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février 2006

mardi, 28 février 2006

J'ai trouvé !!

Puisque personne ne m'est venue en aide pour identifier ma nouvelle plante... j'ai pris les choses en main... direction les meilleurs sites de succulentes et crassulacées (je savais quand même à peu près à quelle famille elle appartenait)... Au bout de dizaines de pages vues, j'ai saisi qu'il s'agissait d'une Kalanchoe... mais laquelle ???
J'ai écumé les photos des centaines de variétés de cette espèce... et quelle ne fut pas ma joie, en trouvant la mienne !!!
Il s'agit donc d'une Kalanchoe crenato-daigremontiana ou aussi Bryophyllum daigremontianum !!!
Je vous l'accorde... il faut maintenant que je lui trouve un petit nom mignon en français... J'ai pensé à Kalanchoé Crantée ... en attendant de trouver le vrai nom français commun (objectif de ce soir en rentrant à la maison) !!
Ah ouf... me voilà moins bête... et me voilà à nouveau décidée à me lancer dans une nouvelle collection de plantes... après les Sedum, les Coleus et les orchidées... place aux Kalanchoe !!
Merci chers lecteurs qui n'avaient même pas éclairé ma lanterne :)
Et pour la peine... une autre petite photo de ma Kalanchoe crantée qui n'a pas encore de fleurs !

Une île au large de l'espoir

Je viens de re-re-regarder Itinéraire d'un enfant gâté... pour la 35ème fois je pense... Je ne me lasse pas de le voir, revoir... je le mets en fond sonore pour les dialogues, la musique. Ou bien je le regarde, scotchée à l'écran. Ou bien je dévore juste quelques scènes.
Ce soir, c'était pour quelques scènes surtout. Pour me plonger dans un voyage lointain - personnel. Pour la scène au bord des chutes du Zambèze quand le père parle à sa fille des beaux mots du passé. Pour les images de mer, pour me sentir plus proche de la mienne -de mère- en mer aussi.
Et inéxorablement, je fredonne les plus belles paroles jamais écrites. Brel dans toute sa splendeur. Brel et les Marquises...
Finalement quand j'ai pris le DVD dans mon étagère ce soir... ce n'était pas si anodin. Certains signes de l'inconscient qui parlent tous seuls et que je comprends maintenant, en l'écrivant...


Et ces vers... pour une autre part de mon inconscient... cette île en construction... pour moi, pour nous...

Une île qu'il nous reste à bâtir
Mais qui donc pourrait retenir
Les rêves que l'on rêve à deux
Une île
Voici qu'une île est en partance
Et qui sommeillait en nos yeux
Depuis les portes de l'enfance
Viens
Viens mon amour
Car c'est là-bas que tout commence
Je crois à la dernière chance
Et tu es celle que je veux
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer

Jacques Brel, Une île - 1962

lundi, 27 février 2006

Les racines me ressourcent !

Quand j'ai le blues ou quand j'ai envie de m'évader le midi, pendant ma pause déjeuner, je me réfugie au milieu de mes plantes. C'est vous dire si j'y passe ma vie en ce moment !
Je regarde leurs nouvelles pousses, je nettoie les pots, je les pschitt avec de l'eau, je les tourne un peu plus vers la lumière, je plante, je replante, je déplante, j'arrache les feuilles mortes, je fais des boutures, je prends des photos...
En ce moment je suis tout particulièrement attentive à ma phalaenopsis (variété d'orchidée) offerte par Hoedic l'an dernier.
Depuis mon dernier séjour en Guadeloupe, elle met une nouvelle hampe florale. Une belle tige qui grandit à vue d'oeil et qui promet de très nombreuses fleurs (en haut à droite de la photo) !
Mes dernières arrivées - dont j'avais fait des boutures à Noël chez ma grand mère - se portent bien aussi ! Les crassulacées mettent fleur sur fleur... des jaunes, des blanches… difficiles à prendre en photo sans réflex numérique (au milieu et en bas à gauche sans les fleurs) ! J'ai mis en terre les coleus (en bas à droite) qui prenaient racine dans l'eau depuis Noël. Elles ont déjà fait trois nouvelles tiges, c'est donc qu'elles ont bien supporté le transfert en pot !
Sur les balconnières ça commence à sentir le printemps avec l'arrivée des premières feuilles de tulipes et de jonquilles. Du côté des plantes tropicales, le bananier peine à mettre une nouvelle feuille, pendant que l’hibiscus se rattrape en en mettant au moins 2 nouvelles par jour !
Petite question piège du jour… qui pourrait me dire comment s’appelle la plante en haut à gauche de la photo ou dans le billet de lundi dernier ?? Elle vient de Guadeloupe et fait plein de toutes petites fleurs roses. On en trouve beaucoup en France aussi... mais je n'arrive pas à retrouver son nom !

J'aime pas le lundi

Grognon, grincheuse, gronchon...
Oui ça résume plutôt bien ce début de semaine !!
Pas envie de travailler, pas envie d'être à mon ordinateur, pas envie d'être lundi, pas envie de réfléchir, pas envie d'avoir froid, pas envie que les JO soient finis, pas envie d'être râleuse...
A quoi ça sert de travailler ?
Marre et envie de rester dans ma bulle.
Vous avez là devant vous, la Leeloolène des grands jours !

jeudi, 23 février 2006

Crevettes Thaïes

En sortant du travail je partais pour faire des courses et rentrer chez moi... Mais finalement j'avais envie de me faire plaisir. Direction la Fnac, puis le cinéma...
Dimanche j'avais mangé face à Lokua Kanza à Paris, dans une grande brasserie... depuis me trottaient dans la tête ses chansons qui me replongent inexorablement sur les plateaux Batékés au Gabon. Je me souviens tant partir avec mon petit lecteur CD, l'installer avec des enceintes tout au bout d'une petite falaise sur les plateaux à plusieurs dizaines de kilomètres de toute habitation, au fin fond de la brousse gabonaise. J'enclenchais le CD et regardais cette nature à mes pieds. A perte de vue des collines, la brousse dans toute sa splendeur. De grandes herbes folles se balançant au vent. Puis les oasis de verdures au milieu de cette savane. Au loin, dans les arbres les cris des singes... dans mes oreilles, Lokua Kanza me transportant à travers cette Afrique si belle.
Mon frère ayant récupéré ce CD, je voulais le racheter depuis longtemps... mon long repas "avec lui" m'a enfin permis de me bouger et d'aller racheter le CD pour retrouver cette voix si rauque, si belle.
En passant au rayon librairie, j'ai trouvé également trois petits livres de cuisine avec de très bonnes recettes...
En voilà une que je voulais me faire depuis mon retour de Guadeloupe... ça tombe bien, elle se trouve dans l'un des trois !

