mardi, 30 novembre 2004
Par Leeloolene - 7 commentaires
Pour me faire pardonner de leur avoir imposé un voyage forcé à Nantes... ce soir j'ai pris toutes mes petites boutures et orchidées et hop, une soirée dans la "serre". Au chaud, dans l'humidité... j'ai pris pitié aussi de mes manguiers et j'ai donc voulu les installer pour la soirée dans leur ancienne "maison de transition" après leur retour de Guadeloupe, mais ils ont tellement grandi, qu'ils ne tiennent plus du tout dans la boite... Pour l'instant toutes mes plantes ramenées il y a un mois sont encore vivantes, mais montrent de grands signes de faiblesse ! Je dois donc en passer par la serre, pour essayer de les acclimater !

Il faut vraiment que je me construise une VRAIE serre, en verre... car pour l'instant il s'agit d'une grande boîte en plastique, dans laquelle j'ai installé des billes d'argile gorgées d'eau et fait courir un fil auto chauffant (prévu normalement pour les terrarium). Au bout de quelques minutes, l'air ambiant est chaud et plein d'humidité... un vrai retour au pays natal pour les plantes ! Je vais les laisser dedans quelques jours, histoire de les aider dans leur phase d'adaptation à la France... En attendant, les autres se portent plus ou moins bien... elles grandissent dans la cuisine, face au soleil, pas trop loin du chauffage...

Par Leeloolene - 3 commentaires
Une nouvelle fois dans un train, mais cette fois pas dans l’habituel Paris/Nantes. Non ce week end je traverse la France d’Ouest en Est... on peut faire difficilement plus opposée que ma ville et celle de mon frère ! Ah si, ma sœur et moi. J’ai cherché – en vain – un avion, histoire de gagner une soirée en famille, plutôt qu’une soirée en tête à tête avec les passagers installés dans le même " carré " que moi !
Miracle des transports, nous nous retrouvons tous les quatre ce week end. Madrid, Nantes, Grenoble, Marseille… il manquera juste la Guadeloupe… Je sais que cela ne va durer que deux jours. Tout juste trois repas tous ensemble. Des mois que j’attends d’être avec mon frère, ma sœur et mon père. Pourquoi ces instants sont-ils si rares ? Pourquoi ne sommes nous pas une famille simple… où papa / maman vivent dans Petit Village à 30 km de Grande Ville où Grande sœur, Petite sœur et Petit frère travaillent et font leurs études ? Non chez nous, les parents sont en vadrouille à travers les océans, les enfants à plus de 1000 km chacun. Oui… d’accord, on se marcherait dessus si l’on était plus près J
Ces instants sont d’autant plus rares, qu’ils ne se reproduiront pas avant au minimum Mars 2006 !... La semaine prochaine c’est le nouveau grand départ pour mon père. 18 mois chez les Pingouins, là bas tout en bas en bas… dans un pays absent de la plupart des cartes de géographie et des planisphères. Un pays où l’on recense 10 000 fois plus de manchots que de bonhommes. Je viens de passer les trois premières heures de mon trajet en train, à faire un joli album photo avec une centaine de prises de vues de nous tous un peu partout.
Souvenirs, souvenirs… quand vous remontez à la surface… évitez au moins d’attirer avec vous les larmes d’émotion et de nostalgie.
D’ailleurs c’était la première fois que je faisais développer mes photos numériques sur papier… c’est une grande réussite ! La photo argentique n’a plus lieu d’être… (je vais me faire des ennemis !).
2006… que cela me paraît loin ! Que serais-je devenue dans si longtemps ? Lors de son dernier " hivernage "… il m’avait laissée étudiante, toute seule dans cette grande ville qu’est Paris, à 8000 km de ma famille. Au retour, j’avais un travail, je vivais à Saint-Malo, Petit Potam et moi filions le parfait amour. Il m’avait laissée sans permis… il m’a retrouvée sans permis… et il me relaisse … sans permis ! Voilà au moins une belle constante !!
26 ans, quand il rentrera… sera-t-il grand-père ? (euh… c’est une blague Petit Potam), aurais-je mon permis ;)
jeudi, 25 novembre 2004
Par Leeloolene - 11 commentaires
Comme me l’a fait très justement remarqué ma sœur… remarque à laquelle j’avais d’ailleurs pensé en écrivant mon billet " retour d’Afrique ", je parle de " l’Afrique "… et pas d’un pays en particulier. Au départ, je n’ai pas cité volontairement notre pays d’adoption par soucis d’intimité. Mais il n’est pas faux que je me dévoile tellement ici, que ce n’est pas ce détail qui fera que quelqu’un me reconnaîtra moins en tombant ici. Il s’agit donc du Gabon où j’ai passé de si merveilleuses années.
Pourquoi insister sur ce détails, tout simplement pour ne pas rentrer dans le jeux de tous ces gens, qui rétorquent volontiers " j’ai fait l’Afrique ", pour exprimer un séjour dans tel ou tel pays (quand ce n’est pas deux semaines au Club Med de Dakar !)…
Je vais profiter de ce petit ajout pour répondre à Ebb, qui me demandait dans un commentaire ce que je voulais dire par "ignoble intention de faire " comme les africains "…"
Depuis et pendant mon séjour au Gabon, j’ai vu des dizaines de gens pleins de bonnes intentions, pleins d’illusions disant : " wawouu je vais partir en Afrique, je vais vivre comme eux, on va faire comme les africains ".
De quel droit ces gens-là s’approprient-ils une culture qui n’est pas la leur ? De quel droit imaginer que du jour au lendemain, ils vont faire " semblant " pour être mieux intégrés ? La culture occidentale n’est pas la culture africaine. En occident nous avons l’habitude de manger en famille, autour d’une table… est ce pour cela qu’en arrivant en Afrique, cette même famille va décider du jour au lendemain de mettre une marmite dans la cuisine et que chacun se serve quand il en a envie ? Au Gabon, la polygamie est de mise… est-ce pour cela qu’en arrivant le père d’une famille européenne va se mettre à vivre avec plusieurs femmes ?
Je prends évidemment des exemples extrêmes pour montrer l’aberration de tels propos.
Nous avions beau vivre dans un village pygmée au fin fond de la brousse… nous n’avions pas mis pour autant de côté notre part " occidentale ". Certains fondements de notre culture sont irrévocables. S’adapter ou s’intégrer à un nouveau mode de vie, ne signifie pas mettre de côté sa propre culture.
Nous étions dans une école gabonaise (conventionné), j’étais la seule " blanche " de ma classe, nous étions la seule famille " blanche " dans notre village… j’estime avoir été totalement intégrée à la vie gabonaise, mais nous avons toujours gardé notre culture " française " que nous adaptions au mode de vie gabonais.
Je qualifierai d’ailleurs le comportement inverse (trop vouloir " faire comme les africains ") comme une sorte de viol…
mercredi, 24 novembre 2004
Par Leeloolene - 5 commentaires
Cet après midi c'était Noël avant l'heure !! Regardez un peu le gros paquet qui m'attendait :)

