colère ?", me dit le maître d'hôtel voyant mes gros yeux face à une poufi@sse m'étant passée devant pour faire servir à toute sa smala boissons sur boissons... Ah ben oui, quand on est "madame De machin truc"... on n'hésite pas à marcher sur les pieds des autres, qui plus est des autres qui ont travaillé pendant les 15 précédentes heures, sans boire et sans manger :)
Et vous le savez bien... quand Leeloolène est affamée, cela peut virer en pugilat !
Mais là, à part garder mon calme et laisser passer "madame De machin truc", je n'avais montré aucun signe de révolte... A croire que je fais ressentir TRES facilement ma colère avec certains regards... et si en plus je suis belle quand je fais ça...
En tout cas, sacré serveur qui a su me faire retrouver un large sourire !
C'était la minute "je flatte mon égo" !

lundi, 26 juin 2006

D'Enna à Cefalu


En face... l'Afrique...

Une fois revêtus les pulls, nous entamons une visite rapide de cette ville fortifiée car nous souhaitons partir rapidement et dormir plus au Nord encore, à environ une heure de route et il est déjà 19h passés.
Sur la place principale, je repère un super café et surtout une enseigne indiquant qu’ils font des très bons chocolats chauds… et vous connaissez ma faiblesse avec le chocolat !!


Mon super chocolat chaud, épais et onctueux

Il est déjà l’heure de l’apéritif et le comptoir est couvert d’antipasti diverses et variées. Je déguste quand même mon chocolat chaud, épais onctueux et opte pour un verre de vin blanc pour accompagner les fromages, tomates séchées et toast proposés.
Nous entamons la discussion avec le serveur et lui demandons si à tout hasard il ne connaît pas un bon hôtel pas trop cher dans le coin. Ni une, ni deux, il sort son téléphone et nous réserve une chambre chez un ami à lui qui nous fera un bon prix, un bon accueil et tutti quanti !
Nous discutons longtemps avec lui et les autres serveurs. L’accueil est vraiment sympathique et l’apéritif très apprécié après la journée de marche ?


Coucher de soleil sur Enna

Nous rejoignons après d’infinis détours en pleine nuit dans la route de montagne, le Bed&Breakfist indiqué. Une gigantesque maison perchée sur la colline, face à l’Enna, tenue par une française qui ne reconnaît d’ailleurs pas immédiatement notre nationalité… comme quoi mon italien est plus que correct ! La chambre est aménagée dans le plus pur style des années 60 ! Un vrai retour en arrière !



La salle de bain, dans le plus pur style années 60 !

Nous sortons les restes du pique-nique de midi et préparons une petite " table " sur notre lit. Prociutto, pomodoro, formagio, mozzarella… nous sombrons bien vite dans un profond sommeil !


Le petit pique-nique sur le lit

Demain, nous rendons la voiture à Trapani, l’extrême ouest de la Sicile, et voulons nous lever tôt pour faire un crochet par Cefalù, une ville sur la côte Tyrrhénienne.
Comme promis la veille, nous allons prendre notre petit dej au super café. Je reprends mon chocolat chaud, épais, onctueux… Un vrai régal ! Pourquoi est-ce impossible d’en trouver de si bons en France ? Et puis, ça change enfin après 2 semaines, des petits dej italiens, vraiment pas fameux, contrairement à tous les autres repas de la journée ! Les croissants à la crème ou les viennoiseries à la ricotta, très peu pour moi.
Cette fois nous empruntons l’autoroute pour rejoindre la Côte au plus vite. La route a de toute façon assez peu d’intérêt. La visite de Cefalù n’est pas à la hauteur de nos espérances. La ville qui se veut " la petite sœur de Taormina " est bien moins belle et se révèle être une station balnéaire tout ce qu’il y a de plus commun et sans charme.
Nous visitons l’église et quittons très vite les rues pleines de français (nous n’en avons pas croisé un seul depuis le début de notre périple !). Nous comprendrons plus tard qu’un Club Med installé à la sortie de la ville est sûrement à l’origine de cette affluence.
Nous aurions dû privilégier la visite de Palermo, chef lieu de la Sicile et riche de monuments et musées. Ce sera notre seule fausse note dans le voyage dont les prochains jours vont se transformer en véritables vacances de rêves !


La cathédrale d'Enna

Business Woman...