Crevettes Thaïes

Ingrédients
400 g de crevettes roses cuites - 1 piment frais - 1 tomate - 2 oignons - 1 gousse d'ail - 1 citron vert non traité (qui fait pas pleurer si possible !) - 6 feuilles de laitue - 2 cm de gingembre frais - 3 cuillères à soupe de sauce soja - 3 cuillères à soupe de nuoc-man
Réalisation
Pelez et rapes le gingembre. Lavez, épépinez le piment et hachez-le. Pelez et hachez l'ail et les oignons. Pelez et épépinez la tomate, coupez la chair en petits dés. Prélevez le zeste du citron avec un couteau économe, râpez-le et pressez le fruit. Ciselez la laitue. Décortiquez les crevettes. Disposez la laitue ciselée dans deux petits saladiers, garnissez de crevettes et de dès de tomate. Mélangez dans un bol la sauce soja avec le jus et le zeste de citron, le nuoc-mân, l'ail, l'oignon et le piment hachés et le gingembre rapé. Versez sur la salade et servez sans attendre.

Je sais déjà quelle amélioration je vais apporter, à savoir faire cuire les crevettes dans un lait de coco...

Toujours est-il que je n'ai donc pas fait de courses... je vais aller m'ouvrir une boîte de petits pois... à défaut de déguster de bonnes crevettes (pourtant j'ai tous les ingrédients... sauf les crevettes !).
Le film que j'ai vu m'a ravie : une adaptation "librement inspirée de l'affaire Elf". Je suis déjà une grande adepte de Chabrol mettant en scène Isabelle Huppert (l'essentiel de ses films donc)... mais dans l'Ivresse du Pouvoir il atteint vraiment le summum. Je ne saurais définir cette ambiance noire et si dérangeante de Chabrol. La lenteur des plans qui donne toute la force à son cinéma. J'aime. J'aime... et ça ne s'explique pas !
Mais que c'était bon ce film... du Chabrol à l'état pur avec une Isabelle Huppert plus transcendante que jamais...
(hmmm... je n'aime pas écrire sur le cinéma quand je sais que mes deux journalistes ciné préférés me lisent ;) )

mardi, 21 février 2006

Petit jeu des mots clés

Petit jeu de blog pour aujourd'hui. Je viens de reprendre les 20 mots clés les plus recherchés pour atterrir sur mon blog et en faire un petit texte.
La rédaction du billet a été assez simple, un seul mot m'a posé problème : "cire".
Voilà le texte... et à vous de jouer avec vos mots clés si ça vous dit ! (dans ce cas là, mettez un trackback sur ce billet)

Depuis que j'ai gagné à l'euromillions, j'ai décidé de changer de vie ! Pas question de continuer à supporter les saintes-glaces, dans un pays où même les manchots empereurs prennent froid et où les poulets sont confinés dans des enclos en attendant leur mort !
J'ai donc décidé de retourner en Guadeloupe pour retrouver les lieux de ma jeunesse d'an tan lontan. Les vieilles photos jaunies ressorties du fond des albums cachetés de cire, me replongent dans cette enfance loin de Paris. Comment oublier ces longues heures passées à jouer avec les iguanes sur la plage ou à faire des pâtés de sable ?
Pas de recette miracle... l'argent ne fait pas le bonheur mais y contribue.

lundi, 20 février 2006

Comme un air de déjà vu

Petit coup de mou ce soir. J'ai passé ma soirée scotchée devant l'ordinateur depuis que je suis rentrée du travail... comme si je n'étais déjà pas assez végétative toute la journée !!
Dur, dur de se retrouver seule après mon week end. Je pense que la fatigue n'aide pas à ce que je garde le moral ce soir. J'aurais mieux fait d'aller rejoindre Morphée depuis bien longtemps pour rattraper quelques heures de sommeil. Je n’aime pas ces soirées qui ne servent à rien… je me suis juste fait à manger et me suis effondrée dans mon canapé. J’ai des tas de livres à lire, du courrier à faire, des DVD à regarder… et pourtant je suis restée collée à mon petit Vaio.
Demain matin je vais encore m’effondrer de fatigue quand il s’agira de sortir de sous ma couette, mais non… je végète, je comate à faire des F5 sur mes mails.
Je n’aime pas quand je suis dans cet état second mêlé de fatigue et de tristesse…
Les journées pas faciles s’enchaînent au travail… je rêve d’un lendemain meilleur, plus motivée… mais je m’enlise dans un état qui me déplait.
Envie que l’on se retrouve avec Ti’Chéri, envie de moments à deux à végéter dans un canapé… et tant d'autres choses "simples" mais innaccessibles pour nous, depuis trop longtemps maintenant.
Allez… au dodo… ça ira mieux demain ! Les retours de week end comme ceux que je viens de vivre ne sont jamais très faciles… et là, ce soir, je n'en mène pas large toute seule chez moi.
Promis la Leeloolène joyeuse et enjouée essaye de revenir très bientôt !

dimanche, 19 février 2006

Retrouvailles

Retour de Paris, dans l’habituel TGV… Week end fort en émotions puisque mon frère, ma sœur et moi avons récupéré notre Papa-Pingouin que l’on n’avait pas vu depuis décembre 2004.
6h, samedi matin, dans l’horrible aéroport de Roissy. Six vols internationaux longs courriers arrivent en même temps, débarquant dans le même minuscule hall : Singapour, Hong-Kong, Sydney, Tokyo, Brazaville… et j’en passe, environ 5000 passagers... Comment peut on oser faire débarquer des gens dans un endroit aussi peu convivial, miteux et mal pratique ?! Cet hall laisse à penser que l’on arrive dans un aéroport du tiers monde ! Belle première image de la France pour des gens qui viennent visiter le pays.
Nous sommes postés aux arrivées, scrutant chacun des passagers franchissant la douane. Comment va-t-on retrouver notre papa ? A-t-il changé ? Longue attente, émouvante en attendant de le serrer enfin dans nos bras. On s’amuse à l’imaginer avec la barbe, ou peut être les cheveux longs, ou bien encore ne va-t-il pas nous reconnaître ?
Les gens passent au compte goutte… visiblement c’est un vol en provenance d’Afrique qui sort. Commencent enfin à défiler les passagers avec des valises étiquetées par la Cathay… Etrangement le flot est beaucoup plus soutenu… comme si les africains passaient beaucoup plus de temps que les australiens en douane… Bienvenue en Sarkoland !
Enfin ! Son vol commence à sortir.
Plus que quelques minutes et nous allons le retrouver. Au fond du couloir, on voit des bras qui s’agitent. Le voilà revenu de ses glaces Antarctiques. De loin il n’a pas changé. Il s’approche avec son chariot. Enfin, nous le serrons dans nos bras. Grosse émotion… De près aussi c’est toujours notre papa ! 15 mois qu’il était parti au Sud du Sud et que nous avions le satellite comme seul lien !
Week end agréable avec un retour en douceur à la civilisation… après tout ce temps dans les glaces au milieu des pingouins, il ne faut pas l’effrayer dans les rues bondées de Paris ! Longues balades à pieds, quelques magasins pour qu’il refasse sa garde robe.
Difficile de distinguer les événements d’avant ou après son départ… En se promenant aux alentours de Notre Dame, nous nous rendons ainsi compte qu’il ne connaît pas la tête du nouveau pape ! Coupé du monde, loin de toute image… voilà bien le dernier endroit de la planète totalement isolé.
Pour clore ce sympathique week end et juste avant de prendre mon train, séance cinéma avec Ti’Chéri… Que ça fait du bien des petits moments comme ceux là qui permettent, un peu, de faire abstraction de la fouttue distance qui nous sépare…