Que je vais l'aimer cette nouvelle machine !! Que je vais la chérir... que je vais prendre un malin plaisir à lui confier toute ma vaisselle, mes assiettes, mes couverts, mes casseroles !!
Alors ce soir, ce n'est pas DVD à la télé, ce n'est pas lecture, ce n'est pas SIMS... c'est admiration-vénération de mon nouveau lave vaisselle !!

Puis ensuite replantage des orchidées !
Par Leeloolene - 3 commentaires
Hier en triant des photos que je veux développer pour mon père qui part (trop) bientôt pour (trop) longtemps dans l'endroit le plus froid, le plus isolé, le plus hostile sur terre... peuplé uniquement de manchots et de 25 scientifiques, j'ai traînassé à regarder ces centaines de prises de vues qui s'accumulent sur mon PC. J'ai revu "notre" premier été avec Petit Potam, nos "premières" vacances, notre "premier" séjour en Guadeloupe, nos moments de bonheur, nos délires face à l'objectif... Et je me dis que tout ça doit continuer, tout ça est tellement beau, tellement intense...
Mais, non ce n'est pas de ça dont je voulais parler !
Je suis retombée sur les photos de mon village, là bas dans la montagne... et j'ai eu, comme souvent, une irrésistible envie de partir faire le vide là bas. Profiter de la neige, profiter des soirées au coin du feu à faire des puzzles, profiter de la montagne, du torrent, des grandes pentes enneigées, des prairies pour ramasser des champignons, des soirées à refaire le monde, des dodos dans les vieux matelats recouverts de lourds édredons...

Comme j'en parlais il y a longtemps à Racontards, cette maison est le seul endroit fixe que je connaisse. Le seul endroit où les gens m'ont vue grandir aux fur et à mesure de nos périples, le seul endroit où je peux me réfugier si un jour plus rien ne va, le seul endroit où il traîne encore dans certains recoins mes jouets d'enfants, où je peux retrouver ma layette quand j'étais petite, mes cahiers d'écoles rangés au fond de cartons que l'on a laissé là au grès des déménagements.
Cet endroit représente un tel refuge pour moi, qu'au moins une fois par mois je fais le même rêve.
Nous sommes en guerre... les bombes tombent de tous les côtés... (et oui... j'ai un traumatisme très ancien lié aux bombes et aux explosions que j'expliquerai peut être un jour ici... et qui me permettrait peut être de commencer une guérison !). Alors on doit fuir, on doit se calfeutrer quelque part. Et systématiquement, je me vois entrain de me cacher dans les collines de mon village, dans notre maison... Jamais je ne rêve de ce village sans y accoler un sentiment de fuite et de refuge ! Il doit bien y avoir une jolie théorie Freudienne derrière tout ça !