Toujours entre deux trains, trois avions... quelques pays et un nombre incalculable de chambres d'hôtels...
Depuis la fin avril, je n'ai passé que 5 soirées chez moi. Soit pas plus de deux jours d'affilée en deux mois à la maison ! Et les rares fois, où j'ai pu rentrer... c'était uniquement pour changer de valise, faire coucou à mes plantes, laver et repasser mon linge et repartir de plus belle !
Lundi, je me suis réveillée en pleine nuit, totalement déboussolée et paniquée. Persuadée d'être en Angleterre... J'ai fait d'énormes efforts pour essayer de comprendre pour quel dossier je pouvais bien être là, paniquée à l'idée de ne pas être au courant du travail à faire le lendemain.
Au bout de quelques secondes, j'ai allumé, regardé la chambre d'hôtel... et j'ai réalisé enfin où je me trouvais et pourquoi ! Me rendormant paisiblement, rassurée... et absolument pas en Angleterre !
Ce soir, je peux enfin me poser pour quelques heures... quoique... il est déjà 23h40 et je suis "libre" seulement maintenant :s
J'ai refourgué un voyage en Espagne la semaine prochaine... Non pas que je ne sois pas d'humeur à aller faire un ptit coucou à mes amis ibériques, mais un peu à bout de tant d'énergie déployée ces derniers temps.
Et puis... envie de me poser un tout petit peu.
Si vous saviez comme je rêve d'une soirée canapé, pâtes au beurre, télé, en laissant la vaisselle sur la table !! Je ne vais pas jouer ma blasée, mais restaus midi et soir depuis deux mois, dans des chambres d'hôtels où tout est bien rangé, plié quand on rentre d'une journée de travail... un peu marre :)
Non j'exagère, et pour rien au monde je ne me lasserai de ma petite vie de voyageuse et de mon fabuleux travail !

Je n'aurai jamais déployé autant d'énergie que ces dernières semaines... et Dieu sait si je suis déjà en permanence à 200%.
Je réfléchis beaucoup à la question de savoir où je réussis à trouver mes ressources. Je prends peur... des angoisses de vieillesse anticipée... de syndrome du cadre supérieur débordé... d'un cercle infernal où le travail aide à lutter contre le travail !
Je ne dors que 5h par nuit depuis "calacala"... Je ne réussis même plus à être fatiguée ou avoir envie de dormir. Je bosse 7 jours sur 7 depuis 2 mois (excepté les 5 jours en Sicile)… et gère des " barnum " titanesque et des équipes de plus en plus nombreuses.
On m'a souvent dit qu'au delà d'un certain âge les besoins en sommeil étaient moindres... je pense avoir atteint ce fatidique stade de la vieillesse ! Au Secours ;) !
Une amie très célèbre raconte souvent cette histoire de WC, qui reste le seul et unique endroit pour elle de se couper du monde quand la pression devient trop forte. Alors, contrairement à elle je ne gère pas des autographes toute la journée (quoique ;) j’ai aussi fait ça hier… je ne signais pas, je vous rassure !), mais depuis deux semaines je savoure les rares instants en journée, où je peux enfin m’isoler 3 minutes… loin des plateaux, loin du bruit, loin des 10 personnes qui ne peuvent plus vivre sans moi, fidèle chef d’équipe et donc fidèle resolveuse de toutes les questions de la terre !
Je retrouve le silence, l’isolement, le calme… évidemment ça ne dure pas longtemps, car je peux être sûre que l’un de mes téléphones ou VHF va bientôt crier " Leeloolène, t’es où ?! "
Enfin… tout ça pour dire, qu’au lieu de foncer directement au lit, j’avais envie d’écrire un peu ce soir…
J’aime tellement tout ça, cette pression et ce rythme de dingue... avoir un carnet de route qui m’attend dès que je descends de l’avion ou du train de retour, pour me faire repartir plus loin encore… dans de plus belles villes… de plus beaux hôtels, et pour des sensations encore plus fortes et sensationnelles !
En attendant, je pars rejoindre mon lit surplombant le plus beau des ports, le plus cher à mon cœur… en me laissant bercée par quelques morceaux de reggae, devenus mes échapatoirs ces derniers temps...

mardi, 20 juin 2006

En attendant de pouvoir en faire plus...