Dans l'habituel Nantes/Paris

Je savais que l'adolescence était une période à part... mais supporter pendant deux heures, deux bécasses qui gloussent tous les deux mots et qui parlent plus fort que si nous étions en boîte de nuit... C'est TROP !! Vont-elles se taire ??? Vont-elles arrêter de raconter leur vie à l'ensemble du wagon ?? Mes deux regards foudroyants n'y ont rien fait.
Je n'ai même pas d'espoir qu'elles descendent au Mans... le train est direct jusqu'à Paris.
Vont elles se taire et nous épargner leurs histoires de fesses avec Paul-Henry, le prof de math qui a mis une heure de colle à Matthieu, les vacances au ski qui étaient trop "kiffantes", le pull que s'est acheté Natacha et le nouveau tube de Britney que "même qu'il paraît qu'elle attend un deuxième enfant, je l'ai lu dans Voici, mais Céline elle dit que c'est faux".
Pourquoi ne prennent elles pas exemple sur les deux autres ados sur le siège devant moi ? Qui se tartinent de fond de teint et rouge à lèvres depuis le départ... je pense que la première a du gagner environ 1 cm d'épaisseur sur son visage. Sa copine n'en a pas besoin, elle trouve ses joues déjà trop grosses. Mais la bien-séance a du leur être appris pendant leur enfance. Elles chuchotent gentiment en rigolant à voix basse... PAS COMME LES DEUX OIES à ma gauche !! Mais vont-elles se taire ?
Non vraiment, la soirée chez Jean ne m'intéresse PAS !! Fèmé guèl aw ti filles* ou je pourrais devenir vulgaire !
Ah... on attaque le mascara devant, pendant que Jacasse-à-Jupe glousse, bientôt rejointe par Jacasse-à-bagues !
Qui va rire le plus fort et le plus longtemps ?
Dois-je leur envoyer un troisième coup d'oeil version Kalachnikov enclenchée sur mode automatique ?
Ah non... vraiment, ça ne te va pas du tout d'avoir repeint ton visage à coup de blush !... tu étais si mignonne au départ de Nantes, avant les coups de pinceaux dévastateurs…
Je ne peux même pas replonger dans mon livre tellement elles m’exaspèrent…
Elles sortent le paquet de Carambar… Peut être qu’avec quelque chose dans la bouche elles finiront par nous épargner leurs voix hystériques ? Ah… non… téléphone sonne !!
" Allo, oui, non, mais je suis dans le train là. Allo ?? Tu m’entends ?? OUAIS… JE SUIS AVEC ANAIS, on est dans le train. ALLO ?? Chloé ?? Tu m’entends ?? OUAIS, on arrive à 20h35, je suis avec Anaïs. OUAIS OK, ALLO, CHLOE tu m’entends ?? ALLO "
Toute ressemblance avec des personnages existants n’est pas fortuite, seuls les prénoms des protagonistes ont été changé…
En direct (avec un léger différé pour la mise en ligne !) du TGV n°8964 Nantes/Paris, voiture 20, place 65 !
*En créole dans le texte pour éviter un injurieux "Fermez vos gueules les filles"

vendredi, 17 février 2006

Là où je fais ma fille

Ma chère jumelle blogueuse en parlait hier… Pxxx d’hormones ! Ah oui… je vous préviens, je fais suivre un post 100% fille plein de romantisme dégoulinant, à un autre post 100% fille… ce qui ne correspond pas vraiment à mon tempérament habituel… mais bon… il faut bien assumer mes chromosomes XX !
Je suis tristoune depuis ce matin, contrariée par la moindre parole, excédée par ma journée…
Je n’aime pas cet état que l’on ne contrôle pas. Une sensation de nostalgie et de mélancolie terrible. Les larmes guettent à la moindre phrase de travers... à la moindre phrase tout court, à vrai dire !
Oh… je sais bien que ça va passer aussi vite que c’est arrivé !...
Mais vivement ce midi… que je rentre chez moi, que je me plante devant les JO, que je mange une bonne glace au chocolat, que je m’allonge dans mon lit, que je me scotche devant mes plantes avec une tasse de thé, puis un coca avec citron vert (au moins j’aurais l’occasion de VRAIMENT pleurer pour une bonne raison)…
Et puis de toute façon, c’est bien connu, ces jours-là, forcément tout le monde vous tombe dessus, rien ne va, vous vous sentez nulle…
Et puis de toute façon j’ai faim, et puis j’ai froid, et puis j’ai envie de dormir, et puis mes pieds me font mal, et puis j’ai soif, et puis il pleut, et puis il n’est que 12h42, et puis mon Namoureux est loin, et puis… j’ai bien le droit de faire ma fille et de me faire plaindre, une fois de temps en temps!

mercredi, 15 février 2006

Toute la beauté du monde...

J'aime voir des films qui mettent des papillons dans le ventre. Des films sans prétention qui donne un grand sourire. Retomber aux prémices du sentiment amoureux. Quand on n'ose pas encore se regarder dans les yeux. Quand le moindre geste peut être perçu comme un élan vers l'autre. Quand on ne réussit plus a se dépêtrer de tant d'amour. Quand on ne voit plus qu'une seule personne. Quand les maladresses de l'autre font rire.
Toute la beauté du monde, c'est exactement ça.
Plein de beaux sentiments, un film qui dégouline d'amour et de tendresse. Des paysages à vouloir plonger dans l'écran. Des lumières comme j'en parlais il y a deux ou trois billets. Bali semble être une île tellement belle et majestueuse.
Voilà un film qui met du baume au coeur... Ca fait du bien... et le film n'a pas plus de prétention que ça... Pour vous donner une idée, regardez la bande annonce... et si vous sentez des petits frissons sur le coin des lèvres, allez vite profiter de ce sentiment pendant 2 heures !

La plage du Lugeat...

Aujourd’hui, petit retour en Guadeloupe… avec la pluie ambiante ça ne fera pas de mal.
Quand j’étais petite, nous avions notre plage attribuée. Celle où nous allions tous les week-end, celle où j’ai appris à regarder les poissons, celle où l’on pêchait pour manger le poisson sur la plage, celle que nous aimions par-dessus tout.
Cette plage, nous l’avions appelé " la plage du Lugeat ", parce qu’elle nous rappelait immanquablement la montagne où nous avons une maison en France. On trouve les repères que l’on peut quand on est enfants ! Trouver une ressemblance entre les montagnes Ariégeoises et une plage des Caraïbes c’est plutôt original ! Mais de toute façon, cette plage n’avait pas de nom, il fallait bien lui en trouver un !
Sur cette plage, nous étions systématiquement seul, à de rares exceptions prêt lorsque les pêcheurs rentraient de mer avec leurs Saintoises. Les autres familles venant sur cette plage, avaient chacune leur propre coin d'herbe à plusieurs centaines de mètre les unes des autres. Nous avions notre " campement " avec son petit coin pour le feu où nous grillions les poissons (que nous achetions aux pêcheurs ou que nous pêchions).
Cette plage n’avait en fait qu’une très très fine bande de sable blanc d’environ 1 mètre, derrière, s’étendait une grande plaine d’herbe très verte où les bœufs étaient " pitchés " (attachés). La ressemblance avec nos montagnes ariégeoises venait de là : l’herbe verte et le petit coin pour faire des grillades.
Nous nous installions sur l’herbe pour manger et jouer… mais très vite on partait à l’eau avec nos masques/palmes/tubas.
C’était le rêve absolu pour des enfants d’une dizaine d’années. Comme beaucoup de plages en Guadeloupe, elle ne ressemblait pas du tout à ce que vous avez l’habitude de voir en France. La plage est en fait une succession de petites piscines d’eau turquoise. Autour de ces piscines de 3-4 mètres de large pour un mètre de fond, des herbiers abritant des milliers de petits poissons, de coraux et multiples gorgones, éponges… Un aquarium naturel. La journée de plage correspondait donc à une succession de jeux dans les piscines turquoises et de longues périodes de plongée avec les poissons.