Par Leeloolene - 5 commentaires
Ecrire sur ce qui me touche au plus profond… Réussir à mettre des mots simples sur des situations si compliquées et des sentiments enfouis au fond de moi. J’avais dit que je m’y mettrai ce soir. Que ce soir je réussirai enfin à écrire quelques phrases sur cette vie " là bas " dont les souvenirs me submergent parfois...
D’abord l’Afrique… car c’est peut être là, que j’ai le plus à rechercher… le plus à analyser pour revivre ces instants de bonheur, ces instants qui m’ont marquée à vie et qui tantôt m’emplissent de joie, tantôt de mélancolie extrême…
C’était en 1994. Dix ans déjà. Je me souviens en cette fin de journée, dans cette grande maison, c’était entre le bureau et le salon. Nous venions de vivre la pire des années qui soit après l’accident de ma sœur… Je me souviens de mon père nous appelant tous les quatre autour de lui… l’air gêné… Je me souviens de cette pensée que j’ai eu à cet instant " ça sent encore un voyage ça "… Et PAF… ça n’avait pas raté ! " Les enfants, nous partons vivre en Afrique ". Explosion de joie de la part de nous trois… face à mes parents gênés de nous " imposer " encore un déménagement. Un nouveau départ. Enfin quitter une ville dans laquelle aucun de nous ne s’était adapté après le retour des Antilles, une ville située exactement au croisement des deux droites qui sépare le Nord du Sud et l’Ouest de l’Est, une ville où le matin en achetant le pain on dit " bonsoir ". De ce jour je me souviens cet éclat de joie de savoir que l’on allait repartir loin… où ça ? Nous voilà tous les cinq autour d’un grand atlas à chercher l’Afrique, puis l’équateur, puis le petit pays situé dans le creux, avec des frontières tracées à angle droit à cheval entre l’hémisphère Nord et l’hémisphère Sud…
J’ai déjà raconté plusieurs fois notre arrivée là bas. Peu notre vie sur place… tout simplement cas ces souvenirs sont encore trop proches, trop frais dans ma tête, trop " épidermiques ". Je n’arrive pas à raconter cette enfance africaine. En attendant que cela mûrisse, je lis des gens (Le Clézio en tête) qui ont su mettre sur papier ce que nous tous " enfants blancs d’Afrique " ressentons. Un petit quelque chose commun à tous, incompris par les autres, inexplicable… un peu comme les grands marins rentrant de mer après des mois de navigation, qui raconteraient leur " là bas ". Au plus profond de ce que vous pouvez sentir, jamais vous ne connaîtrez le goût des embruns, jamais vous ne saurez la moiteur des nuits sur le Pacifique, jamais vous ne pourrez sentir le vent dans vos cheveux… Oh oui, vous pourrez imaginer l’eau bleue de l’Atlantique, le passage du Cap Horn, le coucher de soleil sur la mer des Caraïbes. Mais tant que vous n’aurez pas vécu, vous, cela, toutes les sensations vous seront inconnues.
Alors quand la semaine dernière j’ai vu ces images de " rapatriés " de Côte d’Ivoire, tous ces souvenirs sont remontés. Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer devant ces familles chassées (volontairement ou non) d’une terre en laquelle ils ont cru, un pays où ils ont construit leur vie, où ils se sont investis, où les enfants ont créé leur " chez eux ". Les voir arriver à Roissy, dans un pays qui n’est plus le leur, un pays où il leur faudra des mois pour se réadapter, un pays qui va les juger pour leur " exotisme "… Evidemment je ne suis pas une nostalgique du " colonialisme ", évidemment les " Blancs " ont fait du mal en Afrique, évidemment la France doit se désengager petit à petit, évidemment je ne parle pas des expatriés qui arrivent en Afrique avec l’ignoble intention de faire " comme les africains "…
Mais je repense à mon retour. Je me revois dans cette cours de récréation, ayant décrété que personne ne pourrait jamais comprendre mon " malheur " d’être rentré, d’avoir laissé là bas cette vie que j’aimais. Avoir à affronter ces réflexions si blessantes à longueur de journée " ah oui, maintenant c’est fini le farniente sous les cocotiers… faut se mettre au travail ", " et vous aviez l’électricité là bas ? ", " et les noirs, ils ne sont pas comme ci ou comme ça ", " de toute façon tous les africains sont des feignants, tu as bien du attraper le virus ". Des clichés, des milliers de clichés… pas une seule question constructive sur la vie réelle en Afrique. Jusqu’à ce jour où ma prof de math, m’avait demandé de rester à la fin du cours. " Je vous voie si malheureuse tous les jours dans ma classe. Je sais d’où vous arrivez. Si vous saviez le nombre d’enfants rentrant d’Afrique que j’ai eu en cours… vous êtes tous pareils les premiers mois. Essayez de ne pas en vouloir à la terre entière d’être rentré d’un endroit que vous aimiez. Continuez de rêver, continuez de penser à votre vie là bas… mais reconstruisez ici, sans nostalgie de là bas ". Enfin quelqu’un qui m’avait comprise !
Je n’étais absolument pas partie pour écrire cela… mais qu’importe ! Je parlerai plus tard de la Guadeloupe, plus tard de " l’exotisme mal placé et déplacé "... et pour que le terme "blanc d'Afrique" ne résonne pas comme une image de clichés de colons venu pleins de bonnes intentions en sauveur de cette "pauvre Afrique"... s'il vous plait, n'allez pas imaginer cela !
mardi, 23 novembre 2004
Par Leeloolene - un commentaire
De plus en plus, je n’écris ici que des petites anecdotes de la vie quotidienne, sans grand intérêt pour un (plus) large public. Par manque de temps, je ne prends pas la peine de commenter certains sujets sur lesquels je voudrais pourtant réagir et faire partager mon opinion.