Me voilà à nouveau en vadrouille pour le boulot à droite à gauche depuis mon retour de Sicile.
J'ai fait le calcul... sur les deux derniers mois, j'aurais passé 6 nuits à peine dans mon appart...
Mon petit Molleskine où j'ai écrit la suite du voyage m'accompagne... mais à moins de recopier mes notes entre 2 et 3h du matin, je ne peux pour l'instant pas vous raconter les eaux cristallines, les baignades dans les criques, les pasta alla sarde, les siestes sur les rochers...
Mais promis... bientôt, bientôt !!
En attendant... je suis "sous l'eau" ! Et pas qu'un peu !

vendredi, 16 juin 2006

Syracusa


Les traditionnelles Vespa

Il fait déjà nuit quand nous arrivons en gare de Syracusa. Nous devons avant tout trouver un hôtel, poser les affaires et nous irons alors manger.
Le quartier de la gare comme dans la plupart des villes, est plutôt glauque, et nous filons à pied vers l’île d’Ortigia qui abrite en fait le centre ville. Nous entrons dans un premier hôtel, où le patron et l’ambiance vieillotte, nous rebutent… D’un commun accord, nous ne dormirons pas dans cet établissement ce soir !
Nous choisissons finalement un hôtel un peu cher, mais central, confortable, et surtout avec un lit très grand et un matelas dur ! Parfait pour une longue nuit de repos dont j’ai encore bien besoin !
La douche est gigantesque et invite à se décrasser avant même d’aller manger malgré les 22h passées !
Pas de restau pour ce soir, mais une rapide pizzetta et des arancina, des boules de riz à la tomate, au fromage ou à la viande.


Pas de stress !

Nous allons les déguster en nous asseyant sur la place principale où les gens en sont déjà aux gelati… des bonnes glaces, dont nous nous régalerons à notre tour un peu plus tard.
Le lendemain matin, l’hôtel, malgré son prix, refuse de nous garder les bagages pour la journée…
Cela m’énerve au plus haut point, et nous partons prendre le petit dej dans un bar adjacent avec lequel l’hôtel sous-traite les repas. Le patron est d’un désagréable et d’une froideur incroyables. Décidemment cette journée commence mal, et j’ai envie de quitter la ville sans même la visiter !
Nous n’allons quand même pas arpenter Syracusa avec nos valises !
Pendant que je peste, je me rends compte que Avis jouxte la terrasse où nous buvons un thé pas bon et mangeons les éternels croissants à la crème peu ragoûtants ! Et si l’on rejoignait le Nord de la Sicile en voiture ?
Chose dite, chose faite… nous récupérons une voiture pour 16h ! En attendant, nous leur laissons nos bagages pour visiter la ville tranquillement !


Le dédale de ruelles de Syracusa

Un dédale de ruelles nous attends, bordéliques à souhait, minuscules, poussiéreuses…
Nous nous " perdons " pour profiter de cet incroyable labyrinthe. Nous passons tantôt de ruelles proprettes et fleuries à des artères complètement abandonnées et vidées de leurs habitants ! L’ambiance est vraiment étonnante ! Nous nous délectons de cette atmosphère surréaliste de ville abandonnée, nous valant plusieurs fous rires mémorables !
Nous entrons dans quelques porches d’immeubles en ruine et inhabités. Les intérieurs sont effondrés et couverts d’un amas d’ordures. Cà et là de nombreux chats errants…
Nous nous prenons au charme de cette ville faite de bric et de broc, si désordonnée dans ses ruelles et si proprettes dans le centre ville !


Un petit chien qui nous a valu un sacré fou rire !

Quelques pas plus tard, nous tombons en plein marché. Un bonheur de plus !
Des étals de poissons, d’épices, de fruits d’été, de dizaines de variétés de tomates, aubergines, courgettes, fromages…
Les " vendeurs " hurlent à qui achètera ses produits. Le niveau sonore monte en puissance à mesure des enchères. Difficile de faire plus typique !
Les prix sont incroyablement bas. Nous décidons d’acheter de quoi manger ce midi à l’ombre d’un arbre. 0,50€ pour un kilo de tomates cerises, 1€ pour un bloc de pâte d’amande, 5€ pour divers fromages et du pain, quelques abricots, pêches… voilà un pique-nique bien frugal, que nous dégustons dans un petit square en bord de mer.
Les saveurs des pêches et des tomates italiennes réconcilient avec les fruits chers et sans saveur du supermarché en France !