Une plaine encore préservée de l'invasion des immondes comlexes hôteliers ! Photo prise par Hoedic

C’est à la plage du Lugeat que j’ai appris à observer les vanilles-fraises, les diodons, les langoustes (que nous ramenions pour griller sur le barbecue)… C’était une plage tellement idyllique dans sa simplicité, son côté sauvage, la splendeur des fonds…
Quand nous sommes revenus vivre en Guadeloupe, après 10 ans à moitié en France à moitié au Gabon, nous avons tous eu envie de retourner à la plage du Lugeat. Nous avons pris la voiture, direction les alentours de Petit Havre… nous avons reconnus le virage où il fallait tourner… le petit chemin en terre avait laissé place à une grande route goudronnée avec un immense panneau " Village Pierre et Vacances "… 500 mètres plus loin une immense barrière défendant l’accès (on sait jamais d'horribles indigènes pourraient s'y aventurer)… Nous avons fait demi-tour, dans le silence.
La plage d’antan a été transformée en plage de sable blanc importé de je ne sais où (puisque qu’il n’y a JAMAIS eu autant de sable à cet endroit)… avec des cocotiers à tout va qui n’ont rien à faire à cet endroit (la végétation d'antan était faite de manguiers et d'amandiers !)… la grande plaine a vu naître des bungalows immondes… les petites piscines turquoises ont été ratiboisées pour laisser place à de grandes étendues d’eau… les coraux sûrement détruits pour ne pas effrayer les petits nenfants avec les gros poissons…
Un paradis détruit pour des touristes qui profitent maintenant d’une fausse plage… de l’artificiel à l’état pur…
Je gerbe en voyant le site de Pierre et Vacances et les photos de cet immonde village… (je viens d’y retourner pour me rendre compte de l’étendu des dégâts). Jamais au grand jamais je ne reprendrai ce petit chemin où nous avons fait demi-tour devant la barrière barricadée. Jamais au grand jamais je ne mettrai les pieds dans un village comme ça…
Je ne suis pas là pour critiquer le développement touristique (encore que j’aurais beaucoup à dire… sur ces immondes villages vacances qui fleurissent à tout va et qui sont abandonnés au bout de 10 ans d’exploitation) mais comment peut on créer de toute pièce une fausse plage dans un lieu aussi magique ? Comment avoir le droit de détruire de si beaux endroits ?
Burk… burk… Vadé Retro Pierre et Vacances de chiotte.

Un chevalier, poisson assez majestueux avec ses nageoires étranges !

mardi, 14 février 2006

De l'intérêt de ce site

Hier, une amie, ancienne du Gabon elle aussi, est tombée sur mon site grâce à Google en tapant le nom de notre lycée.
Plus tôt dans la matinée, nous avions longuement discuté du lycée sur MSN, du site qui venait d’être lancé… de nos souvenirs du Gabon, de l’émotion de trouver aux hasards de nos recherches sur le web des photos de ces endroits que nous aimions tant et qui ne sont plus à nous aujourd’hui.
Je pensais bien qu’avant la fin de la journée elle aurait découvert Leeloolène. Et ça n’a pas raté… en début d’après midi elle laissait un gentil commentaire sur le post qui était dédié à notre bande d’amis de cette époque ! Bienvenue à toi :)
Nous avons commencé à jouer aux anciennes combattantes, à se souvenir des belles années gabonaises. Pendant ce temps, elle se baladait dans mes trois années d’archives… et j’ai donc commencé à faire pareil. Je n’en suis pas revenue de la quantité de textes que j’ai pu écrire sur ces années au Gabon. Je pensais ne l’avoir évoqué que très rarement… or, j’ai eu un réél plaisir à relire des dizaines de souvenirs de là bas (retrouvez ici, l’ensemble des textes parlant d’Afrique, pour mes nouveaux lecteurs jetez y un oeil ;)…).
Très vite elle a commencé à me dire " Oh, tu n’as pas parlé des retrouvailles en novembre… Tu n’as pas raconté le jour où vous nous avez fait la surprise de revenir au Gabon pour les vacances !"
Promis… tout cela fera l’occasion d’un post bientôt, pour la postérité et pour mettre par écrit ces beaux souvenirs !
Tout cela pour dire que j’ai réalisé en me promenant dans mes archives la quantité de textes et de choses que j’ai pu écrire en trois ans !
Au quotidien –de par mon métier- je suis confrontée à cela : retomber sur des textes écrits il y a longtemps en me disant " mais non, ce n’est pas moi qui ai fait ça ! " et hier cela a eu le même effet.
Je suis heureuse d’avoir mis sur " papier " tous ces sentiments au moment où ils survenaient. Les raconter aujourd’hui n’aurait pas le même goût. Je ne trouverai pas les mots de la même manière. Voilà tout l’intérêt de ce blog au sens personnel. Archiver mes souvenirs, mes pensées, mes émotions… d'abord pour les partager avec des lecteurs inconnus ou moins... et aussi pour moi, pour "quand je serai vieille" !
En rigolant, ma copine m’a dit " tu feras lire tout ça à tes enfants "…
En attendant de voir ma progéniture rigoler sur la jeunesse de leur maman… j'ai décidé d'imprimer l’ensemble de mes archives, pour les feuilleter de temps en temps… à l’humeur… le soir en m’endormant… en journée pour retrouver la date de tel ou tel événement… le matin pour voir ce que je faisais un an auparavant…
Je peux vous le dire… je ne suis pas prête à m’arrêter d’écrire !

lundi, 13 février 2006

Ma trombine à couette

Dans la lignée de Traou, Alice, Tita, Samantdi et la Pest@Couette nationale, voici ma participation à la chaîne bloguesque du moment !
Pas facile de retrouver une photo où j'ai des couettes !! Petite, mes cheveux étaient la plupart du temps détachés !
Mais hier soir j'ai dégoté ces vieilles photos d'identité. La quatrième ayant servi à ma carte de réduction SNCF !
Je devais avoir 7 ans... l'âge où la petite souris travaille tous les trois jours... et ce jour là, j'étais coiffée de deux petites couettes tressées !