Après l’excellente
" analyse " de Racontards, sur un sujet qui nous touche toutes les deux de très près, je me suis décidée à écrire sur deux thèmes récents de l’actualité. D’abord le rapatriement des français de Côte d’Ivoire et (l’absence d’honnêteté dans le travail des journalistes sur) la Guadeloupe. (encore une fois pour les gens intéressés, courrez lire ce que Racontards a écrit là-dessus).
Evidemment pour les gens qui commencent un peu à me connaître, vous comprendrez que ce sont deux sujets qui me touchent directement… d’abord en tant qu’ancienne " blanche d’Afrique expatriée " puis pour avoir vécu la majeure partie de ma vie en Guadeloupe. (eh oui … en temps cumulé c’est là bas que j’ai le plus vécu !)
Comme tout sujet qui ébranle la sensibilité de son auteur, j’ai peur de tomber dans certains clichés… mais ce soir je m’y met(trai)s !
Par Leeloolene - un commentaire
Je ne supporte plus les couleurs de cette page, le manque de gaieté, l'absence de jolies photos... en regardant mes
archives je me prends de nostalgie sur l'ancien design... Problème essentiel. Le précédent avait été conçu pour Blogger, et j'écris désormais tous mes posts sous DotClear, logiciel qui permet la syndication des posts, qui possède son propre outil de commentaires intégré.
Pour rien au monde je ne veux donc retourner sous blogger... mais adapter mon ancien thème est bien trop compliqué pour moi ! Alors j'ai deux solutions : y passer une semaine intensive pour bien comprendre les similitudes entre mes deux design, et adapter l'un à l'autre... Ou modifier celui que vous avez sous les yeux... en changeant les couleurs et rajoutant quelques photos. Autre problème remettre toutes mes archives visibles par tous...
Ma soeur m'a assez dit que les couleurs actuelles étaient tristes et que mon site était bien moins joli qu'avant... je n'irais pas jusque là, mais quand même, j'avoue... il faut que je change quelques trucs ! J'aimais bien mes images aléatoires...
Ce serait comme être pris à 22h de frénésie de faire tourner les meubles, de mettre le lit à la place de la commode, la table de cuisine à la place du four, la cheminée à la place des baies vitrées... Mais il est minuit, et si je me lance maintenant là dedans, jamais je ne me coucherai avant 2 ou 3h du matin !! D'un côté j'ai également le malheur d'être tombé sur une excellente émission consacrée à Michel Polnareff... alors en vraie fan des 60is, 70is, 80is... je me délecte des chansons, que je connais évidemment toutes par cœur (mais promis Bibou, je ne chanterai pas… enfin si, un peu, quand même !) !
lundi, 22 novembre 2004
Par Leeloolene - 7 commentaires
Hier soir nous avions enfin réussi à fixer une heure pour se rencontrer ! Donc à 19h, j'ai enfin fait la connaissance de Mr et Mme
sLeAbO. Les deux heures passées au pub ont été des plus sympatiques. Nous avons beaucoup discuté de choses, d'autres, de la vie, du boulot (quand tu nous tiens !), des vacances, des voyages... en somme, de tout sauf de blogs et d'internet !
J'attends la réaction de leur (son) côté, mais pour ma part, je suis plutôt contente de cette rencontre... le courant est plutôt bien passé :) sLeAbO m'a rappelé un peu
Hoedic, dont nous avons un peu parlé d'ailleurs !
Merci pour le verre et à une prochaine j'espère ! ;) Maintenant que je suis lancée, il faudra que je rencontre
Elles et
Lui,
Racontards, et
Oznej...
dimanche, 21 novembre 2004
Par Leeloolene - 2 commentaires
Etrange... mais hier soir en m'endormant je pensais au meilleur moyen d'évacuer la maison de Guadeloupe en cas de tremblement de terre ! Ecoutez les infos et vous comprendrez pourquoi quand j'ai reçu le coup de téléphone de ma mère, j'ai vraiment eu un sentiment étrange...
Tout va bien chez nous, si ce n'est les pluies diluviennes depuis 3 jours qui ont rendu le jardin tel un lac géant !... La piscine a fait un mini raz de marée au moment du séisme (quelques minutes après)... une sorte de tsunami... Heureusement personne n'était sur les plages à ce moment là !
La plupart des sites guadeloupéens sont inaccessibles, donc je ne peux même pas écouter RCI en direct pour en savoir un peu plus... J'espère que les Saintes n'auront pas trop souffert !
Quelques infos
ici... la suite plus tard !
[Edit] : Aux dernières
nouvelles, le séisme a quand même tué un enfant en Basse-Terre... et l'île des Saintes, une des dépendances au sud de la Guadeloupe, semble avoir été beaucoup plus touchée que la Grande Terre, avec notamment l'effondrement partiel de l'église et de plusieurs maisons !
Visiblement de nombreuses répliques secouent encore l'île depuis ce matin... le risque dans tout ça est surtout que depuis 4 jours des pluies diluviennes ont beaucoup fragilisé le sol avec plusieurs glissements de terrains un peu partout. Un séisme là dessus pourrait être très dangereux pour certains endroits... je sens que je ne vais pas dormir tranquille ce soir !
samedi, 20 novembre 2004
Par Leeloolene - 3 commentaires
Il y a un mauvais virus qui traîne ? des mauvaises ondes ? C'est la pleine lune ? Il y a eu un complot national ?
Pourquoi depuis le début de la semaine est-ce le 3ème couple qui se sépare autour de moi ?? Déjà que de mon côté ce n'est pas brillant... il ne faudrait pas que ça continue comme ça ! Je veux bien essayer de remonter le moral à droite à gauche...