Un bon pique-nique

Il est bientôt 16h, nous partons récupérer la voiture… direction le Nord pour rallier la mer Tyrrhénienne. La conduite en Sicile est digne des pires rodéos !
J’avais pu avoir un avant-goût lors de mes différents séjours lorsque je circulais en vélo pour le travail … mais c’était bien en deçà de ce que l’on pouvait imaginer ! Sortir de Syracuse relève d’un acte suicidaire ! Pas de marquage au sol, les voitures qui se croisent sur 3 files au lieu de l’unique que l’on imagine volontiers, par la droite par la gauche, en zigzagant… on se faufile, là où l’on peut, la seule règle étant d’être le premier à arriver ! Où ai-je lu que la conduite en Sicile est le plus court chemin pour " désapprendre et faire fi son code de la route " ? Ce n’est pas une légende !
Nous faisons un premier arrêt à Auchan pour faire des provisions et ramener quelques souvenirs culinaires : pasta et autres.
Nous salivons devant les étals de mozarella, de prociutto…et en achetons pour le repas du soir.
Direction le centre de la Sicile et la ville d’Enna. Nous optons pour la petite route de campagne plutôt que l’autoroute afin de profiter pleinement des paysages. Nous ne regrettons pas notre choix ! Nous entamons la montagne à travers les champs de blés déjà secs et prêts à être moissonnés ! Cette région est le vivier pour toute l’industrie de la pasta italienne !
Nous décidons de faire une pause pipi-goûter-mozarella au milieu d’un champ d’orangers ! Quel endroit fantastique pour un tel stop !


Sur la route d'Enna

Le soleil commence à décliner, le paysage devient jaune flamboyant et le ciel s’embrase. Au loin nous commençons à apercevoir la ville perchée d’Enna. Nous longeons le massif de Domites, deuxième endroit de Sicile après l’Etna où il est possible de skier l’hiver. Il fait bien plus froid qu’en bord de mer et en arrivant au sommet de la ville médiévale d’Enna, nous sortons pulls et pantalons pour visiter la ville rapidement, car nous ne voulons pas spécialement y rester pour la nuit…


Les champs de blés pour les pastas

mercredi, 14 juin 2006

Taormina de jour


Nous nous réveillons face à la Méditerranée sur la terrasse surplombant la baie de Taormina. Le paysage est époustouflant. La maison où nous logeons est à flanc de colline. Aucun vis-à-vis ne bouche la vue exceptionnelle sur la mer à 200°. Nous prenons notre petit dej au dessus de la baie avec un soleil qui chauffe déjà beaucoup. Les températures depuis quelques jours avoisinent les 30°, le climat dans lequel je me sens le mieux.
Notre hôte devient de plus en plus lourdingue ce qui gâche quelque peu cet instant magique… d’autant que je suis peu à même de parler au saut du lit ! Il nous parle de Paris, de la merveille qu’est EuroDysney, bien devant Notre Dame, la Tour Eiffel ou les Champs Elysées. Nous n’arrivons pas à rester tranquilles 3 minutes sans lui ! Pourtant ce n’est pas faute de redemander plusieurs fois du thé, histoire qu’il aille faire chauffer l’eau dans la cuisine !
C’est frustrant de ne pas pouvoir profiter pleinement de cette terrasse fleurie !
Nous décidons donc d’abréger le petit déjeuner et de partir à la découverte de Taormina.
Nous déchantons très vite devant les meutes d’allemands, hollandais et anglais ! La ville est " blanche " de touristes amassés le long des boutiques de touristeries… Cela ressemble si peu à la Sicile sauvage que je connais !
Ca grouille, ça piaille, ça se bouscule… ma sauvagerie anti-touristes en masse, nous pousse à emprunter une ruelle parallèle à l’artère principale. Le silence retrouve sa place : le calme, les ruelles désertiques, les chats qui dorent au soleil.