Aujourd'hui, 18 années plus tard, j'ai deux fois plus de dents qu'à l'époque... je porte toujours autant d'épaisseurs l'hiver, j'ai les cheveux beaucoup plus frisés... et je ne fais plus jamais de couettes à tresse... Devrais-je m'y remettre peut être ! :)

dimanche, 12 février 2006

Cocoooooooooooning...

Quel week end... que de sports... je n'ai pas arrêté... je suis épuisée.
Biathlon... France/Irlande en rugby... Coupe Davies... Samedi soir à la Beaujoire pour voir Nantes/Sochaux... Patinage artistique... Descente de ski ce matin (le plus épuisant - 1'48''48)... FreeStyle en snow à midi... Re-Rugby cet aprem...
Non... mais moi je vous le dis... Je n'en peux PLUS !! Trop fatiguée de tout ce sport (dans mon canapé).
Pour me remettre... Rien ne vaut...
UN BON THE...

Accompagné... d'un gâteau aux yaourt et épices diverses (canelle, vanille, amande amère)...


Trop dur le week end !!

samedi, 11 février 2006

Gloup gloup dit le poisson !

Juste en passant... une nouvelle petite vidéo sous l'eau.
Ecoutez bien les bruits des coraux... regardez bien... vous verrez un coffre, un rouget, des petits chirurgiens et tout un tas d'autres poissons...

Vous verrez aussi ma main entrain de toucher une anémone de mer qui ne veut pas se fermer... alors que généralement, elles rentrent dans leur tube au moindre mouvement :)
Bonne plongée... que vous soyez au bureau, dans votre lit, chez vous, dans un cyber-café ou ailleurs !

vendredi, 10 février 2006

Etonnant...

Il se passe des choses bizarres le matin dans mon lit.
Depuis - pfiou - au moins 3 ou 4 mois, je suis en heure outre-Atlantique le matin. A savoir qu'il m'est impossible de me réveiller avant 9h30. C'est un peu agaçant et problématique quand on sait que je dois être au travail à cette heure là !
J'ai usé de nombreux stratagèmes pour défier mon corps : me coucher dès mon retour du travail vers 19h... mettre mon réveil beaucoup plus tôt vers 7h... mettre mon réveil à 9h30... me coucher à 2h du mat... Mettre mon radio réveil + mon téléphone en alarme... Mais non... Rien n'y fait... je suis désespérante... je n'y arrive pas.
Pendant 15 jours en Guadeloupe j'ai retrouvé MON rythme (d'ailleurs ça devra faire l'objet d'un post à part entière). Couchée vers 21h, levée vers 7h. Ni fatiguée le soir, ni fatiguée le matin... un bonheur. Je ne dormais pas plus qu'en France... pas moins... mais même sans réveil, je me levais de moi même en grande forme.
Depuis mon retour... mon incapacité à me lever est identique à avant mes vacances. Je ne peux décemment pas mettre ça sur le compte du décalage horaire, puisque déjà avant de partir j'en souffrais... Et de toute façon, a force de faire le trajet, il y a bien longtemps que je ne souffre plus des variations d'heures (ou bien suis je définitivement bloquée en heure Guadeloupe...)
Enfin tout cela pour dire... que le matin, il se passe des choses bizarres dans mon lit.
Mon radio-réveil s'allume à 8h. Les infos de France Inter dans les oreilles. Je l'entends vers 8h15... et somnole aussi tôt. A partir de ce moment là, je rentre dans un profond comas. Mon esprit essaye désespérément de réveiller mon corps. Mais mon corps est mort. Ne réponds plus. Il est paralysée au fond de ce lit. C'est une sensation vraiment étonnante. Ce n'est pas comme une fatigue intense. C'est autre chose. C'est vraiment un coma. J'essaye de bouger un bras, une main, une jambe... mais je suis paralysée. Des gens me secouent pour vérifier que je suis vivante et je crie que je suis paralysée. Que mon corps est mort.
Un matin sur deux, la même chose se reproduit (ce matin par exemple). Je vis cette paralysie comme étant réelle.
Je vois mon esprit sorti de ce corps inerte, désormais mort. Ce corps qui ne veut plus rien savoir. Et puis... vers 9h15 (soit 1h15 après l'allumage de FranceInter), après m'être débattue pour faire bouger chacun de mes membres, après avoir pleuré ma paralysie, je me réveille.
Mon esprit a rejoint mon corps. Mon corps inerte commence à s'animer. Je me lève, fataliste sur le fait que " encore une fois je n’ai pas réussi à me lever ".
J’essaye de réfléchir à un stratège pour le lendemain… mais rien n’y fait, chaque matin c’est le même cinéma que j’ai dormi 3h ou 12h.
Alors, ce n’est ni un manque de sommeil, ni un trop plein de sommeil.
Par mon métier, j’ai l’habitude de me lever vers 4h du matin pour commencer à bosser à 4h30… Pas en ce moment certes car mes horaires de travail sont " normales ", mais mon organisme en est totalement capable.
Alors… d’où viennent ces images de paralysie ??? Pourquoi vois-je mon corps inerte et mort ? Et cela, un matin sur deux ? Même après 15 jours de vacances ?

jeudi, 9 février 2006

La plus belle heure

Sous les tropiques, il y a une heure de la journée qui est la plus belle de toute. A cette heure-ci, le vert devient jaune. Le ciel s'embrase. Les animaux de la nuit commencent à croasser.
A cette heure là, il fait déjà plus frais. Le soleil disparaît peu à peu derrière la végétation.
A cette heure là, c'est toute la beauté du monde qui s'offre à nous.
Cette lumière, jamais je ne l'ai retrouvée en France... Elle est tellement spécifique aux zones équatoriales.
A cette heure là... je m'arrête et je contemple le paysage qui m'entoure. Je m'extasie pendant de longues minutes en n'en revenant jamais de cette beauté. Chaque soir le spectacle recommence. Toujours plus magnifique.
Je dit tout haut "mais comment ça peut être aussi beau ?"
A cette heure là... le vert devient jaune. Les palmiers resplendissent. Les visages se teintent d'une belle couleur bronzée.
A cette heure là, c'est une féerie de couleur qui commence. Des teintes inhabituelles. Tout cela est magnifié quand, par chance, un gros orage noir se prépare derrière.
Les nuages gris s'enflamment.
C'est pendant la saison sèche que les spectacles de couleurs sont les plus beaux... et c'est au Gabon que j'ai assisté aux plus beaux tableaux. A cette heure là, nous sortions de l'école. A cette heure là, le week end, on partait sur les chemins de latérite pour observer le spectacle. Nous étions illuminés du soleil faiblissant.
Cette heure là... il ne faut pas la confondre avec le coucher de soleil.
Cette heure là... c'est vers 17 heures, une heure avant la nuit.
Cette heure là, cette lumière là, ce sont les plus belles.
A cette heure là… le jour du mariage de Ebb et Hoedic, nous étions sur la plage à Deshaies. Et à cette heure là… même si nous étions beaucoup plus au nord sur l’Equateur, on a eu droit à l’heure magique ! Moins magique qu'en Afrique... mais tellement belle.
Cette heure là... c'est le spectacle qui me manque le plus depuis que j'ai quitté le Gabon. En Guadeloupe je la retrouve parfois... Mais cette heure là, avec cette lumière là, dans cet endroit là... c'est le plus beau des cadeaux que l'on pourrait me faire. Il ne dure pas longtemps ce moment là... 15/20 minutes... mais c'est ce spectacle que j'aimerai revoir !