Allez... petit nuage d'amour, revient vite semer ta pluie par-ci par-là... tout le monde en a bien besoin !! Sinon la morosité ambiante, va bientôt finir en déprime totale !
Par Leeloolene
Par où commencer ce chantier qui s'accumule depuis deux mois ? Parce que s'absenter de chez soi ne signifie pas que l'appartement laissé propre... reste propre ! Non, non ! La poussière s'accumule, les vitres (qui sont fort grandes chez moi) se salissent à cause de la pluie, les plantes perdent leurs feuilles, la cheminée crache un peu de suie... Donc ce matin, faut que je me lance... il faut VRAIMENT que je m'y mette à ce ménage ! Mais par où commencer ??
La cuisine ?? Faire la vaisselle, passer la serpillière, ranger les placards, ranger la vaisselle, nettoyer l'évier, faire de la place pour le futur "machin" que je vais bientôt recevoir et qui m'évitera d'ailleurs à l'avenir d'être obligée de faire la tâche n°1...
La salle de bain ?? Passer de la javelle un peu partout, ranger les crèmes, les shampoings, nettoyer la douche, passer la serpillère par terre...
Le salon ?? Ranger l'immonde bordel accumulé depuis 2 mois, trier les dizaines de papiers reçus pour mon appart de Nantes et celui de Paris, passer l'aspirateur sur mon tapis du Tchad, trouver une nouvelle place pour ma chaîne hi-fi qui refuse de capter la radio là où je l'avais mise, réorganiser mes plantes qui se réchauffent au coin des radiateurs, ranger les bouquins éparpillés à droite à gauche dans tout l'appart...
La chambre ?? Plier et repasser mon linge, passer l'aspirateur, ranger mes deux valises éventrées au milieu de la pièce, accrocher enfin la photo du grand photographe, passer la serpillère, ranger les livres, faire disparaître les dizaines de mouchoirs, mettre ailleurs qu'en première ligne de mire mes habits d'été qui définitivement ne me serviront plus d'ici quelques mois (à moins que...), rentrer les plantes dans mon appentis pour éviter qu'elles ne gèlent...
Heureusement, j'ai mis Radio Leeloo en boucle après une intelligente sélection dans mes MP3 (ah si vous saviez...)... et en écrivant les lignes précédentes, je me rends mieux compte du très vaste chantier qui m'attend !!
vendredi, 19 novembre 2004
Par Leeloolene - 7 commentaires
Le temps… juste prendre du temps pour soi. Pour penser à autre chose qu’aux dossiers qui m’attendent. Juste pouvoir m’évader le temps d’une pause déjeuner. En à peine une heure ce midi, j’ai réussi à repartir virtuellement en Guadeloupe. Depuis que je suis rentrée, je n’avais pas eu le temps de m’occuper de mes plantes… alors ce midi, je suis allée chez mon fleuriste habituel pour récupérer la terre à orchidées que Petit Potam avait commandé pour moi. Malheureusement, en rupture de stock, leur fournisseur ne les avait pas approvisionné donc je suis repartie bredouille avec seulement un sachet de terre pour le reste de mes plantes. Le fleuriste, vraiment adorable, m’a quand même dit de passer demain matin car il m’en ramènerait un peu de chez lui !
Me voilà donc, les mains dans la terre… à replanter toutes mes boutures. D’abord, place aux multipliants, ces petits palmiers, qui comme leur nom l’indique se multiplient par dizaines au pied des arbres. A la maison nous " luttons " contre eux, en les arrachant par dizaine…
Ensuite… les langues de belle-mère (ou plutôt sansévéria de leur vrai nom). Elles pullulent sur la plage de Port-Louis (toujours la même plage !). Donc il y a deux ans environ, j’en avais ramassé pour notre jardin… et là j’en ai ramassé à mon tour pour mon salon nantais ! Oh la la… les pauvres !! Entre l’un des plus beaux endroits de Guadeloupe et Nantes… j’espère qu’elles ne vont pas tomber en dépression !!
Place ensuite au frangipanier, ces fleurs si typiques des tropiques et qui sentent si bons !… En partant j’avais coupé un petit morceau dans notre haie… et l’avait mis en arrivant ici dans un verre d’eau pour le faire bouturer (comme toutes les boutures que je fais en fait !). Depuis il fait des dizaines de petites racines, donc le voilà en terre… il me reste juste à attendre l’arrivée de feuilles… sans parler des fleurs !
Pour les orchidées, on attendra demain… que mon fleuriste m’offre un peu de terre :) Pour les crottons (ces plantes aux feuilles striées de couleur), je pense qu’il va falloir que je reparte faire un saut en Guadeloupe car ils n’ont pas du tout aimé le voyage ! Enfin, pour l’avocat, j’attends qu’il me fasse un tout petit peu plus de racines. Et pour la plante violette dont j’oublie toujours le nom… il faudra que je retourne acheter de la terre !!
Entre temps je reçois un appel de ma mère... me parlant du déluge en Guadeloupe depuis 3 jours, des orchidées du jardin... et du fait qu'il fasse froid... Ok ! 25° c'est pas les 30 habituels... mais bon je m'en contenterai bien !! Ce soir en rentrant… je mettrai une photo de chacun des pots, histoire que ceux qui ne connaissent pas les plantes antillaises mettent une image sur tout ça !
jeudi, 18 novembre 2004
Par Leeloolene
Juste parce que je viens de mettre le premier en fond d'écran sur mon PC et qu'en revoyant sa tête je me suis mise à rire, tellement j'aime bien ce poisson !
Forcemment un peu de couleur, un peu d'eau salée, de la mer chaude et des bons souvenirs ça remonte tout de suite le moral... parce qu'il en faut beaucoup aujourd'hui pour essayer de me mettre dans une humeur moins triste... Deux nuits blanches... ça n'aide pas !
Alors place à un peu de gaieté... à vous mes copains les poissons ;)