Les chats sauvages de Taormina

Je ne comprendrai décidemment jamais la volonté des gens de rester en meute et d’acheter des céramiques made in China qu’ils soient au Mont Saint Michel, à Paris ou Taormina !
La ville visitée par ses petites ruelles est d’une splendeur inimaginable moins de quelques secondes plus tôt au milieu des hordes de touristes bruyants !
Je n’ai jamais vu autant de bougainvillées de toute ma vie aussi bien aux Antilles qu'en Afrique. Les murs de toutes les maisons sont couverts de fleurs roses, violettes ou oranges. Ma passion pour les plantes me poussent à regarder chaque nouvelle espèce, plus belles les unes que les autres !
Nous décidons de ne pas visiter le théâtre antique : trop de monde, trop cher ! Nous verrons de belles ruines romaines plus tard dans notre tour de Sicile.
Nous optons plutôt pour un grand jardin construit à l’époque par une anglaise : Duca di Cesarò. Je rêve d’une future maison dans un tel parc ! Des balcons au dessus de la mer, des variétés de bougainvillées à n’en plus finir, des clématites, des araucarias (qui me rappellent tant ma maison de Guadeloupe), des oliviers qui diffusent une ombre si fraîche alors que le soleil est déjà au zénith. Le jardin est quasi désert et vaut pourtant toutes les rues où sont amassés les groupes bien compacts de voyages organisés ! Quelle bonne idée ont-ils de n’avoir aucune curiosité !


Mêmes les arbres sont couvers de bougainvillées !

Le jardin plonge à 360° sur l’eau turquoise de la Méditerranée, un panorama à couper le souffle. Vivement la plage est les fonds cristallins ! Les petites criques donnent envie d’aller piquer une tête !
Nous décidons d’aller arpenter le sommet de la ville et son château. Un petit sentier sinueux à flanc de montagne surplombant la ville et la belle mer. Cette ascension me fait irrémédiablement penser au Fort Napoléon aux Saintes.
A la fois envie de s’arrêter pour admirer la splendeur de la mer et la volonté d’arriver au plus vite au sommet pour profiter encore mieux du point de vue à 360° !
Dans notre descente, nous retrouvons notre petit couple de hollandais de la veille, échangeons quelques mots et allons nous rafraîchir de granitos, cette spécialité italienne qui se vend à tous les coins de rues en été : de la glace pilée aromatisée tantôt à la pêche, fraise, amande, café… Rien de tel pour se désaltérer avant d’aller à la plage tout en bas de la colline.
Nous récupérons les bagages et quittons sans regret le patron du B&B ! Direction les " œufs " du funiculaire qui descendent directement dans la vallée.
Nous choisissons la plage d’Isola Bella pour sa proximité avec la gare. La beauté de l’anse nous émerveille une nouvelle fois… d’autant que nous avons la chance d’être hors saison, avec très peu de monde sur la plage. Cette journée aura été un bonheur de beauté et splendeur.


Isola Bella

Nous posons les sacs et filons à l’eau… nous déchantons très vite à la vue de centaines de méduses. Une dame nous rassure en sortant de l’eau, en nous indiquant qu’elles ne piquent pas. Nous faisons malgré les bestioles un rapide plouf pour se rafraîchir mais la matière gluante de ces drôles de créatures nous dissuadent, et je pars faire une sieste sur les galets. Ce séjour est pour moi l’occasion de me reposer et je dois rattraper les 3 nuits d’insomnies de la fin de semaine précédentes.
Ce soir nous partons pour Syracusa… une autre ville au nom mythique que nous allons rejoindre avec le premier train qui partira. Il est déjà tard… nous verrons bien quand nous atteindrons notre prochain lieu d’escapade !


Dans le Jardin del Duca di Cesaro

mardi, 13 juin 2006

A Taormina

Dans le train pour Taormina, nous longeons la mer turquoise. Les bas-côtés comme plus tôt sur la côte Nord de l’île sont couverts de fleurs tropicales et de lauriers de toutes les couleurs. Les maisons sont beaucoup plus modernes et ordonnées.
Le trajet est relativement court et nous descendons en gare de Taormina vers 19h. Nous sommes à hauteur de la mer alors que la ville se situe perchée sur un rocher à 200 mètres d’altitude.
Un bus-navette nous monte le long d’une route montagneuse et sinueuse. Il faut avoir le cœur bien accroché ! En dessous, le fossé plonge dans la mer et la route n’est pas bien large.