mercredi, 8 février 2006

La liberté d'expression ne donne pas droit à l'insulte

J'avais déjà un avis plutôt tranché sur la question des caricatures de Mahomet. Les fondements de l'Islam interdisant la représentation graphique humaine (et donc du prophète), je trouvais plutôt déplacé d'aller à l'encontre de ce fondement et de dessiner (de manière pas très fine en plus) Mahomet. Il y a certaines formes de respect qui prévalent sur toute autre liberté.
On pouvait, à ce moment là essayer de mettre en avant le droit à l'information, la sacro-sainte liberté d'expression plutôt qu'un fondement religieux. Pourquoi pas... Je restais partagée sur la question, n'étant pas capable de juger quel principe prévalait sur l'autre...
Mais la liberté d'expression ne doit en AUCUN cas le droit d'insulter les gens !!
Je suis absolument outrée par la Une de Charlie Hebdo de ce jour.
De quel droit peut on insulter tout un peuple ?? "C'est dur d'être aimé par des cons" proclame Mahomet.
Charlie se défendra en disant que cette phrase n'est valable que pour "les intégristes", qui apparaissent juste au dessus. Mais la lecture première de l'image n'est pas celle là. La lecture première est "Mahommet est aimé par des cons".
AUCUNE liberté ne donne le droit d'insulter une communauté de gens de la sorte. Musulmans, juifs, chrétiens ou bouddhistes...
Quel bénéfice - si ce n'est financier - tire Charlie Hebdo de ce numéro outrancier ?? Quel caractère informatif ce numéro a-t-il ?? Si ce n'est provocateur ? Si ce n’est pour ajouter un peu plus le feu au poudre ?...
Mauvais… Très mauvais… goût… et insultant en plus !
Au sujet des caricatures, je vous conseille la lecture sur Libé de ce texte de Tariq Ramadan qui analyse plutôt bien cette surenchère concernant les caricatures. Je tiens à préciser, avant de me faire attaquer là-dessus, que je ne cite cet auteur QUE pour CE texte en question et pas comme un exemple d'idées auxquelles j'adhère (je vois déjà la polémique que je pourrais susciter le cas échéant !!).
"Nous voilà en face de la grande simplification, de la polarisation la plus simpliste qui soit : il s'agirait d'un clash entre les civilisations, d'un affrontement entre, d'un côté, l'inaliénable principe de la liberté d'expression et, de l'autre, le principe qui fonde l'inviolable sphère du sacré.[...]
Présenté en ces termes, le débat a malheureusement viré au bras de fer : qui l'emportera ? Des musulmans veulent des excuses, menacent de s'en prendre aux intérêts européens, voire aux personnes ; des gouvernements et des journalistes occidentaux refusent de plier sous les menaces et certains organes de presse en rajoutent en publiant à leur tour les caricatures. [...] Il faut pourtant trouver les moyens de sortir de ce cycle infernal et de demander à tous et à chacun de cesser de jeter de l'huile sur le feu pour enfin entrer dans un débat sérieux, profond et serein. [...]"

mardi, 7 février 2006

Un tournant...

Comment ça, pas de billet aujourd'hui ?? Depuis mon retour, je suis insatiable... j'écris billet sur billet. Je réfreine mes envies d'écriture... et aujourd'hui rien... Le début de la fin de ma verve ?!
J'ai comme qui dirait oublié quelque chose de l'autre côté de l'Atlantique !! Mes palmes, masque et tubas... mais pas seulement... cela resterait anecdotique ! Non, non... ce que j'ai oublié c'est toute envie de me plonger dans mon travail. (Enfin... au moins ça reste dans l'eau si je plonge !)
Je n'arrive plus à m'y mettre... Incapable de me concentrer sur le moindre dossier sans décrocher au bout de quelques secondes. Le début d'un ailleurs ? Qui sait...
Il est déjà tard... et je ne suis toujours pas au lit. Pourtant il m'est totalement impossible de me lever le matin, même en me couchant à 21h et en enchaînant une nuit de 12h de sommeil.
Mais ce soir, j'ai fait ma célibattante, qui sort seule... J'ai recommencé à aller au cinéma...
Depuis le départ de Petit Potam l'an dernier... j'avais fait une croix sur le cinéma. Pour des histoires compliquées, tortueuses, je m'étais créé comme un blocage avec les salles obscures. Plus envie d'y aller. Un rejet en bloc des films.
Vous savez... c'est un peu comme ne pas retourner dans certains endroits après une rupture. Cela ne s'explique pas... C'est stupide et insipide. J'étais bien la seule punie dans l'affaire... Pourtant je mourrais d'envie d'y aller... mais je n'avais pas la force.
Enfin toujours est-il que je sors de voir le très intéressant "Je vous trouve très beau" d'Isabelle Mergault. Le nom accolé au film semble complétement contradictoire, je vous l'accorde ! Vous savez Isabelle Mergault, cette greluche qui sévit chez Laurent Ruquier ? Son film n'en reste pas moins très agréable et Michel Blanc jamais aussi bon que lorsqu'il incarne des personnages graves et émouvants !

lundi, 6 février 2006

La maman des poissons, elle a l'oeil tout rond !

Une semaine que je n’ai pas nagé ou plongé… et me voilà complètement fourbue et courbaturée ! Une semaine que je suis sur ma chaise de bureau du matin au soir et les dégâts se font déjà sentir.
J’ai le dos en compote, les cervicales complètement bloquées. Mais comment se motiver à aller dans une eau à 20° après avoir profité de la Mer des Caraïbes ? Chaque fois que je rentre de Guadeloupe c’est la même chose. Je me sens tellement bien dans mon corps d’avoir pu me dépenser sous l’eau. D’avoir pu faire le dauphin, d’avoir pu dodeliner dans l’eau chaude, d’avoir pu courser les poissons (bien que j’ai trouvé, cette fois, un meilleur courseur que moi, capable de poursuivre une pauvre sole à 10 coups de palmes/secondes !!). J’aime cette sensation de flottement sous l’eau, ce bonheur de n’avoir ni chaud, ni froid… d’être juste BIEN.
Et quand je rentre, n’ayant pas d’activité sportive attitrée (manque de temps et surtout manque d’un emploi du temps fixe et manque de volonté et manque d’envie précise et manque de motivation), je me retrouve très vite telle une baleine échouée, totalement incapable de retourner à l’eau avant mon prochain voyage !
Pourtant Dieu sait si j’aimerai passer au moins 1h par jour à barboter ou nager. Mais je n’aime ni faire des longueurs… ni avoir froid. Exit alors les piscines municipales. Quoique… faire des longueurs ça ne me dérange pas… mais avoir froid… ça c’est une condition exclusive de toute activité dans l’eau. Comme les piscines en France ne sont pas assez chauffées… je n’ai jamais le courage de me mettre à l’eau…
Et puis… se mettre à l’eau sans voir de poissons… booooff…. Là aussi, les piscines municipales n’assurent pas ! Je ne sais pas moi, ils pourraient dessiner des Némos sur les parois du bassin et mettre du sable sur le fond, y cacher des oursins et des coquillages (je peux leur en fournir s’ils veulent, mon appart en est plein !)
Alors reste la solution de ma baignoire que je pourrais remplir de sable et des centaines d’oursins, coquillages que j’ai… mais je n’ai pas de baignoire…
Reste la solution de la piscine privée chauffée à 25°… mais Ti’Chéri n’est même pas drôle… il ne l’a toujours pas construite dans notre loft parisien de 820m².
Et donc… pendant ce temps là… je fais ma baleine échouée… Je m’avachis dans mon canapé… je reste 30min sous l’eau chaude de ma douche histoire de me laver de mes courbatures. Histoire de dire " Wawouuu je viens de nager 30 minutes… je suis toute mouillée pareil… mais j’ai fait moins de 50cm entre le deux murs de ma douche, et à part les poissons de ma serviette de toilette, je n’ai rien vu "…
C'était Leeloolène... qui raconte plein de bêtises mais n'en pense pas moins ! :)