Photos prises non pas en Guadeloupe... (même si j'en prends des presques aussi belles grâce à Petit Potam qui me pousse au fond de l'eau pour réussir à les chopper sous les rochers !) mais à l'aquarium de Monaco il y a trois semaines au début de mes vacances ;)

Tout de suite ça va mieux !
lundi, 15 novembre 2004
Par Leeloolene - 4 commentaires
Je l'ai lu à plusieurs endroits... mais une chose est certaine, la novembrite m'a atteinte de plein fouet depuis mon retour de vacances !! Pas seulement un moral à zéro, mais aussi des amygdales qui ont triplé de volume, des oreilles qui bourdonnent, un nez qui coule, une tête qui tourne... Y a pas à dire, la vie sous les tropiques est quand même nettement plus saine ! Je crois que nous sommes passé sous la barre des 0 degré depuis hier ou avant hier, d'ailleurs ça n'a pas raté, là bas chez moi dans la montagne, il y a déjà 20 cm de neige partout ! J'aimerai tellement y être... parce que quitte à souffrir de cette saison, autant profiter un tout petit peu des seuls petits plaisirs de l'hiver !
Je n'arrive plus à avoir autant d'enthousiasme dans mon travail... j'ai l'impression d'avoir trop donné, trop dépensé d'énergie, trop sacrifié pour tout ça. Je pensais que mes vacances me changeraient l'esprit, qu'en revenant je serais regonflée pour mieux repartir, mieux me lancer dans les nouveaux projets qui m'assaillent ! Mais non... je sature ! Je fais des choses intéressantes, mais je ne supporte plus de tout sacrifier. Je savais bien que je n'aurais quasiment pas de week end ou de jours de libres pendant les trois prochains mois... mais là je n'y arrive plus. Est-ce le décalage horaire ? Est-ce le cumul des trois dernières années ?
Pas une seule fois je ne peux partir lorsque je prévois de finir tôt... Evidemment pas de pause ce midi, je m'étais donc dit que je partirai vers 19h... je suis finalement sortie à 20h45. Dès que je prévois quelque chose le midi, forcément j'ai des interviews de dernière minute à faire, des dossiers à rendre "avant 14h". Je ne retrouve pas l'enthousiasme que je mettais dans mon travail pendant les 2 dernières années... j'ai l'impression d'être vieille, lassée, épuisée. Je ne veux pas être aussi vidée à à peine 24 ans...
Allez ! Hop, j’arrête de me lamenter… je me tourmente déjà suffisamment toute la journée. A savoir si je dois tout abandonner. Aller me trouver un petit travail calme, à Paris (hum… faudrait que je change de voie avant !). Aujourd’hui je devais aller acheter mon terreau à orchidées pour prendre soin de mes petites plantes… mais évidemment je n’ai pas pu (cf ci-dessus, pour ceux qui n’auraient pas compris !). Je les asperge donc d’engrais et surtout d’eau, d’eau, d’eau, histoire qu’elles se croient encore en Guadeloupe (et qu’elles ne dépérissent pas comme moi, rrrhhh non ! j’ai dit que j’arrêtais de me lamenter !!)
Hier, avec Petit Potam, et une amie de Nantes de Guadeloupe… (enfin, de Guadeloupe qui vit à Nantes), nous avons fait le dernier jus avec les cythères ramenées de Guadeloupe. Un vrai délice ! Selon Petit Potam, pour ceux qui ne connaissent pas, cela ressemble beaucoup à du jus de kiwi et de pommes… Toujours est-il que (ok, ok, je suis rabat-joie) il n’avait pas la saveur de celui que je fais chez moi et que je bois sur la terrasse à l’ombre des palmiers… mais il était DIVIN quand même !!... maintenant il faudra que j’attende mon prochain voyage pour avoir de nouveaux produits frais ! Ah, oui... il me reste évidemment pleins pleins de Guarinas (avis aux petites filles de Racontards ;) ) d'excellents petits gâteaux qui nous servaient de goûtéer à l'école... et que je ramène en gros paquets dès que je rentre !
mercredi, 10 novembre 2004
Par Leeloolene - 2 commentaires
Ce midi, pendant la petite demie-heure qui m'était accordée pour aller manger, j'avais le choix entre faire une sieste tellement je suis fatiguée (décallage horaire j'imagine), plier l'équivalent de 4 ou 5 machines de linges, faire réchauffer la pizza d'hier soir ou... m'aérer l'esprit !
Finalement ce fut cette dernière solution... Valérie Lagrange en fond sonore, j'ai sorti de ma valise les bois flottés que j'avais ramassé sur la plage des Tortues (ah d'ailleurs il faut que j'en parle) près de Malendure. J'ai également étalé mes oursins sur le parquet... puis sorti des ciseaux et de la ficelle... et à vous de deviner ce que j'ai bien pu faire de tout ça !
En tout cas je viens de terminer et je suis plutôt fière du résultat ! Il me reste quelques petits "réglages" à faire pour que le résultat soit parfait... mais je sens que ce type d'art manuel va vraiment me plaire :) L'occasion de penser à autre chose, m'évader et repenser à ces moments où je choisissais bois par bois, les bâtons aux formes bizarres, en maillot de bain les pieds dans la mer des Caraïbes.
Je viens également de m'occuper de mes orchidées ramenées de Guadeloupe, soit en gros 6 ou 7 variétés différentes ! Pour l'instant j'ai l'impression que leur adaptation réussit plutôt bien. Les racines commencent à faire des petites pousses toutes vertes et les feuilles semblent encore bien fermes. Je ne pense pas avoir de fleurs avant 2 ou 3 ans... mais on verra bien ! Installées près du radiateur recouvert de tissus mouilles, je les "brumise" trois ou quatre fois par jour...
Bon par contre... le ménage, le repassage, la vaisselle et le rangement n'avance pas pendant que je prends soin de mes petites plantes et que je "créé"... Va falloir que je m'y mette... Rah mais non ! Il est déjà 23h30 et je dois me lever tôt demain... Et oui, je travaille évidemment.
Par Leeloolene - 5 commentaires
Et zut !! Je m'étais déjà fait voler la première alimentation de mon PC, j'avais cassé celle de rechange dans mon sac... et je viens de retrouver la toute nouvelle... cassée !!!! Je suis bonne pour aller trouver un bon soudeur/electricien dès demain matin ! Autant pendant mes vacances, il n'y avait rien d'urgent dans le fait d'allumer mon PC... mais là...
J'ai enfin eu le temps d'installer les SIMS... et là c'est décidé... dans ma famille on inverse les rôles ! Pour l'instant j'ai un homme/une femme... MONSIEUR (qui s'appelle évidemment comme Petit Potam) va travailler TOUTE la journée, pendant que MADAME reste à la maison, à jouer, lire, faire à manger et attendre MONSIEUR !... (hum... n'est ce pas Petit Chéri ??!) J'ai déjà mis trois fois le feux à la maison... mais mes deux personnages, se rapprochent, se rapprochent, même s'ils refusent pour l'instant de "dormir dans le même lit" ! Promis... demain soir NOUS aurons un bébé !
Je sens que ce jeux va me plaire... juste histoire de réaliser virtuellement tous mes désirs dans notre vraie vie de couple...
mardi, 9 novembre 2004
Par Leeloolene - 4 commentaires
Que le retour est dur ! Je ne suis pas zen comme je l’espérais… je suis déjà crevée après trois journées de travail de 15h chacune… je suis déjà submergée par mille projets au bureau… je suis déjà stressée par des grosses échéances qui approchent… je suis déjà enrhumée… je suis déjà à bout de nerf… J’ai besoin de passer du temps avec Petit Potam, besoin que notre vie de couple soit plus simple et moins éloignée.
On va mettre tout cela sur le compte du retour dans une ville grise, froide et pluvieuse… mais pas seulement. Je suis submergée par des dizaines de démarches administratives à faire suite au vol de mes papiers en Espagne, au courrier accumulé pendant deux mois, à une injonction d’un huissier de justice comme quoi je n’aurais pas payé les communications Free à France Télécom… (facture payée il y a deux mois par carte bleue).
Je n’en peux déjà plus de tout ça. Comme si cette parenthèse enchantée en Guadeloupe n’avait servi à rien. Envolés les instants de bonheur sur la plage, les bains dans la piscine, mes contemplations devant les orchidées, le bonheur de n’avoir ni chaud, ni froid, juste d’être bien.
Pourquoi un si dur retour dans cette vie que je ne supporte presque plus ? Ce travail qui m’oppresse ? Pourquoi être si loin de lui… si déconnectée de toutes ces petites choses dont je voudrais tant profiter ? C’est sûr que je ferais mieux d’arrêter de travail… de rester chez moi à ne rien faire… juste profiter de la vie… pourquoi alors, ne suis-je pas capable d’accepter ça chez lui ?
Ces journées où l’on ne voit pas le moindre rayon de soleil… où la lumière doit rester allumée du matin au soir… Définitivement… mon moral ne s’adaptera jamais à l’hiver.
lundi, 8 novembre 2004
Par Leeloolene - 7 commentaires
Evidemment il y a eu des larmes… beaucoup d’émotions… des au revoirs… Les voir prendre la mer pour trois mois au minimum, ces 20 marins qui vont tourner autour du globe, seuls face aux éléments.
Sur les pontons je suis tout de suite allée vers SON bateau, sachant que je ne pourrais pas retenir mes larmes très longtemps. Ca n’a pas manqué. Dès que je l’ai vue, elle, femme de marin et amie si chère, tellement émue de le voir embarquer pour si longtemps, nous nous sommes effondrées dans les bras l’une de l’autre, d’émotion, de chagrin et de joie de savoir le jour J enfin arrivé… Depuis des mois nous parlions de ce jour là. De la difficulté qu’on aurait à ne pas pleurer comme des madeleines !