La baie de Taormina

Tout comme le train, nous n’avons pas réservé d’hôtel pour le soir… voilà encore une liberté agréable pour choisir une fois sur place et s’installer quelque part au feeling.
Le premier Bed and Breakfist est tenu par un mafioso sicilien qui ne nous inspire pas vraiment confiance malgré la beauté de la bâtisse qu’il dirige. Le deuxième B&B visité sera le bon choix.
Le monsieur qui tient la pension nous fait visiter notre chambre qui donne sur une terrasse dominant la mer. Propre et accueillant, pour 60€, voilà le plan parfait pour la première nuit !
Nous nous douchons pour se décrasser des trajets en train et nous dépêchons de filer visiter la ville.
Les murs dégoulinent de bougainvillées violets " fluo " ! Taormina ne ressemble en rien à la Sicile que je connais jusqu’à présent. Nous sommes là dans une ville de Côte d’Azur, avec de nombreux magasins et de touristes… et pourtant il est tard et nous n’avons encore rien vu !


Petite ruelle du centre de Taormina

Nous déambulons dans un dédale de ruelles fleuries, légèrement éclairées. La baie de Taormina s’étal au pied de la montagne, avec des milliers de petites lumières éclatantes.
Comme toute ville très touristique, le choix du restaurant est un véritable casse-tête ! Que choisir pour ne pas se faire avoir ? La " flemme " d’ouvrir un guide… encore une fois nous marchons à l’inspiration et après avoir tourné, retourné –nous permettant ainsi de faire une belle balade nocturne- nous choisissons " le " spot. Il s’avérera être l’un des meilleurs restaurants de Taormina… comme quoi le hasard et le feeling font bien les choses !
Le patron nous demande notre nationalité et nous installe entre deux autres couples : des anglais et des hollandais.
J’opte pour mon plat fétiche sicilien : un pesce spada alla griglia (espadon grillé) et des melanzane à l’huile d’olive (aubergines) .
L’ambiance est détendue à souhait. Les abats jours sont recouverts de tissus en vichy, les murs couverts de cadres au goût douteux et de belles céramiques. Nous discutons avec nos voisins de tables (qui sont en fait sur la même table), qui nous indiquent qu’il s’agit là de la meilleure adresse de la ville et de diverses balades sympas qu’ils ont déjà faites.
Le restaurant avec sa petite dizaine de table est cosmopolite : anglais, canadiens, américains, hollandais et français. Pas une seule table ayant la même nationalité !
En sortant, et après un amaretto (alcool d’amandes de noyaux d’abricots), nous retournons déambuler en ville et faisons une petite balade digestive à travers les ruelles romantiques de cette ville décidemment magnifique et que nous découvrirons en plein jour demain, après une longue nuit de sommeil.


Taormina vue depuis Santa Madona da Rocca

lundi, 12 juin 2006

Da Palermo a Messina

Ces vacances je les attendais avec impatience… La délivrance après ces deux mois tellement intenses était vraiment méritée. J’ai donc profité d’être sur place pour le travail pour enchaîner sur une semaine de vacances en Sicile.
J’ai consigné sur un petit carnet ces quelques jours de bonheur… maintenant le plus fastidieux va être de recopier ce que j’ai " rosi " sur mon petit Moleskine…


Da Palermo a Messina

Avant la délivrance et le repos, une dernière réunion en ce lundi matin… j’ai déjà la tête ailleurs, et je scrute ma montre pour filer prendre le bus. Direction Palermo.
J’endosse enfin mon petit sac et zou… les vacances, enfin !!
Après une heure de bus, j’arrive en gare de Palerme. Je n’ai pas regardé les horaires de train, ma première liberté en vacances est l’absence de planning et de contraintes.
Je sais qu’il y a un départ vers l’est de la Sicile toutes les heures en gros… je prendrai le premier venu. Pas d’affolement, j’ai une semaine devant moi, je dois juste être aux environs de 17h à Messine. Je n’en peux plus de mes dernières semaines de déplacement, avions, trains, hôtels… je veux un peu de liberté !
Mes renseignements étaient exacts : le tableau d’affichage m’affiche un train dans 45 minutes. Le temps d’aller m’acheter un panino et une aqua frizzante.
Avec mon petit sac je me sens libre et heureuse de la semaine qui s’annonce. Pas d’impératifs. Pas de planning. Juste profiter et découvrir cette île merveilleuse (la plus grande de Méditerranée pour info) donc je connais uniquement l’extrême ouest.
Après avoir avalé mon petit panino al melanzane, pomodoro i formagio (aubergines, tomates, fromage), je pars m’installer en plein soleil.
En jupe, débardeur, lunettes de soleil rivés sur les yeux, j’incarne à merveille la vacancière en partance… l’esprit léger, le cœur heureux, je souris intérieurement.
Trois heures de train m’attendent en longeant la côte Tyrrhénienne. J’aime les petits " Tchoutchou " qui s’arrêtent dans tous les petits villages. Rien de tel pour découvrir un pays et admirer les paysages. Je choisis une place côté " mer ", je sens que la vue va être époustouflante !
Nous quittons Palerme. Ca y est !! Les vacances sont vraiment là.