Un peu de nouveauté pour cette rentrée

Pour les plus observateurs, vous remarquerez que je viens d'ajouter pas mal de nouvelles photos en entête de mon site. Des champs de canne à sucre, des poissons, des couchers de soleil, des plages magiques, des jolies plantes... dans le bandeau aléatoire juste au dessus ! (F5-F5-F5)
Un peu de nouveauté et de belles images ça ne peut pas faire de mal ! Toutes les photos (nouvelles) ont été prises en Guadeloupe récemment... à des endroits qui me sont chers et que je serai heureuse de voir apparaître un peu chaque jour !
Une petite lucarne sur mon île...

dimanche, 5 février 2006

Fondants au chocolat

Voici ma meilleure recette en terme de chocolat... très rapide à préparer (10 minutes montre en main)... 10 minutes de cuisson... et un régal pour tous les amateurs de chocolat ! Un coeur fondant et coulant à faire fondre tous les gourmands !
Cette recette est dans le top 10 des recettes Marmiton, ce n'est pas pour rien !!
Ti'Chéri et moi en sommes de grands grands fan... donc elle revient très souvent dans la liste de nos desserts fétiches.
Spéciale dédicace à Ebb et Hoedic et en souvenir d'une bonne soirée en Guadeloupe. Le chocolat est le meilleur remonte-moral... ;)
Voici donc la recette en photos...

Ingrédients
120g de chocolat noir patissier
8 carrés à réserver
3 oeufs
80g de sucre
35g de beurre
1 cuillère à soupe de farine
Recette
Faites fondre dans une casserolele cocolat et le beurre en remuant régulièrement pour former une pâte homogène et onctueuse.
Dans un saladier, mélangez les oeufs, le sucre et la farine. Y incorporer la préparation chocolatée et mélanger.
Verser la préparation dans des petits ramequins et mettre un petit carré de chocolat au dessus de la pâte, pour que le coeur soit encore plus fondant !
Faire cuire 10 minutes. Four thermostat 7 ou 220°


Variantes :
Aujourd'hui j'ai mis quelques zestes d'orange dans la préparation... plutôt très bon. Je mets aussi une goutte de rhum de temps en temps, très bonne variante aussi. Je les sers généralement avec des framboises...
Comme nous n'étions que deux aujourd'hui et que la préparation est pour 4 ramequins, j'en ai congelé deux pas-cuits, pour les avoir tout-prêts au congélateur en cas d'invités surprises... ou jour de grande flemme ! Je vous dirai si ça fonctionne bien :)

samedi, 4 février 2006

3615 décodeur

gf,igjriezngejgyh btr bfd nfd rhtr hrtdj nyet nyet ùyet btroùbntrz bnrjynyte ;obn rz nyr em nyetpoùnye nyet nyre btrhmnbtrz btrz htr e...

vendredi, 3 février 2006

Un poil dans la main !

Que j'ai la flemme... Une flemme comme jamais... Pas envie de travailler. Pas envie de me lancer dans mon repassage de 15 jours d'habits. Pas envie de ranger chez moi. Pas envie de ranger la cuisine. Pas du tout envie de ranger la chambre. Pas envie de dormir (quoi que...). Pas du tout envie de faire le ménage.
Oh la la... quelle flemme... Je suis pourtant partie plus tôt du travail pour terminer un gros dossier. Il est 23h30 et n'ai toujours pas mis le nez dedans.
Pourtant que j'en ai des centaines d'autres envies. Des envies où je ne ferai pas ma feignasse. Des envies de choses qui me motivent. Des envies de hmmm... et aussi de hmmm, sans oublier de hmmm...
Et en attendant j'ai fait quoi de ma soirée ? Terminé mon puzzle, cuisiné de superbes carottes au gingembre caramélisé au vinaigre balsamique, fait 500 montées descentes de steppers suite à une remarque TRES déplacée de qui se reconnaîtra, bu 2,5 litres de thé offert par Ebb et Hoedic, regardé deux émissions du samedi soir (euphémisme pour dire "deux émissions débiles"), augmenté encore et encore le bordel ambiant en jetant négligemment les 30 pubs arrivées dans ma boîte aux lettres par terre...
Envie de me réfugier dans mes doux rêves sous ma couette... d'oublier beaucoup de choses...
Allez zou… je me bouge… et je contribue par la même occasion à rester dans mon décalage horaire outre-Atlantique… je vais commencer à 23h43, ce que j’aurais du faire à 19h en rentrant du travail !


En pleine activité au large des Saintes sur le cata...

Partie de plongée

Je suis née avec un masque et tubas sur la tête... ou presque... Je plonge depuis ma plus tendre enfance en Guadeloupe et j'ai donc eu, au fil des années, l'occasion de découvrir les fonds autour de l'île en long en large et en travers. Je n'envisage pas d'aller dans l'eau sans mon fidèle équipement : palme, masque, tubas ; que le fond soit sablonneux (donc sans poisson) ou couvert de coraux, gorgones, éponges et milliers de poissons.


Un ange français - très commun en Guadeloupe (25cm)

Je peux rester des demi-journées entières, la tête sous l'eau à observer les poissons, les suivre, les dénicher dans les coraux, leur donner à manger (hmmm no comment sur mes manières de killeuse :) ). Petite je leur donnais des noms en fonction de leurs couleurs, de leurs formes... les vanille-fraises, les citrons, les bleus à points jaunes, les "gros poissons gris"... Je n'ai jamais vraiment aimé la plongée avec bouteilles... Je trouve que cela implique trop d'attirail, trop peu de liberté. Et avec chance, il est possible en Guadeloupe, de voir des milliers de poissons avec juste un tubas... je n'ai donc jamais trop mis l'accent sur les bouteilles... Quelques plongées m'ont suffit pour savoir que je préférais l'apnée (ou snorkling, mais burk je déteste ce terme !)