Trouver des mots idiots pour lui remonter le moral. Et puis voir toutes ses larmes au pied de chacun des bateaux, cette tension dans leurs yeux de marins, l’émotion des familles, des préparateurs… c’était impossible de ne pas s’y mettre à son tour ! Et puis… c’est le moment de détacher les amarres, de quitter le port. De voir le bateau s’éloigner sous les yeux de milliers de spectateurs. Applaudir très fort et lui crier de revenir vite. Le plus vite possible. Et si possible le premier ! La dernière fois le bateau était arrivé deuxième mais gagnant dans la tête de tous… cette fois il doit d’abord rentrer à bon port, et premier.
Bon vent, bonne mer… et revenez TOUS très vite ! Et pour toutes les femmes et enfants de marins, et surtout toi, qui te reconnaîtra plein plein de courage !!

samedi, 6 novembre 2004
Par Leeloolene - 2 commentaires
Et voilà... je suis de retour de ce côté de l'Atlantique. Je vais me répéter mais les vacances sont toujours trop courtes... d'autant plus en Guadeloupe !! Mais j'ai tellement déconnecté que je suis regonflée à bloc :)
J'ai couronné mon séjour par une SUPERBE journée à Port Louis, une de mes plages préférées dans le nord Grande Terre.
Racontards sait bien de quoi je parle et j'ai évidemment eu une pensée pour toute sa petite famille en barbottant dans le lagon transparent et l'eau si chaude. Je suis restée pendant 4 ou 5 heures dans l'eau avec cette légère amertume de penser au retour... à mon avion que je devais prendre quelques heures plus tard. Et à la fois ce bonheur intégral d'être sur une plage de rêve pour nous seules. Avec une si belle vue sur la Basse-Terre, les Mamelles... l'eau à 30°, transparente à l'infini, remplie de jolis poissons... à manger des oursins... Le bonheur existe, je vous le promets !