Les îles éoliennes au loin
Très vite les Palais Siciliens et les rues bondées de Vespa, Cinquecento et autres trapadelles, laissent place à une côte d’eau turquoise, bordée de bougainvillées luxuriants d’un rose éclatant. Les champs d’orangers couverts de fruits succèdent aux citronniers jaunes. Les cactus, les palmiers, les étendues d’oliviers font éclater toute la beauté Méditerranéenne.
Je m’émeus de la splendeur de cette côte. Mes yeux sont rivés vers la mer et je rêve de descendre à la gare suivante pour aller me baigner… Et puis je suis attendue à Messina. Nous garderons cette partie de l’île pour la fin du séjour.
Mes semaines de travail cumulées finissent de m’achever . Je sombre dans un profond sommeil où je me vois déjà plongeant au milieu des rochers…


Dans le détroit de Messine - L'Italie en face
Biglietto per favore. J’ouvre un œil, le contrôleur est debout au dessus de moi. Depuis combien de temps essaye-t-il de me réveiller ?
Il valide mon billet me laissant replonger ainsi dans mes doux rêves. J’essaye de lutter pour profiter de la splendeur de la côte mais mes trois dernières nuits d’insomnies ont encore raison de moi.
Par instant j’ouvre un œil, admire quelques Palais et maisons à colonnes romaines. Le turquoise a encore gagné un cran dans la splendeur du nuancier de bleu. Je suis époustouflée par cette côte préservée des constructions bétonnées et anarchiques.
Au loin, Vulcano, Lipari, Stromboli… les îles éoliennes sous mes yeux.
Un dernier tunnel et j’arrive à Messina. La gare jouxte le détroit de Messine, les bateaux de passagers vont et viennent avec la toute proche Italie à quelques encablures. Je suis face au " bout de la botte italienne ". J’ai traversé la Sicile d’Est en Ouest (environ 350km), mais le voyage n’est pas fini. Je change de train. Direction Taormina, un peu plus au Sud. Une petite heure de trajet. Nous n’avons pas d’hotel réservé… nous verrons bien en arrivant !

samedi, 3 juin 2006

From south Mediterranea

Ne vous inquiétez pas ! Tout va bien sur la planète Leeloolène... je suis juste débordée pour ne pas changer. Alors, en vrac, quelques nouvelles de ces derniers jours :
- Un VRAI "viaduc de l'Ascension" agrémenté de plage, piscine, plage, vélo, plage, vélo, vélo, vélo... un repos bien mérité !
- 100 km de vélo en deux jours, dont une collision frontale avec un autre sportif du dimanche ! Plus de peur que de mal exceptée ma main bleue (ça m'apprendra de casser les cuillères) !
- 3 kilos de petits pois écossés.
- Très très fière de ma petite soeur.
- Retour au bureau, toute bronzée et revigorée, pour mieux repartir en mission sympathique à peine rentrée à la maison.
- La fin de mon Patricia Cornwell dans l'avion au dessus de la Méditerranée... Impossible de quitter le livre, plongée dans les retrouvailles entre Kay et Benton au décollage du grisailleux Roissy, pour une apothéose dans la résolution du crime au dessus des nuages, pendant que le ciel embrasait les côtes italiennes. Un pur moment de bonheur !
- Le retour du mois de novembre depuis 3 jours dans une île réputée pour son soleil, ses plages et sa chaleur... Pratique quand sa valise est remplie de short, jupettes et débardeurs !
- Enfin... inversement, pour l'instant je travaille... et inversement, quand je regarde dehors un grand soleil est entrain de m'éblouir... Peut être que la tendance a tourné dans l'après midi, sans que je m'en rende compte !
- Dernier épisode de la Saison 2 de Lost hier soir dans mon lit d'hôtel tout fluffy, dans un splendide appartement... Comment vais-je pouvoir attendre le mois de septembre pour la suite ?
Et voilà pour quelques brèves nouvelles... à tout bientôt !