Une demoiselle juvénile - ma préférée ! (10cm)

J'adore apprendre aux gens qui ne connaissent pas trop le monde sous-marins, la manière d'observer et de profiter de l'eau. Lors de mon récent voyage, j'ai donc initié Ebb à ma passion. Sur l'une des îles où nous avons fait escale... à Petite-Terre à l'EST de la Guadeloupe, il est possible de voir des raies. C'était mon objectif de séjour, car il s'agit bien du seul poisson que je n'ai encore jamais vu (dans les eaux des Caraïbes)... Eh bien, j'ai eu beau tourner des heures dans leur secteur... ne pas penser à elles... elles ne se sont JAMAIS montré. Car oui... il faut bien savoir, que sous l'eau, il ne faut JAMAIS penser à ce que l'on veut voir... sinon l'animal en question ne se montre pas... enfin, c'est ma théorie.


Un poisson citron (10cm)

30 minutes après... alors que j'étais partie voir les tortues à un autre bout du mouillage... tout le monde a pu observer les raies pendant de longues minutes...
J'étais bien frustrée... Heureusement j'ai pu me rattraper avec un beau requin nourrice.
Tout paisible qu'il était avec son 1m50, 2m... nous avons pu le regarder en tout tranquillité. Je dis ça... car moi, ce sont les petits poissons que j'aime, les tout colorés, qui nage de tous les côtés !! Pas les grosses bestioles !


Requin nourrice ou vache de mer... (1,50 / 2m)

A ce titre... pendant que les autres regardaient les jolies raies (bouhouhouhou), je me suis faite attaquée par une carangue, totalement amoureuse de la personne avec qui je plongeais. Une belle bête de 70cm, que mes coups de palmes sur le bec ne faisaient pas fuir. J'ai pris peur à cause de ce sale poisson qui s'en prenait à moi et me poursuivait malgré ma course effrénée vers le bateau (oui je sais… j’avais l’air bien maligne). Heureusement, il s'en est ensuite pris à l'une des filles du groupe qui, déjà la veille, s'était faite pourchassée par le même poisson ! Pendant environ 30 minutes il nous a suivi quoique l’on fasse (nous étions deux filles et un garçon), s’approchant à moins de 10cm de nous pour nous croquer les pieds. Une sale bestiole je vous dis !


La carangue amoureuse (70cm)

Au bout d’un moment, nous avons commencé à jouer avec lui… à le pourchasser à notre tour… Et nous en avons conclu qu’il était en fait tombé amoureux des deux filles ! L’heureux animal, éconduit par deux demoiselles est venu jusqu’au pied du bateau pour continuer à nous faire la coure... mais à part lui donner un peu de pain… nous l’avons abandonné à son triste sort (enfin… pas si triste que ça si l’on pense qu’il est entrain de se la couler douce à Petite Terre dans une eau à 25° - à draguer d'autres filles plongeuses en maillot rrrrrhhhhhhh !! :) )…
NB : Les photos sont prises avec mon appareil numérique habituel, grâce à un caisson étanche gentiment prêté par Eor !

jeudi, 2 février 2006

Grognasse !

Driiiiiiiiiiiingggg fait le téléphone... Je jette un rapide coup d'oeil au réveil... ZUT... ZUT !!! Il est 10h30... 1h30 que je devrais être au bureau !
J'avais bien prévenu mes collègues, que si par hasard dans la semaine ils ne me voyaient pas arriver le matin il faudrait m'appeler... Ce serait la faute du décalage horaire.
- Allo, dis je avec une voix d'outre tombe réveillée depuis moins de 30 secondes.
- Bonjour Madame Leeloolene. Je suis bien chez Madame Leeloolene ? Il s'agit bien du domicile de Monsieur et Madame Leeloolene ?
Je reconnais cette foutue voix ! Dès que je suis encore chez moi après 10h, cette grognasse m'appelle ! Une fois car j'ai gagné une voiture... une autre fois pour me vendre un téléphone...
- Oui, mais ça ne m'intéresse pas !
- Mais Madame Leeloolene, laissez moi parler, notre organisme n'est pas comme les autres, il ne veut rien vous vendre. Mais vous avez gagnez des lots précieux qui d'une valeur de...
- Non mais ça ne m'intéresse pas. Au revoir.
BIIIIIIIIIIIIPPP
Je ne supporte plus sa voix automatisée, au discours formaté et appris par coeur. Son ton monotone.
Et ce qui m'intrigue le plus c'est de savoir si elle appelle TOUS les jours chez moi ou non !!! Dès que je suis à mon domicile après 10h, je reçois systématiquement un appel de cette grognasse !!
Toujours est il... que mon bureau m'a laissée tranquillement dormir "pour que je rattrape du décalage", ils sont gentils :) et qu'en partant, dans le speed, je me suis mise à fermer ma valise de Guadeloupe (toujours au milieu du salon), pour la prendre avec moi au bureau... plutôt que mon ordinateur !! Ca m'a bien fait rire !!! J'aime les réactions que j'ai quand je suis encore endormie. Tout comme l'idée, ce matin aussi, de vouloir reboucher mon verre d'eau avec le bouchon de la bouteille…


Au mouillage à Petite Terre, une île déserte réserve naturelle au large de la Guadeloupe

mercredi, 1 février 2006

A l'Habitation Murat*

Allongée à l’ombre du fruit à pain je divague. Mes pieds caressent l’herbe. Je m’éloigne, je suis loin, je ne suis plus tout à fait dans ce grand jardin.
Je revois cette grande plantation à l’époque où la canne arrivait dans le moulin, il y a près de deux ou trois siècles. Les charrettes à bœufs ramènent des champs alentours des chargements entiers de ces grands roseaux qui feront bientôt du sucre et plus tard du rhum. Les hommes s’affairent pour passer au plus vite les pieds de canne à sucre dans la meule. Le jus coule à flot dans les grandes cuves. Les enfants viennent tremper leurs mains dans cette mixture jaunâtre si sucrée, si douce… Les hérons garde-bœufs accourent pour grignoter la bagasse, ces déchets qui serviront plus tard à alimenter les hauts fourneaux qui distilleront le rhum.
La haut, perchée au sommet du morne, la maison du planteur, maître des lieux.
Je tourne la tête vers l’immense demeure qui accueille désormais un musée.

Je repars… mais moins loin cette fois.
Je me revois il y a 15 ans, lors d’une sortie scolaire. J’étais en CM2, le maître nous avez amené à Marie-Galante pour la journée. Visite des distilleries, du musée du sucre et de l’ancienne habitation Murat. Je retrouve ces lieux dont j’ai gardé un souvenir si intact. Qu’est ce qui m’avait tant marqué ? L’histoire des esclaves qui travaillaient dans cette habitation ? Mon croque-monsieur mangé dans les anciennes cuves à rhum ? Un ballon-prisonnier captivant ? Je ne sais pas… mais j’ai toujours gardé en tête tous les détails de cette habitation que je retrouve aujourd’hui.
Allongée à l’ombre du fruit à pain je divague. Je me laisse caresser par les alizés et la douce chaleur du soir qui s’en vient.
Qu’il est bon de revenir à cet endroit. Qu’il est bon d’être ici.
La clé était là... ce jour là... à cet endroit là...

*Habitation Murat : Ancienne habitation sucrerie de la fin du XVIIIe et milieu du XIXe siècle, située à quelques kilomètres de Grand-Bourg à Marie Galante, l'une des dépendances au sud de la Guadeloupe.