J'écrirai plus longuement plus tard, mais pour l'instant je déballe mes fruits, mes plantes, les orchidées, les confitures, le rhum... et surtout je me colle aux radiateurs parce que ka fé frét !!
jeudi, 4 novembre 2004
Par Leeloolene - 3 commentaires
J'avoue... je n'aurais pas été très prolifique sur mon site pendant ce séjour en Guadeloupe ! Mais je me désintoxique à forte dose de mon PC. D'ailleurs je ne l'ai pas ouvert une seule fois en 15 jours, un vrai miracle. Je squatte celui de ma mère quand il est allumé... Et puis je n'arrive pas à avoir envie d'écrire ! Promis je mettrais plus de jolies photos à mon retour.
Nous avons eu deux jours de mauvais temps... pluie, gris à cause d'une onde tropicale. BRAVO ! Moi qui vient ici pour échapper au sale temps nantais ;) Mais il fait évidemment bien chaud ! Et le soleil est de retour depuis hier, donc j'en profite au maximum. D'ailleurs... 10 min sur l'ordi, c'est déjà trop ! Je retourne à l'eau et au ramassage de goyaves pour faire un bon jus frais !!
lundi, 1 novembre 2004
Par Leeloolene - 3 commentaires
Je dois avouer que je suis prise d’une flemme sans nom pour venir écrire ici ! Je boycotte purement et simplement mon PC (d’ailleurs il n’a toujours plus d’alimentation) et je préfère flâner des heures dans le jardin plutôt que de me coller devant l’écran de celui de ma mère. Mais je vais quand même vous donner quelques échos depuis ici.

Trois jours que je suis arrivée et j’ai déjà l’impression d’avoir déconnectée depuis six mois de mon travail ! Le petit séjour sur la Côte d’Azur avec Petit Potam avait beaucoup aidé aussi. Comme je le disais dans mon précédent message, je jardine beaucoup. Je passe des heures devant notre mur d’orchidées à les regarder, les chouchouter, observer les feuilles, dédoubler certaines pour les mettre dans de nouveaux pots. Elles sont tellement belles, tellement variées ! J’ai essayé en vain de chasser toute une colonie de fourmis magnans s’attaquant à une grappe d’orchidées tigre (il me faut trouver le nom scientifique !)… Mais dès que j’ai eu le dos tourné elles ont TOUT bouffé. Plus une seule fleur sur la branche !

L’eau est évidemment très chaude dans les 28/29° à la plage et à la piscine. Je n’ai pas encore pu plonger sur une plage " à poissons "… En fait la Route de la Traversée (le principal axe traversant l’île de la Basse-Terre) est coupée depuis plus d’un mois suite aux fortes intempéries (cyclone Jeanne notamment).

Il fait chaud, il fait beau… la vie est paisible. Je profite, profite, engrange de l’énergie (solaire). Je raconterai tout ça plus tard. Pour l’instant je déconnecte, j’oublie… je m’amuse avec les bestioles de la maison, les anolis, les grenouilles, les fourmis… je cueille des fruits (cythères surtout pour faire du jus :) ). Je VIS tout simplement…

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